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le 9 août 2017
Le crabe aux pinces d'or est l'album qui symbolise pour moi LA RENCONTRE. En effet, c'est dans cet album que Tintin va rencontrer celui qui va devenir son fidèle compagnon, le capitaine Haddock. Quel tour de force Hergé a accompli pour faire d'une épave imbibée d'alcool ce fidèle faire valoir de Tintin.De plus, Haddock est devenu indéniablement un des personnages préférés de cette série. Ses défauts et son caractère soupe-au -lait permettent de faire le pendant avec le coté un peu trop lisse et parfait de Tintin. Ce sont d'ailleurs ces traits de caractères qui le font apprécier des lecteurs.
Dans le crabe aux pinces d'or, le capitaine ne se montre vraiment pas sous son meilleur jour. des qu'il voit une bouteille ( sauf celles contenant de l'eau ), il ne peut résister à la tentation ! Il sera cependant une aide précieuse pour Tintin dans sa poursuite et recherche d'une bande de trafiquants d'opium.
A noter que le lieutenant Allan, déjà apparu dans les Cigares du pharaon, n'est rien d'autre que le second de haddock qui ignore tout de ses méfaits. Ce sinistre personnages va d'ailleurs encore apparaitre dans dans d'autres albums de la série.C'est avec délice qu'on voit apparaître, au fond d'une cabine glauque du cargo Karaboudjan un sinistre ivrogne, pourtant capitaine du navire mais maintenu dans sa dépendance alcoolique par le second, qui est en fait le véritable maître à bord du bateau.

Le caractère du capitaine est déjà bien marqué, alcoolique invétéré, ordurier et tempétueux mais avec une nuance qu'il perdra par la suite dans les autres albums, à savoir son côté gaffeur qui ici égale presque celui des Dupond et Dupont, ce qui n'est pas peu dire.

Tout au long de cette aventure, nous sommes donc lancés avec Tintin, puis avec le capitaine, à la poursuite de trafiquants d'opium dont nous allons essayer de démonter la filière internationale depuis les pluvieux ports de la mer du Nord jusqu'aux torrides contrées du Maghreb.
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le 7 juillet 2017
"Le Crabe Aux Pinces d'Or" avait été publié une première fois sous la forme d'un long feuilleton en noir et blanc, entre 1940 et 1941, dans les pages du "Soir Jeunesse", le supplément jeunesse du journal belge "Le Soir" (avant l'occupation allemande, Hergé publiait ses œuvres dans le "Petit Vingtième"), puis sous forme de strips dans le journal principal.
Comme il le fera avec toutes les premières aventures de Tintin (à l’exception d’un "Tintin Au Pays des Soviets" qu’il trouvait trop mauvais), Hergé remaniera cette neuvième histoire au moment de sa sortie en album couleur chez son nouvel éditeur : Casterman. Contrairement à certaines de ses créations qui seront entièrement refaites "Tintin au Congo", "Tintin en Amérique", "Les Cigares du Pharaon", "L'Île Noire"), d’autres seront simplement redécoupées et complétées de quelques décors, afin de passer à une pagination immuable de 62 pages. "Le Crabe Aux Pinces d'Or" sera, quant à lui, le premier à être publié dans sa version couleur en 1943 sans aucune transformation.

Pour mémoire, il s’agit de l’album où Tintin, ayant trouvé une boite de crabe vide, fait le lien avec la mort d’un marin grâce à un petit bout de papier indiquant le mot "Karaboudjan" au dos d’un emballage similaire à celui de la boite. Il part alors à la poursuite d’une bande de trafiquants d’opium, périple qui le mènera jusqu’au Maroc.

Sur bien des points, il s’agit d’un album de transition au regard de toute la série des aventures de Tintin. Bien évidemment, c'est l'étape qui célèbre l'arrivée du capitaine Haddock auprès du jeune reporter à houppette mais, également, l'album où Hergé maitrise définitivement son art du scénario et du découpage.
Contrairement aux précédents, "Le Crabe Aux Pinces d'Or" était d'ailleurs si épuré qu'il était plus court que prévu et Hergé dû ajouter quatre illustrations pleine-page (issues des hors-textes publiés auparavant dans les journaux) afin d'arriver à la pagination voulue au moment du passage aux 62 planches.

On a lu beaucoup de choses malveillantes à propos d'Hergé qui, à cette époque, travaillait pour le journal "Le Soir", dirigé par des collaborateurs de l'occupation allemande (nous reparlerons de cette période complexe dans un prochain commentaire). Ce faisant, Hergé a été traité de nazi, de traitre et de beaucoup d'autres sobriquets injustes. Evacuons d'emblée toute ambiguïté : Tout cela est faux et constitue au final un véritable ramassis d'inepties et d'accusations mensongères qui témoignent d'une totale ignorance de la réalité. Si les détracteurs de l'œuvre d'Hergé avaient pris la peine de lire les aventures de Tintin au lieu de les salir de leur bêtise, ils auraient bien vu que, dès les années 30 (notamment à partir du "Lotus Bleu"), l'auteur s'était tenu éloigné des tendances fascistes de son rédacteur en chef au journal le "XX° Siècle" (l'abbé Wallez), et qu'il commençait à balancer pas mal de critiques acerbes à l'encontre de certains gouvernements agressifs et notamment de la montée du fascisme en Europe. On a par exemple le principal antagoniste de "L'Île Noire" qui se nomme "Müller" mais, surtout, l'histoire du "Sceptre d'Ottokar" qui n'est rien d'autre que le récit d'un Anschluss raté, prouvant de manière nette et précise à quel point Hergé dénonçait, bien avant tout le monde, la montée des républiques totalitaires précédant le commencement de la seconde guerre mondiale !
Alors certes, Hergé a publié "Le Crabe Aux Pinces d'Or" dans un journal tenu par des collabos. Mais c’était pour lui le seul moyen de travailler et de nourrir sa famille. Rien de plus. Rien de moins.

Nous pouvons également rappeler qu’au début de la guerre (en 1940 pour être précis), Hergé avait commencé à travailler sur un nouveau récit intitulé "Au Pays de l’Or Noir". La fermeture du journal le "XX° Siècle" mit un terme (provisoire) à cette aventure et l’auteur dû se recentrer sur un autre projet.
Cette période est dominée par une crise majeure et toute la Belgique subit les retombées de l’occupation allemande. Hergé commence par fuir cette situation et part avec sa famille se réfugier en Auvergne (un épisode dont peu de gens semble être au courant). Il est finalement de retour à Bruxelles en juillet 1940 et, en septembre, le journal "Le Soir" lui propose de mettre au point un supplément jeunesse comme il le faisait au temps du "XX° Siècle". Si au départ Hergé bénéficie d’un format relativement confortable pour publier son nouveau récit ("Le Crabe Aux Pinces d'Or", donc, qui occupe deux pages sur huit), il voit son espace de liberté se réduire jour après jour au point qu’en 1941, il ne dispose plus que d’une demi-feuille (pas terrible pour un collabo de première, non ?).
Pire encore : en septembre, "Le Soir Jeunesse" disparait corps et bien et Hergé doit désormais se contenter d’un minuscule strip quotidien de 17cm sur 4. Tel était donc le fameux épisode qui voudra plus tard qu’Hergé, qui racontait là une histoire sans aucune once de relents de propagande, fut taxé de nazi notoire, antisémite et colonialiste (et nous y reviendrons encore dans l’article à venir sur "L’Etoile Mystérieuse")…

Ce malentendu persistant étant à présent évacué, reconnaissons que cette situation aura au moins eu le mérite d’imposer à Hergé une cadence de travail et des contraintes telles qu’il aura été obligé de développer une méthode narrative redoutable afin de raconter les aventures de son héros avec la plus rigoureuse des célérités. "Le Crabe Aux Pinces d'Or" s’impose effectivement comme le premier récit des aventures de Tintin raconté avec une maestria totale qui le propulse immédiatement au rang des chefs d’œuvre de la bande-dessinée moderne en termes de mise en forme narrative. Ou l’art d’un auteur qui s’est toujours montré capable de transformer tous les problèmes en avantages afin de mener à bien ses projets et de s’imposer, au final, comme le maitre de sa discipline…
Hergé le dira plus tard : Avoir été obligé de raconter l’histoire du "Crabe Aux Pinces d'Or" sous la forme de strips quotidiens constitués de trois, quatre ou cinq vignettes, l’aura poussé à s’interroger sur le découpage de son récit qui devait, non pas ménager le suspense et la tension à la fin de chaque page, mais bel et bien à la fin de chaque ligne, voire de chaque vignette. Tel est le génie d’un auteur qui, en ce temps là, était entrain d’inventer un medium quasiment à lui tout seul, du moins sous cette forme de récit au long-cours.

L’album contient d’ailleurs un dessin dont Hergé disait qu’il était son préféré : On y voit des soldats touaregs s’arrêter de tirer et prendre la fuite au moment où le capitaine Haddock se déchaine en leur balançant une tonne d’injures. En une seule image, Hergé parvient à créer une sorte de découpage narratif interne puisque, de gauche à droite, on pourrait presque voir le même personnage arrêter son tir, hésiter, prendre peur, se retourner et fuir à toutes jambes !
Hergé aura ainsi réussi, à force de contraintes en tout genre, à dépasser les limites apparentes de son medium afin de le porter à son excellence. Et c’est sur ce point qu’il ne faut pas rater le train en marche : Malgré une apparente simplicité un peu fruste, la puissance créative d’Hergé, à une époque où la bande-dessinée est un art encore balbutiant, est époustouflante, si tant est que l’on sache remettre les choses dans leur contexte.

Comme évoqué plus haut, "Le Crabe Aux Pinces d’Or" marque l’arrivée dans l’œuvre d’Hergé du Capitaine Haddock. C’est, avec le recul, l’élément le plus important généré par cette neuvième aventure si l’on considère qu’elle constitue une étape charnière dans l’évolution de la série. Et pour cause ! Car le célèbre capitaine s’impose ni plus ni moins comme l’un des personnages les plus marquants de toute la création romanesque !
Alors que Tintin demeurait jusqu’ici une figure assez lisse (dans tous les sens du terme), le voilà soudain flanqué d’un compagnon doté d’une personnalité véritablement hors du commun. Rien ne laissait présager, néanmoins, qu’Haddock devienne une figure récurrente à ce stade de la série. La rencontre entre les deux protagonistes se fait d’ailleurs de manière contre productive puisque, lorsque Tintin fait la connaissance du capitaine à la page 20 du "Crabe Aux Pinces d’Or", le marin n’est purement et simplement qu’un ivrogne pathétique, une véritable loque humaine ne causant que des catastrophes. Pourtant, lorsque Tintin parvient à s’évader du cargo "Karaboudjan" commandé en réalité par "Allan Thompson", le second du capitaine (que l'on avait déjà rencontré dans "Les Cigares du Pharaon"), il emmène le vieil alcoolique avec lui. Tout se passe un peu comme si, inconsciemment, Tintin avait d’emblée perçu la valeur humaine de son futur ami, quand bien même elle était encore cachée, à ce stade, sous plusieurs couches de décrépitude…
Tintin ne s’y est pourtant pas trompé : le capitaine Haddock demeurera dès lors son ami le plus fidèle, prompt, littéralement, à l’accompagner au bout du monde à la moindre occasion.
On a dit beaucoup de choses sur ce vieux loup de mer : Figure paternelle pour un Tintin jusqu’ici apparemment orphelin, émanation humaine d’un Milou trop désincarné pour offrir au héros un comparse digne de ce nom, tout a été imaginé afin de justifier l’apparition d’un personnage venu soudain écraser tous les autres de son épaisseur de caractère. A l’arrivée, Haddock vient en fait s’additionner à une série de personnages déjà entrevus dans certains albums (Les Dupondt, Bianca Castafiore, le señor Oliveira Da Figueira), qui vont peu à peu constituer une sorte de famille de papier et, au final, une véritable famille recomposée.

