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le 11 juin 2004
Pour beaucoup, c'est Le Procès, Das Process, qui est le chef d'oeuvre de Kafka. Je trouve pour ma part que Le Château a un supplément d'âme, peut-être parce qu'on ressent dans le personnage de l'harpenteur, ce qu'a pu être la trajectoire de vie, notamment amoureuse de Kafka.
Kafka avait entamé Le chateau en 1912, mais ce n'est qu'en 1922 qu'il reprend cette oeuvre qui restera inachevée car il manquera de courage à cause de la tuberculose qui le ronge, pour le conclure. La parution sera donc posthume alors que Kafka avait demandé à son exécuteur testamentaire de brûler l'ensemble de son oeuvre à sa mort. Kafka a mis beaucoup de sa relation entre 1920 et 1921 avec Milena Jensenska, journaliste tchèque et complice intellectuelle avec qui il vécut une passion épistolaire. Dans le Château, on lit en filigrane leur amour vain, mais aussi l'attachement inexorable de Kafka à sa ville natale, Prague dominée par son imposant château qui ne va pas sans l'inspirer pour réaliser son château personnel si oppressant et aux allures de forteresse ...
L'histoire est étrange, irréelle et parfois même surréaliste comme pour toutes les oeuvres teintées d'un esprit fantastique envoutant. L'intrigue semble à la fois basique et déstabilisante ce qui rappelle combien les contradictions de Kafka sont riches de sens, mais elle est de bout en bout captivante surtout quand on découvre le héros se démenant en vain contre tout un ensemble d'incompréhensions qui semblent infranchissables. On suit un harpenteur K, qui souhaite rencontrer le chatelain suite à une lettre qu'il affirme avoir reçue, mais face aux employés du chateau, il se heurte au rejet et au refus de compréhension. K, personnage simplement déterminé par une initiale comme souvent chez Kafka, va servir à mettre en lumière les grands éléments qui hantent l'auteur et notamment sa détestation de l'administration.
On retrouve sinon tous les thèmes chers à Kafka : l'administration et la tyrannie de la bureaucratie qui anéantit la liberté humaine, l'opression des systèmes, la folie de certains hommes, l'acharnement absurde et toutes les dimensions de l'Absurde dont Kafka est sans nul doute l'inventeur, bien avant Camus qui lui reconnaîtra ses apports...
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Le héros, placé dans des situations d'une très grande banalité, se trouve confronté à des réactions excessives de la part de tous les habitants du village qui vivent à l'ombre du "château". La moindre parole devient sujet à examen approfondi et à rejet de la part des uns ou des autres dont la crainte perpétuelle du "château" tourne à l'obsession et engendre un enfermement très inquiétant. Personne n'y a jamlais pénétré. Tout le monde en rêve. On a la fâcheuse impression qu'il ne fait jamais jour dans ce village. Bref c'est kafkaien! Livre à relire et relire car je suis persuadée qu'on a à chaque fois avec une approche différente. Je me demande ce que cette histoire serait devenue si Kafka l'avait achevée. Merci à ceux qui ont préparé cette édition "virtuelle" fort bien faite. Comme c'est mon premier livre sur Kindle je dirai qu'il m'a manqué des numéros aux pages.
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le 15 avril 2012
Version élaborée de la parabole du "Procès" intitulée "Devant la Loi", le roman met en scène K., un arpenteur convoqué au Village par l'administration établie dans l'étrange château qui le domine du haut d'une colline. Cependant, il semble que sa venue incommode les rares fonctionnaires qui daignent descendre au milieu des paysans plus qu'elle ne les ravit.
C'est ainsi que K., véritable Homme révolté, se lance à la poursuite d'un bureaucrate haut gradé qui pourrait légitimer sa présence : l'insaisissable Klamm, que personne n'a jamais vu ou entendu, mais qu'on peut, paradoxalement, observer dormir par le trou d'une serrure...

