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le 9 avril 2017
La nostalgie heureuse, quel beau titre! le retour au Paradis Perdu de l'enfance aurait pu etre quelque chose de sublime, mais quelle deception a lire un recit sans epaisseur ni description des caracteres. Elle ne parle que d'elle dans un style tout a fait affecte'. Le seul moment heureux et spontane' a ete a mon avis la reunion avec sa nounou. Le reste du livre un bon coup publicitaire!
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le 9 décembre 2013
Commençons par les reproches communément adressés à ce livre :
- Il est court. En effet, quel scandale à l’époque du règne de la quantité. Rappelons que “Le petit Prince” fait à peine 100 pages, mais c‘était dans le temps….
- Le message contenu est mince; à voir.
- L’auteur est narcissique; quelle découverte quand on sait que 95% des écrivains les sont…Mais je dois reconnaître qu’Amélie Nothomb (A.M.) fait fort en ce domaine.
- Il vaut mieux avoir en tête l’historique d’A.M. pour apprécier cette suite autobiographique, en forme de second retour au Japon de ses jeunes années : objection retenue. Il faut avoir lu au moins “Stupeur et tremblements”, ainsi que “Ni d’Eve ni d’Adam” pour être dans la course.
- Le vocabulaire est précieux; à voir.

Cela dit, quelles sont les qualités de l’ouvrage ?
Un style propre à l’auteur, plein d’humour subtil, qui utilice des termes très précis, qui peuvent désarçonner les amateurs de littérature pâté-de-campagne. Des moments très forts en émotion pudique, comme celui où elle retrouve pour la dernière fois sa nounou, sa “seconde mère”. Une façon de mieux connaître la culture japonaise.

Bref, un régal.

Ce que je regrette, c’est qu’ A.N. ne tente pas une explication sociologique au fait que le Japon, un pays si raffiné, ait pu faire régner l’enfer en extrême-Orient entre 1937 et 1945.
Mais il est vrai qu’elle est plus poète que sociologue…
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Je suis loin d'avoir lu tous les livres d’Amélie Nothomb (mais je m'y attèle) et celui-ci est pour l'instant mon préféré. J'ai du mal à comprendre les critiques négatives sur ce livre même si je respecte les points de vue divergents. Je me situe à l'opposé de ces critiques, qui ressemblent un peu à du lynchage gratuit. Je trouve que le texte est empreint d'une grande humilité, AN n'hésite pas à faire son auto-critique, voire son auto-flagellation, et sans complaisance aucune. J'ai vraiment senti sa sincérité et sa volonté de se livrer à nu, tel qu'elle ressent les choses et les pense. Oui, elle est devenue une écrivain célèbre et alors? Elle le mentionne un fois dans le texte et c'est un fait. Rien de subjectif.

France 5 lui propose un pèlerinage filmé sur les lieux qui ont beaucoup compté pour elle, et elle s'envole une dizaine de jours au pays du soleil levant. Elle nous raconte de manière extrêmement sensorielle et émotionnelle ses retrouvailles avec le Japon, les villes, les paysages et les êtres chers qui ont marqué son enfance et sa vie de jeune adulte, une vingtaine d'années après son dernier passage. J'ai aimé qu'elle parle d'elle-même, et de nombreuses phrases ont résonné en moi : "Qu'est-ce qu'une caméra peut percevoir de ce qui se passe en moi? Elle capte les remous à la surface du lac. Je reste dans mes grands fonds, là où aucune lumière n'arrive jamais".

Elle nous raconte avec des mots simples ses extases face à l'art, la nature (ah, l'Everest vu d'avion...), la nourriture, les vins ("un excellent vin blanc nous glisse dans l'âme"), et tout me parle même si je ne pense pas atteindre ces états de vacuité absolue qu'elle vit parfois. Elle est épicurienne, mais elle n'a pas à chercher le plaisir. C'est lui qui la trouve, elle est née comme ça. Elle sait "recevoir".
Son texte est parfois parsemé de mots plus compliqués et j'ai pris plaisir à en rechercher la définition exacte dans le dictionnaire. Tout comme j'ai pris plaisir à lire des poèmes des auteurs qu'elle cite dans le texte (Louise Labé, Gérard de Nerval).

