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U.Eco est l’un des auteurs les plus plagiés, ce qui prouve que loin d’être difficile à lire comme le prétendent certains, ses fictions complotistes sont bien plus populaires qu’on ne le croit.
Le pendule de Foucault, à l’origine du titre, pose la question du référentiel galiléen, et par extension, de tous référentiels. Tout mouvement étant relatif, si la Terre tourne, elle le fait par rapport à quelque chose de fixe. Si, selon le principe de Mach, la masse d'un objet, la quantité qui mesure son inertie, serait le résultat de l'influence de l'univers tout entier sur cet objet, le pendule ajusterait son mouvement non pas en fonction de son environnement local, mais en fonction des galaxies les plus lointaines puisque la quasi-totalité de la masse visible de l'univers se trouve non pas dans le système solaire, mais dans les galaxies les plus éloignées, voire dans d’autres dimensions. Autrement dit, ce qui se passe sous notre nez se détermine dans l'immensité cosmique. La métaphore est évidente : pour les personnages d’Eco, si le monde a un sens, sa signification n’est pas à chercher dans l’évidence apprise à l’école, elle est à chercher dans l’invisible, dans l’occulte.
L’histoire se passe dans l’Italie des années 80. Casaubon et ses amis Belbo et Diotallevi, croient retrouver un sens à leur vie après une entrevue avec l’étrange Colonel Ardenti, qui leur dit avoir découvert le secret des Templiers à travers un soi-disant Plan, qui devrait se réaliser au bout de six cent ans avec la venue du Roi du monde. Intellectuels ex- soixante-huitards désabusés et revenus de tout, les trois compères croient trouver dans cette révélation le référentiel manquant qui expliquerait toutes les incohérences de l’Histoire. Dans leurs obsessions fabulatrices, ils s’amusent à reconstruire dans un simulacre de l’énigme des Templiers toute l’histoire occulte du monde, jusqu’à ce que, victimes de leur création imaginaire, des sectes occultes qui porteront crédit à leur imagination les pourchasseront afin d’en obtenir la clé. Là encore revient la question du référentiel. A quoi se réfère-t-on lorsqu’on parle du réel ? Que se passe-t-il quand la fiction s’insinue dans le réel ?
Le thème de la fabulation, de la superposition/substitution du réel et de l’imaginaire, a souvent été traité par la littérature moderne, comme chez Christopher Priest, mais Eco le fait de façon originale en le mettant en corrélation avec les mythes millénaires et transforme l’occulte en mythe moderne.
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le 14 septembre 2012
Ayant lu cet ouvrage il y'a de nombreuses années maintenant, j'ai parcouru par curiosité les critiques... Quelle surprise de constater que si certains, tout comme moi, portent ce livre aux nues de l'érudition et du suspense, d'autres n'ont que peu accroché (c'est peu de le dire !). Je n'aurais pas le tort de croire qu'il faille être forcément érudit pour comprendre et apprécier le roman d'U. Eco. Mais reconnaissons qu'un intérêt pour les faits historiques et leur mystification est un plus nécessaire pour trouver du plaisir (parfois de la jouissance) à lire les rapprochements permanents et la lecture des évènements de l'histoire mondiale.

Simplissime dans sa structure (des amis, persuadés qu'un complot se trame depuis des siècles, font une relecture des faits majeurs de l'histoire, faisant par là-même réellement naître des adeptes de ce complot imaginaire), l'histoire nous transporte à travers l'espace et le temps pour rebalayer des pans entiers de notre histoire, des faits marquants à d'autres en apparence insignifiants.

Mais rien n'est insignifiant dans les mains d'U. Eco. Et l'anecdote la plus anodine revue à travers le prisme du complot devient une vérité indéniable et dont l'explication parait évidente une fois recoupée avec d'autres.

