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le 9 novembre 2008
Chimamanda Ngozi Adichie est une jeune auteure nigériane qui écrit merveilleusement bien. L'hibiscus pourpre est son premier roman et s'articule autour de la guerre civile au Nigéria,de la culture traditionnelle (ici incarnée par le grand-père) face à la culture occidentale introduite par les catholiques dans les écoles-missions, les relations parents-enfants et la violence conjugale ordinaire.
Les couleurs, odeurs et saveurs de l'Afrique s'exhalent de ce superbe roman, et les personnages attachants font souvent sourire par leur joie de vivre et leur sens inné du partage et de la débrouillardise.
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le 23 mai 2011
Un beau roman dans lequel on accompagne Kambili et Jaja dans leurs prises de conscience des carences de leur éducation.

La vitalité qui règne dans tous les domaines chez la famille de leur tante est séduisante pour des adolescents brimés mais leurs réactions seront différentes. Si Jaja s'adapte immédiatement à la liberté qui lui est donnée, Kambili d'une nature timide est impressionnée par l'esprit critique, l'audace de ses cousins, elle se rend compte qu'elle n'a aucune autonomie et se sent perdue. Conditionnée par son éducation religieuse rigoriste, elle culpabilise mais sa bonté naturelle la rend également sensible au fait de blesser son père en remettant en cause tout son univers.

L'auteure fait la part belle à la vie domestique grâce aux scènes saisies dans le quotidien et on a un aperçu de la corruption, des difficultés de la vie quotidienne, (coupures d'eau et d'électricité, le manque d'essence, manque de certaines denrées alimentaires, les obstacles rencontrés par les professeurs d'université, la presse etc).

Des personnages sensibles dont la psychologie est abordée avec nuance, une belle découverte !
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Ce premier roman de l'auteure nigériane Chimamanda Ngozi Adichie est un coup de maître. Une histoire familiale qui montre de manière vive, intense, colorée les tensions entre occidentalisation et traditions au Nigéria à un moment où le pays se délite et sombre peu à peu dans le chaos (il semble que l'auteure situe un roman ultérieur durant la guerre civile même).
"L'hibiscus pourpre" révèle aussi un certain fanatisme religieux (catholique), même si celui-ci constitue surtout le domaine par excellence dans lequel le père de la jeune narratrice de 15-16 ans pense pouvoir exprimer son élévation sociale par rapport aux traditions qu'il appelle "paganisme".

Les côtés sombres, fanatiques et violents vécus dans le foyer économiquement très aisé de la narratrice trouvent un contrepoids dans la joie de vivre, les rires, la tendresse, la liberté de pensée et de parole rencontrés dans le quotidien pourtant très précaire de la famille de la tante et des cousins de la jeune Kambili. Chimamanda Ngozi Adichie parvient cependant à éviter une vision dichotomique de la société nigériane et des protagonistes. Elle rend, par exemple, ambigu et complexe le personnage du père de la narratrice, un homme brutal, tyrannique, bigot et étroit d'esprit, mais par ailleurs généreux dans ses bonnes œuvres de charité chrétienne et engagé contre la décrépitude politique et morale croissante du pays.

Au-delà de la trame de l'histoire, le lecteur est plongé dans un monde de couleurs et de saveurs, dans la chaleur qui souligne les effluves de la cuisine, la senteur des corps lors des pannes de courant, ou le parfum de certains arbres en fleur. L'auteure inscrit les personnages dans un contexte très physique, sensoriel, incarné.

