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le 16 septembre 2007
Ce qui devait arriver arriva : les habitants du village ont collectivement fait payer à «l''Anderer» (l''autre) son crime ultime, celui d''être différent et Brodeck n''y est pour rien comme il tient à bien le souligner d''emblée. Pourtant, c''est lui qui est chargé par le village de rédiger un rapport sur l''événement inéluctable («l''Ereigniës») qui vient de se produire sous prétexte qu''il a fait quelques études et sait par conséquent le mieux écrire de tous. Lui qui souhaitait fermement pouvoir «ligoter sa mémoire» à tout jamais, il va devoir au contraire libérer celle de tout un village et retracer l''inracontable et les circonstances qui ont amené bon nombre de villageois à un tel acte collectif. Et Brodeck a bien du mal à se cantonner à retranscrire uniquement ce qui lui a été demandé et exhume par ailleurs bien des horreurs étouffées de toute cette communauté.

Autant dans un des précédents ouvrages de l''auteur, les âmes sombraient dans la grisaille, ici elles virent plutôt au noirâtre mêlant la barbarie de l''Histoire (la grande) à la sauvagerie de l''histoire (plus petite) de tout un village. Alors que la narration se situe dans une contrée indéfinie, l''époque pourrait l''être tout autant s''il n'y avait tous ces éléments si éloquents de notre mémoire collective dont chacun perçoit clairement, page après page, l''ombre de plus en plus oppressante. En tout cas, l''action se passe sans équivoque le long d''une frontière germanique, comme le dialecte en témoigne (il me plaît même à penser qu'il pourrait s'agir de l''Est de la France tellement meurtri par son passé), au lendemain d'une terrible guerre de domination et d'avilissemennt implacables, tyranniques planifiée par le pays voisin.
Et Brodeck, victime de cette tyrannie et pourtant revenu de là où on ne revient pas, a connu l''ignominie de l''intérieur bien qu''ayant échappé à son propre anéantissement (ce «Ich bin nichts», je ne suis rien, infligé par le pouvoir) en devenant le «Chien Brodeck» du camp.
«' les gardes' s''amusaient avec moi en me mettant un collier et une laisse. Il fallait que je marche ainsi. Il fallait que je fasse le beau, que je tourne sur moi-même, que j''aboie, que je tire la langue, que je lèche leurs bottes. Les gardes ne m''appelaient plus Brodeck mais Chien Brodeck.»

Dans ce livre, les horreurs de l'Histoire sont implicites et lui donnent, par cette volonté de ne pas les nommer, un caractère universel extrêmement sombre et difficilement supportable car sans doute bien proche d'une certaine nature humaine.
L''auteur exploite avec une remarquable perspicacité comment la peur est capable de transformer les hommes qui, sous son emprise diabolique, sont enclins aux plus abjectes cruautés en sombrant dans la pire déraison.
«L''idiotie est une maladie qui va bien avec la peur. L''une et l''autre s''engraissent mutuellement, créant une gangrène qui ne demande plus qu''à se propager.»

Ce livre sombre et suffocant est un gros, un très gros coup de cœur et nul doute qu''on entendra largement parler de lui (enfin je l''espère).

M. Claudel, je vous admire !
44 commentaires| 89 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Tous les romans de Claudel que j'ai lus à ce jour (les ames grises, la petite fille de Monsieur linh et aujourd'hui le rapport de Brodeck) sont toujours une rencontre magique avec la littérature et les belles phrases.
Chacune des phrases de ce roman, merveilleusement écrit,est remplie de poésie malgré la noirceur de l'intrigue.
Ce dernier roman est à couper le souffle...je l'ai lu lentement afin de pouvoir en profiter plus longtemps.
Broceck, survivant des camps durant une guerre (laquelle?) retourne au village et est confronté à la folie des hommes.
Tous les habitants de ce village, dont on pense qu'il se situe dans l'est de la france, confient à Brodeck, l'écrivain du village à qui la vie n'a rien épargné la mission de rédiger le rapport sur l'inévitable crime qu'ils ont tous commis contre l'anderrer, un étranger dont ont ne connait ni le nom ni l'histoire, et qui va s'installer au village pour quelques temps.
Tout d'abord charmés par sont attitude et ses manières, ils vont peu à peu voir en lui un envoyé du diable.
Parrallèlement à cette rédaction, Brodeck nous relate sa dure vie, ses expériences et ses rapports avec les habitants du pays.
Il analyse foule de petits évènements qu'il consigne dans un rapport parralèle.
Vous ne saurez ni quand ni où se déroule cette histoire...
Mais qu'importe, vous serez totalement envoutés.
Claudel est un auteur formidable...Je vous souhaite vivement de le rencontrer par l'écriture.
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le 15 janvier 2008
Oui, un choc.

Ce livre, j'avais lu les commentaires des lecteurs et je me réservais de le lire tranquillement, quand j'en aurais le temps et serais sûr de ne pas être dérangé. Mais je ne m'attendais pas à ce coup de poing, à cette émotion, cette tension qui me rappelait la lecture des Bienveillantes, à ma gorge nouée souvent ; et en même temps à ce bonheur de lire.

Je suis généralement un lecteur rapide, mais là j'ai vécu plus de dix heures avec Brodeck, dix heures pleines, pratiquement sans interruption, sans même manger, relisant une phrase, une autre, reprenant le récit, revenant sur un passage que je voulais retrouver.

