undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos Rentrée scolaire Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

3,9 sur 5 étoiles
36
3,9 sur 5 étoiles
Format: Broché|Modifier
Prix:19,00 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Tout comme l'auteur Kevin Powers, Bartle, 21 ans, engagé volontaire dans l'Armée américaine, est parti en Irak et en est revenu. Alors bien sûr, même s'il s'agit d'un roman, « Yellow birds » propose une expérience très authentique de ce qu'ont pu ressentir ces jeunes Américains à peine adultes qui ont essentiellement vu en l'Armée un moyen de sortir de leur trou paumé et, après une rapide formation, ont été brutalement confrontés à la guerre.

L'auteur consacre autant de pages - et donc peut-on en déduire : autant d'importance - à l'après-conflit qu'au conflit lui-même. Les chapitres alternent entre les deux périodes et les deux périodes peuvent même exister au sein d'un même chapitre. Contrairement à ce que l'on pourrait attendre d'un récit de guerre, relativement peu de place est consacrée à l'action proprement dite. Le roman est étrangement très introspectif et contemplatif et son rythme s'avère assez lent. Le lecteur suit le cheminement de l'âme de Bartle plutôt que l'avancée des troupes. Les descriptions des paysages en Irak comme aux Etats-Unis sont très présentes et même souvent poétiques. Le roman devient la cartographie du jeune soldat.

Le roman ne prendra jamais véritablement de hauteur politique sur le conflit ; il n'interroge pas le bien-fondé de la présence américaine ni les conséquences du conflit pour l'Irak à ce niveau. Par contre, il montre très bien comment la guerre et l'armée peuvent pervertir ce qu'un individu croit être lui-même. L'individu est comme dépossédé de lui-même. L'instinct de survie et la hiérarchie s'imposent au détriment de la distance critique et des valeurs personnelles. Le roman montre très bien aussi comment il est difficile de survivre à cela. Ainsi, on sait dès le début du roman que la mort a frappé un frère d'armes de Bartle mais seule la fin parviendra à dévoiler l'implication de Bartle dans le drame. « Yellow birds » est un beau témoignage sur la guerre d'Irak qui répond à un désir d'actualité mais le dépasse à mon sens. Il ne parle pas tant d'Irak que du traumatisme d'une jeunesse que rien n'interdit malheureusement à l'avenir de reproduire.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 septembre 2013
Le narrateur, Bartle est un vétéran de la seconde guerre du Golfe. A 21 ans, il est parti combattre à Tal Afar en Irak. Dans son unité, il a fait la connaissance de Murph, 18 ans, avec qui il se lie rapidement d’amitié. La veille de leur départ au combat, il a promis à la mère de celui-ci de le ramener sain et sauf à la maison. Cette promesse, il ne parviendra pas à la tenir, et se retrouvera hanté par ses souvenirs.

A travers les mots d’un soldat traumatisé par ce qu’il a vécu, Kevin Powers nous raconte l’horreur de la guerre. Il alterne les chapitres se déroulant en Irak et ceux se passant après son retour chez lui.
De manière très poétique, il décrit le quotidien des soldats et de son amitié avec Murph. La virtuosité de l’auteur contraste avec la signification de ses propos. La mort est une ombre permanente qui pèse sur leurs épaules, tel le soleil écrasant du désert irakien. Tellement omniprésente, elle en devient presque banale dans la vie de tous ces soldats, mais parait vaine également, quand le seul but de l’unité des protagonistes est d’occuper un pâté de maison vidé de ses occupants, dans une ville perdue à la frontière syrienne. Inexorablement, il nous entraine vers la mort de Murph, que l’on devine dès les premières pages.
L’autre partie du récit se déroule après le retour de Bartle à la vie civile. Lentement, il sombre, rongé par la culpabilité de ne pas avoir su protéger son ami, et par les atrocités commises durant la guerre.

