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le 10 août 2008
« L'art de donner vie à ce qui n'existe pas, de persuader les autres d'accepter un monde qui n'est pas vraiment là ». Cet extrait de la page 324 s'applique bien au style romanesque de Paul Auster. « C'était tellement extravagant, et pourtant les excès mêmes de son histoire en étaient les éléments les plus convaincants » (p. 286). Ce deuxième extrait sonne juste également. Contrairement à d'autres romans du même auteur où on finit par se dire qu'autant de coïncidences rendent l'histoire totalement farfelue, « Moon Palace » parvient à restituer l'émotion intense que vivent ses principaux personnages, malgré l'accumulation des faits surréalistes qui leur arrivent.
Ce roman raconte l'histoire de Marco Stanley Fogg. Une fois ses études terminées, il se laisse complètement aller et finit par végéter à Central Parc où il dort à même le sol. De cette expérience vers l'abandon total, il dira : « il me semblait que si je m'abandonnais au chaos de l'univers, l'univers me révélerait peut-être en dernier ressort une harmonie secrète, une forme, un plan, qui m'aideraient à pénétrer en moi-même». (p. 131)
Sauvé in extremis par celle qui deviendra son amie, Fogg est engagé pour s'occuper d'un vieil homme qui lui confie son extraordinaire destin et lui demande de transmettre sa biographie à son fils qu'il n'a jamais rencontré. Dans le plus grand style paulausterien, ce fils inconnu se révélera être quelqu'un de très particulier pour Fogg lui-même.
D'une grande richesse structurelle (parallèles surprenants entre les destins de deux personnages, métaphores sur la lune très variées), ce roman suscite de nombreuses réflexions thématiques (enfance sans père, avortement, emprise sur son propre destin) et explore la solitude au point de la rendre tangible et émouvante.
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 22 novembre 2007
"Moon Palace" est l'un des romans les plus célèbres de l'écrivain new-yorkais Paul Auster dans lequel il nous raconte les événements étranges qui ont marqué la vie de Marco Stanley Fogg, depuis son arrivée à New York en 1965 jusqu'à ce que, sept ans plus tard, il découvre l'identité de son père... à temps pour assister à son enterrement. Ses amours, ses rencontres, sa misère, ses errances se conjuguent en une quête identitaire et apparaissent comme les étapes d'un voyage initiatique aux confins de la solitude et de la renonciation. On retrouve dans ce roman certains des thèmes chers à l'auteur (rôle du hasard et des coïncidences, solitude, recherche identitaire) ainsi q'un style de narration très caractéristique de l'auteur, qui initie son héros en lui faisant rencontrer une multitude de personnages étranges et excentriques.

