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4,5 sur 5 étoiles
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4,5 sur 5 étoiles
Les Cigares du Pharaon (Fac-similé, 1934)
Format: Relié|Modifier
Prix:20,00 €+ Livraison gratuite avec Amazon Prime


le 29 novembre 2017
Ceci est également essentiel à ma collection de beaux livres Tintin. C'est fantastique de voir les dessins originaux et les pensées d'Hergé. La comparaison des anciens dessins avec les nouveaux fait ressortir les petits détails. Pour moi, c'est un "must have".

Delevery de ce livre au Danemark s'est très bien passé, et aucun préjudice à l'emballage.
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le 14 mai 2017
A mon avis , le meilleur album , originalité , dépaysement on est tenu en haleine tout au Long de cette histoire a rebondissements
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le 5 mars 2017
"Les Cigares du Pharaon" et "Le Lotus Bleu" forment, comme souvent avec les aventures du jeune reporter à houppette, un dyptique dont les événements se suivent et forment plus ou moins un tout cohérent. Mon commentaire portera ainsi sur les deux albums.

Hergé avait réalisé ces histoires une première fois sous la forme de périodiques en noir et blanc dans les pages du "Petit Vingtième", le supplément jeunesse du journal belge "Le XX° Vingtième Siècle". Comme il le fera avec toutes les aventures de Tintin datant d’avant la seconde guerre mondiale, à l’exception d’un Tintin Au Pays des Soviets qu’il trouvait trop mauvais, l’auteur remaniera ces bandes-dessinées au moment de leur sortie en album en couleur chez son nouvel éditeur : Casterman. Certaines de ces créations seront entièrement refaites (Tintin au Congo, Tintin en Amérique, L’Île Noire), d’autres seront simplement redécoupées et complétées de quelques décors, afin de passer à une pagination immuable de 62 pages (par exemple L’Oreille Cassée ou Le Sceptre d’Ottokar).
Initialement, "Les Cigares du Pharaon" avait été publié comme un long feuilleton entre 1932 et 1934, et "Le Lotus Bleu" en 1935.
Le premier sera entièrement redessiné et colorisé en 1955. C’est le dernier des albums Tintin à avoir été refait. Le second sortira dans sa version définitive en couleur en 1946. Les quatre premières pages seulement seront refaites (tout le passage en Inde), tandis que le reste sera simplement redécoupé et agrémenté de décors additionnels.

Quand j’étais enfant, mon album de Tintin préféré était de loin "Les Cigares du Pharaon". D’abord pour sa première partie en Egypte, fascinante, envoûtante, surréaliste avec son égyptologue loufoque et lunaire. Probablement la lecture qui m’a fait aimer l’Egypte antique. Un véritable moment de poésie, mâtinée de fantastique et de mythologie. Ensuite pour la cadence de ses voyages à travers l’Orient, depuis l’Egypte jusqu’à l’Inde, du désert propices aux mirages jusqu’aux jungles peuplée de tigres, d’éléphants et de fakirs aux pouvoirs magiques…
Je ne me rendais pas compte, alors, que cette nouvelle aventure de Tintin n’était portée par aucune structure scénaristique et qu’elle ne formait nullement une histoire, mais simplement un feuilleton en roue libre, Hergé dessinant chaque planche sans même savoir comment il allait poursuivre son feuilleton la semaine suivante, voire le lendemain…
Toutefois, contrairement aux albums précédents qui ne se résumaient qu’à une série de poursuites sans lien véritable, "Les Cigares du Pharaon" mettait en place un embryon d’intrigue en liant toutes ses séquences sur le fil rouge du trafic de drogue et le symbole du Pharaon "Kih-Oskh", qui ornait la bague des fameux cigares.
Mais en y repensant bien, ce qui faisait le sel de cet album était la densité de ces éléments romanesques qui apparaissaient pour la première fois dans les aventures de Tintin et que l’on ne verra plus ensuite avec autant d’abondance. On plongeait ainsi pêle-mêle dans le roman policier, le mystère de la malédiction des pharaons, le fantastique discret des arts fakirs, les sociétés secrètes, l’introduction du génie du mal demeurant invisible et l’apparition initiale d’un certain nombre de personnages qui allaient faire bientôt partie de la mythologie tintinesque !

Bien qu’Hergé s’était lancé dans l’aventure des "Cigares du Pharaon" sans plan précis, il convient d’avouer que ce premier volet du dyptique oriental se lit encore avec grand plaisir grâce à une remarquable fluidité de la narration et un impressionnant sens du suspense. Un retour dans le passé apporte un éclairage étonnant à cet aspect addictif : Par jeu, Hergé s’amusait à lancer son récit dans de très nombreuses pistes sans savoir comment il allait dénouer les fils de sa toile d’araignée. Devant le succès grandissant de ses aventures de papier et la responsabilité croissante qui incombait à son travail, l’auteur eut alors une idée de génie : En ajoutant une nouvelle rubrique à son journal, intitulée "Le Mystère Tintin", il proposait à ses lecteurs d’imaginer la suite en leur posant des énigmes. Ainsi, il faisait participer son public à l’élaboration de son histoire et accroissait par la même occasion l’intérêt de son lectorat pour les aventures de son héros !

Les Cigares du Pharaon" débute en 1932. La même année, les studios Universal produisent le film La Momie, avec Boris Karloff. Le monde serait-il pris, cette année là, d’une épidémie d’Egyptologie ? En réalité, les gens se passionnent pour le sujet car, en 1920, des chercheurs ont découvert le fameux tombeau de Toutankhamon et, depuis, tous sont morts dans de mystérieuses circonstances. La terrible "Malédiction du Pharaon" commence alors à envahir l’imaginaire collectif !
En ces temps où la terreur venue de l’Egypte défraie la chronique, l’atmosphère gothique qu’exhale cette contrée lointaine est puissante et la seule évocation d’un sarcophage fascine le monde occidental. Cette imagerie romanesque est parfaitement saisie par Hergé dans les premières pages des "Cigares du Pharaon", raison pour laquelle la fameuse séquence de la découverte des sépultures dédiées aux égyptologues qui ne sont "jamais revenus de leur expédition" fonctionne encore avec un aussi grand pouvoir de magnétisme sur notre imaginaire enfantin.
Le concept de la malédiction exercée depuis un pays exotique fascina Hergé au point que, bien des années plus tard, il allait de nouveau s’en inspirer pour ce qui demeure l’un des ses plus brillants dyptiques : "Les 7 Boules de Cristal" et "Le Temple du Soleil".
Pour l’anecdote, lorsqu’Hergé commença à refaire ses premières BDs d’avant-guerre, il s’entoura de divers collaborateurs et inaugura les fondations de ce qui deviendrait plus tard le Studio Hergé. Parmi ces collaborateurs, un certain E.P. Jacobs s’occupait d’étoffer les décors et se retrouva à l’intérieur des pages puisque c’est lui qui apparait dans l’un des sarcophages lors de l’entrée dans le tombeau de "Kih-Oskh", sous le nom d’"E.P. Jacobini".

Comme nous l’avions évoqué plus haut, "Les Cigares du Pharaon" marque l’arrivée de certains personnages récurrents du monde de Tintin, dont le terrible Rastapopoulos et le truculent Señor Oliveira Da Figueira. Mais ce sont surtout les détectives Dupond & Dupont qui retiennent notre attention, puisqu’on les retrouvera sur presque toutes les aventures à venir, eux qui feront rapidement partie de la "famille" du petit héros à houppette. A noter qu’ils sont ici encore des inconnus pour Tintin et qu’ils cherchent d’ailleurs à l’arrêter. A ce stade de la série, leur caractérisation n’est qu’une ébauche et Hergé leur réserve un rôle peu commun pour la suite de leur contribution à la mythologie consacrée…

Pour le reste, notons également la présence du terrifiant fakir qui apporte ici l’une des rares notes fantastiques de la série, notamment lorsqu’on le voit dresser sa corde dans le vide, ou lorsqu’il manie sa sarbacane aux terribles fléchettes de Radjaïdjah (le poison qui rend fou !) qui nous plongeaient, enfants, dans l’effroi le plus total. Quant au professeur Philémon Siclone, on pourra y voir une ébauche du savant loufoque, qui servira de modèle au bien plus abouti Tryphon Tournesol !
Bien évidemment, relire cette quatrième aventure de Tintin aujourd’hui nous fait prendre conscience que l’art d’Hergé, à ce stade de son œuvre, en est encore à ses balbutiements et que ces histoires de voyages à travers le monde, bourrées de clichés, souffrent d’une lourdeur infantile qui va rapidement être évacuée dès l’album suivant, à savoir "Le Lotus Bleu". Néanmoins, pour ceux qui ont été bercés par cette première découverte des mystères de l’Egypte et de l’Inde mythiques aux dangereuses sociétés secrètes nimbées de mystère, la fascination teintée de nostalgie demeure intacte et démontre, s’il était encore besoin de le rappeler, la puissance d’imagination de son auteur, alors seulement âgé de vingt-cinq ans.