Au final, l’auteur, à travers sa propre expérience de soldat, nous livre un roman saisissant de réalisme sur ces jeunes gens qui se sont engagés volontairement, qui ont massacré et se sont faits massacrer, ainsi que sur leur retour à la vie quotidienne, parfois plus dur que la guerre elle-même.
A lire absolument, ne serait-ce que pour effleurer l’horreur et l’inutilité de cette guerre (puis enchaîner avec « Boule et Bill », par exemple, pour un peu plus de légèreté).
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 août 2015
ce récit de guerre a le merite de nous parler d'un soldat engagé en irak. donc, rare! l'auteur décrit sa peur, ses angoisses et surtout son difficile retour aux etats unis.c'est le meilleur du livre, cette inadaptation et le souvenir de son copain mort... les combats sont rares et c'est surtout par les réactions psychologiques que le texte est original.mais,parfois quelques pages de fausse poesie gâtentt un peu le livre.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 octobre 2014
Intemporelle, universelle, cette histoire intense et brûlante est de celle qu’on n’oublie pas et qui fait dire qu’au fond toutes les guerres sont les mêmes et que, d’une manière ou d’une autre, on n’en revient jamais. Jamais entier. Jamais « comme avant ». Jamais tout à fait.
Ici, pas de héro, pas de grands sentiments, pas d’idéaux et pas de trash non plus, l’auteur reste pudique, n’en dit pas plus qu’il n’en faut et c’est d’ailleurs inutile car ce qui est dit est suffisant pour faire ressentir toute l’horreur (indicible) de cette expérience. C’est un roman qui dit plein de choses mine de rien, qui parle par exemple du poids écrasant de la culpabilité, de l’impossible retour à la vie civile, de la perte de soi et des mensonges parfois nécessaires qu’il faut faire – y compris à soi-même - pour pouvoir continuer.
C’est très bien écrit, réaliste et poétique à la fois, très fort surtout : impossible d’oublier l’odeur du métal, les carcasses de chien bourrées d’explosifs et le goût du mauvais whisky jordanien. Aucune phrase ici ne semble posée au hasard, elles sont toutes lourdes de sens, presque métaphysiques, et le lecteur est captivé, tenu en haleine, la nausée au bord des lèvres jusqu’au bout.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 août 2014
Pour ceux qui s'interrogent sur la guerre pour ce qu'elle est pour le soldat, loin des héroïsations complaisantes et patriotardes, au XX siècle comme au XXIe siècle (ici un soldat américain en Irak) il est indispensable de lire ce livre. La guerre détruit les corps et les âmes. Vue de près elle n'a rien à voir avec ce qu'on en dit de loin, on ce qu'on imagine. C'est ce qu'avait déjà rappelé le film magnifique sur les traumatismes liés aux combats de la première guerre mondiale (les fragments d'Antonin). Ici un livre évidemment bouleversant mais difficile, qui laisse le lecteur en piteux état tant la guerre y apparaît pour ce qu'elle est : un grand moment effrayant où le meurtre devient légal, voire encouragé. Relisons également les mémoires du sergent Bourgogne qui dans l'horreur de la retraite de Russie de 1812 reconnaît avoir été sur le point de perdre son humanité. C'est cela la guerre. Peut-être y en a-t-il de justes, je ne sais pas, sûrement! mais c'est cela ...quand même.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 août 2014
"Yellow birds" de Kevin Powers

Guerre d'Irak, présence américaine qui suit la chute de S. Hussein. Bartle, le narrateur, 21 ans en 2004, combat en Irak auprès de son ami Murphy, qui ne reviendra pas.

Alternant scènes de guerre et retour au pays, K. Powers écrit l'indicible : en Irak la terreur des mortiers, les tirs à l'aveugle, les morts civils ; aux E.-U., la culpabilité, le remord, la vie rétrécie ("J'étais comme le conservateur d'un musée désert"), la tentation du suicide.

Pas un pamphlet ni le livre d'une génération, mais un roman court et fort, poétique parfois (comme lors du passage en Allemagne où Bartle reprend contact avec un monde en paix), multi-primé. Aucune polémique explicite sur l'"utilité" ou le sens de cette guerre en Irak, mais l'inanité des motivations parfois évoquées est suffisamment parlante. Et pour les soldats, seule compte la survie...
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 décembre 2014
Je me rappelle les critiques très partagées sur ce roman à sa sortie et lors de l'obtention controversée du prix du "Monde" et effectivement, on est bien loin du grand roman générationnel et définitif sur la guerre d'Irak...
Il y a bien quelques pages prenantes sur la violence absurde de la guerre (ce qui ne constitue pas une grande révélation) mais le livre est vraiment trop fabriqué et n'est finalement probant ni comme témoignage, ni comme oeuvre littéraire. Les scènes (une petite dizaine dont une bonne part totalement insignifiantes) sont en effet complaisamment étirées dans une construction reposant sur deux récits alternés (pendant/après sur le mode "Voyage au bout de l'enfer"), qui semble ne servir qu'à préserver le suspense d'une intrigue artificielle et assez invraisemblable ; ce qui, du coup, ôte toute exemplarité à l'expérience relatée. La forme du recueil de nouvelles aurait à mon avis bien mieux mis en valeur ce matériau de départ.
En outre, les métaphores sont parfois vraiment très lourdes et "tartinées" et les réflexions pseudo-philosophiques sur la vie, la mort, la culpabilité, l'amitié, etc. paraissent comme plaquées là pour faire plus sérieux. Bref, sur le plan strictement littéraire, c'est parfois assez navrant. Et comme le contenu fictionnel est extrêmement pauvre (en comptant le narrateur, on doit avoir, en tout et pour tout quatre vrais personnages...), ben il ne reste pas grand chose.
22 commentaires| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 mars 2015
Contrairement à la plupart des ouvrages sur la guerre en IRAK, aucun machisme, la réalité de la vie sur le terrain et les coups qu'on encaissent aussi bien au propre qu'au figuré.
Pas beau la guerre, même si on en sort intact physiquement, je crois que la plupart des soldats en reste marqué à vie.

DUR TRÈS DUR
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 mai 2014
Livre non lu car commandé pour offrir mais déjà en possession du destinataire.
Apprécié par celui qui l'avait déjà lu: reflète avec beaucoup d'émotion le vie d'un soldat en Afghanistan, récit authentique de la dure réalité de la vie des militaires imoliqués dans ce conflit.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 septembre 2014
Si on peut appeler ce livre un roman. C'est un témoignage "romancé" d'une grande force, très bien écrit avec des moments poétiques.
Il se dévore presque comme un polar. Je le recommande fortement.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

7,72 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici