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Le livre de Daniel (1971) est une fiction qui retrace les destinées troublées des deux enfants de Julius et Ethel Rosenberg, morts sur la chaise électrique en 1953 pour espionnage au profit de l'URSS.
Si les noms ont été modifiés et si le roman prend quelques libertés avec l'histoire, sa peinture de l'arrestation et de la condamnation des Rosenberg est fidèle - même si, à l'époque de l'écriture du roman, on ne savait pas comme aujourd'hui que les époux Rosenberg avaient effectivement transmis des dossiers nucléaires aux Russes. Doctorow prend plus de libertés dans sa description de la progéniture du couple : il prête des troubles psychiatriques à la fille, Suzanne, passionaria révolutionnaire, et fait du fils, Daniel, un thésard hippie affligé d'une vie de couple peu satisfaisante. Cette partie contemporaine, qui se déroule dans les années 1960, est la moins heureuse : les portraits paraissent forcés et seule la subtile relation qui s'est établie entre les enfants Rosenberg et leur famille adoptive éveille l'intérêt. Tout autrement passionnante est la description, si rare dans la littérature ou le cinéma américains (exception faite de Reds ou du récent Un pays à l'aube de Lehane), des activités des communistes et radicaux américains ; de même, les souvenirs du shtetel, formulés par la grand-mère des enfants Rosenberg, sont remarquablement brossés par Doctorow et jettent une lumière neuve sur les parcours si typiques des seuls civils citoyens américains à avoir été exécutés pour trahison. Il est regrettable que Doctorow ait été victime du modernisme ambiant (alternance de style parlé et de passages littérairement plus tenus, notamment d'inspiration biblique; afféteries diverses visant à produire un effet post-moderne de patchwork) et que la contre-culture tienne une place si importante dans un roman qui aurait gagné à être plus sobre. L'ensemble a de ce fait mal vieilli mais reste très recommandable.
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