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Cortès, avant d'être un personnage historique, est un mythe. Un mythe d'autant plus surprenant que les sources abondent, côté espagnol, mais également du côté des vaincus, les indigènes ayant mis par écrit, ensuite, leur version des événements. C'est un fait que le débat porte surtout sur la personnalité de Cortès, et l'histoire se concentre souvent sur la période 1519-1521, négligeant le reste de sa vie. Cortès, un Espagnol, a pourtant très tôt choisi l'Amérique des Indiens. Il ne rentre pas dans le modèle convenu du conquistador brutal et sanguinaire. Son rêve est le métissage : il accouche du Mexique moderne. C'est cela qui a beaucoup heurté à son époque. D'autant que la conquête trouve une Espagne de Charles Quint mal préparée pour la gérer, ce qui n'est pas sans causer bien des problèmes. Telles sont les questions auxquelles Christian Duverger, méso-américaniste de l'université, essaie de répondre dans cette biographie.

La première partie revient sur le parcours de Cortès de Medellin à Cuba (1485-1518). Né en Estrémadure, hidalgo, Cortès vient au monde dans un milieu privilégié. Son père est un véritable modèle. Il est parmi les derniers opposants à Isabelle de Castille avant le mariage avec l'Aragon en 1479. Pour affermir son autorité, Isabelle obtient la création de l'Inquisition puis achève la Reconquista avec la prise de Grenade, en 1492. La Castille est alors beaucoup moins préparée que le Portugal aux Grandes Découvertes, mais les trouvailles de Colomb débouchent sur le traité de Tordesillas, qui contente les deux royaumes. Cortès, qui a étudié à l'université de Salamanque, s'embarque presque avec Ovando, le nouveau gouverneur général des Indes, en 1502. Il part finalement pour Saint-Domingue en 1504 et découvre les ravages de la colonisation espagnole. Il sait néanmoins se rendre utile pour pacifier les Indiens, et comme lettré. Sous le gouvernorat de Diego Colomb, Cortès se fait nommer trésorier de l'expédition de Velazquez à Cuba, en 1511. Un conflit s'ensuit avec ce dernier, réglé par un mariage de Cortès avec une Espagnole -lui qui vivait en concubinage avec une Taïnos, et qui comme d'autres songe déjà plus à la sauvegarde des Indiens. Il pense aussi de plus en plus au Mexique. Des naufragés ont déjà été recueillis par les Mayas du Yucatan ; l'un d'entre eux, Aguilar, aura un rôle clé dans l'expédition de Cortès. Velazquez envoie deux expéditions pour tâter le terrain, en 1517-1518, sans grand succès.

Cortès sera le chef de la troisième expédition, montée avec l'accord assez tiède de Velazquez. Il jette tout son argent dans l'entreprise, rassemblant armes (dont peu de modernes), chevaux, vivres. Après avoir récupéré Aguilar à Cozumel, Cortès débarque, repousse les Mayas, et s'entiche d'une nahua, bientôt surnommée la Malinche, qui parle la langue des Aztèques, atout précieux. Devant l'ambassadeur de Moctezuma, c'est l'épreuve de force. Cortès refuse de se contenter des cadeaux et veut voir l'empereur dans sa cité. Il s'allie avec les Totonaques, vassaux des Aztèques, tout en s'arrangeant pour ceux-ci connaissent la défection. En juillet 1519, Velazquez est nommé gouverneur du Mexique. Cortès en appelle alors directement au roi Charles Quint, auquel il offre des présents, parie sur l'avidité de ses hommes, fait saborder ses navires pour renforcer leur motivation. Il marche ensuite sur la capitale aztèque. Une première victoire est remportée devant Tlaxcala. A Cholula, Cortès fait massacrer des émissaires de l'empereur qui tramaient un complot avec la complicité des habitants. Le 8 novembre, les Espagnols sont aux portes de Tenochtitlan, ville bien plus grande que celles d'Europe à la même époque. Le face-à-face dure jusqu'en mai 1520. Cortès, entretemps, s'est ralliée l'expédition envoyée par Velazquez et dirigée contre lui, menée par Narvaez. Alvarado, resté le chef à Tenochtitlan, se sentant encerclé par des Aztèques hostiles, en fait massacrer un grand nombre au Templo Mayor. Quand Cortès revient, la situation est désespérée : Moctezuma, que les Espagnols gardaient en otage, est lapidé par les siens. Le 30 juin, les Espagnols et leurs alliés indigènes tentent une sortie dont la conclusion est un massacre : la "Nuit Triste", où périssent beaucoup de nouveaux arrivants du contingent Narvaez et aussi 4 000 Tlaxcaltèques. Réfugié à Tlaxcala, Cortès réorganise ses forces, en profite aussi pour se justifier par écrit. Pendant ce temps, les Aztèques sont décimés par la variole, qui emporte le frère et successeur de Moctezuma, Cuitlahuac. Son cousin Cuauhtemoc, le plus acharné des anti-Espagnols, lui succède. Basé à Texcoco, à l'est de la capitale, Cortès prépare, en avril 1521, le blocus maritime de Tenochtitlan, avec des embarcations construites à cet effet. Le siège commence le 30 mai par la coupure de l'aqueduc qui alimente la ville en eau. Cortès bloque la ville à l'ouest et au sud, dans l'espoir que les assiégés s'échappent par le nord. Mais rien n'y fait, il faut prendre la cité d'assaut. Les Espagnols subissent un grave revers le 30 juin, dans lequel Cortès lui-même est blessé. Celui-ci bloque alors l'entrée nord, et l'investissement reprend. Il dure jusqu'en août. 100 000 défenseurs périssent durant le siège.

