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le 7 septembre 2015
Un roman, une odyssée ! Formidable! Je l'ai lu 3 fois et j'y trouve encore des détails cocasses: des portraits drôles, cruels, de la sensualité et une gouaille incroyable. C'est un roman jouissif!
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le 2 octobre 2015
Livraison rapide en parfait état. Le prix est intéressant. Le livre est en très bon état et remplace parfaitement l'exemplaire prêté qui ne m'a jamais été rendu.
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le 22 juillet 2014
L'histoire est passionnante, plein de personnages avec des histoires liées
Une pause s'impose car foisonnant de détails , peut devenir vite indigeste
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Les filles du calvaire/Pierre Combescot/Prix Goncourt 1991.
La première partie de l’histoire, celle de Madame Maud patronne du bistrot « Les Trapézistes » dans le quartier des « Filles du Calvaire », est une véritable pièce d’anthologie.
Derrière son comptoir, elle trône avec alacrité. Née Rachel Aboulafia, juive Tunisienne dont la grand mère alimenta jadis la chronique de La Goulette, elle reçoit chaque jour un petit monde interlope très coloré : artistes du Cirque d’Hiver, souteneurs, prostitués des deux sexes, rabbins, danseuses, flics, commerçants. Mille et une destinées évoluant dans le Paris de la première moitié du XXé siècle. Elle veille à tout ce qui pourrait subvertir ce monde qui l’entoure.
« Vespérale et mystérieuse, emmaillotée dans sa nuit obscure, et trônant telle une déité barbare sur sa cargaison de Gitanes, de gauloises bleues, de Boyards papier maïs, de Celtique, de Ninas et de Chiquitos, confortable dans sa graisse violacée, flambante de toute sa chevelure, son opulente poitrine posée à même la caisse comme un objet propitiatoire, ex-voto pour toutes les planches à pain et les femelles limandes du quartier, Madame Maud ressemblait à une sorte d’éponge vénéneuse prête à absorber les secrets les plus intimes pour mieux tranquilliser le sien. »
Pierre Combescot, dont non seulement la grande culture mais aussi la verve sont évidentes, nous plonge dans un univers complètement baroque mais pourtant bien réel et en usant d’un vocabulaire d’une rare richesse et d’une grande poésie, et avec un style généreux il met en scène une Madame Maud qui, elle, manie à merveille l’art de la palinodie.
L’épisode burlesque relatant sa très longue correspondance avec la mercière dénote une virtuosité du verbe inégalable.
« Ayant aperçu comme une ombre d’infamie, bien enfouie sous les débris de cette terne existence de mercière de quartier, Madame Maud n’hésita pas un instant : elle allait équarrir cet être, s’en jouer et, d’une certaine manière, comme le diamant de sa gangue, en faire sortir le feu. »
Quand Madame Maud s’exprime, c’est toujours très imagé : « Je vous jure que dans la haute, quand elles pondaient leurs gniards, elles en faisaient moins à la pose que cette rencarrure qui se gobe pour un lardon comme si elle vous chiait des pommes vapeur… »
Bien des passages m’on rappelé Georges Perec de par les digressions incessantes et l’emboitement des histoires ainsi que les sauts dans le temps et l’espace. La truculence et l’humour sont de tous les instants et cette écriture jubilatoire est un régal. Je pense en particuliers aux amours improbables d’une lionne et de son dompteur. Et toutes ces références à l’histoire biblique rendent le récit imagé et même caricatural.
Et puis on fait un grand retour en arrière pour découvrir les parents et grands parents de Madame Maud, toute la famille Boccara et Aboulafia, résidant dans le quartier juif de Tunis, à La Goulette. Un fantastique portrait de famille avec Emma Boccara et Loulou son sigisbée, la grand-mère et sa fille Lea épouse Aboulafia. Toute une panoplie de succubes et d’escarpes évolue parmi les sentines de La Goulette et la belle Rachel, future Madame Maud, fille de Léa, n’est pas la plus mal à l’aise dans ce monde interlope.
Et le navire l’emmène vers cette Europe en guerre. Elle débarque à contre courant de l’exode dans un Paris inquiétant et cinéraire envahi par les Allemands et peuplé d’êtres fugitifs, des ombres torpides attendant l’orage. Assise à la dérive, elle est assaillie de réminiscences italo-niçoises, une rencontre d’antan, une prime émotion résidant au fond de l’âme :
« Pour la première fois, son corps devançait ses pensées, les guidait. Pour la première fois, sa chair proposait ; et elle s’offrait, telle la plante lourde qu’accable le poids du fruit qu’elle a formé, implorant la main bienveillante qui la cueillera. Pour la première fois, elle subissait la fatalité de l’espèce. Le lent mûrissement du désir, qui est comme une injonction à se survivre par la perfection de l’amour. »
Quel magnifique passage !
Elle va rejoindre le bourdeau pour michetons et autres chochottes de la rue Rochechouard, chez Emma, là où officiait sa grand mère et où venaient cachetonner parfois les escarpes du coin. Elle retrouve Raymond, l’ex de sa grand mère avec qui elle va devoir s’acagnarder dans ce bordel en ruine.
L’Occupation allemande fait son œuvre et la collaboration de même. La « plus précieuse raclure de la Gestapo et la fine fleur du trafic en tous genres se mêlent » dans un monde des plus interlopes insouciants des prémices d’une vengeance qui couve au moment où les alliés débarquent en Italie.
Un roman étonnant.
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le 7 octobre 2012
Bon état de ce livre de poche et colisage de qualité.
Cet ouvrage pourtant prix Goncourt 1991 est relativement indigeste à lire. Du "Audiard" sans la verve et l'humour mais uniquement la vulgarité.
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