Car la force du récit est de partir de faits historiquement vérifiés, et tisser entre eux une trame logique là où ne semble exister aucun lien. Rapprochés ainsi, le lecteur ne peut que se rendre à l'évidence : le complot existe, depuis des siècles, et nous n'avons pas su le voir. C'en est troublant au point que l'on fini par ne plus savoir ce qui est amené par l'auteur de ce qui est réel.
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le 18 février 2006
Tous les adjectifs les plus dithyrambiques ne suffiraient pas pour qualifier cet authentique chef d’œuvre de la littérature contemporaine. C’est un monument d’écriture que l’on dévore avec une insatiable gourmandise. Entamer la lecture de ce singulier grimoire, c’est être happé dans une époustouflante course-poursuite métaphysique pour n’en ressortir que lessivé. Armé d’un style prestigieux et d’une érudition sans commune mesure, Umberto Eco s’amuse avec le lecteur en le plongeant dans un étourdissant jeu d’interprétation où le vrai devient le faux et où l’inconcevable apparaît tangible ! La géniale maestria d’Eco nous ouvre l’esprit d’une façon surprenante et nous incite, comme lui, à tenter d’embrasser toute la sapience…
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le 30 juillet 2006
Ah ! quelle étrange affaire que nous expose là, ce génial Eco.
Et une plongée en apnée dans le monde souterrain des templiers, garçon, s'il vous plait !
Parfois l'analyse combinatoire des symbolismes exigeant en réflexion et cosmogéniques recoupement, étouffe le lecteur que je suis peu initié mais pourtant intéressé.
Lorsque le colonel arriva avec l'objet de ses recherche pour entrevoir l'édition de ses découvertes je me suis senti totalement informé déjà introduit dans cet univers trouble (parlant des templiers l'introduction à double sens, je devrai changer de verbe...)
Et d'aller plus en avant dans la recherche donne au livre tout l'intérêt que je lui porte.
Eco manie la plume avec la dextérité d'un professeur de langue enseignant le chinois à des étudiants première année.
Au visage lent des gardiens du temple, porteur de vérité partielle, il oppose la quête incessante des titilleurs assidus (trois complices dans le monde de l'édition) trop heureux de recouper des indices par quelques grimoires retrouver grâce à l'interprétation de vagues signes cabalistiques gravés au caeur des pierres édifiants les hauts lieux chargés d'histoires moyennâgeuses.
Cet homme est une référence livresque , une bibliothèque puissante, un monstre de connaissances qui étale devant nous sa science parfaite des écrits. C'est à s'y noyer.
L'absorption des messages devient étouffante
Son séjour au brésil sombrerai dans l'ennui si les conversations drôles, voire loufoques avec la jeune et bouillonnante autochtone ne venait pas dérider un peu la dérive orchestrée par les nombreuses références atteignant presque la boulimie du personnage principal.
Vit on dans le même monde ?. Dérivant à bord d'un autogire soumis au sens des courant ascensionnels, les textes sacrés, triturés, interprétés, se transforment en autant d'apocryphes événementiels.
Recommandation : à lire si vous voulez approfondir le mystère de ceux qui connaissent la Vérité mais qui ne disent à personne qu'ils possèdent ce savoir.
Petit extrait délicieux rapportant une conversation entre le jeune novice en quête de Vérité, et un professeur lui prodiguant son savoir :
« -- Mais en somme, et je m'excuse si je suis banal, les Rose-Croix existent ou pas ?
-- Que signifie exister ?
-- A vous l'honneur.
--La Grande Fraternité Blanche, que vous les appeliez Rose-Croix, que vous les appeliez chevalerie spirituelle dont les Templiers sont une incarnation occasionnelle, est une cohorte de sages, peu, très peu d'élus, qui voyage à travers l'histoire de l'humanité pour préserver un noyau de sapience éternelle. L'histoire ne se développe pas au hasard. Elle est l'aeuvre des Seigneurs du Monde, auxquels rien n'échappe. Naturellement, les Seigneurs du Monde se défendent par le secret. Et donc, chaque fois que vous rencontrerez quelqu'un qui se dit Seigneur, ou Rose-Croix, ou Templier, celui-là mentira. Il faut les chercher ailleurs.
--Mais alors cette histoire continue à l'infini ?
--C'est ainsi. Et c'est l'astuce des Seigneurs.
--Mais qu'est-ce qu'ils veulent que les gens sachent ?
--Qu'il y a un secret. Autrement pourquoi vivre, si tout était ainsi qu'il apparaît ?
--Et quel est le secret ?
--Ce que les religions révélées n'ont pas su dire. Le secret se trouve au-delà ».

Une très belle manière de tourner en rond.
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le 28 mai 2013
Après m'être régalé avec le film du Nom de la Rose je me suis dit qu'il serait bon de lire ce livre présenté comme un chef d'oeuvre en 4ème de couverture. Je me suis donc attelé à la tâche, je dis tâche car en effet il est bien ardu ce livre entre les évocations approfondies du Talmud ou des écrits de la Kabbale en passant par des tas de sectes d'illuminés au cours de l'histoire il faut s'accrocher pour ne pas perdre le fil. En fait de suspense il y en a surtout dans les 80 dernières pages le seul ennui c'est qu'il faut déjà lire les 500 autres ! De plus on se retrouve empétré dans plusieurs histoires imbriqués et toute avec force détail qui dilue la Quête du secret.