Cortès va pouvoir réaliser sa société métisse, en laissant une greffe espagnole sur les structures de l'empire aztèque. Il utilise d'ailleurs des symboles aztèques sur son nouveau blason. Il fait marier ses lieutenants à des femmes indigènes baptisées. A Coyoacan, puis à Mexico, Cortès vit tel un prince nahua. Pour la christianisation, Cortès fait appel à des franciscains disciples de Juan de Guadalupe, qui vont prêcher en apprenant la langue indigène. Cortès ne rejette pas l'esclavage, mais fait en sorte qu'il s'insère dans les pratiques traditionnelles et non celles importées par les Espagnols. Il se sent assez loin du roi pour bâtir sa propre politque, alors que Charles Quint ne veut que l'or du Mexique. En octobre 1524, Cortès quitte ses fonctions pour un voyage en Amérique centrale, à Las Hibueras. C'est pendant le voyage que Cuauhtemoc, le dernier souverain aztèque capturé pendant le siège de Tenochtitlan, qui accompagne Cortès et qui tente de soulever les autres chefs, est mis à mort, en février 1525. Il finit son périple au sud-est de la péninsule du Yucatan, puis explore en bateau la côte du Honduras. Les officiers royaux laissés à Mexico se sont révoltés contre son autorité. Il rétablit l'ordre à son retour en 1526. L'année suivante, après des démêlés avec les représentants du roi, il lance une expédition sur le Pacifique qui parvient jusqu'aux Philippines et aux Moluques.

Désavoué par Charles Quint, Cortès débarque en Espagne en mai 1528 pour s'expliquer. Après un pélerinage sur les terres familiales, il rencontre le roi. Il va obtenir le titre de marquis et la juridiction sur les terres convoitées. ll est de retour à Veracruz en juillet 1530. Mais à son retour, il est cerné par les officiers du roi, l'Audience, qui grignotent son autorité. Entre 1532 et 1535, il arme trois expéditions dans le Pacifique, dont une vers la Californie. Le nouveau vice-roi choisi par Charles Quint, Mendoza, arrive au Mexique en 1535. Cortès soutient logistiquement Pizarro au Pérou. Mais en 1538-1539, il s'insurge contre la ségrégation progressivement installée contre les indigènes. Ses hommes arrêtés, ses biens confisqués, Cortès rembarque la mort dans l'âme pour l'Espagne en 1540. Dès son départ, une révolte indigène éclate. Il participe de son côté à l'expédition manquée de Charles Quint contre Alger. Le roi, en 1542, quitte l'Espagne : il abolit l'esclavage des Indiens, nomme des vice-rois pour gouverner les Indes. La dernière lettre de Cortès au souverain, en 1544, n'est probablement même pas lue. Cortès meurt le 2 décembre 1547, retiré dans les environs de Séville.

Dans les années 1560, les fils de Cortès vont être mobilisés contre la politique d'hispanisation de Philippe II, le fils de Charles Quint. C'est alors que les franciscains créent le mythe de Quetzalcoatl. La révolte échoue mais le corps de Cortès a été ramené au Mexique. Cortès est banni de la mémoire officielle pour longtemps. La réinhumation officielle n'a lieu qu'à Mexico en 1794. Après l'invasion de l'Espagne par Napoléon, le Mexique entame la marche vers l'indépendance. La sépulture de Cortès échappe par miracle à la mise à sac en 1823 ; ses restes, cachés, ne sont réinhumés qu'en 1947.
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le 22 août 2001
J'ai adoré ce livre ... ce qui est primordiale c'est que l'action du personnage est replacée dans le contexte de l'époque .. l'auteur ne se contente pas de citer et de juger .. il analyse véritablement les comportements et pose les questions .. Cortes un monstre .. peut être .. mais peut être un amoureux de la culture latin américaine.. à méditer !
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 29 juillet 2014
Deception en lisant cette biographie du conquistador Hernan Cortés, l'auteur certainement émérite semble vouloir faire passer ce personnage haut en couleur pour une sorte d'humaniste entraîné malgré lui dans des batailles sanglantes et massacres sans fin qu'il ne désirait point, descriptions qui me paraissent parfois un point trop enjôleuses, je n'avais jamais imaginé Cortes Proche d'un Bartolomé de las Casas !.
Alors certes et heureusement, nous apprenons beaucoup de choses sur la conquête Aztèque et des manigances politiques de l'époque mais au final personnellement ce livre m'a plus fait plus l'effet d'une réhabilitation du grand conquistador fleurant bon l' hagiographie qu'une véritable biographie réaliste tel que je l'imaginais.
Pour conclure et ceci n'engage que moi j'ai finalement préféré même s'il ne s'agit que d'un simple roman, l'excellent " AZTECA " de Gary JENNINGS, qui lui semblerait être bien plus porche des réalités de l'époque..
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le 25 avril 2013
Le livre a été livré dans les délais et il est en très bon état. J'étais intéressée par la vision originale que Ch.Duverger donne du conquistador espagnol, mais je l'ai abandonné au profit de l'édition en espagnol, chez Taurus, qui de plus est augmentée de planches d'illustrations
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