Lorsqu’il annonce dans les pages du "Petit Vingtième" qu’il s’apprête à passer en Chine pour la suite de son aventure orientale, Hergé reçoit le courrier d’un de ces concitoyens, l’abbé Gosset, l’aumônier des étudiants chinois de Louvain. Ce dernier supplie Hergé de se documenter et de faire attention avec les clichés car il estime que le sujet, au moment des guerres sino-japonaises, est extrêmement délicat. Hergé lui fait savoir qu’il ne demande pas mieux, mais qu’il ne possède guère de documentation valable. Et c’est ainsi que Gosset le met en relation avec l’un de ses étudiants, le jeune Tchang Tchong-Jen.
Cette rencontre, en plus d’être un véritable coup de foudre entre les deux jeunes gens, sera décisive pour la suite de la carrière d’Hergé et de son héros : c’est le déclic ; c’est le moment où l’auteur des aventures de Tintin prend réellement conscience de la portée de son travail et de la responsabilité qui pèse sur ses épaules de conteur.
Tchang enseigne à son ami l’art, l’histoire, la géographie, la langue, les coutumes, la philosophie et la littérature de son pays natal. Fasciné, Hergé embrasse la cause de la Chine contre le Japon et se découvre une véritable verve d’auteur engagé. Et soudain, les aventures du héros de papier font corps avec l’actualité, avec le contexte géopolitique du pays visité, si bien que la lecture de l’album devient à elle-seule une étude rigoureuse sur la Chine, sur son actualité brûlante et sur les injustices dont souffrent les habitants de ce pays en guerre. De fait, la fameuse scène où de soi-disants bandits chinois font dérailler un train, fournissant ainsi un prétexte idéal à l’invasion japonaise (et c’est en vérité le Japon qui commandite l’attentat en question), est tout simplement inspirée de la réalité historique.
Pour la première fois, concrètement, Hergé prend fait et cause pour les opprimés (l’opinion publique de l’époque étant favorable aux actions japonaises, alors en phase avec les intérêts économiques des grandes puissances mondiales). Dès lors, il ne cessera plus de suivre cette voie humaniste, tournant ainsi le dos aux naïvetés d’antan et aux maladresses colonialistes de l’époque de "Tintin au Congo".

Hergé poussera sa collaboration et son amitié avec Tchang jusqu’à leurs extrémités puisque le jeune étudiant participera directement à l’élaboration de l’album en effectuant lui-même les idéogrammes chinois (tous fortement politisés, d’ailleurs) et en inspirant l’un des protagonistes principaux de l’histoire, qui portera son nom complet, et que l’on reverra plus tard dans le magnifique "Tintin au Tibet".
Et dans la continuité de cette prise de conscience, Hergé va avoir une nouvelle idée de génie : Faire endosser aux Dupondt les clichés véhiculés jusqu’ici par les aventures de Tintin ! La désopilante séquence où l’on voit les deux détectives revêtir les oripeaux de la Chine traditionnelle pour tenter de passer inaperçus et se fondre dans la foule sert ainsi d’exutoire à Hergé, qui fera de ce gag un leitmotiv que l’on verra systématiquement dans les albums suivants, tel un garde-fou empêchant désormais son œuvre de se vautrer dans les clichés et les maladresses de jadis !

Cette richesse intrinsèque, remarquable et infinie, ce travail de titans inédit dans le monde de la bande-dessinée, est néanmoins contrebalancé par un ressenti particulier : De tous les albums de Tintin, "Le Lotus Bleu" est probablement celui que j’aime le moins me relire (en dehors des trois premiers). Le changement de ton effectué depuis les albums précédents est si brutal, la densité d’éléments politisés, géographiques, culturels et historiques est tellement édifiante, que cette nouvelle aventure souffre d’un sérieux et d’une noirceur telle (le principal antagoniste finit par se faire hara-kiri !), qu’elle est tout simplement moins divertissante que les autres. De plus, la refonte de l’album sous le format immuable des 62 pages, à obligé Hergé et ses collaborateurs à revoir complètement son découpage originel. Ne voulant cette fois pas refaire les dessins (en dehors de l’ajout de décors et de la couleur), l’auteur fut donc contraint de condenser au maximum les nouvelles planches qui contiennent désormais un nombre considérable de vignettes (entre dix et vingt-et-unes !). Le résultat est parfois un peu indigeste, ou en tous les cas fastidieux. Et la lecture a perdu, en définitive, de son ancienne fluidité.
Par la suite, Hergé progressera encore continuellement et son travail trouvera un meilleur équilibre entre la richesse du contenu, la sagacité de sa toile de fond philosophique et l’aspect purement divertissant de sa narration…

