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1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 19 février 2017
Le témoignage de Grossman est de première qualité, par sa teneur nettement plus véridique que celle de la propagande officielle et cela se comprend aisément.
La limite de l'ouvrage : ce sont des extraits et non l'intégralité des carnets, qui sont ici livrés. Certes, la mise en perspective faite par les présentateurs est honorable mais ça laisse tout de même un peu sur sa faim.
Carnet de photos en milieu d'ouvrage et quelques cartes généralistes.
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le 19 décembre 2017
Indispensable pour comprendre ce qui s'est joué à l'Est. Grossman journaliste engagé, décrit les faits sans fioritures et croque les personnages avec leurs bons et mauvais côtés. Il ne juge pas.
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le 19 février 2012
Vassili Grossman a couvert la guerre comme correspondant au sein de plusieurs unités de l'armée rouge. Le livre présentes de extraits de ses articles et de notes de travail. Quelques photos au milieu. Un témoignage humain, qui fait vivre tous ces hommes et femmes, acteurs de la guerre, ou civils pris dedans. Des notations sur la vie quotidienne des civils dans les zones de front, des soldats. Le chapitre sur Treblinka m'a particulièrement touchée : dès 1945, Vassili Grossman avait écrit l'essentiel. En fait, toutes les notes et articles sont ordonnés par l'historien Anthony Beevor, il y a deux niveaux de texte qui se distinguent par la taille des caractères : le texte de Beevor, qui donne des contextes, dates, etc..., et celui de Grossman, d'époque. Il ne s'agit pas des "carnets de guerre" bruts de Vassili Grossman, ils ont été retravaillés.
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On aurait pu s'attendre à de la propagande: c'est tout le contraire. Vassili Grossman fait une description pointilleuse de la vie dans les régiments soviétiques, depuis le début de la guerre et la débâcle jusqu'aux marches du Reichstag.
Les commentaires d'Antony Beevor sont justes et permettent de resituer le contexte de l'action.
On y découvre le sentiment des Russes dans la "Grande guerre patriotique": ils croyaient tous que l'après-guerre verrait la disparition des purges, du NKVD, de Béria.. et que s'instaurerait un communisme pacifié.
On découvre la sauvagerie des nationalistes ukrainiens qui se sont massivement alliés aux nazis, alors que les nationalistes polonais (tout aussi anti-communistes) les ont combattus.
On est plongé dans l'ambiance de ce patriotisme russe, fondé sur la poésie et l'amour de la terre, de la mère patrie, qui se transforme en fureur invincible quand elle est envahie. On comprend comme cette guerre a pu être gagnée par l'héroïsme du soldat russe, malgré une infériorité mécanique au début.
Grossman n'est pas complaisant face aux dérives, notamment les viols durant la prise de Berlin, tout en comprenant le besoin de vengeance des soldats russes. Rappelons que seulement 5% des soldats de 1941 sont encore vivants en 1945!
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le 1 février 2013
Je connaissais V Grossman par son roman Vie et Destin que j'ai lu dans les années 80.
Les carnets sont passionnants et d'une humanité étonnante; sa liberté de ton dans un environnement soviétique est tout à fait inattendue. La mise en perspective par LE spécialiste de la 2e guerre mondiale est proche de la perfection. Un must pour touts lecteurs.
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le 11 septembre 2008
Ce livre que je souhaite définir comme collectif malgré la présence d'une principale source d'information est mis en forme par de grands écrivains. Une seule critique à la lecture, le fait de citer régulièrement les passages réels de Vassili Grossman change le ton, ralenti la lecture et destine ce livre à un public averti. Les passages sont réels, la qualité des récits est certaine et le réalisme du terrain est retransmis avec émotions
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le 4 août 2013
Intéressant de part ses témoignages qui montrent une autre vision de la guerre. Simple petit bémol, le fait que de simple petit passage soit mis l'un a la suite de l'autre, beaucoup n'ayant rien avoir avec le précédent ou le suivant. Je m'attendais à quelques choses d'un peu plus structuré.
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le 2 décembre 2012
Je reprends en guise de titre une des dernières phrases de cet ouvrage tant elle correspond au destin de Grossman, écrivain et journaliste ukrainien, juif de confession dont les carnets de guerre sont reproduit ici, brillamment commentés par Antony Beevor et Luba Vinogradova.

Avec notre prisme occidental et la chape de plomb de la Guerre Froide qui a immédiatement succédé à la Seconde Guerre Mondiale, le théâtre du Front Est nous est souvent peu connu et on s'image mal la sauvagerie, la bestialité de l'affrontement qui s'est déroulé entre les armées soviétiques et nazies. Ces carnets de guerre nous plongent au coeur de cette horreur qui a abouti au massacre absurde de 20 millions de personnes.

