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C'est l'histoire d'un luthier français qui tombe amoureux de l'Irlande dans les années 70, part à Belfast quelques jours et y découvre la chaleur humaine qui jaillit des pubs et des coeurs, quand bien même l'ombre de l'IRA rôde partout. Le narrateur sera très vite au contact de soldats de l'IRA, il sera frappé par le lutte et essaiera modestement d'aider au combat, notamment au contact de celui qu'il nomme, depuis le début du livre, son traître. C'est beau comme l'Irlande, vert et gris, amour des frères et colère contre l'occupant, honneur et traitrise, bref, un vrai beau texte.
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Après cette lecture, comment ne pas aimer l Irlande pas n importe laquelle, celle du Nord, opprimée, pauvre, souffrante, violente, mais fière, soudée, empreinte d une belle fraternité.
Ceux qui ont combattu au grand jour ou dans l ombre, par des faits d armes ou de menus gestes, en donnant leur vie ou en supportant le quotidien sordide, tous ces hommes et ces femmes, quel que soit leur âge, sont célébrés dans ce livre.
On ne peut qu être ému à leur mémoire.
Plus que le portrait d un homme, « Mon traître » est le portrait d un peuple, le portrait d un pays rude et combattant, où le regard, la main sur l épaule, le silence partagé valent plus que de longs discours.
A la fin de ce livre, plutôt autobiographique, et émaillé de faits réels, on reste sur un sentiment ambigu.
L auteur écrit « Mon traître », mais on se prend à lire « mon ami, mon frère, mon autre père » Comme si la puissance de l évocation de Tyrone bouleversait les mots et leur sens littéral.
J ai aimé Antoine et sa sensibilité à fleur de peau.
J ai aussi aimé Tyrone, son charisme, et sa chaleur humaine.
Ce personnage gardera son mystère jusqu au bout
J aime le style de l auteur, à la fois simple, phrases courtes, mots choisis avec soin, et poétique, une poésie proche du lecteur par les images et les sensations qu elle évoque.
Morceaux choisis :
« Cette odeur de Belfast, cette saveur d inquiétude » p88
« Des brumes de détresse s accrochaient aux collines qui encerclent la ville » p144
« Une odeur de lourd, de mouillé, de ciel battant, de menaçant, de terre, de colère océane » p147

j avais découvert Sorj Chanlandon avec « Une promesse » prix Médicis 2006
Je le retrouve ici avec un immense plaisir.
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le 30 mars 2012
Intimement lié à l'Irlande du Nord par ses accointances avec le milieu activiste républicain et notamment Denis Donaldson (haut dignitaire de l'IRA et du Sinn Féin abattu pour trahison envers son peuple), Sorj Chalandon nous livre donc une histoire très personnelle, mais nullement nombriliste, où les forces du récit et du roman s'agrègent pour exprimer la brutalité des événements à laquelle il fut exposé.

Sous les traits du luthier parisien Antoine, Sorj Chalandon narre avec authenticité et sensibilité le parcours d'un homme meurtri par la posture déloyale d'un maître vénéré. Mon traître est un roman d'apprentissage empreint d'émotions fortes, fondé sur la puissance d'un amour hâtif et irraisonné pour cette terre irlandaise qui ne l'a pas vu naître et celle d'une amitié indéfectible pour ce peuple républicain opprimé.

L'arrivée en Irlande au milieu des années 1970 de ce personnage donne matière à l'auteur pour restituer l'ambiance mortifère du conflit nord-irlandais prévalant durant les prochaines décennies: l'acuité du journaliste portant sur le sentiment national et la religion facilite l'incorporation (narrative) d'Antoine dans les milieux activistes luttant contre l'envahisseur anglais. Une conduite quelque peu candide guidée par une vision manichéenne de l'engagement politique, confortée par celui qui apparaît comme le chantre de la résistance à l'oppression, Tyrone Meehan, membre influent de l'IRA.

"C'est de la confiance que naît la trahison", 25 années de soutien d'Antoine à la cause républicaine par cette piété filiale, sacrifiée sur l'autel de la collaboration avec l'ennemi britannique.

La trahison avérée du militantisme politique tend à se se prolonger dans la sphère relationnelle où l'amitié n'aurait servie qu'à des fins utilitaristes. Le silence est pesant et magnifié par la force de l'écriture, à l'oralité percutante, dont le style, direct, aride, épuré renvoie à l'introspection, à l'intériorisation des sentiments. Une écriture qui évite volontairement et habilement l'imprégnation du pathos sur les pages cendrées d'une double histoire, tragique et affligeante, factuelle et relationnelle, qui confine à la pudeur, et à la distanciation.