Il y aussi beaucoup d'humour dans ce texte, Amélie Nothomb nous parle de ses travers, comme sa peur d'être en retard (par exemple: "Si ce chauffeur de taxi n'avait pas à ce point le visage de la rigueur, je le soupçonnerais de me berner").

J'adore la photo de couverture, je trouve Amélie Nothomb magnifique, gracieuse, intemporelle.

Ce livre m'a donné envie de découvrir le Japon, même si le massacre inutile que ce peuple perpétue envers les baleines et les requins m'a toujours rebutée.
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le 21 septembre 2014
Dans ce livre, Amélie Nothomb raconte son retour au Japon en 2012, dans le cadre d'un reportage pour la télévision. Elle retourne ainsi sur les lieux de son enfance (en particulier, à Kobe, où elle va revoir sa nourrice) et à Tokyo où elle a vécu son histoire avec Rinri (racontée dans "Ni d'Eve, ni d'Adam") et qu'elle rencontrera une nouvelle fois, le tout, filmé par une équipe de télévision.

C'est un roman très différent de ses autres œuvres et ce qui ressort avant tout est sa grande émotion de retrouver les éléments de son passé. C'est aussi un voyage intérieur auquel on assiste, empreint de "nostalgie heureuse" comme cela sera décrit dans le livre (je n'en dis pas plus...).

Sans nécessiter la lecture d'autres livres antérieurs, ce livre peut se voir comme un complément à divers ouvrages précédents d'Amélie sur sa vie au Japon, et il peut se lire indépendamment.

Comme toujours chez Amélie Nothomb, le style est très fluide, l'écriture parfaite et toujours très précise. Cela se lit très bien.
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le 1 février 2015
En 2012, Amélie Nothomb est retournée au Japon, le pays de ses premiers pas et de ses premières amours, pour les besoins d’un reportage de France 5. Je n’ai vu ce reportage qu’après lecture du livre, et je comprends que l’auteur ait ressenti le besoin de mettre des mots derrière les images et les montages d’une émission de télévision.

Le Japon d’Amélie Nothomb, c’est tout d’abord Nishio, sa nounou, avec qui les retrouvailles sont déchirantes, Nishio, une vieille dame à qui ses propres filles ne parlent plus, qui se souvient de tous les détails de l’enfance d’Amélie, mais qui a oublié le drame de Fukushima. C’est aussi Rinri, le jeune homme charmant de "Ni d’Eve ni d’Adam", l’amoureux transi qu’Amélie abandonnait une vingtaine d’année plus tôt. Les retrouvailles sont douce-amères...

L’auteur évoque aussi des côtés plus universels du Japon, mais qu’elle réussit à rendre personnels avec son regard particulier: les cerisiers en fleurs, l’impact du 11 janvier 2011, Tokyo, ville qu’elle ne comprend pas et qui lui évoque la “logorrhée d’un maniaque” ou Kyoto, “plus belle ville du monde” mais qui donne “une impression de schizophrénie”.

On retrouve dans "La Nostalgie heureuse" l’autodérision de l’auteur, son côté parfois fantasque : point de course pour descendre le mont Fuji, cependant, mais une photo au somment d’une réplique en modèle réduit, qui lui permet de mesurer sa propre “décrépitude”. L’ humour est toujours présent, derrière le choc émotionnel quasi-sismique des retrouvailles avec le pays adoré...
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le 22 janvier 2014
Un ravissement, comme à chaque fois !
J'ai eu l'occasion de voir l'émission en question. je l'avais trouvé pertinente, bienveillante.
aussi d'en comprendre les coulisses est une heureuse idée, un sentiment biographique amplifié.
Mon attrait, ma sensibilité forte aux ouvrages d'Amélie Nothomb est amplifié.

En revanche, si vous êtes primo-accédants à Amélie Nothomb, je vous recommande comme première lecture des ouvrages comme MERCURE ou Tuer le père.

