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"(...) c'est probablement sur une telle 'simplicité' uniquement motivée par une joie authentique et éloignée de toute aspiration au profit, que repose la créativité qui donne naissance à ce que nous appelons la littérature : cet acte gratuit, dénué de toute fonction précise, échappant à toute logique commerciale et donc inutile parce que non monnayable, et pourtant absolument nécessaire pour exprimer, du simple fait de son existence, des valeurs qui puissent concurrencer la suprématie des lois du marché et de la rentabilité" - p.10

L'auteur, Nuccio Ordine, italien, est visiting professor dans diverses universités européennes (ENS, EHESS, Sorbonne, Warburg Institute- Londres, ...) et passionné de littérature.

Il n'est pas vrai, comme le démontre George Orwell dans son insistance - valorisée par Jean-Claude Michéa Le complexe d'Orphée : La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès- à promouvoir la common decency, que seul l'acte utile, monnayable, marchand, créateur de profits est utile. Au regard de l'utilité affirmée de l'ordre marchand, ce qui ne contribue pas directement à la création de valeurs échangeables contre monnaie, n'est créateur d'aucune valeur. Imposture que ce diktat qui annihile la force de création de la valeur intellectuelle, culturelle, du don. La connaissance est une valeur qui, se partageant, s'accroît : celui qui reçoit la connaissance s'enrichit de celui qui la lui a procurée. Tout enseignant amoureux de son sujet sait bien qu'il est payé en retour de l'amélioration de la qualité de ses exposés et de la digne reconnaissance de son élève.

L'inutile est donc essentiellement utile. L'homme a besoin de cette "inutilité" pour vivre, se construire, se projeter dans son avenir. La liberté elle-même ne se monnaye pas. Elle appartient à ce registre de l'inutile pourtant ô combien indispensable, y compris d'ailleurs pour ceux qui la considèrent, par voie de conséquence comme inutile et l'utilisent dans leur libre commerce.

Nuccio Ordine rencontre dans son essai jouissif plusieurs penseurs, philosophes, poètes aux prises avec la nécessité de la libération de l'inutile. Avec un plaisir redoublé, Nuccio Ordine introduit un essai de l'américain Abraham Flexner rédigé en 1939, sur la valeur de l'inutile dans la construction du progrès en sciences.

"Si on ne comprend pas l'utilité de l'inutile, l'inutilité de l'utile, on ne comprend pas l'art; et un pays où on ne comprend pas l'art est un pays d'esclaves et de robots, un pays de gens malheureux, de gens qui ne rient pas ni ne se sourient, un pays sans esprit; où il n'y a pas l'humour, où il n'y a pas le rire, il y a la colère et la haine." - Eugène Ionesco cité par l'auteur.
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le 3 août 2017
Un ouvrage à lire et à faire lire, aussi à ceux et celles qui ont la tête dans le guidon...
A mettre la vie et le plaisir de vivre au centre de nos préoccupations, le monde changerait de figure !
C'est une invitation, un voyage de sagesse et une fenêtre ouverte !
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le 22 août 2013
Voilà un livre qui fait plaisir et qui fait chaud au coeur ! Oui, les lettres et les sciences humaines sont nécessaires dans la formation pleine et entière de l'individu. Oui, bien sûr, le domaine du négoce ne saurait être le tout d'une vie humaine. Tout cela est fort bien écrit, avec en prime une érudition de haut vol (à la George Steiner) mais in fine le livre n'ouvre quasiment que des portes largement ouvertes.
Ceci dit, le livre est plaisant malgré un certain manque d'ambitions (quels sont par exemple les frontières entre "l'utile" et "l'inutile" ? "L'inutile", qu'est-ce, en-dehors de la littérature et des sciences humaines ? Quel est alors le statut du luxe ? Question à laquelle je m'attendais à ce que l'auteur l'affronte aussi).
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le 30 décembre 2014
Incontournable.
Une gifle pour tout ceux qui croient que la culture n'est que futilité. Que seul l'argent et ce qui est rentable comptent. Comme si nous n'étions que de pauvres esclaves de l'obsession du chiffre, de la course du temps: toujours plus vite... Beaucoup disent, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Certes. Mais pour quoi faire?? Se taper le métro, le boulot, et consommer ou vomir cet excès de routine, cette vie monotone et répétitive. Du chiffre, du chiffre, du chiffre, que leur putain de chiffre!
Eh ben non, Nuccio Ordine nous montre l'Utilité de l'Inutile, cette suspension du temps pour admirer le beau, le farniente, ce que Hermann Hesse faisait dans son éloge à l'oisiveté. Certains diront qu'elle est mère de tous les vices; mais si la littérature, l'art musical, pictural, et toutes les autres formes d'arts sont un vice, alors que l'ont s'y laisse aller doucement, qu'est-ce que c'est bon.
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le 18 février 2013
enfin quelqu'un qui ose écrire que les jeunes de maintenant oublient que sans tout ce qui s'est passé avant eux ils ne seraient pas là. La culture commence chez les anciens, l'université doit redevenir une source de connaissances générales, le respect doit se recréer, les autres doivent être écoutés...

bravo

j'ai déjà acheté une dizaine d'exemplaires que je distribue volontiers
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le 16 juin 2014
convaincu de l'utilité de l'inutile ça fait du bien de se trouver conforter par de belles références...car dans ce monde on finirait par douter de ses propres convictions les plus profondes!!! Merci.
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le 30 août 2016
Un essai essentiel et utile sur un sujet plus que jamais d’actualité, les objets, le profit, le mercantilisme à outrance, la choséification de tout. Est-il possible de vivre heureux sans profit, sans désir de gain, sans monnayer ? La réponse à l’issue de l’essai est assûrement oui, il est même nécessaire de ne rien faire, de ne pas être dépendant des objets, de l’argent, être libre tout simplement.

