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Décidé à réduire les lacunes de ma culture littéraire, j’ai enfin acheté le monument que constitue Crime et Châtiment.

Les premiers chapitres nous plongent dans l’esprit torturé (mélange d’intelligence, de sensibilité outrancière, d’égoïsme, d’orgueil) de Raskolnikov. Mon appréhension était grande car j’ai cru retrouver le héros de La Faim de K Hamsun que j’avais eu beaucoup de mal à supporter…
Mais Raskolnikov n’est pas si veule et se croit appelé à un grand avenir qui l’autorise à s’affranchir de la morale commune et à commettre un crime. Sa théorie scabreuse sur la richesse et la misère, sur la fin qui justifie les moyens pour améliorer la justice sociale, évoque à la fois les théories socialistes déjà en vogue en Russie et la philosophie nietzschéenne à venir.

Le crime constitue la véritable ouverture du roman et ouvre la voie à deux fils conducteurs passionnants.
D’une part, l’enquête policière digne des grands polards avec les méthodes psychologiques de Porphyre Petrovitch qui se livre à un jeu impitoyable et patient du chat et de la souris.
D’autre part, la plongée puis la rédemption du héros, soutenu par la figure quasi christique de Sonia qui après avoir payé de son corps pour soulager sa famille va se dévouer corps et âme pour sauver Raskolnikov.

C’est un roman impressionnant, à la construction rigoureuse (malgré quelques raccourcis un peu faciles comme l’épilogue ou intervention de Lebetzianikiv pour sauver Sonia injustement accusée par Loujine)
Tout repose sur les ressorts psychologiques. L’évolution du criminel avant le crime, lors de sa planification et de son exécution, puis dans la gestion des conséquences. Mais aussi Porphyre Petrovitch et Sonia déjà évoqués, le machiavélique et ignoble Loujine, le généreux et optimiste Razoumikhine…
C’est un roman ponctué de scènes inoubliables, le crime bien sûr mais aussi les dialogues entre Porphyre Petrovitch et Raskolnikov, le repas qui suit l’enterrement de Semion Zakharitch…
Et malgré la misère, la corruption, l’alcoolisme (je me demande dans quelle mesure ces étudiants affamés, ces femmes phtisiques qui meurent d’épuisement, ces adolescentes qui se prostituent sont des archétypes des romans européens du XIX ou des réalités sociales répandues ?), c’est un roman sur l’amour, la quête de pureté et la rédemption.
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le 17 avril 2016
Tourmenté, solitaire, taciturne et irascible, le jeune Rodion Raskolnikov a été contraint d'abandonner ses études de droit par manque d'argent. Mais au lieu d'essayer de les financer en donnant des cours ou en acceptant des traductions, il préfère s'enfermer dans la minuscule mansarde qui lui sert de chambre, à broyer du noir et à élaborer de sombres théories sur l'humanité. Ses réflexions le mènent à penser que les hommes peuvent être rangés dans deux catégories: celle du "troupeau", de la masse qui obéit et se contente de peu et celle des Grands Hommes voués à un destin d'exception. Et, si par malheur, un de ces grands hommes serait empêché d'accomplir son destin par la misère, rien ne s'oppose à ce qu'il commette un crime pour sortir de sa mauvaise passe. Supprimer un être vil et malfaisant et s'emparer de ses biens serait même grandement profitable à la bonne marche du monde.
Fort de ses convictions, Raskolnikov met au point le projet d'assassiner Aliona Ivanovna, une vieille usurière pingre et mauvaise. Après moult réflexions et atermoiements, il se rend donc chez elle, la tue à coups de hache, se voit obliger d'occire sa soeur rentrée prématurément et s'enfuit en emportant une bourse et quelques objets. Cependant, une fois son forfait accompli, pour Raskolnikov, le choc est rude entre la théorie et la réalité. Malade physiquement et mentalement, le jeune homme assume difficilement son acte. Et ni son ami Razoumikhine, ni sa soeur, ni sa mère, malgré toute leur affection ne peuvent le secourir. D'autant que Porphyre Petrovitch, le juge chargé de l'affaire joue au chat et à la souris avec lui, le menant de la paranoïa aux portes de la folie.Son salut viendra-t-il de Sofia Semionavna, timide jeune fille, obligée de se prostituer pour nourrir sa famille?

Ah! La littérature russe! Elle intimide, elle peut même effrayer le plus téméraire des lecteurs...Et pourtant, qu'il est plaisant et facile de lire DOSTOÏEVSKI et de suivre Raskolnikov dans les rues de Saint-Pétersbourg. On y ressent l'âme russe telle qu'on se l'imagine, le ton est mélodramatique, les sentiments sont exacerbés, la gestuelle outrée. Les femmes pratiquent l'abnégation et le sacrifice comme un art de vivre. Elles ne s'inquiètent pas, elles deviennent folles, réellement folles. Elles ne pleurent pas, elles sanglotent, crient, hurlent même.
Raskolnikov, sombre et tourmenté, est un être orgueilleux, sûr de sa valeur et de son bon droit, mais qui va faire la découverte de sa condition d'homme ordinaire. Il n'est pas sympathique, il énerve, fait fulminer le lecteur et l'on se demande comment il réussit à s'attacher si fidèlement Dounia ou Sofia, jeunes filles bonnes et dévouées. A force d'amour, la soeur vertueuse et surtout l'amie pervertie par la misère sauront amener Raskolnikov a accepté son châtiment.
Car, outre une réflexion philosophique sur le Bien et le Mal, le crime, la culpabilité et la rédemption, Crime et châtiment est aussi une peinture de la Pétersbourg tsariste avec la misère pour toile de fond, les quartiers populaires, les logements insalubres, l'alcoolisme, la maladie qui sont l'apanage des classes populaires des bas-fonds de la ville.
Une belle expérience, riche et intéressante à lire sans hésitation.
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le 5 août 2010
Classique oui, mais tellement actuel, fouillé, présent, documenté, précis.
A (re)lire pour sa capacité à faire porter un regard neuf sur les relations humaines, sur la complexité des motivations qui peuvent nous pousser à vouloir une chose, en faire une autre tout et à justifier le tout en croyant être cohérent.

Ce livre est pilier de votre bibliothèque.
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le 25 février 2014
L'altruisme doit être un acte réfléchis et non un acte spontané car il peut conduire a des conséquences nefaste pour la société comme cela ne peut rien changer non plus.
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le 26 septembre 2010
Je ne parle que d'une partie de ce livre, puisque je ne l'ai pas terminé.

C'est un livre très intéressant sur le plan morale, dans le cadre de la morale chrétienne. Il montre la douloureuse expérience de la déchéance d'un homme qui se sentant au-dessus du bas-peuple, commet le pire châtiment : un homicide. De cette supériorité qu'il croit en tiré, il va déchanter petit à petit pour se rendre compte de la valeur de son acte. très bien narré sur le âssage que j'en ai lu, ce livre est un chef d'oeuvre qui retournerai Freud dans sa tombe.
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