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"L'impasse d'Adam Smith" est le livre de J-C. Michéa que je conseille de lire en premier comme introduction globale à sa pensée ; puisque qu'écrit en 2002, cet essai renferme en lui toutes les pistes des ouvrages qui suivront : "L'Empire du moindre mal" (2007), "La double pensée" (2008) et "Le Complexe d'Orphée" (2011).

Dans cet ouvrage brillant de philosophie politique vous trouverez (et la liste n'est pas exhaustive):
-La compréhension de l'impasse de la "gauche" qui n'est que le revers -avec la droite- de la pièce capitaliste.
-Dès lors, via les grands théoriciens socialistes du XIXe siècle (Engels, Marx, Leroux, etc.), une dissociation précieuse entre "gauche" et "socialisme" - Michéa est socialiste (façon XIXe) sans être de gauche.
-Vis-à-vis du XXe siècle, la troisième voie orwellienne entre le libéralisme et le socialisme (socialisme qui a trahit au XXe siècle en s'alliant à la gauche à partir de l'Affaire Dreyfus).
-Une généalogie du capitalisme comme idéologie de "gauche" descendante des lumières donnant le libéralisme-libertaire deux siècles plus tard.
-Et Des références renvoyant à Marcel Mauss avec "L'Essai sur le Don", Georges Orwell bien sur, et à l'oeuvre de Christopher Lasch (puisque l'édition poche de Michéa comporte, en plus de l'essai, trois préfaces de J-C. Michéa aux ouvrages de C. Lasch.)

Nb : On pourra regretter que Michéa ne voit comme troisième voie qu'un socialisme orwellien, oubliant la voie nationaliste ou encore la voie catholique sociale.
22 commentaires| 13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 juillet 2010
Ce livre est le premier d'une trilogie (qui se poursuit avec « L'empire du moindre mal : Essai sur la civilisation libérale » et « La double pensée : Retour sur la question libérale ») dans laquelle Michéa mène une analyse critique salutaire de l'idéologie libérale. En particulier, il montre que le libéralisme social (de gauche) et le libéralisme économique (de droite) ne s'opposent qu'en apparence, qu'en réalité ils se développent en s'appuyant l'un sur l'autre, et qu'ils ne peuvent mener qu'à une impasse politique.

Le style est dense mais accessible, jamais abscons. Les connaissances de Michéa en histoire des idées politiques et économiques lui permettent d'analyser comment le monde en est arrivé à la situation actuelle.

Le lecteur pressé pourra lire directement « l'empire du moindre mal », qui est peut-être plus synthétique. Mais la lecture de la trilogie complète n'est pas superflue.
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le 13 mars 2013
L'auteur intègre dans son analyse philosophique des réalités historiques et économiques qui permettent de mieux comprendre l'impact du libéralisme et de dépasser le stade des bonnes intentions exprimées par la Gauche aujourd'hui. Jean-Claude Michéa s'appuie sur les analyses avant de lui de George Orwell, Marcel Mauss ou encore de Christopher Lasch pour mieux faire écho à leurs prévisions. Bref un livre qui invite intelligemment à une vraie remise en question de notre modèle actuel de société.
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Le petit livre de Jean-Claude Michéa : « Impasse Adam Smith/ Brèves remarques sur l'impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche » est sans doute le meilleur point d'accès à la pensée originale de l'auteur. Le style est clair, assez léger, dénué de la verbosité pédante caractérisant l'académisme français contemporain et les principales idées développées dans des ouvrages plus récents s'y trouvent déjà.
La philosophie européenne des Lumières est née du traumatisme causé par les guerres civiles et religieuses du XVIe siècle. La nécessité de remplacer la révélation religieuse par la raison a posé l'égoïsme ou l'intérêt personnel bien compris, au centre des vertus individuelles susceptibles de créer collectivement (par amalgame) une société civile paisible et prospère. Cet espace idéologique où s'est constituée lentement l'idée moderne de Progrès constitue l'origine commune entre « la gauche » ou « parti du mouvement » luttant contre les valeurs patriarcales de l'Ancien Régime et le libéralisme (lisez capitalisme) appuyé sur le Marché et l'État de droit dont Adam Smith fut l'un des premiers théoriciens. L'idée de socialisme, émanation de la classe ouvrière naissante, formalisée par le français Pierre Leroux (1797-1871) est parfaitement étrangère à cette problématique. En France, c'est l'affaire Dreyfus qui a cristallisé l'improbable association entre la gauche et le socialisme. Le Bolchévisme -et ses horreurs- a fini par brouiller les cartes. L'effondrement du bloc soviétique et la liquidation des résidus idéologiques de l'ancien régime (entre 1945 et 1968) libèrent enfin le socialisme originel de son hypothèque « de gauche ». Bien entendu, l'usage de ce mot dans les noms des partis politique qui le portent est une parfaite imposture. Telle est la principale ligne de force de l'ouvrage de Michéa. La première raison de lire ce livre est qu'il permet enfin de comprendre pourquoi la distance politique entre la gauche et Sarkozy s'amenuise quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse. Ce commentaire n'épuise pas, loin s'en faut, le foisonnement d'idées originales émergeant de part et d'autre de l'axe présenté ici.

