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4,2 sur 5 étoiles
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« Cris » le titre résume le livre. Par de petits paragraphes mais aussi des plus conséquents, on suit plusieurs soldats dans leur quotidien. Les personnages sont fortement différents, les situations aussi. Gaudé, nous plonge avec un réalisme saisissant dans cette guerre, sur le front mais aussi à l'arrière (le soldat Jules par exemple).
Un livre qui sort des sentiers battus, ce livre est totalement différent des nombreux livres qui paraissent depuis quelques années sur cette guerre (qui enfin sort de l'oubli tant au cinéma qu'en littérature) et qui se caractérisent parfois par leur peu d'intérêt.
Ici, l'auteur fait preuve d'innovation avec un style étonnant, un réalisme cru et un ton percutant.
A ne pas manquer !
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le 8 juin 2009
Cris d'angoisse, de folie, nous côtoyons ici ces poilus, leur courage, leur peur, leurs forces et leurs faiblesses à travers une langue lancinante, incisive, percutante. Chaque personnage réagit en fonction de ce qu'il est, mais aussi de ce qu'il devient dans ce carnage. La lecture est saccadée, comme leurs souffles, comme leurs destins. Le récit est cinématographique, la plume faisant office de caméra à bout portant en suivant ces hommes dans l'horreur qu'ils ont créée.
Une force extrêmement violente et épurée nous cisaille les tripes. Tout l'art de GAUDE réside à rendre humain l'ineffable dans l'épouvante des tranchées. Un recueil commémoratif qui consigne douleurs, aliénation, mais aussi solidarité pour ces compagnons d'armes. La densité de ce court texte est vraiment saisissante et nous sommes à leurs côtés, nous souffrons pour eux, nous nous révoltons contre cette atroce absurdité qu'est la guerre, que sont les guerres au-delà de celle de 14/18. L'on vit, l'on entend, l'on sent et l'on ressent, et l'on pense à nos ancêtres qui se sont battus et dont certains n'en sont pas revenus.
Un magnifique hommage à ces abandonnés, ces démembrés, ces éventrés, à ces soldats à terre voués par la force des choses à leur patrie, même s'il s'agit d'un roman. La dimension littéraire prend ici toute sa place et la fiction se confond avec l'Histoire.
Une authenticité, une exactitude construite par l'imagination d'un grand écrivain.
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le 8 avril 2010
C'est un petit livre de 182 pages ...J'ai mis beaucoup de jours pour le terminer..oh non!! Pas par manque d'interet ,trop d'émotions suscitées par le talent indéniable de L.Gaudé auteur de "La porte des Enfers" (A lire egalement, si ce n'est deja fait)

Dans de courts chapitres nous suivons pas à pas des personnages différents qui se retrouvent au front dans les tranchées.Les phrases sèches ,incisives qui se succèdent malgré la différence des personnages donnent une forme incantatoire à ce livre.
Nous les voyons dans la boue,sous les déluges d'obus,solidaires les uns des autres,certains devenir fous .la peur au ventre qui les paralyse (le passage de la bataille ,baillonnette au fusil....),zombies parmi la relève qui ne comprend pas encore ce que sont ces hommes qu'ils voient passer mais qui eux ne les voient même pas,prisonniers de tout ce qu'ils viennent de vivre.Cette même relève qui très vite va rejoindre le rang de ces morts vivants.

(....La nuit tombe .il commence à faire froid.Les premiers ne tardent pas à apparaitre.Une grappe d'hommes épuisés qui marchent lentement.La tête basse.Sans parler.Ils trébuchent souvent car il sont trop fatigués pour ne pas laisser trainer leurs bottes,Une poignée d'hommes .je les regarde passer.On dirait un peuple de boue.On voit à peine la couleur de leur uniforme.Juste de la boue sèchée ,partout.Sur le visage et sur les vêtements .Des barbes de 3 jours .Le regard vide.Je crois qu'ils ne nous ont pas vus.Aucun de nous à salué.Aucun de nous a même adressé un signe de la main ou du regard.Des ombres.Sales et courbées.Je les regarde et il me semble qu'ils suivent un corbillard .Le cortege fantôme avance péniblement.Ils marchent,lents et tristes ,derriere le corbillard invisible de leurs compagnons morts .Il n'y a pas de salut militaire qui tienne .La seule chose qu'il faudrait faire ,la seule chose qui aurait avoir un sens,serait de se signer à leur passage....)

et puis il y a le permissionnaire,heureux homme qui pour un temps ,petit temps ,va pouvoir tenter de reprendre la vraie vie....Mais le pourra t il vraiment? De toute manière il est condamné à revenir quelques jours plus tard....
Et quand il revient, toutes ces voix et ces clameurs qui résonnent dans sa tête, il tente de les exorciser à sa manière.Hommage suprême et désespéré à tous ses camarades, morts pour la plupart.