Haddock est néanmoins le personnage le plus abouti, le plus profond et, à tout le moins, le plus irrémédiablement humain de cette famille fictionnelle. Bourré de défauts et d'aspérités, le capitaine dissimule sous son épaisse carcasse peu commode un cœur d’or et un courage d’acier trempé. Pourtant, il demeure pétri de faiblesses et semble traverser la vie avec autant de béquilles. Bien qu’il soit parvenu, au terme du "Crabe Aux Pinces d’Or", à se défaire de son alcoolisme dans sa phase la plus grave, on le voit boire, fumer la pipe, jurer et s’emporter à la moindre occasion, soit tout ce à quoi Tintin est en général capable de résister. A bien y réfléchir, on songe que Milou était lui aussi assez friand de boissons alcoolisées et qu’il était peut-être, effectivement, une ébauche du futur capitaine alors que ce dernier n’existait pas encore !
Nul ne peut savoir si Hergé destinait le capitaine Haddock à occuper une place si importante dans la suite de la série (il apparait d’ailleurs sur la couverture de douze albums sur quinze à partir du "Crabe Aux Pinces d’Or"). Notre auteur fera pourtant le nécessaire afin que le vieux loup de mer subisse l’épreuve de force et prouve sa valeur en lui imposant d’emblée une cure de désintoxication sévère en matière d’alcool. Effectivement, afin de survivre à leur évasion, Tintin et lui devront traverser le désert marocain immédiatement surnommé par le capitaine "le Pays de la Soif" ! Une manière toute symbolique d'imposer au personnage un défi à sa mesure afin de tester sa valeur et de lui permettre d'entamer au plus vite sa quête de rédemption... et de mériter sa place définitive dans la série.

Evidemment, notre bon capitaine n’aurait jamais connu une telle gloire et une telle place de choix au panthéon des grandes figures de la bande-dessinée (et de la création littéraire tout court) si son auteur ne l’avait pas doté d’un petit quelque chose en plus. Ce fut le cas avec cette propension à asséner des injures complètement incongrues qui, de "Moule à gaufre" à "Bachi-Bouzouk", en passant par des expressions comme "Tonnerre de Brest" et "Mille Sabords", allaient rapidement propulser le personnage au rang de légende !
Pour ma part, j’ai une appétence particulière pour quelques rares injures et, de loin, mes préférées sont sans doute les plus surréalistes, comme "autocrate, iconoclaste, logarithme, jocrisse, phlébotome, mégacycle, anacoluthe, technocrate, pignouf, vivisectionniste, catachrèse, soulographe, ophicléide, topinambour, protozoaire, ravachol, macrocéphale, cercopithèque, rhizopode, amphitryon, mégalomane, sinapisme, écornifleur, oryctérope, hydrocarbure, nyctalope, zapotèque, fatma de Prisunic, cyclotron", ou encore le délicieux et raffiné "va-nu-pieds" et enfin l’inattendu -et visionnaire- "végétarien" !