Pour autant, ne minimisons pas la chose : "Le Lotus Bleu" est un album exceptionnel, indispensable, immanquable. Hergé devient ici le maitre de la bande-dessinée moderne et par extension l’un des plus grands génies du IX° art.
L’auteur a par ailleurs effectué des progrès hallucinants en matière de dessin, d’expression du trait, de découpage séquentiel et de composition des images proprement impressionnants à ce stade de son œuvre. Raison pour laquelle, d’ailleurs, il ne souhaitera pas refaire les dessins au moment de la refonte de l’album, contrairement aux "Cigares du Pharaon".
La voie est donc ouverte pour une nouvelle ère. Une époque où les lecteurs vont désormais pouvoir découvrir le monde en s’amusant, tout en étant éveillés aux grandes questions humanistes de leur temps. Et relire indéfiniment ces aventures exceptionnelles, de 7 à 77 ans…
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1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 9 août 2017
Qu'est ce que la couverture de cet album a pu me fasciner quand j'étais gamine ! En même temps, il faut avouer qu'elle est particulièrement réussie ! Ce n'est qu'une fois adulte que j'ai remarqué qu'une des momies " E.P.Jacobini" est un hommage à un autre auteur de bandes- dessinées, Edgard P. Jacobs qui fut aussi un collaborateur de Hergé.
Donc plongée dans l'Égypte des pharaons comme l'indiquent le titre et la couverture de cet album , mais pas pour très longtemps...
Tintin se retrouve à aider un égyptologue, Philemon Siclone, dans ses recherches visant à découvrir le tombeau du pharaon Kih-Oskh . Assez rapidement, il va se retrouver mêlé à une affaire de trafic de stupéfiants.
Il faut dire que cette aventure est menée tambour battant et l'on ne s'ennuie pas une seconde.
Les dessins sont vraiment très beaux, que ce soient les paysages du désert, ou plus tard , quand Tintin se retrouve en Inde.
Dans cet épisode, les Dupont-Dupond sont un peu moins sots que d'habitude et montrent qu'ils peuvent même être courageux et prendre des risques pour sauver Tintin.
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le 31 octobre 2009
S'il fallait avoir une édition des cigares du Pharaon parmi les aventures de Tintin, je recommanderai celle-ci. On découvre une version différente de celle de 1955, avec des passages inédits où Allan thompson n'apparaît pas (c'est le "captain" du City of Doodlecastle dans l'édition originale), et où Tintin rencontre des serpents à lunettes et où Milou est en partie transformé en chauve-souris.

Ce récit marque véritablement le début de la série des aventures de Tintin en raison de l'apparition de personnages appelés àn partager d'autres aventures comme les Dupondt (X33 & X33 bis) ou Rastapopoulos.

A noter qu'il était envisagé une mise en couleur de cet album avec reprise de quelques dessins de la version noir et blanc et de la couverture plein cadre figurant sur cette édition. Mais la mise en chantier de l'aventure lunaire ne permit pas à Hergé de se consacrer à la mise en 62 pages de ce récit qui sera remanié en 1955, avec des dessins plus modernes.

Beaucoup diront que "Le Lotus Bleu" est le véritable départ de la série des aventures de Tintin. Mais on ressent un véritable progrès dès "Les Cigares du Pharaon" car l'aventure vient vers Tintin contrairement aux récits précédents où il est envoyé en mission. Il constitue le démarrage de la série car c'est le premier album où apparaissent des personnages appelés à partager d'autres aventures.

Hergé avait déjà pour projet d'envoyer Tintin en Chine dès la fin du récit de Tintin en Amérique. Celà justifie la présence d'Asiatiques à la fin de l'édition noir & blanc parmi les gangsters qui le jettent à l'eau. La destination du navire où commence les aventures de Tintin évoque déjà la ville du "Lotus Bleu".
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le 24 mars 2013
Voilà le Tintin le plus aventureux qui soit...L'imagination emmène notre héros dans des péripéties sans fin avec du trafic de drogue, l'Inde mythique et des momies plus bizarres les unes que les autres...Il y a une sorte d'Absolu...Tout arrive, tout menace et le Héros s'en sort toujours...C'est un rêve éveillé de gamin heureux...Tintin, Bob Morane, d'Artagnan...Voilà en route...
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le 20 janvier 2017
Finalement ce format petit qui m avait un peu déçu au départ convient pour une lecture au lit des enfants
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le 26 janvier 2009
A la fin de l'album Tintin en Amérique Hergé avait projeté d'envoyer son personnage en Chine. Ceci peut expliquer un scénario un peu bâclé pour ce récit.