Les lecteurs convaincus par la qualité de Mon traître ne peuvent ignorer le second roman consacré à Tyrone Meehan et aux tenants de sa trahison, Retour à Killybegs - Grand prix du roman de l'Académie Française 2011, dont les dimensions narrative et stylistique de haute tenue me paraissent supplanter celles du premier volet.
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le 11 octobre 2011
Une écriture qui donne toujours envie d'aller plus avant, des descriptions ciselées, on est en irlande, on la sent.
Une vision du conflit de l'intérieur, un éclairage que l'on avait peut être pas.
A lire absolument et surtout à faire suivre par "retour à Killibegs"
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Mon traître / Sorj Chalandon/Mise Éire.
Sorj Chalandon et l’Irlande, c’est une histoire d’amour de longue date.
Et l’on ne peut s’empêcher de penser que dans ce récit largement autobiographique relatant des faits réels, l’auteur s’identifie au narrateur qu’est Antoine.
Luthier à Paris, Antoine retourne à Belfast en 1979 et retrouve ses amis Jim et Cathy O’Leary dont il a fait la connaissance en 1975. Leur fils Denis a été tué en 1974 à l’âge de 13 ans…
C’est dans un pub de Belfast en 1977 que Jim lui présente Tyrone Meehan, un militant de longue date au sein de l’IRA, un homme admiré de tous.
Dans ce pub on chante, on joue du violon, et à la fin est entonné l’hymne « Soldier Song » : Sorj Chalandon nous décrit cette ambiance unique dans un style poétique très personnel et en tout point remarquable :
« Dans le silence d’après chansons, dans la manière qu’avaient les musiciens de prendre une autre place sur la scène, dans le flottement d’avant solennel, l’hymne était déjà commencé. Et là au milieu de tous, debout avec tous, avec le même regard blessé, le même visage de craie, les mêmes cheveux de pluie, la même respiration fragile, j’étais comme irlandais. »
L’Irlande, Antoine le petit français l’a dans la peau :
« « Mon Irlande c'était « L'Homme tranquille », « le Taxi mauve », l'Ile d'Emeraude, les pulls blancs torsadés, le wiskey, « l'Eire » de nos mots croisés. Elle paressait sur papier glacé. Elle était d’herbe verte, de rousses Maureen, de pierres plates en murets, de toits de chaume et de portes géorgiennes. Elle était gaie, rieuse, enfumée, noire de bière typique et blanche de moutons errant sur les lacets de route. Mon Irlande s’appelait Dublin, Galway, Clifden, Lisdoonvarna, Aran . Une Irlande musicale, marine, agricole, accueillante, spirituelle, pauvre et fière, apaisée. »
Chaque année, Antoine retourne à Belfast pour la commémoration de la mort de James Connolly, fusillé en 1916 par les Anglais à Dublin.
En 1981, Meehan est arrêté puis libéré sous condition.
En 1994, l’IRA dépose les armes.
En 2006 on découvre la vérité sur les activités parallèles de Meehan à partir de 1981.
Quelles peuvent être les raisons qui ont conduit Meehan à trahir ?
Un récit poignant et tragique montrant les forces et les faiblesses de l’homme, l’amitié et la fraternité. Et la belle et légendaire hospitalité irlandaise.
À lire absolument.
À noter que « Retour à Killybegs », récit dans lequel Meehan est le narrateur (grand prix de l’académie française), paru en 2011, évoque la même histoire. « Mon traître » est paru en 2007 est peut être considéré comme une manière de palimpseste précédant « Retour à K. ».
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"Mon traître" et "Retour à Killybegs" traitent du même sujet mais sous des angles différents.
Tel un boxeur, j'avais été compté à la lecture de "Retour à Killybegs". Je n'imaginais pas 1 seconde que le KO viendrait avec "Mon traïtre" d'une sensibilité et d'une puissance insolentes !
Je souhaite à toutes les femmes d'être aimé avec la même intensité que celle développée par l'auteur dans ce roman.
Jugez plutôt :

"Je n'étais pas irlandais. Je ne le serais jamais. Mais j'étais entré dans sa beauté terrible et c'était sans retour. Ce serait elle. Mise Eire. Mon Irlande rebelle, ma rassurante".
"Je ferme les yeux et j'écoute l'odeur de cette ville. Un goût de brique, un goût de guerre, un goût de tristesse et de colère aussi".
"Un air épais de tourbe et de charbon. L'odeur de Belfast".
"L'accent champêtre, rugueux, pierreux du Kerry ou boueux du Donegal".
"j'étais le bienvenu dans une maison simple, ouvrière, de briques sales et d'ardoises sur le toit; collée à une maison identique".
"Je chantais le Soldier Song, portait une Claddagh ring".
"J'étais juste fier de marcher avec lui (Tyrone Meehan, mon traître), le long des rues inquiètes, avec ces gens qui le saluaient".
"J'étais parmi eux, le Français à la table de Cathy et Jim , luthier parisien de 32 ans, j'étais comme irlandais !