"Le Château", qui est idéal pour relativiser dans une longue file d'attente à la mairie, suit une logique qui relève d'un monde froid, tordu et cauchemardesque propre à l'univers de Kafka ; pourtant, la narration est, comme souvent chez l'auteur, éclairée par l'ironie et l'humour absurde. La richesse incontestable de ce chef-d'oeuvre qui n'a pas pris une ride a notamment influencé Patrick McGoohan pour la fameuse série télévisée "Le Prisonnier".
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"Le Procès" reste pour beaucoup l'oeuvre culte et radicale de Kafka ; "Le Château", pourtant, va encore plus en profondeur dans les impasses et les absurdités de la folie bureaucratique. Kafka y dilate en quelque sorte son procédé en lui conférant une troublante banalité humaine. Arendt parlait de la banalité du mal, Kafka démontre avec sa dernière grande oeuvre (inachevée) la banalité de l'absolutisme bureaucratique. C'est un texte encore plus formel que le Procès, presque conceptuel - ceux qui ont de mal avec Kafka ne pourront le terminer - sclérosé de bout en bout par des rapports absurdes entre les individus et des obsessions sans fin et sans véritable fondement qui nourrissent d'interminables dialogues de sourds.

Contrairement au K. du Procès, il est plus difficile de se prendre d'une totale empathie pour le K. du Château : plutôt que de chercher à se libérer du système (ne fût-ce que mentalement), il s'y enfonce volontairement. Obsédé par le sens du devoir - devoir absurde s'il en est -, par la nécessité aussi - et Max Brod ici a vu juste - de se trouver un sol, une patrie, une base identitaire, il fait de l'intégration son impératif catégorique. Mais c'est chercher une intégration dans un système désintégré - au sens humain s'entend - d'où la kafkaïenne absurdité : trouver du sens là où il n'y en a pas. Si K. se prend au piège organisationnel du Château, il se prend concomitamment à son propre piège éthique ; choix impossible, double impasse de la liberté et du devoir, cercle vicieux qui nouent ce drame inextricable.

J'ai par contre plus de mal avec les interprétations métaphysiques - et là, Brod, qui s'est souvent trompé sur Kafka, n'y dérogera pas - voyant dans le Château une symbolique de Dieu ou du Paradis inaccessible, interprétations dont on a submergé l'oeuvre de l'écrivain, au Procès en particulier. Il m'apparaît évident que Kafka est beaucoup encré dans le réel, il ne fait qu'en exprimer la substance profonde par le biais du fantastique. Le Château devient alors, bien sûr, l'allégorie de l'Administration, terme polysémique qui englobe un sens plus large, universel : celui du Lieu secret, presque irréel, sublimation de fantasmes et d'interrogations, horizon infranchissable où des hommes seuls face au Néant se sont volontairement arrachés du sort commun pour rejoindre une sombre caste faite de distance, de rapports de pouvoirs, et d'arcanes silencieuses. Et le sombre rayonnement du Château - c'est ce qui est encore plus terrifiant - envahit tout le territoire, gangrène toutes les consciences, même les plus humbles.

Très inspiré de sa propre vie, "Le Château", texte difficile et quasi impossible à analyser dans le détail, représente la méthode Kafka poussée jusqu'à sa plus vertigineuse extrémité. Grandiose et prophétique.
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le 14 janvier 2011
je ne sais pas pourquoi j'associe le chateau ou la métamorphose à Pierre Desproges. j'ai dans la tête le souvenir vrai ou faux d'une dramatique ( dramatique, ça s'appelait comme ça avant la nouvelle nomenclature des émissions proposées par le petit écran téléfilm, docufictions, et autres saisons I II et III) tirée de Kafka où M Cyclopéde apparaissait. il ne dénotait pas dans cet univers qui semble une déformation du notre, comme une anamorphose. il suffit de se concentrer pour voir apparaître quelque chose qui en devenant plus familier et plus proche devient aussi plus inquiétant. Qui est le mystérieux Maître de ce chateau. qu'est-ce qui influença l'employé d'assurance, natif de Prague pour qu'il transpose dans cet univers ce qui a fait de lui un des écrivains les plus originaux du XXeme siécle, un de ces écrivains majeurs qui relativisent l'apport de la plus grande partie de leurs confréres. sans doute faut-il puiser dans l'oeuvre d'un autre auteur Gustav Meyring que Francis Lacassin contribua à faire connaître en mettant le Golem au programme de la collection Bouquins.