J’ai aimé les nombreuses références aux philosophes, aux grands penseurs, aux poètes qui aident à donner un plan, un ordre et des exemples plus concrets au propos de l’auteur. Découpé en 47 rubriques ce court essai nous interroge sur la place qu’ont les objets et l’argent dans nos vies, sur l’aliénation qui en découle. Mais aussi, sur la place et la nécessité de l’inutile dans l’art, dans la vie et la construction de l’humain. C’est un manifeste qu’il faut mettre entre toutes les mains et qui n’est pas rébarbatif. J’ai bien aimé le chapitre sur la possession et le sentiment illusoire de bonheur qu’elle procure, car cela reflète totalement ce que je pense. Les conséquences désastreuses du principe de profit au monde de l’enseignement et de la recherche scientifique sont passées au crible. Je ne peux qu’être d’accord avec l’auteur qui nous alerte sur le fait que le budget pour l’éducation et les arts est toujours plus bas au moment même où on aurait besoin qu’il soit revu à la hausse. Je suis intimement convaincue que nous trouverons notre salut dans l’éducation et dans l’ouverture vers l’autre et donc la culture.

Cet essai nous rappelle qu’il est important de se cultiver, d’apprendre, de découvrir, que l’argent n’est pas une fin en soi, que l’argent ne peut mener qu’à l’aliénation de l’homme et que son obsession fait la place belle aux fanatiques de tout bords. Une petite pépite qui ne manquera pas de parler à ceux qui se sentent (tout comme moi) déboussolés par ce monde qui ne tient compte que de l’argent, qui a érigé l’économie au rang de divinité suprême. Je ne regrette pas ma lecture qui n’a pour le coup pas été inutile .

VERDICT

Un essai édifiant et facile d’accès qui fait la part belle à l’éducation et à la liberté, l’altruisme et le bonheur loin des préoccupations chiffrées et mercantiles si présentes dans nos sociétés actuelles. A lire absolument
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le 1 avril 2013
En ces temps de crise où l'économie et la finance font la loi, il est bon de se souvenir que ce qui a le plus de valeur - comme le Savoir, la Connaissance, l'amour du Beau (dans l'art, la littérature, la poésie...) - n'a pas de prix et s'avère très utile pour nous aider à traverser l'existence. Ce manifeste donne envie de revisiter nos Classiques.
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le 30 janvier 2015
Résumer la recherche que Nuccio Ordine développe selon 47 rubriques, tout au long de 186 pages, est une tache impossible et vaine.
Une autre démarche est possible grâce à un repérage sélectif effectué dans l’Introduction de l’auteur (XXIII). En effet, de quoi s’agit-il ? De la catégorie « inutile », qui est rarement développée du fait de son manque apparent d’intérêt. Alors que, comme le dit Cyrano : « c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ».
Première question qui se pose : l’inutile peut-il spécifier l’homme ?
Le biophysicien et philosophe Lecomte du Noüy nous répond: « seul dans l’échelle des êtres, l’homme accomplit des gestes inutiles ».
Quand on l’observe, l’« inutile » en tant que catégorie, vise une donnée de notre psychisme,
D’où, deuxième question : quels sont les gens susceptibles de nous éclairer sur cette partie de notre être ? Les psychanalystes, il va de soi.
Ainsi Miguel Benasayag et Gérard Schmit, en particulier, nous suggèrent que « l’utilité de l’inutile, c’est l’utilité de la vie, de la création, de l’amour, du désir » parce que l’inutile produit ce qui nous est le plus utile ; c’est ce qu’on crée sans raccourcis, sans gagner du temps, au-delà du mirage créé par la société.
Y aurait-il, troisième question, une partie du savoir où l’expression de ce psychisme se trouve concentrée ?
Il n’échappe à personne que c’est dans la littérature.
Nuccio Ordino en donne la justification :
< Voilà pourquoi Mario Vargas Llosa a justement souligné en 2010 – à l’occasion de la remise du prix Nobel – qu’un monde sans littérature serait un monde sans désirs, sans idéal, sans insolence, un monde d’automates privés de ce qui fait qu’un être humain le soit vraiment : la capacité de sortir de soi-même pour devenir un autre et des autres, modelés dans l’argile de nos rêves ».
Et qui sait si, à travers les paroles de Mrs Erlynne (« Dans la vie moderne, tout est une question de marge »), d’un célèbre vers de Voltaire (« le superflu, chose très nécessaire »), Oscar Wilde n’a pas voulu précisément faire allusion à la « superfluité » et à l’inutilité de son propre métier d’écrivain : à ce quelque chose « en plus » qui, loin de signifier de manière négative un « surplus » ou une « surabondance », exprime au contraire ce qui excède le nécessaire, ce qui n’est pas indispensable, ce qui va au-delà de l’essentiel ; et donc ce qui correspond à l’idée vitale d’un flux constamment renouvelé, ainsi qu’à la notion même d’inutilité – comme il l’avait déjà suggéré quelques années auparavant dans sa préface au Portrait de Dorian Gray : ‘Tout art est parfaitement inutile’.>
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le 14 février 2013
Ce petit livre est une véritable mine de connaissances où l'on découvre à chaque page des pépites de sagesse. Variations sur le thème de l'importance du savoir désintéressé qui s'avère être le plus intéressant qui soit. À lire et à relire sans modération.
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