Que rajouter de plus ?
Ce court roman (216 pages) respire l'Amour d'une nation blessée, d'hommes et de femmes d'honneur, de sons, d'odeurs et de chaleur humaine.
Une oeuvre magique qui m'a projeté hors du temps pendant 2 jours... de la magie en format Poche.
In-dis-pen-sa-ble !!!!!
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Au début, je pensais lire le roman d'un journaliste de libération qui allait parler de l'IRA. A la fin de ce livre, j'aurais tout compris. Enfin. Je me trompais ! À la moitié du roman, j'ai découvert que ce roman parlait de l'engagement, de ces soldats qui choisissent une cause perdue... Je me trompais encore. Ce roman est celui d'une amitié qui finit mal.
Nous avons tous eu des amis que nous regrettons, des proches pour qui nous aurions tout fait s'ils ne nous avaient déçu. Peut-être même que nous sommes pour quelqu'un cet ami perdu. Sorj chalendon parvient magnifiquement à traduire cette montagne de contradictions qui nous envahit dans le cas où le cœur et la raison se disputent notre dignité.
Tout ça pour dire que j'ai adoré ce roman touchant et profondément humain. L'une des pages m'a même émue aux larmes. Je ne comprends toujours pas ce qui a amené cette guerre civile qui appartient pourtant à notre histoire proche. Pourtant j'en ai découvert des petites parcelles avec passion.
Comprendre la guerre civile qu'a mené l'IRA est une chose complexe qui implique de maîtriser les nuances. Quoiqu'il en soit la lecture de la bio de Bobby sands mérite notre intérêt.
Être capable de défendre ses idées jusqu'à l'emprisonnement .... Et une fois emprisonné, trouver le moyen de lutter encore et toujours. Vivre nu parce qu'on refuse un habit qui n'est pas le notre. Arrêter de se laver.. Pas une semaine ou deux mais des années... Faire une grève de la faim... Jusqu'à la fin. Cela fut l'histoire (fatale) d'hommes pas comme les autres.
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le 3 octobre 2011
Livre prenant bien que peu de suspens, une fois achevé on comprend que le récit est plus complexe que l'on ne peut imaginer.
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Antoine est luthier à Paris. Ami de Jim et Cathy O'Leary, il loge chez eux quand il va en Irlande. Avec eux, il fréquente les milieux engagés dans la lutte contre l'oppression britannique. Un jour, dans un pub, il rencontre Tyrone Meehan, son traître.
Quelle force dans ce roman qui relate avant tout l'histoire d'une amitié exceptionnelle, sur fond de guerre d'indépendance.
Il y a longtemps, j'avais lu les articles consacrés par Kessel à l'IRA et aux grèves de la faim entamées par ses leaders. Sous le règne de la « Dame de fer », rien n'a évolué, bien au contraire. Mais ce roman ne parle pas seulement de politique, loin de là. Il est surtout centré sur l'amitié hors du commun qui lie Antoine et Tyrone. Quand Antoine apprend la trahison de celui-ci, il est anéanti.
J'ai rarement lu une description aussi juste, aussi percutante que celle du séisme qui s'abat sur le narrateur quand il découvre dans la presse l'acte de celui qu'il ne peut se résoudre à renier. A tel point qu'il le nomme désormais MON traître.
En dépit des avertissements, Antoine veut savoir ce qui s'est passé. Comment Tyrone, un vrai militant, un chef adoré et respecté a-t-il pu trahir les siens?
Les questions que se pose Antoine sont aussi les nôtres et ce qu'il ressent touche intimement un lecteur qui n'aura aucun mal à se projeter dans son personnage.
Inutile de préciser que j'ai adoré ce roman.
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le 25 septembre 2015
Irlande rude, dure, violente et Irlande amicale parfois tendre. Au final, Irlande humaine ! Tout simplement. Pourtant tout cela est tellement compliqué. Les catholiques, les républicains, les unionistes, les nationalistes, l'IRA, les anglais, les espions, les traîtres, les héros, ont mené un combat dont les enjeux diversifiés ont rendu plus complexes les fondements du conflit.
Et au milieu de tout ça, Chalendon a convoqué un jeune luthier français qui n'avait rien à faire là, un idéaliste, un naïf qui croit en l'amitié, la fidélité et la fraternité. Autre facette de l'Irlande.
Cela donne un roman d'une puissance évocatrice remarquable.
Je viens d'entamer Retour à Killybegs, un complément indispensable pour comprendre. Comprendre Mon Traitre
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