Toute l'oeuvre de Kafka est à lire sans modération, on peut être sur de ne pas être trompé sur la qualité, mais.........est-il encore besoin de le dire?
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Kafka n’avait pas écrit le Château pour qu’il soit publié. Il l’a écrit comme on tient un journal. Ce manuscrit inachevé n’était pas destiné à être lu par quelqu’un d’autre que lui, ce qui explique son style sobre, dépouillé, presque sténographique, et surtout onirique, réminiscent de rêves dans lesquels il essayait d’y voir clair : on disait d’ailleurs qu’il ne pouvait écrire quand il n’avait pas fait de rêves. Ce qui donne un texte ésotérique donnant lieu à d’innombrables interprétations En matière d’exégèses, que n'a-t-on déjà entendues : Que la symbolique du château serait la satire de l’administration, voire la prémonition de l’État totalitaire. Certes, Kafka a été fonctionnaire et il est indéniable que l’expérience traumatisante qu’il en a eue ait pu quelque peu déteindre sur ses écrits. Mais il n’est pas homme à s’attarder à une satire politique et sociale, et s’il formule des questions, ce sont des interrogations métaphysiques sur l’existence toute entière.
Aussi, de toutes les interprétations, c’est celle de Kundera qui est la plus pertinente. K, le personnage du roman, est convoqué au Château par erreur. L’institution est un mécanisme obéissant à ses propres lois qui ont été programmées on ne sait plus par qui ni quand, qui n’ont rien à voir avec des intérêts humains et qui sont donc inintelligibles. Étant donné qu’il n’y a pas pour lui d’autre monde possible que ce château, toute l’existence de K est une erreur. Et c’est aussi la nôtre. L’être a été extirpé du néant sans que personne ne lui ait demandé son avis, appelé à l’existence par une autorité supérieure qu’il cherche en vain à identifier. Cette existence, il n’en connait ni le mode d’emploi, ni la finalité. Cette existence, il n’en voit que le côté incompréhensible et tout ce qu’il peut faire en attendant la mort, c’est d’essayer d’en déchiffrer le sens. Dans le roman, le dossier de K ressemble à l’idée platonicienne. Il représente la vraie réalité, tandis que l’existence physique de l’homme n’est que le reflet projeté sur l’écran des illusions. L’arpenteur K n’est que l’ombre de son fichier ; et il est encore moins que cela : il est l’ombre d’une erreur dans un dossier, l’ombre n’ayant même pas droit à son existence d’ombre. D’ailleurs, tous les personnages ne semblent être que des codes programmés dans un jeu vidéo. Leurs interactions semblent être programmées en fonction d’un plan qui leur est inconnu et ils n’ont d’intérêt pour leurs congénères que dans la mesure où les autres pourraient entrer dans les cases vides de leur plan. Cette vision n’est pas seulement platonicienne, des scientifiques comme Michael Talbot se hasardent à se demander dans son livre « The holographic universe » si l’univers ne serait qu’une projection holographique venant d’une autre dimension..