Telle est donc l’importance particulière que détient cet album, qui méritait un article à lui seul tant sa place dans la série et dans l’histoire de la bande-dessinée est essentielle.
"Le Crabe Aux Pinces d’Or" est d’ailleurs l’album des Aventures de Tintin qui aura connu le plus d’adaptations à la télévision et au cinéma. Il y eut tout d’abord un long métrage avec des poupées de chiffons réalisé en 1947, un dessin-animé de la série Belvision (intitulée "Les Aventures de Tintin d’après Hergé") en 1961, un autre dessin animé issu de la série télévisée de 1991, et enfin le film d’animation magistral de Steven Spielberg réalisé en 2011, qui mélangeait des éléments du "Crabe Aux Pinces d’Or" et du "Secret de la Licorne".

Si l’on ajoute quelques séquences d’anthologie avec les Dupondt qui font encore les andouilles, les scènes de rêve surréalistes typiques de l’imagination d’Hergé et une poignée de citations littéraires (L'Escadron Blanc de Joseph Peyré, les romans d’Antoine de Saint-Exupéry qui utilisent les mêmes décors sahariens), plus quelques extraits de poèmes et d’opéras, on tient définitivement l’un des albums phares de la série et, est-il encore besoin de le répéter, l’un des chefs d’œuvre de l’histoire de la bande-dessinée, mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest !
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le 24 février 2010
Cet album est celui de la première apparition du Capitaine Haddock, malmené par son lieutenant Allan qui l'ennivre pour le mettre à l'écart du trafic de drogue conditionné sous des boîtes de crabe. Tintin , emprisonné dans son navire , le Karaboudjan , s'y échappe et fait la connaissance de son futur ami.

Le récit commence par la découverte d'un noyé qui avait laissé un message sur une étiquette de boîte de crabe identique à la boîte trouvée par Milou. Tintin vient enquêter avec les Dupondt, mais le lieutenant Allan l'emprisonne. Mais Tintin parviendra à s'échapper avec le capitaine Haddock et échouent dans le desert avant de regagner la côte et de retrouver l'équipage du Karaboudjan, devenu djebel Amilah, puis arrêter toute la bande et leur chef, Omar ben salaad , un autre forban à couverture honorable comme Rastapopoulos.

La différence par rapport aux éditions récentes est la présence de personnages africains modifiés par la suite et la consommation d'alcool par le capitaine Haddock devenue plus discrète par la suite. Les Hors textes plein cadre sont ceux repris de l'édition noir & blanc qui constitueront des pages à grandes vignettes.

Un récit court, mais déterminant au niveau de la rencontre entre Tintin & Haddock et le seul où Tintin accepte de voir Milou avec un os.
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le 6 février 2016
Excellent
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Le titre de cet album m'a toujours paru énigmatique, je dirais même plus: mystérieux. Visuellement, comment le crabe pourrait-il avoir des pinces d'or alors qu'à l'origine l'album était en noir et blanc ? Dans l'édition en couleur le crabe est rouge sur les boîtes de conserve censées contenir l'opium, de plus en plus étrange... Dans le rappel du titre sur l'avant-page, le crabe est bien jaune sur fond noir, mais dans son intégralité et pas uniquement les pinces.

Quelle signification ésotérique se cache donc derrière ce mystère? Une première explication pourrait sourdre du nom du cargo: le "Karaboudjan". En patois marollien, issu d'un quartier de Bruxelles, le crabe se dit "karab", "boud" signifie les extrémités, les bouts, donc les pinces et "jan" veut dire jaune, donc or. Karaboudjan pourrait donc être le nom bruxellois d'un cargo baptisé "Crabe aux pinces d'or" ! Le mystère s'épaissit, d'autant plus que Germaine Rémi, la femme d'Hergé s'adonnait à l'astrologie et que dans les signes zodiacaux le cancer c'est le crabe! De plus en plus fort, quel cachotier ce Georges!

Histoire de nous reposer les neurones, je voudrais faire une parenthèse et remonter à l'enfance: imaginez-vous le choc de tous ces gamins connaissant Tintin par des albums postérieurs (On a marché sur la lune, L'Affaire Tournesol) donc familiarisés au personnage du Capitaine Haddock et qui l'ont découvert ici méconnaissant Tintin, lui faisant même du mal jusqu'à l'étrangler et alcoolique au dernier degré. A l'époque, j'avais pris cela pour une trahison et j'ai mis des années à avoir le fin mot de l'histoire...