Ce n'est qu'un roman mais d'une puissance évocatrice puissante qui nous broye les tripes...Je n'ai pu m'empêcher de penser à mon arriere grand oncle qui a enterré 6 frères et cousins dont 2 de ses propres mains.Mon arrière grand père ,lui, a du mourir pratiquement dès le début.Sa femme n'a reçu qu'une seule lettre du Front ...et jamais son corps n'a été retrouvé...
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Premier roman du français Laurent Gaudé, Cris fut l'acte de naissance du romancier. Déjà bien connu du monde du théâtre à l'époque, il signe une plongée tétanisante dans la boue des tranchée et l'horreur absolue de la Première Guerre Mondiale. Publié chez Actes Sud, le livre a depuis connu pas mal d'autres éditions dont deux de poches et une dernière prestigieuse dans la collection Les Inépuisables du même Actes Sud. Forcément très proche de l'univers théâtral si cher à Laurent Gaudé, Cris annonce déjà la magnificence de la plume que l'on retrouvera l'année suivante dans La Mort du roi Tsongor ainsi que le ton dur et poétique à la fois qui fait le charme profond de l'oeuvre du français.

Leurs prénoms sont Marius, Jules, Boris ou M'Bossolo. Dans la boue, ils traversent tels des squelettes animés le champ de bataille qu'est devenue l'Europe. Ils crient, hurlent, pleurent, sanglotent, murmurent. Ces hommes-là qui n'en sont plus, ils voient l'horreur dans sa forme la plus pure et tentent, désespérément de se raccrocher à un bout d'humanité. La leur n'est plus depuis longtemps alors ils tentent de reforger la flamme dans la camaraderie, dans les autres, dans ces frères d'armes maculés comme eux de la tête au pied. Dans ces carnets de souffrance et de malheurs, Laurent Gaudé donne des voix aux oubliés, aux sacrifiés, il ébauche à leur mesure une fable noire qui hante, qui broie. Ces prénoms surgi du néant prennent forme avec les mots du français et enfin, pour supporter l'insoutenable, l'auteur leur fait le présent d'une poésie absurde, une poésie de théâtre qui n'a pas sa place dans la boue et le sang, mais dans le cœur de ces soldats perdus en enfer.

Divisé en cinq chapitres puis subdivisés en morceaux congrus, comme les pièces rabibochés d'un passé décomposé, Cris suit le parcours des hommes qui combattent les pieds dans l'horreur. Avec une plume déjà superbe, Laurent Gaudé capture les sentiments bruts, forcément terrifiants, des poilus. D'un côté, il nous parle de ces combattants qui perdent la raison et leur humanité à force de voir et de commettre l’innommable, qui perdent Dieu à force de frayer avec les démons terrestres. Dans ce ballet abrutissant où les bombes assomment les hommes, où l'on exécute des enfants désarmés venus livré un message par erreur dans la tranchée adverse, où l'on charge le couteau au clair pour tenter de sauver les amis, la grande cause s'échappe. Il ne reste que les camarades, qu'à se battre pour son voisin, frère de sang ou de boue. Dans Cris, l'homme retourne à la terre, il rampe, il bouffe de la terre. L'homme devient une bête monstrueuse et insensée, fouettée par les éclats et les shrapnels.