Sur la forme, ce petit livre de 188 pages présente trois propositions déclinées en scolies repérées par des lettres [A],[B], etc... Cette forme d'expression arborescente très originale est caractéristique de l'écriture de Michéa. Elle permet une exposition claire et logique de toutes les facettes d'un sujet hautement complexe. La première proposition expose ce que j'ai présenté ci-dessus (et ce qu'il y a autour). La seconde porte sur le travail de George Orwell et notamment sur son concept fondamental de « common decency ». La troisième, la plus courte, porte sur l'imposture de la théorie libérale réellement appliquée qui, loin de s'appuyer sur l'idée de l'homme « tel qu'il est » (c'est à dire fondamentalement égoïste), cherche au contraire à le dépouiller par la contrainte de ses vertus altruistes considérées comme archaïques et nuisible au Progrès. Enfin, quarante six pages sont consacrées aux préfaces que Michéa a rédigé pour les éditions françaises des ouvrages de Christopher Lasch, historien et philosophe américain (1932-1994) dont le travail théorique est d'une importance cruciale pour la critique radicale du libéralisme moderne.
Michéa est le point d'entrée le plus accessible du champ de réflexion novateur (et libérateur) de la philosophie politique contemporaine constitué avec Orwell et Lasch, et peut-être aussi, en second choix, par Debord, Ellul, Castoriadis, Mauss, et quelques autres. Après la réflexion, doit venir l'action. Et le temps presse.
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le 6 mai 2010
Un excellent livre qui permet surtout d'avoir une grille d'analyse différente des sacro-saints dogmes libéraux.
C'est dit Adam Smith n'est pas incontournable.
Très bien écrit, facile à lire et surtout stimulant!!

A lire absolument, au moins pour se faire son opinion,ce livre vous donnera envie de se documenter, ce n'est surtout pas une "somme" mais malgré sa modestie il ouvre d'autres perspectives.
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le 12 octobre 2009
Un bouquin excellent.
Présenter d'une façon concise, claire, et subtile des thèses aussi intéressantes et originales est un vrai tour de force.
Un livre capital pour comprendre la trame idéologique de notre époque.
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le 4 décembre 2013
Un livre très dense. Le propos est très clair malgré sa concision. A lire absolument de même que L'Empire du moindre mal. Du très bon Michéa.
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le 3 février 2014
...Mais intéressant à lire tout de même. Ce livre n'est pas un essai avec une thèse soutenue de bout en bout, mais une série d'entretiens, dont ressort tout de même une thématique et une cohérence globales. Comme toujours chez Michéa, en plus du style relativement simple et accessible, on trouvera au détour de certaines remarques une pertinence et des lueurs salutaires.
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Le titre de l’ouvrage de Jean-Claude Michéa, Impasse Adam Smith, est quelque peu réducteur. Son sous-titre est plus explicite : Brèves remarques sur l’impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche. La thèse centrale de l’auteur est, en effet, que la gauche et le libéralisme puisent aux mêmes sources idéologiques : l’esprit des Lumières, c’est-à-dire un utilitarisme et un individualisme radicaux. Michel Geoffroy fait le point pour Polémia.

Une physique sociale

Les philosophes des Lumières vont progressivement faire de l’intérêt rationnel le seul véritable déterminant de la conduite humaine, dans le fil de Newton qui découvrit la loi de l’attraction universelle. Cette réduction de l’homme à son intérêt « bien compris », c’est-à-dire éclairé par les lumières de sa raison, débouche sur une « physique sociale » dont l’esprit des Lumières croit avoir découvert les lois indépassables. Et si tout homme est déterminé par sa nature à rechercher ce qui lui est utile, « alors l’échange économique devient l’exemple le plus net d’une relation humaine rationnelle » puisque chacun, au terme d’une négociation – un négoce – pacifique, est censé y trouver son compte.