Là où on aurait pu attendre de ces carnets - qui servaient de support à un des journaux de l'Armée Rouge - des écrits fortement imprégnés de la propagande communiste du régime soviétique, il n'en est rien et nous avons le témoignage précieux d'un homme certes fier de sa patrie mais qui parle avant tout de la guerre, de ses atrocités mais aussi de ses rares moments de répit.

Plongé dans les combats du début de l'agression nazie à la chute de Berlin, Grossman nous livre un témoignage indispensable, bouleversant, remarquablement écrit. Grossman a en effet été un spectateur de premier plan de toutes les grandes batailles : les retraits soviétiques jusqu'à la bataille de Moscou, les contre-offensives stériles de début 1942, Stalingrad puis Koursk, la libération des territoires soviétiques occupés et la découverte progressive de l'étendue des crimes nazis - dont l'extermination impitoyable des populations juives - jusqu'à l'entrée sur le territoire du Reich et la victoire finale.

Ces carnets sont courts, comme possédés par toutes les tragédies que traverse Grossman. Le chapitre sur Treblinka est insoutenable, les souffrances et peines de Grossman sont communicatives. Le livre se conclue sur deux constats terrifiants :
- les combattants soviétiques arrivant en Allemagne et se demandant face aux richesses qu'ils découvrent dans ce pays pourquoi les allemands ont souhaité envahir leur territoire. Absurdité effroyable de cette lutte.
- une notice biographique sur l'existence de Grossman après ce conflit, bientôt emporté par la folie stalinienne qui devait survivre et prospérer après la chute de Hitler
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le 19 juin 2012
Jean Mabire-Saint Loup- Théodore Plevier- Paul Carel et d'autres ont écrit sur le front de l'est. V.Grossman nous révèle le dessous de l'HISTOIRE modifiée par les "hommes politique" en fonction de leurs intérets. Ce récit nous apporte un vent de vérité dont tous "passionné d'histoire" a besoin.
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1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 23 mars 2014
La lecture de Vassili Grossman, et en particulier de ce monument qu’est Vie et Destin, a été pour moi un choc littéraire et émotionnel. J’attendais beaucoup de ses carnets de guerre.

Ecrivain du régime et inapte à l’enrôlement, il s’est engagé comme journaliste pour suivre les combats dès les premiers jours. Le souffle de la défaite de 1941, le coup d’arrêt permis par l’arrivée de l’hiver russe aux portes de Moscou, puis la bataille de Stalingrad qui est au cœur de « Vie et Destin », le retour à l’offensive à travers les territoires dévastés par l’occupation, la découverte des camps de concentration en Pologne, la marche sur Berlin et les exactions commises par l’Armée Rouge en Allemagne, les premiers signes de la montée de l’antisémitisme soviétique qui culminera quelques années après avec la déportation de juifs en Sibérie...
Tout est retracé, les extraits des carnets étant accompagnés de nombreuses explications sur les événements et l’époque, et mis en parallèle avec les articles publiés par Grossman et parfois des témoignages d’autres journalistes ou militaires. On retrouve sa plume pour rendre de façon sensible la violence des combats, la souffrance des peuples, l’horreur de Treblinka. La force de ses mots avait fait de lui un journaliste reconnu, dont les soldats lisaient les articles avec reconnaissance et enthousiasme.

Cet ouvrage permet aussi de mieux connaitre l’homme. Il n’était en rien préparé à la guerre, mais il va courageusement et sans relâche suivre les troupes, aller au plus près du front, parfois faire le coup de feu. Les qualités humaines qu’on pressent en lisant ses romans lui ont permis de faire parler en confiance et de recueillir des témoignages précieux, du soldat au général et du russe à l’allemand. Les lettres adressées à sa famille dévoilent sa vie privée et on le suit dans l’inquiétude puis la souffrance lorsqu’il découvre le destin de sa mère massacrée avec les juifs de Berditchev.

Malgré tout ce qu’il contient, ce livre me laisse sur ma faim. Car tous les thèmes que j’ai cités ne sont évoqués parfois que rapidement. Les commentaires et les interpolations de A Beevor et L Vinogradova sont indispensables, mais me semblent prendre trop de place par rapport aux écrits de Grossman. Certains des carnets ont été perdus et tout ne méritait sans doute pas d’être publié, mais je soupçonne qu’il y en avait bien plus que ce qui a été retenu pour ce petit opus. Ses écrits avaient déjà dû subir la censure communiste à l’époque, et aucune explication ou justification n’est apportée sur les choix effectués aujourd’hui.
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