Bref je n'insisterais pas je n'ai pas aimé et la révélation finale tombre comme un soufflet mal cuit tout ca pour ca.
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le 14 décembre 2005
De quoi s'agit-il là-dedans? Difficile à résumer, pour dire le vrai! Une quête qui se déroule au fil de signes cabalistiques, sans doute. Mais tout y passe: l'édition, l'érudition, les musées, l'histoire, l'ésotérisme. Vous allez aimer...
... et vous allez aimer encore plus si vous avez une bonne dose d'humour, parce que Umberto Eco, lui, en a des wagons! Il sait détourner les codes très sérieux du mystère, la symbolique des objets, pour démontrer que tout cela n'est qu'une question de signes. Là, on sent que le sémiologue perce derrière le romancier.
A petites doses ou à gorgées goulues, c'est donc un roman hautement recommandable! Si nécessaire, aidez-vous de vos petits "Que sais-je?".
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le 5 juin 2011
Au vu des commentaires, c'est le type d'ouvrage qui atteint rarement sa cible. C'est qu'il est lourd de sous-entendus ( on y retrouve l'univers que les lecteurs du "Matin des magiciens" et de Planète reconnaîtront sans peine ). Et à l'ère des diverses théories du complot en vogue, cet ouvrage est vraiment de salubrité publique, plus encore qu'à sa sortie. Jusqu'à sa fin mélancolique mais lucide, peut-être un peu stoïcienne.
Un monument littéraire, à la lecture exigeante.
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le 19 janvier 2010
Casaubon, le narrateur, contemple les flancs du Brecco au beau milieu de la campagne italienne et apprécie cette période de repos faisant suite à l'enquête qu'il s'est proposé de mener au sujet de la mystérieuse disparition de son collègue de travail Jacopo Belbo au sein de la maison d'édition Garamond, spécialisée dans la publication des ouvrages occultes.

Casaubon évoque notamment l'après-midi du 23 juin quand il se trouvait au Conservatoire des Arts et métiers, situé à Paris, à observer le pendule de Foucault, ce dans le but d'attendre les présumés responsables de la disparition dudit Belbo, jusqu'à la nuit s'il l'eût fallu (« Ce soir-là j'allais peut-être savoir la réponse. Il fallait que je parvienne à rester dans le musée, au-delà de l'heure de fermeture, en attendant minuit. ») De fait, Casaubon, allait s'attacher à tromper la vigilance du gardien du musée en trouvant dans le périscope un lieu où se cacher et guetter, par là même, la réunion des suspects à venir (« En tout cas, si j'avais la force et le courage de passer là encore quelques dizaines de minutes, peut-être le gardien ne me verrait-il pas. »)

Le temps passait et Casaubon, dans sa quête de l'étrange visite, se souvenait des recherches qui l'avaient mené jusqu'ici : « Je me souviens (et je me souvenais), pour donner un sens au désordre de notre création ratée. » La création ratée à laquelle fait référence le narrateur concerne les conséquences des interprétations multiples que les éditeurs de Garamond, à savoir principalement Belbo, Diotallevi et le narrateur lui-même, donnèrent au message dit de Provins, daté, soi-disant, de 1344 et découvert par un certain Ingolf, conséquences qui aboutiront à l'invention d'un Plan donnant lieu à la réhabilitation d'une multiplicité de croyances ayant trait aux grands mystères ésotériques des Templiers, des Rose-Croix, de la kabbale et qui conduira Belbo à les fixer de son propre point de vue sous la forme de « filenames » dans un word processor qui porte le nom d'Aboulafia.

Casaubon, se faisant l'effet d'un Sam Spade entreprendra de décrypter chacun de ces textes pour tenter de retrouver la trace de son collègue (« Il n'y avait rien d'autre, à découvert. Il fallait que je cherche dans les disquettes du word processor [...] tu étais le Sam Spade de l'édition, comme aurait dit Jacopo Belbo, trouve le faucon. »)

Dans ce roman, Umberto Eco s'est somme toute employé à construire une intrigue autour du débat philosophique touchant aux limites de l'interprétation. Le sujet qui demeure en l'occurrence traité est celui de l'ésotérisme. Casaubon, mais plus encore Diotallevi et Belbo sont décrits comme des types de personnages victimes de leur imagination, que l'occultisme des textes qu'ils se plaisent à décrypter mène progressivement vers l'autodestruction en conséquence de maintes dérives d'ordre interprétatif. À cet égard, il s'agit d'une oeuvre, chef-d'oeuvre s'il en est, qui pourrait faire écho à une nouvelle fantastique de Petrus Borel, intitulée « Gottfried Wolfgang », et qu'il est en particulier possible de découvrir dans le recueil La dimension fantastique 2.
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le 14 août 2011
J'aime bien me divertir en lisant un petit Dan Brown. Ici, même si dans l'idée on n'est pas éloignés dans les thèmes, la lecture des Eco n'est pas aussi reposante que celle des Brown. Umberto Eco, c'est quand même de la littérature de haute volée, avec mots compliqués, phrases très travaillées, traduction poussée. J'adore, mais pour ceux qui ne connaissent pas, ne se lit pas dans le WE ...
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le 31 mai 2013
ceci est un excellent manuel d'histoire romancé. Mais pas un roman. Eco tente de nous resservir le nom de la rose mais j'ai plutôt envie de dire non à la glose tant j'ai lutté pour voir un début d'intrigue. A bout de force , j'ai laché prise assez tôt, je n'en suis pas fier mais il y a tant de chef d’œuvre à découvrir que j'ai préféré ne pas perdre de temps.
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