Pour en revenir au crustacé, ce n'est qu'il y a peu, étant plutôt lent du bulbe rachidien, que la solution m'est apparue dans sa simplissime évidence: tout à la fin de l'album, quand Tintin capture le méchant trafiquant de drogue ( un anachronisme de la part d'Hergé: comment la drogue pouvait-elle exister à cette époque puisque le rock'n roll n'avait pas encore été inventé?), lui et le capitaine s'aperçoivent que le malfrat marocain porte deux pinces d'or au cou sous son burnous.

Mais où est le crabe...? Bon sang, mais c'est bien sûr! Il s'appelle Omar !(Ben Salaad).

Ah, ça m'a tuer!
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le 17 février 2006
Retenez le titre de cet album, pour les suivants : c'est ici que Tintin rencontre son inséparable ami le Capitaine Haddock. C'est d'ailleurs ce dernier qui sera le personnage le plus intéressant de l'album car on découvre toutes ses facettes qui nous plaisent tant : alcoolique, colérique, mais si attachant!
Le décor de l'histoire, classique : le traffic d'opium. On a déjà vu ça. Sauf que, au lieu d'aller en Chine, Tintin poursuit les malfaiteurs au Maroc. Un des chefs des méchants : Alan. On l'a déjà connu, ce vilain.
Le scénario est classique et Hergé prend bien soin de préserver son image de marque en montrant que ce sont les occidentaux qui font des arabes des trafiquants. De plus, il fait intervenir un policier japonais, mystérieux et discret, mais intègre (rattrapage par rapport au Lotus Bleu).
Enfin, vous constaterez que l'album comporte 4 images pleine-page (trrès jolies et spectaculaires d'aileurs)... C'était en raison du manque de papier pendant la guerre.
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AU TOME 9 DES AVENTURES DU PETIT REPORTER RENCONTRE PRIMORDIALE AU SAHARA ET SUR LES MERS AVEC LE CAPITAINE HADDOCK QUI DEVIENDRA AU FIL DES ALBUMS AUSSI CELEBRE QUE TINTIN...
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Le titre de cet album m'a toujours paru énigmatique, je dirais même plus: mystérieux. Visuellement, comment le crabe pourrait-il avoir des pinces d'or alors qu'à l'origine l'album était en noir et blanc ? Dans l'édition en couleur le crabe est rouge sur les boîtes de conserve censées contenir l'opium, de plus en plus étrange... Dans le rappel du titre sur l'avant-page, le crabe est bien jaune sur fond noir, mais dans son intégralité et pas uniquement les pinces.

Quelle signification ésotérique se cache donc derrière ce mystère? Une première explication pourrait sourdre du nom du cargo: le "Karaboudjan". En patois marollien, issu d'un quartier de Bruxelles, le crabe se dit "karab", "boud" signifie les extrémités, les bouts, donc les pinces et "jan" veut dire jaune, donc or. Karaboudjan pourrait donc être le nom bruxellois d'un cargo baptisé "Crabe aux pinces d'or" ! Le mystère s'épaissit, d'autant plus que Germaine Rémi, la femme d'Hergé s'adonnait à l'astrologie et que dans les signes zodiacaux le cancer c'est le crabe! De plus en plus fort, quel cachotier ce Georges!

Histoire de nous reposer les neurones, je voudrais faire une parenthèse et remonter à l'enfance: imaginez-vous le choc de tous ces gamins connaissant Tintin par des albums postérieurs (On a marché sur la lune, L'Affaire Tournesol) donc familiarisés au personnage du Capitaine Haddock et qui l'ont découvert ici méconnaissant Tintin, lui faisant même du mal jusqu'à l'étrangler et alcoolique au dernier degré. A l'époque, j'avais pris cela pour une trahison et j'ai mis des années à avoir le fin mot de l'histoire...