Cependant, on observe une évolution : l'aventure est assez inattendue et teintée de mystère.

Le récit commence ainsi : Tintin effectue une croisière à bord d'un navire en direction de la Chine (à Shanghaï, lieu de l'aventure suivante : le Lotus Bleu). Mais l'itinéraire expliqué au début du récit sera en partie déformé par une suite de mésaventures. C'est ainsi que l'aventure viendra vers nos héros contrairement aux récits précédents.

Trois rencontres à bord du navire de croisière vont être le déclencheur de ce qui va suivre : la rencontre de l'Egyptolologue farfelu (Pr Siclone), celle de Rastapopoulos (anonyme dans le récit précédent) et de 2 policiers les Dupondt (alias X33 & X33 bis).

C'est dans cet album qu'apparaissent des personnages appelés à partager d'autres aventures, ce qui nous amène à dire que la série commence dès cet album.

Tintin joue ici le rôle de redresseur de tort comme dans Tintin en Amérique et les bandits auxquels il sera confronté dépendent d'une seule et même bande de trafiquants d'opium sous forme de cigares qui disposent d'un repaire dans un tombeau égyptien, que ce soit en Arabie ou en Inde, voire dans l'album suivant en Chine.

On ne s'ennuie pas dans cet album dans la mesure où on est tenu en haleine, que ce soit vis à vis des Dupondt qui cherchent à arrêter Tintin ou des bandits, dont un fakir doté de pouvoirs magiques prêt à rendre fou tous ses adversaires.

On reste cependant de faim à la fin dans la mesure où on ignore l'identité du chef de la bande tombé dans les rochers et dont le corps est resté introuvable (rendez-vous dans le "Lotus Bleu")

Un album rocambolesque, plein d'action où apparaît le thème de la folie et celui de la malédiction (référence au tombeau de Toutan Khamon découvert en 1922)et aussi un hommage à Henry de Montfreid (le capitaine du Boûtre qui se livre à un trafic d'armes et qui a sauvé Tintin de la noyade).

Notons que cet album paru en 1934 devait paraître en version coloré en 1945-46 avec reprise des dessins noir & blanc . Mais l'aventure lunaire laissa la première version couleur inachevée et il fallut attendre 1955 pour redécouvrir cette aventure avec intégration de Allan en remplacement du capitaine anonyme du "City of doodlecastle" en version Noir & blanc et suppression des serpents à lunettes. Avec les dessins modernes, l'album s'harmonise mal avec le Lotus Bleu où furent repris les dessins d'origine.

Le personnage de Tintin "humain" apparaîtra dans l'album suivant. Cependant, il gagne déjà la sympathie du fils du Maharadjah pour l'avoir délivré des bandits.
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TEMPLE DE LA RENOMMEE #11000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISMEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 13 février 2008
La présente édition date de 1941. Le monde est en guerre. Le dessin en noir et blanc est d'une rare concision. L'histoire est très intéressante. Elle nous plonge au milieu de trafics d'armes, de drogue, d'influences aux apparences de la franc-maçonnerie.

Les Dupondt avec leurs moustaches en T pour le Dupont et en D pour le Dupond sont bien campés en policiers qui font peur ... puis rire. Rastapopulos, archétype du malfaisant, trafiquant d'armes et de drogue, fait également son apparition. Il sera de tous les coups mauvais dans "Coke en stock" (trafic d'esclaves), "Vol 714 pour Sydney" (prise d'otage), "Tintin et l'Alph-art" (trafic de drogue).

Tintin n'a, dans cet album, pas pris encore, à mon sens, toute la mesure de l'humanisme qu'il va servir avec passion par la suite.
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le 4 avril 2004
La série sur l'Orient et l'Extrême Orient (à la suite des Soviets, du Congo et de l'Amérique) est probablement la plus connue. Voici al premier volet, suivi du Lotus Bleu.
Tintin, même dans la réedition en couleur, n'a pas fini d'évoluer ; graphiquement, il est toujours légèrement différent de ce qu'il sera quelques albums plus tard.
Ici, les traits quasi racistes sont presque effacés et l'histoire en elle-même est superbement construite.
Un classique fondateur, à posséder à tout prix, surtout que la qualité des fac similés est étonnante.
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