De ces bribes de journaux, Laurent Gaudé tire une poésie macabre que sa plume distille avec grandeur et pudeur. Parmi ces hommes fantômes qui errent confus dans les brumes de la guerre, certains comme Marius et Boris se lancent à la poursuite de l'homme-cochon, personnification étrange et presque fantastique de l'humain redevenu bête. Symbole effrayant d'un conflit qui détruit la civilisation même, l'homme-cochon devient une chimère qui beugle sa férocité et sa soif de sang. Il est un écho macabre de la folie des hommes, une sorte de fable noire ambulante qui remue le groin devant les barbelés et que Marius tente, en vain, forcément en vain, de tuer. Mais l'on ne tue pas la bête affreuse de cette façon. D'un autre côté, il y a Jules, qui repart du front vers l'arrière, vers Paris. Qui s'éloigne de ses frères pour un bout de réconfort dans les bras d'une prostitué ou simplement dans la moiteur des draps. Sauf que tout encore n'est qu'illusion et que l'arrière, inconscient du drame qui se joue au front, n'est plus pour Jules, déjà étranger à sa propre espèce civilisée. C'est par ici que la plume de Gaudé fait les plus grandes merveilles, en décrivant une étreinte crasse mais superbe ou encore lorsqu'il fait parler le médecin, athée par l'horreur, qui constate la mort au lieu de l'éviter. Enfin, dans un dernier coup de génie, Laurent Gaudé amène des africains, des soldats importés qui oublient la couleur de la peau et tentent avec l'énergie du désespoir d'emmener le frère blanc ailleurs. Fuir les combats pour mieux y revenir. Dans les tranchées, tous sont noirs et couverts de cendres, la couleur n'a plus d'importance.

Premier roman polyphonique où le chœur des hommes implore la mémoire et la clémence, Cris ravive des instants de douleurs mais aussi de purs moments de poésie dont la théâtralité permet à Laurent Gaudé de fonder une fable noire et cruelle, désespérée et désespérante. A la poursuite de l'homme-cochon, le poilu tente de redevenir humain, d'arrêter la folie et le lecteur, lui, se raccroche aux statues de boues pour honorer la mémoire d'une génération sacrifiée.
Just A Word
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Cris/Laurent Gaudé
Ce bref roman relate avec quelques personnages emblématiques un épisode de la Première Guerre Mondiale, celui de la guerre des tranchées.
Horreur et fraternité sous une pluie d’obus, les corps à corps ensuite baïonnette au canon, les cris des blessés, les pleurs de désespoir : tous ces moments pour une œuvre littéraire et non historique, grâce à un style haletant adapté aux émotions et aux sensations des combattants.
Chacun des personnages prend la parole à tour de rôle, pour illustrer ces instantanés tragiques et cette immersion dans l’horreur et la boue.
« Nous avions appris à décliner la peur sous toutes ses formes. Mais celle-ci nous était encore inconnue et je n’ai pas su m’en défendre. C’était la peur de l’attente. »(Castellac)
. C’était il y a un siècle déjà ! Mon grand père maternel y était… : il avait 25 ans !
Laurent Gaudé confirme dans ce livre le talent que je lui avais reconnu dans « Le soleil des Scorta » et « La mort du roi Tsongor ».
Un document très littéraire pour ceux qui ne savaient pas.
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Magnifique livre, prenant, poignant, saisissant et d'une magnifique écriture aux phrases ciselées, terriblement évocatrices et efficaces. Il nous plonge dans les pensées de plusieurs soldats que nous suivons tout de rôle et que nous perdons. En effet ce livre n'est pas un roman. Les personnages disparaissent fauchés qui par un obus, qui par une bombe, qui par la gangrène... J'ai adoré. C'est, après le sublime "Ceux de 14" de Maurice Genevois, pour moi insurpassé, (pardon monsieur Gaude) le meilleur livre que j'ai pu lire sur la Grande Guerre.
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le 24 janvier 2015
Livre, Livre, Livre,
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le 27 février 2016
Les multiples voix des soldats de 14-18, des voix qui crient de douleur, de souffrance, de peur, qui murmurent à l'oreille d'un camarade des confidences, qui hurlent la folie des hommes, qui voudraient témoigner mais que personne ne veut entendre jusqu'au silence.
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le 6 février 2014
Ce roman de Laurent Gaudé est beau. Tous ces cris de poilus au fond des tranchées pendant la guerre de 14-18 sont forts de sens. On voit bien l'enfer des tranchées. L'homme cochon est effrayant.
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le 13 mars 2014
5 étoiles car ce livre est poignant et nous montre l'atrocité de cette guerre. Initialement acheté pour mes enfants nous l'avons tous lu avec beaucoup d'intérêt.
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