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3,9 sur 5 étoiles
6
La Culture de l'égoïsme
Format: Poche|Modifier
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le 25 mars 2015
J'aime les débats. Ils contraignent en effet les participants à bien préciser leurs propos, afin de s'assurer d'être bien compris. C'est précisément là que réside tout l'intérêt de ce petit livre. J'étais déjà un admirateur de Christopher Lasch, en raison de son ouvrage "La révolte des élites" ( http://www.amazon.fr/La-r%C3%A9volte-%C3%A9lites-trahison-d%C3%A9mocratie/dp/2081236818 ). En revanche, je n'avais pas réussi à finir un autre de ses bouquins, que je trouvais trop abstrait.
Ici, Lasch, défend le sens de l'universel dans un passage brillant (p.31 et 32) : il regrette que les mouvements politiques prospèrent de plus en plus en satisfaisant les intérêts de groupes particuliers, au lieu d'être animés par une conception du monde, du Bien et de la Vérité.
Il donne l'exemple du mouvement des droits civiques de Martin Luther King, qui, puisant sa source dans la tradition biblique, a voulu combattre tous les racismes, le racisme anti-noir comme le racisme anti-blanc. Puis à partir des années 60, le mouvement noir américain s'est mis à défendre uniquement les intérêts des Noirs : "ce phénomène est en partie lié à la valorisation des victimes et à la tendance croissante à recourir à la victimisation comme seul critère de justice susceptible d'être reconnu". Le corollaire de ce phénomène est que les groupes en question sont fortement persuadés que personne à part eux ne peut comprendre leur histoire.
La remarque formulée par Lasch au sujet du mouvement noir est élargie par Castoriadis à la mouvance féministe. Les néoféministes seraient persuadées qu'on ne peut comprendre une femme "que si l'on est une femme" _ complète Lasch_ ou " si l'on se fait castrer" conclut Castoriadis.
Une thèse facile à comprendre, donc, et qui éclaire d'une lumière détonante out le débat politique actuel.
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le 23 février 2013
Ce livre propose d'interroger le capitalisme sous un jour un peu nouveau : non pas comme un fait économique ou financier, mais comme un « fait social total qui envahit tout le champ de l'existence humaine » (p.68). On ne s'intéresse donc pas ici à l'organisation du capitalisme, mais au type d'individus qu'il produit. En ce sens, il s'agit en quelque sorte d'une anthropologie des sociétés capitalistes.

L'entretien entre Castoriadis et Lasch justifie le titre du livre en s'interrogeant sur la disparition de l'idée même de « communauté » dans les sociétés actuelles. De multiples aspects sont évoqués. Le repli sur leur cellule familiale d'individus angoissés et déprimés par la structure de la société. La disparition de l'espace public et de l'idée d'une temporalité et d'une histoire communes. Le remplacement de la démocratie réelle par la confrontation violente de divers groupes d'intérêts ne parlant qu'en leur nom propre.
L'entretien se termine sur un ton plus psychanalytique : comment la construction même de l'identité des individus, comment la définition d'un « moi », fait politique et social par excellence, peut-il s'opérer à l'aire du repli et de l'égoïsme généralisés ? Quelles conséquences en attendre ?

La postface par Michéa offre quelques compléments de lecture, hélas sous une forme un peu laborieuse, voire bâclée (Michéa fait des phrases de 3 pages, sans cesse entrecoupées de nombreuses parenthèses et notes : la lecture ne s'en trouve guère facilitée...). On y retrouve son lien habituel entre libéralisme économique et « liberté de mœurs », mais pour une fois, il esquisse la possibilité (positive) d'une société « libre de mœurs » sans être libérale ou capitaliste. On y retrouvera également quelques réflexions intéressantes sur le « déracinement intégral » que le capitalisme opère sur les individus, érigeant la flexibilité en dogme et engendrant une « perte des liens de communauté et de voisinage ».
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le 29 novembre 2012
Un moment et un échange rare qui fait plaisir à lire, avec Jean-Clause Michéa comme 'facilitateur' de compréhension et premier lecteur critique qui nous encourage à poursuivre notre lecture de Lasch, notamment.
Mr. Michéa est réellement l'un de ces professeurs et maîtres 'comme dans le temps', qui accompagnent notre cheminement dans le formation de notre pensée, nous ouvrant des portes insoupçonnées. Lasch et Orwell sont deux très grands penseurs de notre temps que Michéa nous fait découvrir avec une passion et précision contaminante.
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le 11 novembre 2014
A lire et à recommandé, ce n'est pas un assommoir loin de là, très bien documenté sur cet échange et très instructif
Bravo de l'avoir édité
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le 17 décembre 2012
Il s'agit de la transcription d'un entretien télévisé entre Christopher Lasch et Cornelius Castoriadis, suivi d'une postface de Jean-Claude Michéa. Le contenu ne surprendra pas les lecteurs qui connaissent déjà ces auteurs, mais la lecture de ce livre n'est pas superflue pour autant, elle complète et précise leurs autres ouvrages. Par exemple, je n'ai pas souvenir que le propos sur la victimisation soit développé ailleurs par ces auteurs, il permet d'ailleurs au lecteur de jeter une passerelle vers les théories girardiennes (ce que Michéa avait déjà tenté de faire, mais de manière un peu maladroite).
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le 26 octobre 2012
Quelques échanges en surface entre Lasch et Castoriasdis sur le vide de l'individu comme produit du capitalisme, qui n'apporteront absolument rien à qui connait, même de loin, l’œuvre des deux.

Et dans sa postface, Michéa répète sa thèse habituelle (à savoir que la libéralisation des mœurs est au service du libéralisme économique) mais cette fois ci avec un ton acéré ce qui ne le rend pas plus convainquant.
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