La conduite utilitariste ne constitue qu’une des figures possibles de la conduite humaine

Pour Jean-Claude Michéa cette vision est réductrice car la conduite utilitariste ne constitue qu’une des figures possibles de la conduite humaine. A l’appui de son analyse l’auteur développe notamment une analyse des comportements altruistes et reprend les travaux de Marcel Mauss sur le don, qui est irréductible à tout calcul économique. Il ouvre aussi d’intéressantes perspectives sur les limites de la théorie d’Hobbes pour qui la contrainte étatique serait le seul moyen d’empêcher la guerre de tous contre tous.

L’utilitarisme désagrège l’humanité

N’est-ce pas plutôt l’utilitarisme qui, en désagrégeant l’humanité en monades, en détruisant les solidarités, les identités et les cultures pour donner naissance à l’individu absolu, atome social, flexible et mobilisable à tout moment par le marché, a détruit les fondements du vivre ensemble ? C’est-à-dire la capacité à partager l’existence, y compris avec des hommes qui ne nous ressemblent pas. Car dans le paradigme utilitariste c’est le sujet individuel qui est premier et autosuffisant, la relation à l’autre est toujours seconde. Pour l’auteur qui assimile libéralisme et capitalisme puisque les deux sont indissociables, la théorie libérale n’est qu’une utopie, car le présupposé sur lequel elle repose du primat d’un individu toujours rationnel, calculateur et égoïste n’est rien d’autre qu’un mythe philosophique, une « robinsonnade », comme l’écrivait Marx. Et l’économie politique n’est qu’une « métaphysique libérale ».

C’est le libéralisme qui a bouleversé les traditions

Par conséquent l’auteur estime que la gauche fait fausse route quand elle assimile le libéralisme et le capitalisme au conservatisme : en réalité c’est le libéralisme qui a bouleversé les traditions et détruit l’ordre social. En particulier parce qu’il a introduit l’idée que l’on pouvait désormais dissocier société bonne et citoyens vertueux (cf. La Fable des abeilles, de Mandeville, 1714) et substituer le gouvernement des choses (la « main invisible » du marché, réputée toujours trouver la moins mauvaise solution) au gouvernement des hommes (réputé toujours tyrannique). Pour le libéralisme à l’encontre de la sagesse politique des temps anciens, le problème (l’égoïsme naturel des individus) est désormais aussi la solution. Plus les individus se conduisent en individus, c’est-à-dire se conforment au seul calcul égoïste, mieux cela sera. Cette logique, qui conduit à tuer toutes les relations humaines, explique la pente libertaire fatale du libéralisme que Jean-Claude Michéa analyse avec beaucoup de clarté.

La gauche n’est pas une alternative crédible au désenchantement du monde

Mais si la gauche puise aux mêmes catégories que le libéralisme, cela signifie qu’elle ne peut constituer une alternative crédible au désenchantement du monde que ce dernier a provoqué. Pour Jean-Claude Michéa cela signifie aussi que les clivages gauche/droite sont dépassés : la droite se contente de contester les conséquences sociales des prémisses libérales auxquelles elle adhère. Symétriquement la gauche prétend contester ces mêmes prémisses alors qu’elle présente leurs conséquences comme des progrès dans la « libération » des hommes.

Retrouver le sens des solidarités humaines

Pour Jean-Claude Michéa, qui se réclame aussi de Christopher Lasch, il n’y a pas d’autre issue que de retrouver le sens du socialisme originel, avant qu’il ne soit récupéré par la gauche au moment de l’affaire Dreyfus et avant qu’il ne soit contaminé par l’idéologie du progrès, fille des Lumières et contre laquelle il s’affirmait. C’est-à-dire de retrouver le sens des relations, des communautés et des solidarités humaines.

On n’est, certes, pas forcé de partager sa conclusion. Mais son ouvrage ouvre cependant de très enrichissantes perspectives, très actuelles.

Michel Geoffroy
20/05/2011

Correspondance Polémia – 20/05/2011
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le 31 mars 2013
Du grand Michéa, mais pas à la porté de tous. Enfin ce n'est pas non plus une BD, reste que j'adore ses livres.
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