L’existence ne serait donc qu’une bavure administrative ? En écrivant « Le château », Kafka ne fait rien d’autre que d’essayer de déchiffrer ce « monde plein de démons invisibles qui déchirent et anéantissent l’homme sans défense…Il connaissait le monde d’une manière insolite et profond… Tous ses livres décrivent l’horreur de l’incompréhension, de la faute innocente parmi les hommes…» D’où ce style ascétique et dépouillé qui se situe au degré zéro de l'écriture. Car pour saisir le sens profond des choses, il faut commencer par les débarrasser de tout ce qui n’est pas essentiel. Et c’est d’ailleurs ce qui se passe dans les rêves, quand le subconscient effectue un tri en dégraissant les réminiscences du quotidien de tout superflu pour n’en garder que l’essentiel, condensé en symboles cryptés. Ce n’est donc pas surprenant si le roman est truffé de scènes oniriques, comme cette scène où K, dès sa première rencontre avec Frieda, se met à lui faire l’amour sans façon sous le comptoir d’un bar, sous les yeux de ses assistants et de l’aubergiste. Et c’est le même surréalisme dans les dialogues. Les personnages se parlent sans ambages, sans tenir compte aucunement de conventions ou d’interdits, exactement comme dans les rêves, où n’émerge que l’information strictement essentielle.
Le texte original a été dénaturé par pas mal de traductions qui, sous prétexte d’enjoliver la prose, y ont supprimé les répétitions pour les remplacer par des synonymes. La langue française tient pour une maladresse la répétition ; l’ennui c’est qu’un mot n’est jamais exactement synonyme d’un autre, et de fil en aiguille, on arrive à dériver complètement du sens originel.Les traductions les plus fidèles sont celles d'Axel Nesme et de Lortholary.
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le 28 octobre 2015
"Des cauchemars laconiques", c'est ainsi que Borges définissait les récits de Kafka.Je trouve cette définition excellente. Mais le cauchemar ici se prolonge et se charge d'un aspect curieusement rationnel qui en désamorce quelque peu le charme: l'auteur semble s'attacher, avec une systématicité troublante mais lassante à la longue, à saper tout ce que le lecteur pourrait considérer comme des informations. Tout devient mystère et illusion possible. Que surnage-t-il de ce naufrage organisé des certitudes initiales? trois choses me semble-t-il: l'étonnement "devant la loi" (à la complication infinie); un autre étonnement, cette fois devant des images et des scènes infiniment mystérieuses (les aides, Barnabé, l'hôtelière et ses robes); enfin la prolifération face à ces étonnements de discours et de raisonnements qui ne sont rien d'autre que des rationalisations a posteriori. Trois infinis de statut différent! C'est assez complémentaire et fascinant pour faire de ce texte une sorte d'objet littéraire cohérent auquel on pourra donner de multiples sens (politique, théologique, psychologique, etc). Il n'empêche que cela devient très ennuyeux au bout d'un certain temps, et on comprend que Kafka, après cinquante dernières pages plutôt faibles et imprégnées de misogynie, ait fini par se lasser lui-même.
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le 17 janvier 2013
Fantastique, dans tous les sens du terme. Je l'ai lu 3 fois, à chaque fois à 10 ans d'intervalle. J'ouvre ce livre et il me happe. Ce livre a le goût tellement familier du rêve, ces choses et ces gens tellement réels mais soudain tellement absurdes, les notions du temps qui s'effacent... Tout comme le procès, mais encore plus authentique. Pour moi, Kafka est le plus grand artiste de l'écriture.
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Le Château/Franz Kafka
Publié en 1926 à titre posthume, ce roman est resté inachevé.
Le personnage de K., au moment de prendre ses fonctions d’arpenteur au Château, ne parvient pas à entrer en contact avec les autorités responsables du village. Inaccessible va rester ce Château pour K. qui va connaître toutes sortes d’aventures, dans une ambiance irréelle et sombre. L’attitude déconcertante, méfiante et quasi hostile de la population ne décourage pas K. qui lui même déconcerte la population.