Il faut être certain d'aimer Améllie Nothomb elle-même pour lire Nostalgie heureuse. Un tel Nothomb, ça se mérite !
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le 2 octobre 2013
Amélie se défend de faire de la fiction, sa démarche se veut authentique. L’est-elle ? Assurément avec, dans l'air, un projet de voyage au Japon, organisé par une chaîne de télévision. D’abord vient la nostalgie du pays aimé, au sens habituel, celle qui regorge de regrets. Vraie affinité élective pour ce brillant archipel, désir d’y retourner mais… « La pulsion de néant » au premier degré, celle de l'inhibition, guette et peut annihiler les meilleurs élans. On y retourne quand même. Or sur place tout a changé. Repérage quasi impossible des lieux et des gens. Brèves retrouvailles néanmoins avec Nishio-san, la mère-nourricière nippone et séparation intense et difficile, cœur broyé. Ca fait beaucoup d’émotions tout ça, mais à cœur vaillant…A Shukugawa, retour à l'école maternelle, sans la « classe des pissenlits », heureusement le toboggan est toujours là, vestige des jeux de l’enfance…Touchant mais quand même pas puéril ! A Kyoto, le temps ne s'est pas arrêté comme à Assise... mais que de merveilles ! Tant d’éblouissement peut provoquer le syndrome de Stendhal ou celui du voyageur. Trop de beauté c’est trop, l’esprit ne le supporte pas ou mal. Quant à Tokyo, ville d’entreprise, c’est aussi un retour à Stupeur et tremblements … Pèlerinage profane à Fukushima, le malheur y stagne avec l’acceptation. En compagnie de Rinri, ancien fiancé, devenu maître joaillier, c’est un autre genre d’évocation. Il n’y a rien à regretter, voyons, c’est la nostalgie heureuse la plus pure, plus pour lui d’ailleurs que pour Amélie qui ne s’y est pas encore tout à fait convertie. Ça ne se produit pas sur commande ces choses-là. Cela reste un beau programme de rénovation psychique car le terme « Natsukashii » qui en japonais désigne la nostalgie heureuse, est « l'instant où le beau souvenir revient à la mémoire et l'emplit de douceur. » Mon Dieu, pourquoi pas !… Entre temps, on ne perd pas le sens des affaires, rencontre avec le monde éditorial, interprète, traductrice facétieuse, puis repas littéraire avec convocation des grands poètes, d’Omar Khayyâm à… Gérard de Nerval. Que du beau monde ! Au-delà de ces émotions, de ces contacts, de ces impressions visuelles fortes, au delà même de la nostalgie heureuse, tant qu’à faire, on peut aspirer aussi au Satori, l’éveil libérateur, idéal du Zen. Entre les deux, seulement ( mais c’est déjà beaucoup) des moments de grâce, l’état de Kensho ou la plénitude d’un présent que rien ne peut troubler, « je suis une aspirine effervescente qui se dissout dans Tokyo » soupire, avec cette métaphore très contemporaine de la chose, Amélie au pays des merveilles. Inévitable retour en jet, beauté de l’Himalaya vu d’avion et de nuit. La capacité de s'émerveiller devant ce qui est grand et sublime peut nous sauver de la mesquinerie...Comment, vous ne le saviez pas ? Mais qui va vous exprimer l'indicible alors ? Et comment ?
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le 7 octobre 2015
Pour dire comme elle déteste, Amélie Nothomb est très 'clivante'!
elle représente pour moi l'extrème raffinement d'une forme de décadence, avec l'élégance de la précision et de la concision (j'allais dire de la sobriété!!!)
Avant de gouter ce millésime, il est quand meme recommandé d'avoir lu Stupeur et..... et Ni d'Eve,....
Notations sur le Japon avec le regard si original de nos amis d'outre-Quiévrain;
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le 30 novembre 2013
J'ai adoré ce livre
Amélie Nothomb nous fait voyager dans ce Japon qu'elle apprécie, mais aussi dans la réflexion des sentiments
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Mon 1er Nothomb. Une lecture plutôt sympathique racontant le retour au Japon d'Amélie Nothomb de longues années après son dernier voyage là-bas pour un reportage filmé traitant du même sujet.
Lecture assez fluide et accessible avec certains passages qui m'ont semblés plus "flous".
La narratrice (Amélie, elle-même) m'a semblé un peu "déconnectée" par moment. On la sent très mal à l'aise, presque "blasée" face à la caméra. J'ai parfois eu un peu de mal à comprendre certaines de ses réflexions ou certains sentiments, malgré tout, j'ai passé un moment sympathique de lecture, sans être exceptionnel non plus.
J'ai particulièrement aimé les dernières pages à partir du vol retour où je me suis retrouvée dans sa réflexion, j'ai apprécié sa sensibilité.
Ce roman m'a donné envie de lire d'autres romans de l'auteure.
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