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Une délicieuse séance de massage dans un établissement de bains ouvre le roman - la voix de l'employée est d'une beauté indicible - qui se clôt par le spectacle féerique d'un clignotement de lucioles. Les myriades d'insectes luminescents sont libérées de cages où la foule attroupée sur une rivière essaie de les attraper dans ses filets.
Existe-t-il encore au Japon une fête des lucioles?
Entre les deux scènes, avec netteté miroitent sur la conscience de Gimpei, héros aux pieds disgracieux, les souvenirs de trois femmes poursuivies et aimées: l'espiègle cousine, Yagoï, sur les rives du lac de l'enfance; l'intrépide lycéenne, Hisako, qui s'est offerte à lui, et la jeune fille d'une grâce incomparable entrevue sur une colline de Tokyo et retrouvée sur le pont de la rivière. Combien d'autres femmes, lucioles à l'irrésistible, à l'insaisissable beauté, l'homme n'a-t-il pu s'empêcher de poursuivre tout au long de sa vie? Le sentiment de leur beauté est si prégnant qu'il faudrait, pour le dissiper, les mettre à mort.
A propos du chef-d'oeuvre de Mishima "Le Pavillon d'Or", le grand critique littéraire Kobayashi disait qu'il l'avait lu comme un poème, une "invention d'images qui défilent sans arrêt". L'expression s'applique autant au "Lac" de Kawabata, roman tout en arabesques, sans intrigue véritable, aux repères chronologiques vagues, troublés. La composition spiralée, d'un raffinement suave, évoque un poème, un livre d'images sur les thèmes enlacés de la hideur et de la beauté. Elle s'apparente à une succession de fondus enchaînés, une image du passé resurgissant avec éclat sur le fond d'une image présente. Parfois, les arrêts sur image se confondent de façon saisissante avec l'hallucination. Ainsi divague le récit au gré des visions de Gimpei - un monde flottant qu'illumine par intermittence la révélation de l'harmonie.
Kawabata et Mishima dialoguent-ils par livres interposés? L'image de la laideur des pieds masculins, associée à la grâce des petons féminins, est reprise dans "Le Pavillon d'Or", à travers le sombre Kashiwagi dont les pieds bots sont une incarnation du mal. La beauté intemporelle du Pavillon d'Or appelle sa destruction, comme pour Gimpei la beauté vénérée des femmes. "Je voudrais la suivre, elle, la femme, jusqu'au bout du monde. Mais cela non plus ce n'est pas possible. La suivre ainsi, cela voudrait dire qu'il faudrait la tuer." Le fantasme, présent dans les deux romans, d'une transfiguration du Beau dans la mort, est-il le signe d'une perversion, ou le signe de l'extrême sensibilité de l'esthète face à la splendeur des choses?
11 commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 août 2002
kawabata fait moins dans la retenue qu'à son habitude, et l'effet est saisissant. l'infâme gimpei aux pieds difformes suit des jeunes filles au bord du lac. il les aime, et l'une d'elles va l'aimer (ou pas?) dans le jardin d'une maison. il ne s'en remettra pas. parfois cruel, souvent triste, définitivement génial.
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le 15 août 2011
L'un des meilleurs romans que j'ai jamais lu. La recherche lancinante de la beaute qui de toute facon est fuyante. Le desir qui infante du desir chez l'autre. Et la merveille d'un style ou chaque phrase est ciselee pour etre a la hauteur du souvenir qui est toujours luisant au point que l'on s'y noie.
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le 13 avril 2006
Une tres bonne introduction a la litterature japonnaise; ce roman est un petit bijou de subtilite et de simplicite. Le style est prenant et vous serez bien tente de le lire d'un coup. Le lac est a la fois le roman d'une obsession pour la beaute, et un roman de la liquidite et de la mort (du Bachelard en Japonnais?).
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le 18 mai 2016
Très surprise par ce livre, on ne peut pas dire que je ne l'aime pas, mais je ne m'attendais pas à ça.
Je pense qu'il me faudra le lire encore une fois. Cette histoire reste une énigme pour moi.
Je ne comprends pas le personnage, je ne vois pas où veut nous amener Kawabata.
En tout cas, il ne m'a pas embarqué dans son univers, mais je lirai autre chose de lui car il écrit bien et peut-être ne suis-je pas tombé sur le bon livre.
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le 7 juin 2008
Disons le tout net, j'ai détesté ce livre.
Je ne critique pas le style de l'auteur, qui est toujours irréprochable (n'oublions pas qu'il a reçu le prix Nobel de littérature en 1968 !).
Mais l'histoire de ce pervers qui suit les jeunes filles dans la rue en rêvant de les zigouiller m'a réellement donné la nausée.
A aucun moment l'auteur ne prend position et pire, on a parfois l'impression qu'il fait corps avec son personnage, qu'il lui voue une certaine sympathie, ce qui rend l'ensemble extrêmement dérangeant.
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