« Le commerce direct des autorités n’était pas trop difficile, car, si parfaitement organisées qu’elles fussent, elles n’avaient jamais qu’à défendre des objets invisibles et lointains au nom de messieurs eux-mêmes lointains et invisibles… »
K. cherchant à s’informer auprès du maire du village se voit répondre :
« Il faut bien que je vous dise toute la vérité, la désagréable vérité. Vous êtes engagé comme arpenteur, ainsi que vous le dites, mais malheureusement nous n’avons pas besoin d’arpenteur. »
Plus loin, le maire ajoute :
« …de chez nous, d’ici, et même du Château, personne ne peut jamais découvrir quel est le fonctionnaire qui a tranché la question ni les motifs qui l’y ont poussé. Seuls les services de contrôle arrivent à trouver cela, beaucoup plus tard ; quant à nous, nous ne l’apprenons pas et personne d’ailleurs ne s’y intéresserait plus. »
On baigne dans l’absurde.
« Quoi que l’on fasse c’est toujours ce qu’il ne faut pas ! »
En effet, qu’est-ce que ce Château avec ses dossiers obscurs, son indéchiffrable hiérarchie de fonctionnaires, ses caprices, ses ruses, son exigence d’un respect absolu d’une obéissance aveugle ?
En vérité, ce roman a aussi souvent déconcerté la critique et l’analyse et de nombreuses interprétations ont été données.
Globalement et à première vue, le thème du livre traiterait de l’aliénation de l’individu face à une bureaucratie isolée dans sa tour d’ivoire. Le Château, c’est l’État et son administration distante et rigide.
D’autres interprétations plus subtiles ont suggéré que le Château symboliserait le Paradis, le village dans le quel évolue K. étant le Purgatoire.
Ou bien aussi le Château symboliserait la Grâce au sens théologique, le gouvernement de Dieu qui dirige les destinées humaines. K., en fait, cherche la liaison avec la grâce divine en tentant de s’implanter dans le village situé au pied du Château, allant jusqu’à choisir de se marier avec Frieda, la femme étant le moyen de suivre la bonne voie.
Toujours est-il que le sentiment qui domine est l’absurdité d’un monde que K. ne parvient pas à baliser, victime impuissante de l’autoritarisme étatique et de l’arbitraire qui en découle, créant une angoisse quasi métaphysique chez K. et le lecteur.
K. s’use en démarches et en ruses sans fin pour un résultat nul.
Certains exégètes dont Max Brod, un ami de Kafka qui a fait éditer cette œuvre, ont aussi suggéré que K. était un nouveau Faust, certes assez modeste et indigent, mais cependant un homme qui ne connaissant pas la soif de découverte des suprêmes secrets ni des fins supérieures n’en éprouve pas moins « le besoin de connaître les plus élémentaires conditions d’existence, le besoin d’une racine, d’un métier, d’un foyer, d’un matricule dans une communauté, le tout imprégné d’une manière de sens religieux, l’élément de la vraie vie, le droit chemin, le Tao. »
Un roman non dépourvu d’humour et d’ironie, mais assez difficile à comprendre et dont il n’est pas toujours aisé de suivre le fil conducteur. Un texte qu’Albert Camus devait apprécier particulièrement, réservé, disons, aux amateurs de réflexion philosophique sur la condition humaine.
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le 24 septembre 2015
Le roman de Kafka est un classique de la modernité, rien à dire. On sait qu'il a été édité après sa mort par son ami Max Brod, qui a supprimé de nombreux passages, pour diverses raisons. Dans les bonnes éditions, on donne en annexe ces passages supprimés et l'endroit où ils s'inséraient. C'est ce que fait cette édition, qui donne aussi les longues postfaces de Brod où il explique son travail et donne encore d'autres passages inédits. La traduction adoptée est celle d'Alexandre Vialatte, qui date de 1938. Certains regretteront qu'on n'ait pas une traduction plus récente, mais celle-ci a le grand avantage d'avoir été faite peu après la mort de Kafka, par un de ses contemporains. En outre Vialatte est lui-même écrivain, et son style est remarquable. Pour ma part, cela reste ma traduction préférée. Pour le prix (!) c'est vraiment du bon travail.
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