Pour en revenir au crustacé, ce n'est qu'il y a peu, étant plutôt lent du bulbe rachidien, que la solution m'est apparue dans sa simplissime évidence: tout à la fin de l'album, quand Tintin capture le méchant trafiquant de drogue ( un anachronisme de la part d'Hergé: comment la drogue pouvait-elle exister à cette époque puisque le rock'n roll n'avait pas encore été inventé?), lui et le capitaine s'aperçoivent que le malfrat marocain porte deux pinces d'or au cou sous son burnous.

Mais où est le crabe...? Bon sang, mais c'est bien sûr! Il s'appelle Omar !(Ben Salaad).

Ah, ça m'a tuer!
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le 3 novembre 2010
Mythique, cet album l'est assurément : Le Crabe Aux Pinces D'Or, neuvième Tintin, n'est pas seulement le premier album à avoir été adapté à l'écran (un film d'animation en poupées de chiffon, très méconnu, en 1947) mais il est aussi, et surtout, l'album ayant fait apparaître le fameux capitaine Haddock dans la série, et il ne la quittera, dès lors, plus du tout. L'album date de 1941 dans sa version noir & blanc, et de 1944 dans sa version colorisée définitive, c'est le premier album de Tintin fait (pour sa première version) dans les années 40. Le dernier album à avoir uine différence de nombre de pages entre la n&b (105 pages) et la couleurs (62). Compte tenu de l'occupation de la Belgique (et d'une partie de l'Europe) par l'Allemagne nazie, compte tenu de la guerre, le sujet abordé est neutre : trafic d'opium au Maghreb.

Cet album possède un dessin remarquable qu'Hergé estimait être un de sesdeux meilleurs (lequel est l'autre, je ne sais pas) : page 38, deuxième case, on voit quatre Berabers (barbares) dans quatre positions différentes, mais se suivant : couché agenouillé, hésitant à s'enfuir, et s'enfuyant. Le tout peut se lire comme un de ces petits films de dessins à faire défiler, mais en une seule case. Voir plus haut pour le fameux dessin. Sinon, Le Crabe Aux Pinces D'Or, qui devait à la base s'appeler Le Crabe Rouge (pour faire un lien de couleurs avec les couleurs dans les titres Le Lotus Bleu et L'Île Noire) mais Hergé s'y est pris trop tard pour le titre, cet album, donc, est une réussite de plus pour la série. Mythique, avec la première apparition du capitaine Haddock, avec, aussi, la traversée du désert, riche en grands moments (mirage, délires d'Haddock), et dessins magnifiques, encore. Un album aussi grandiose que culte !
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Tintin s'intéresse à la mort d'un marin trouvé noyé dans un port. Cette mort a un lien avec une boîte de crabe vide que Milou a trouvée dans une poubelle. On a découvert dans les vêtements du marin un message écrit sur un bout de papier qui faisait partie de l'emballage de cette boîte de conserve. Ce message comporte un mot « Karaboudjan », qui s'avère être le nom d'un cargo. Tintin enquête sur ce navire, mais il est bientôt retenu prisonnier à bord par l'équipage. Il découvre par la suite que le fret de boîtes de conserve ne contient pas du crabe mais de l'opium. C'est en cherchant à s'évader qu'il rencontre le capitaine Haddock, théoriquement maître à bord, mais qui est maintenu enivré par son lieutenant Allan, ce dernier ayant ainsi pu se rendre maitre à bord. Cet album est un des plus beaux et les plus comiques de la série, notamment parce qu'il introduit de façon fort humoristique le capitaine, qui deviendra le compagnon inséparable de Tintin et permettra d'établir un contre-point hautement humain en qualités et défauts face à la naïveté boyscout de Tintin.
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