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le 29 mars 2014
Compte-Rendu de Lecture :
Crime et Utopie ; une nouvelle enquête sur le nazisme.
Frédéric Rouvillois ( Flammarion, 2014).

Après quelques essais brillants sur des sujets de société ( Histoire de la Politesse de 1789 à nos jours, Histoire du Snobisme, etc…) et quelques solides manuels de droit constitutionnel, Frédéric Rouvillois revient à un thème qui lui tient à cœur, l’utopie, objet de son premier livre en 1996 ;
( L’invention du progrès ; aux origines de la pensée totalitaire).
Dans « Crime et Utopie ; une nouvelle enquête sur le nazisme » Frédéric se fait le pourfendeur tous azimuts de l’utopie et de ses dérives totalitaires ; son analyse, que l’on pourrait sous-titrer « la face cachée du nazisme » est solidement documentée, émaillée d’anecdotes hautes en couleur et cruellement révélatrices, qui font de son livre une lecture passionnante en même temps qu’un solide travail d’historien. Il met en lumière de manière très convaincante le fondement utopique du nazisme à travers la pensée de ses fondateurs (Hitler, Himmler, Darré, Rosenberg) et sa mise en œuvre si souvent délirante.
Un chapitre, en particulier, est intitulé « Judéocide et utopie ». L’utopie exige en effet de ses « sujets » une foi totale et une obéissance aveugle. Elle tient donc en suspicion les croyants des autres religions et les esprits indépendants, et tout particulièrement les juifs ; en effet, avec leur intelligence aigüe et leur enracinement dans une religion quatre fois millénaire, ils constituent un véritable défi pour l’utopie qui se veut aussi « uchronie » pour remettre à zéro les compteurs de l’histoire (le « Reich de mille ans » promis par Hitler…)
Toutes les utopies, qu’elles soient rouges, noires ou vertes, considèrent le judaïsme comme un dangereux virus qu’il faut absolument extirper, ou au moins baillonner. Dans ce domaine, le nazisme a établi des records monstrueux.
J’attends sans impatience mais certes pas sans intérêt le prochain épisode de la chasse aux utopies, qui pourrait peut-être concerner l’autre utopie majeure du XXème Siècle, le communisme russe, dont Frédéric mentionne les nombreux points de convergence avec le nazisme.
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le 9 août 2016
Entre la spécificité absolue du génocide juif, confinant à son caractère tellement unique qu'il ne pourrait se reproduire, et une forme de banalisation du national-socialisme au sein de totalitarismes toujours plus nombreux et variés, la lecture du nazisme par l'utopie permet de lui conserver tout son caractère maléfique et inquiétant pour le présent et l'avenir (nombre de ses traits pouvant se reproduire et se reproduisant, de fait,...) tout en expliquant sa capacité à pousser la logique de la supériorité aryenne et de l'infériorité juive jusqu'à l'extrémité la plus meurtrière et la plus absurde à la fois.
C'est pourquoi le travail de l'auteur est intéressant et convaincant.

Il permet également de revisiter les fondements de l'utopie, de (re)découvrir beaucoup de caractéristiques "surprenantes" du texte fondateur de Thomas More, de (re)découvrir nombre d'expériences utopiques concrètes du XIXe siècle (essentiellement aux Etats-Unis et essentiellement socialistes ou communistes), qui ont toutes dérapé et échoué.
Il permet de balayer rapidement les différents mythes (germaniques, nordiques, atlantoïdes, etc.) ingurgités par les dirigeants nazis (loin de toute l'exploitation banalisante du sujet dans des polars, BD, films,... en telle quantité que l'on en a la nausée, alors que les fondamentaux politiques, organisationnels, sociologiques, militaires, juridiques du régime dictatorial et totalitaire nazi sont ignorés de la plus grande masse).
Il récapitule la diversité des approches des quelques idéologues du régime (Hitler, Himmler, Goebbels, Rosenberg, Darré, Ohlendorf pour l'essentiel).

Bien sûr, l'ouvrage n'est pas, en lui-même, novateur en termes de recherches historiques, ne dévoilant aucune nouvelle archive ou aucun document nouveau. Toutefois, c'est bien la lecture de l'auteur qui est intéressante et qui permet de reprendre l'essentiel des caractéristiques du nazisme, loin du "folklore" intellectuel trop répandu, loin des envolées lyrico-dramatiques et des condamnations aveugles qui n'apportent rien car ne comprennent rien et loin des simplifications qui voudraient amoindrir l'importance de la violence nazie.

Bien sûr, il présente quelques défauts:
- son introduction est quasiment déjà conclusive,
- son organisation idées utopiques/idées nazies/mises en oeuvre nazies conduit à des redites, alors qu'une organisation thématique (race, société, jeunesse, famille, religion, partis, etc.) aurait probablement évité l'écueil,
- des idées importantes ou intéressantes se retrouvent en notes ou en conclusion alors qu'elles auraient mérité un traitement spécifique: la question de la langue (à la suite de la novlangue de 1984 d'Orwell), les idées d'Ohlendorf (un personnage très intelligent et extrêmement "efficace" dans l'horreur) ou la comparaison avec l'Italie fasciste par exemple.
Toutefois, la lecture du livre est agréable et claire. Son volume global est très raisonnable.
De plus, s'il rentre dans le détail des exemples théoriques ou pratiques, s'il prend le temps de rentrer dans les écrits des "penseurs" du nazisme (tout usurpé que soit le mot pour certains... comme Bormann, Ley ou même Rosenberg), s'il se penche (un peu) sur les organisations et procédures développées dans chaque secteur de la société pour mettre en oeuvre l'utopie, il reste abordable même pour des non-spécialistes.

L'auteur fait donc oeuvre utile, en redonnant au nazisme sa dimension utopique, qui lui a justement permis une partie de son expansion et une partie de son jusqu'au-boutisme, en lui redonnant aussi sa dimension à la fois nationale et socialiste, précisément, et en le resituant de manière assez juste et équilibrée, ni trop "haut", ni trop "bas", parmi les utopies mais au sommet ou à l'extrême de celles-ci dans l'horreur de la machine exterminatrice.

En bref, une lecture aisée, stimulante, cultivée et, finalement, à conseiller.
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le 16 novembre 2014
Cet ouvrage s'appuie trop sur des sources dénoncées comme fausses par les historiens sérieux. il a le mérite d’être d'une lecture agréable, mais soutient de façon assez peu convaincante un lien supposé entre l'utopie et le crime ce qui est un but trop ambitieux.
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