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Parmi les cinq nouvelles, composées à différentes périodes de la vie de Kawabata, du recueil "La Danseuse d'Izu", deux récits d'une beauté insigne subjuguent tant la sensibilité que les jours après la lecture s'écoulent avec un sentiment d'impuissance: comment rendre compte avec justesse d'une telle beauté, du raffinement des émotions et des sentiments qui traversent avec élégance ces deux nouvelles? "Elégie" est l'apostrophe qu'une femme adresse à un défunt, un homme éperdument aimé et qui l'a cependant abandonnée. L'amante, sans amertume, emplie de sagesse, forme sur la métempsychose des pensées empreintes d'un lyrisme majestueux. Sous quelle forme l'être aimé s'est-il réincarné? Illuminée par des réminiscences de textes bouddhiques et de grands livres religieux ou mystiques, l'âme méditative ne veut croire que les défunts gardent dans l'au-delà leur apparence humaine et espère de tout son cœur que l'être aimé revit sur terre dans la fleur d'un prunier. Des idées métaphysiques font songer aux correspondances baudelairiennes: la couleur, le parfum, condensent-ils l'essence d'un être? Aux thèmes de l'amour et de la mort se greffe l'étrangeté d'un motif surnaturel. La femme fut une enfant et une adolescente aux dons médiumniques prodigieux. Les dons de voyance se brisèrent le jour où elle sentit à distance le parfum de la nuit de noces de l'homme aimé. Kawabata suggère-t-il en filigrane que l'amour, que la douleur de l'amour, sont des forces plus puissantes que les pouvoirs les plus extraordinaires? L'élégie de l'amante éternelle est une splendeur:
" Après que je vous eus perdu, les fleurs et leurs couleurs, les oiseaux et leurs chants me sont devenus fades et vains. Le lien qui rattachait mon cœur au ciel, à la terre et à tous les êtres s'était brisé. La perte de mon amour m'affectait plus encore que la perte de mon amant.
Mais lisant un jour un chant élégiaque de réincarnation, j'en fus inspirée; je retrouvai le don d'aimer avec générosité vous, le ciel, la terre et toutes les choses.
Je dois à la tristesse des amours humaines, mon élégie!
Je vous ai tant aimé!"
D'une infinie et ravissante délicatesse, la nouvelle "La Lune dans l'eau est une autre splendeur. Kyoko a l'idée de confier à son époux grabataire un petit miroir de toilette, sur lequel se reflète le monde par-delà la fenêtre: "A la fin de sa vie, son mari ne s'était pas contenté de contempler le potager de sa femme, mais aussi le ciel et les nuages, les neiges, les montagnes lointaines et les bois tout proches. Il avait observé la lune, regardé les fleurs des champs, les oiseaux migrateurs. Des hommes avaient suivi le sentier dans le miroir, et les enfants joué au jardin." Le récit entrelace de même les thèmes de la fidélité de l'amour par-delà la mort, de la beauté du monde et de la renaissance à une nouvelle vie.
Les trois autres nouvelles sont des histoires d'amour plus ancrées dans la réalité. "La Danseuse d'Izu" dépeint l'amour naissant d'un étudiant pour une jeune saltimbanque - amour timide, éphémère, où le désir palpite d'autant qu'il ne peut se concrétiser. L'impossibilité de toucher, l'effleurement, le frisson d'une distance infinie vers la femme, l'éternelle danse de la séduction: n'est-ce pas l'essence, la définition même de l'érotisme? Les larmes sans fin versées par le jeune homme parachèvent l'éducation sentimentale. "Bestiaire", d'une apparence anodine, montre un célibataire entouré à domicile d'une multitude d'oiseaux - il rappelle le Diphile de La Bruyère ! - dont les pépiements incessants ne parviennent, au terme d'un récit habilement décentré, à étouffer la douleur d'un amour malheureux. Dans "Retrouvailles", un homme marié retrouve par hasard après la guerre la maîtresse qu'il a abandonnée. Les sentiments paraissent hésitants, vagues, insincères. Autour d'eux, les soldats américains jouent dans un sanctuaire ancestral des airs de musique militaire; les femmes, habillées de façon vulgaire, sont méconnaissables. Comme le Japon a changé! L'amour dans toute sa pureté peut-il revivre sur le fond chaotique de l'après-guerre? Pourtant, sous le pinceau de l'esthète, de nouvelles histoires d'amour, de belles élégies, vont renaître. Sur les ruines d'un pays ravagé, Kawabata a cultivé les fleurs de l'intemporelle beauté.
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le 10 mars 2011
Le premier Kawabata que j'aie lu. Par hasard. Un choc, et pas seulement culturel. Une écriture juste, posée, sans être séche. Le plein de sensations. Et pourtant on vit cette écriture plus qu'on ne la ressent. Mais quelle tristesse ! Je ne l'avais pas ressentie à ce point depuis la lecture d'un ouvrage de Léo Malet.
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le 17 février 2002
Ces 5 nouvelles nous content la mort et l'amour au quotidien. Des petites histoires sensibles et mélancoliques, de l'entre-deux guerres, qui se lisent facilement. Un reflet de la vie japonaise de l'époque ? En tout cas, un livre qui dresse un portrait sans concession des personnages.
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le 7 juin 2008
J'avais plutôt bien aimé "Tristesse et beauté", et à l'inverse détesté "Le Lac" du même auteur. Disons qu'avec "la danseuse d'Izu", je me situe entre les deux...
L'auteur nous livre ici 5 nouvelles qui tournent toutes autour d'un thème central, les amours défuntes, ratées ou impossibles.
Le style est recherché, mais quelle tristesse ! Il se dégage tant de douleurs et de non-dits de ces courtes histoires que l'ensemble m'a mise assez mal à l'aise.
Sentiments mitigés, donc.
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le 17 juillet 2010
Il faut toute la subtilité de Kawabata pour évoquer avec légèreté et profondeur l'amour et son trouble naissant, la mort et les mouvements imperceptibles du deuil.

La nouvelle qui donne son titre au recueil offre un exemple presque indicible du style si juste de l'auteur. Avec un sens des silences qui annonce déjà les plus belles pages de Murakami Haruki
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D'une écriture fine, délicate, sure et sereine. La première nouvelle "La danseuse d'Izu" est excellente, les cinq autres sentent beaucoup la mort et sa froideur.
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