Le sujet, je n'en parlerai pas, d'autres - nombreux - l'ont fait ici même avant moi. La façon dont Philippe Claudel l'aborde, le "traite", suffirait à elle seule à faire de ce livre un très grand livre. Mais la langue est si belle, si pure, si achevée sous une apparente simplicité que j'en ai savouré chaque phrase, chaque page.

Un critique littéraire écrivait il y a quelques mois que les parents et les enseignants qui voudraient convaincre leurs grands enfants ou leurs élèves du bonheur que peut procurer la lecture d'un roman devaient leur conseiller la lecture de celui-ci. Il avait raison : le Rapport de Brodeck est une formidable leçon, à la fois de français, d'humanité et - aussi - d'histoire.
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le 16 novembre 2007
Je n'en suis qu'à la moitié mais je ne veux pas le lacher et je crains de terminer
Quelle écriture, j'ai aimé les ames grises, j'ai adoré la petite fille de Mr Linh et là quelle découverte, l'imagination est respectée, l'écritue est fine, l'histoire se déroule en nombreuses étapes et en plus je suis une ancienne Nanceenne et j'imagine ce "petit village".
Monsieur claudel vous etes un grand et j'aurais aimé vous avoir comme professeur, continuez, ce n'est que du bonheur
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le 21 janvier 2008
Un livre dont nous ne pouvons sortir indemnes parce qu'il nous fait réfléchir sur notre humanité (ou manque d'humanité), sur la culpabilité. Un livre à lire absolument.
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le 19 janvier 2008
Voila bien longtemps qu'un livre ne m'avez pas autant captivé, c'est le mot qui convient.C'est bien écrit, le style est alerte et il y a ce parfum d'étrange, de mystère qui vous tient jusqu'au bout et en même temps beaucoup de pudeur dans l'écriture...Les Lycéens 2007 ne s'y sont pas trompés, un coup de chapeau mesdemoiselles et messieurs.
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Dans un village de langue germanique, un tragique fait divers.
Un homme, le seul villageois qui n'y était pas, se trouve chargé d'en rédiger un rapport.
Mais le simple rapport devient rapidement un véritable récit lucide, émouvant et dérangeant au fur et à mesure que Brodeck, son narrateur, sort du cadre imparti pour nous raconter sa vie d'homme simple et tranquille en apparence, mais qui découvre progressivement des pans de sa vie qu'on était loin d'imaginer au départ.

Sans vouloir trop en dire pour laisser au lecteur les découvertes que l'auteur lui réserve, le récit évoque, au sens le plus fort du terme, une guerre et des pratiques que, sans jamais que cela soit dit, l'on associe aux atrocités de la Seconde guerre mondiale.

Néanmoins, le récit est toujours sobre, simple, bien éloigné du récit d'histoire, mais c'est l'être humain dans toute son atrocité qui est révélé. Comment des hommes sans histoires, éloignés de toute préoccupation politique ou idéologique, sont-ils amenés à participer à la tâche du bourreau ? Comment la peur pervertit-elle l'être humain ? Comment survivre là où cela n'est pas prévu grâce à la négation acceptée voire revendiquée de son humanité ? Comment la différence génère-t-elle des situations de rejet qui peuvent aller jusqu'à l'extrême ? Comment le souci d'une tranquillité supposée favorise-t-il l'oubli et la disparition de sa conscience ? Quel est le prix du bonheur d'une communauté qui refuserait d'accepter son histoire ?

Ce sont là des questions qu'aborde le livre fort de Philippe Claudel, conduisant avec facilité le lecteur d'une page à l'autre, racontant a priori l'histoire d'un homme et d'un village dans une campagne éloignée. Mais, très vite, on comprend qu'à travers ce microcosme, c'est l'humanité entière qui est engagée, c'est nous qui sommes concernés.

Plus facilement abordable que Les Bienveillantes auxquelles on ne peut s'empêcher de penser, Le Rapport de Brodeck n'en est pas moins fort et mérite le détour de tout homme de bien soucieux de ne pas franchir la ligne ténue qui pourrait faire de lui, sans qu'il s'en rende nécessairement compte, un bourreau.
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Vraiment j'adore cet écrivain et ce"rapport Brodeck" le consacre définitivement dans la cour des grands.TOUT dans ce roman est sublime .D'abord la langue magnifique .Claudel joue avec les mots les sonorités et nous entraine dans ce petit village retiré près de la frontière allemande.Ensuite une histoire prenante qui capte le lecteur des le premier chapitre:Qu'est-il arrivé au narrateur?pourquoi les sages du village lui demande d'écrire ce rapport un peu contre son gré ?Les faits nous sont dévoilés au fur et à mesure du roman avec une analyse très fine des caractères et de l'âme humaine dans ce qu'elle a de pire et de meilleur ;Vraiment ne rater pas la lecture de ce roman qui est un grand moment de lecture.
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le 22 janvier 2008
En achetant, je me dis "encore ton 3000ème bouquin sur les camps"... et paf! Je tombe dedans, dans l'écriture fleurie, poétique, sublime.
Il n'y a pas grand chose d'autre à dire, c'est sublime.
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le 25 octobre 2007
Voilà bien longtemps que je n'avais pas lu un ouvrage aussi fort... Pour moi, c'est une révélation. L'écriture est sublime, l'histoire prenante, les personnages émouvants. Une histoire qui nous emmène loin et qui ne nous lache pas. C'est aussi une belle description de la nature humaine avec ce qu'elle a de plus beau et aussi...ce qu'elle a de plus laid.
Merci M. Claudel, il y a longtemps que je n'avais pas eu un tel plaisir de lire.
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