Ce commentaire se base sur la version originale anglaise, Purple Hibiscus , dans laquelle je recommande de lire ce livre si vous le pouvez. Chimamanda Ngozi Adichie mêle très adroitement des éléments de langue igbo à l'anglais. Elle utilise même le terrain linguistique pour révéler tantôt des niveaux d'étude/éducation, tantôt des tensions familiales ou des positions presque politiques. On peut percevoir aussi parfois une légère "nigérianisation" de l'anglais quand il est parlé dans un contexte très familier. J'espère que tout cela est bien rendu en français.
Même si vous ne pouvez accéder au petit plus linguistique qu'offre la version originale, lisez ce roman, lisez-le!
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le 20 mars 2014
Dans son premier roman, Chimamanda Ngozi Adichie décrit une famille nigériane dont le père est un catholique fondamentaliste et élève ses deux enfants, Jaja le fils et Kambili la fille, dans ce sens. Kambili qui au départ est une jeune adolescente timide, écrasée par l'éducation de son père, dénuée de toute opinion personnelle, va grâce à la rencontre de différentes personnes (son grand-père, la soeur de son père, ses cousins, un prêtre...) se libérer, s'épanouir, prendre conscience qu'elle peut plaire...
Ce livre est admirablement écrit, avec une grande sensibilité. En même temps, c'est une belle vitrine sur la vie au Nigéria.
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le 9 avril 2016
Kambili, la jeune narratrice de 15 ans, vit avec ses parents et son frère au Nigéria, alors en pleine instabilité politique. Son existence aurait pu être dorée si son père n’avait pas été un fondamentaliste catholique qui ne tolère aucun écart de ses proches, faisant de leur vie à tous un enfer quotidien.
Comme dans « Americanah », la qualité de plume est indéniable. L’histoire, quant à elle, est forcément touchante. On ne peut que compatir aux souffrances de cette famille qui ne rit jamais. Mais l’empathie du lecteur n’est pas aussi grande qu’elle aurait pu l’être, peut-être parce que Kambili, victime de la violence de son père, apparaît très froide et déconnectée de la vie. Au-delà du manque de charisme des personnages, certaines longueurs et l’impression que l’histoire tourne parfois un peu en rond, font de ce roman une lecture plaisante sans être exceptionnelle.
3 étoiles et demi.
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le 7 novembre 2013
Au Nigéria, un père de famille redoutable doublé d'un fanatique catholique qui a renié ses racines terrorise, sa femme et ses deux enfants, pour leur salut. Le point de vue est celui de la fille, qui va découvrir qu'une autre vie est possible, chez sa tante paternelle.
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le 25 mars 2016
C'est le troisième livre de Chimamanda Ngozi Adichie que je lis et je raffole toujours autant son style d’écriture, fluide et poétique.
C'est un bonheur de lire ses livres, les histoires sont passionnantes et le message est toujours parfaitement amené.
Je recommande très chaleureusement ce livre (et les autres !).
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C'est par le chemin de la petite histoire, celle des gens et de leurs habitudes que l'auteure nous fait pénétrer dans son monde. Même si la grande histoire est là et semble même servir de prétexte à ses écrits, c'est bien dans le banal, le récurrent même que nous pouvons mieux comprendre des manières de vivre qui nous sont étrangères. Ce sont également ces distorsions que doivent affronter les personnages d'Adichie, écartelés entre la tradition imprégnée de « clientélisme » la sorcellerie et la modernité toute dévouée à la réussite matérielle.
Pourtant c'est vers une autre rencontre que l'auteure nous accompagne. Celle d'un homme qui aidé par sa position économique et investi de la puissance de son Dieu, exerce une véritable tyrannie sur sa famille. Alors même que les circonstances amèneront les enfants à fréquenter un monde plus affectueux, l'une des victimes restera soucieuse de ne pas briser les rêves de son tortionnaire. Très subtilement l'auteure aborde cette triste réalité qui veut que dans une relation tyrannique, la victime choisisse bien souvent de se sacrifier parce que, par une perversion incroyable des sentiments, elle finisse par se considérer comme un objet de la jouissance de son bourreau et que cette opinion lui soit finalement un réconfort.

Il y a plus encore dans ce rapport désastreux. Par certains côtés on pourrait étendre ces relations privées aux grands événements sociaux et mieux tenter de comprendre pourquoi des peuples entiers restent soumis à des détraqués.Inutile d'en rajouter. C'était juste pour dire que cette auteure est d'une intelligence et une pertinence rare. Une très grand demoiselle qui écrit dans un style chaud et coloré sans jamais expliquer mais toujours et démontrant par la seule qualité de son observation. Splendide et réconfortant.
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Chimamanda Ngozi Adichie est née en 1977 au Nigeria. A l’âge de 19 ans, elle quitte son pays pour les Etats-Unis, d’abord à Philadelphie puis dans le Connecticut afin de vivre plus près de sa sœur. Elle poursuit là ses études en communication et en sciences politiques et en 2001, elle y décroche son diplôme universitaire avec mention avant d’achever ensuite un master en création littéraire à l’université Johns Hopkins de Baltimore en 2003. Auteur du roman très remarqué, Americanah ainsi que d’un essai, Nous sommes tous des féministes, son premier roman, L'Hibiscus pourpre, paru en 2003, vient d’être réédité en poche.
La narratrice, Kambili, à peine seize ans, vit dans une famille nigérienne aisée, entourée de sa mère, de son frère aîné Jaja et de son père Eugene, patron d’usines et d’un journal mais aussi et surtout catholique fondamentaliste, très respecté dans la communauté d’Enugu, leur petite ville où il dispense ses largesses. Si Kambili a une vie de privilégiée, son quotidien n’est pas facile pour autant car le père mène la maison d’une main de fer, dictée par ses croyances religieuses faisant régner la peur et bien qu’il aime ses enfants, il n’hésite pas à employer la violence pour les punir du moindre écart. Un jour, les circonstances amènent Kambili et Jaja à passer quelque temps chez la sœur de leur père, Tatie Ifeoma, une universitaire, et ses trois enfants. Ils vont y découvrir un autre monde riche en enseignements pratiques et moraux.
Précisons tout de suite que le bouquin ne démarre réellement qu’après une centaine de pages et l’entrée en scène de Tatie Ifeoma, donc si vous trouvez le début d’un intérêt mince, ne renoncez pas, la suite vous remboursera largement. Le roman est très frais, de cette fraicheur insufflée par la jeunesse en cours d’apprentissage de la vie - et prendre une jeune fille pour narratrice, ça marche à tous les coups.
Kambili et Jaja, habitués à la vie guindée et sévère prônée par leur père, se retrouvent plongés dans un environnement beaucoup plus libéral, où l’on rit, « Il y avait toujours des éclats de rire qui fusaient dans la maison de Tatie Ifeoma », où il n’y a pas de domestiques chacun participant aux tâches ménagères, où l’on peut discuter, mais aussi devoir faire avec le manque d’argent. Des journées sans emploi du temps strict, sans le poids de la religion, une liberté qui effraie et attire. Les deux enfants vont apprendre à connaître leur grand-père Papa-Nnukwu, paria aux yeux d’Eugene car il refuse la religion, préférant s’en tenir à ses croyances ancestrales.
Le roman de Chimamanda Ngozi Adichie traite de nombreux sujets. Celui de l’identité, leur père a adopté la religion des Blancs et leur mode de vie, jusqu’à leur langue (l’anglais) tandis que son propre père, un vieillard, est resté fidèle à son passé, sa culture, sa langue natale (ibo), entre les deux Tatie Ifeoma montre plus de pragmatisme. Kambili et Jaja confrontés à une autre vision du monde vont prendre leurs distances avec l’éducation donnée par leur père, s’émancipant du joug, tandis qu’en parallèle, la jeune fille va frémir, pour la première fois, au contact du Père Amadi, ce qui nous vaut de très belles pages pleines d’émotion. Autre questionnement, devant la situation politique du pays, doit-on rester et combattre ou bien partir ? « Les gens instruits s’en vont, les gens qui ont le potentiel pour redresser les torts. Ils abandonnent les faibles derrière eux. Les tyrans continuent de régner parce que les faibles n’ont pas la force de résister. Tu ne vois pas que c’est un cycle ? Qui va briser ce cycle ? »
Si la tonalité générale de l’écriture est douce, le fond l’est beaucoup moins par sa violence physique et morale, esquissée ou suggérée. L’auteur sait aussi glisser dans son texte, des références à la situation sociale et politique de son pays, l’essence qui manque, les queues à la banque, la corruption généralisée, le coup d’Etat et les violences contre les journalistes indépendants… Et la dernière partie du roman voit ce microcosme, la famille d’Eugene d’un côté et celle d’Ifeoma de l’autre, éclater dramatiquement, avant de se clore sur une note d’espoir qui demande à être confirmée.
Un très bon roman qui mérite le voyage.

« C’était ce que faisait Tatie Ifeoma avec mes cousins, me rendis-je compte alors : leur placer la barre de plus en plus haut dans sa façon de leur parler, dans ce qu’elle attendait d’eux. Elle le faisait tout le temps, confiante qu’ils pouvaient franchir la barre. Et ils la franchissaient. C’était différent pour Jaja et pour moi. Nous ne franchissions pas la barre parce que nous nous en croyions capables, nous la franchissions parce que nous étions terrifiés à la pensée de ne pas y arriver. »
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le 7 mars 2016
voici un roman qui vous plonge dans les profondeurs de la société nigériane. Un père fanatique, un mère soumise (pas autant qu'on le crois), une tante humaniste et deux adolescents hypnotisés par les deux figures du père biologique et Spirituel.
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