Malheureusement et décidemment, je ne suis pas sensible au style austérien... Après un premier essai moyennement convainquant avec "Léviathan", ce "Moon Palace" ne m'a pas plus convaincu. Je reconnais la qualité du style et de l'écriture, et j'aime aussi assez les personnages austériens, toujours à la limite, tous un peu décalés, mais je n'arrive pas à me sentir impliquée dans l'histoire. Peut-être trop d'angoisse et de désespoir larvé dans ces récits, quelque chose qui se dérobe quand j'essaie de le capter et qui fait que je tourne les pages mécaniquement, juste afin de finir mon livre...
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le 9 juin 2011
Le célèbre disque de Pink Floyd déclinait en 9 thèmes tout ce qui pouvait conduire l'être humain à la folie.
Moon Palace en est l'équivalent littéraire. Certains argueront que l'univers New Yorkais d'Auster n'a que peu à voir avec le groupe de Roger Waters. Je leur répondrais que dans la trilogie New Yorkaise , Auster écrivait que les oeuvres d'art n'ont de valeur que si elles correspondent entre elles ! Une phrase de Roger Waters pourrait résumer ce livre : "IM YOU AND WHAT I SEE IS ME ".
Un Jeune homme hérite de son oncle de 1200 livres . Il va s'en servir pour aménager sa chambre, dormir, manger dessus et bien sûr les lire. Sans le sou , il va bientôt prendre la décision de transformer sa vie en oeuvre d'art et décide de ne plus interférer dans les événements de sa vie , de se laisser porter par son destin sans rien y toucher.
Ce choix nihiliste le conduira dans la première partie au bord de la folie et de la marginalité (1ère partie). En quête de rédemption, il va trouver du travail chez un vieil acariâtre qui a simulé sa mort pour refaire sa vie (2ème partie). En rédigeant sa biographie il va retrouver la trace de son père qu'il croyait mort ( 3ème partie) .
C'est le début d'un hallucinant voyage au bout de soi-même où Marcus Fogg va tour à tour rencontrer plusieurs figures paternelles qui vont tous lui transmettre un héritage financier et spirituel qu'il finira par dilapider .
Comme d'habitude, il est difficile de raconter un roman d'Auster sans s'arracher les cheveux face à l'imbrication en poupées russes de récits dans le récit. Comme les gratte-ciel de New York qu'Auster affectionne, la structure du livre donne le vertige et , toujours avec ce style limpide qui le caractérise, il aborde et développe de manière fascinante ses thèmes de prédilection : la solitude existentielle de l'homme , les troubles de l'identité , les SDF , la folie liée à l'écriture, la quête du père , l'argent et l'imbrication des coïncidences et du destin .
Moon Palace est remplie de grosses ficelles et de quelques clichés : l'ouest Americain , l'histoire rocambolesque de la grotte d'Effing , l'identité de Barber , le fait que Fogg passe à deux doigts de la folie et s'en remette sans grandes séquelles psychologiques .
Mais le talent d'Auster est de savoir préserver le fil qui lie Fogg aux trois histoires du livre , de détourner des clichés de la littérature pour aborder des thèmes existentiels passionnants . Fogg assiste à sa mort mentale et à sa renaissance, devient lui-même en se confondant avec les destins exceptionnels qu'il va être amené à rencontrer.
A l'issue dune fin bouleversante, on se dit que tout cela n'est qu'un roman et serait impossible dans la vie réelle. Et pourtant ... malgré les terribles aventures que Fogg traverse à Central Park , il m'est arrivé de vouloir partager ce destin incroyable , d'adhérer à cette vision de l'existence où chaque événement apparemment anodin nous conduit vers quelque chose de profond , de beau et de douloureux .
Un grand livre d'un grand bonhomme.
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Moon palace/Paul Auster
Avec de tels noms et prénoms prédestinés, Marco Stanley Fogg ne pouvait qu’être un grand voyageur. Rappelons nous Marco Polo, premier européen à se rendre en Chine, Stanley qui retrouva la trace de Livingstone, et enfin Phileas Fogg du Tour du monde en 80 jours.
1965 : Fogg, jeune étudiant orphelin de mère et abandonné par un père qu’il n’a pas connu, élevé par son oncle Victor (dont il héritera de la bibliothèque composée de 1492 ( !) livres), arrive à New York dans un appartement sordide. Il est sans ressource ou presque. Il vend les livres de son oncle au fur et à mesure qu’il les lit.
Fogg devient un voyageur pas ordinaire qui va faire des rencontres pas ordinaires pour un récit d’une grande richesse de lieux et de couleurs et pour un voyage initiatique conséquemment.
Fogg a un penchant pour l’errance et la rêverie avec des emballements soudains et de longues torpeurs, traits de caractères qui vont lui nuire sans que cela le désespère vraiment.
Frappé peu à peu d’un nihilisme haussé au niveau d’une proposition esthétique allant jusqu’à l’effondrement et la déréliction, il veut faire de sa vie une œuvre d’art, se sacrifiant à ce paradoxe raffiné : chaque souffle de vie doit le préparer à mieux savourer sa propre fin.
Sans aucune ambition et ressentant un désintéressement total pour l’argent, Fogg découvre avec délectation les avantages cachés que recèle chaque privation et la seule action de ne rien faire lui paraît considérable laissant s’écouler les heures dans l’oisiveté la plus totale sans aucun scrupule.
Par ailleurs, Américain, il est convaincu d’être la preuve vivante que le système a échoué et que le pays béat et suralimenté de l’abondance se lézarde enfin.
Tout de même, il est un homme avec ses pulsions et il rencontre Kitty Wu, une belle chinoise :
« Elle avait de jolis seins qu’elle arborait avec une admirable nonchalance, sans les exhiber ni faire semblant qu’ils n’existaient pas. »
Le restaurant chinois du coin de la rue donne le titre au livre : Moon Palace, dont l’enseigne lumineuse rose et bleue attire régulièrement le regard de Fogg.
Fogg a un ami en la personne de Zimmer qui finit par l’héberger, un petit type nerveux un peu raide, étudiant comme lui, brillant et consciencieux et partageant la même passion que lui pour les livres obscurs et oubliés, poète à ses heures.
Et puis il y a la rencontre avec Effing, un homme difficile, handicapé, aveugle semble-t-il, caractériel : Fogg se met au service de cet homme afin d’avoir quelques revenus. Il le promène, lui fait la lecture et la conversation. La tâche la plus ardue est celle de décrire le monde pour Effing , aveugle sans doute, et qui demande la perfection dans le détail.
Fogg ne sait pas encore quelles surprises lui réserve cette rencontre ainsi que celle de Barber, le fils de Effing.
En attendant, Effing lui demande de prendre note de tout ce qu’il va lui raconter concernant sa vie, réelle ou inventée, en vue d’une note nécrologique. Une double vie avec une mort et une nouvelle identité. Avec Effing, on ne parvient jamais à faire la part du vrai et du faux.
Un roman absolument étonnant, d’une très grande richesse de thèmes, allant de la recherche d’identité à la valeur de la solitude. Un livre passionnant malgré quelques longueurs et digressions.
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le 2 décembre 2009
J'avais ce Paul Auster dans ma bibliothèque (j'en ai encore quelques autres en réserve) et ce weekend, je me suis dit qu'un petit voyage austérien me ferait le plus grand bien !

Me voilà donc parti dans cette aventure avec MS Fogg, notre personnage principal.

On y retrouve les thèmes chers à notre auteur : des personnages abimés par la vie qui luttent pour leur "survie", des destins extraordinaires d'hommes ordinaires, de très belles rencontres et bien sûr, la ville de New York en toile de fond, personnage clef de ce récit.

J'ai retrouvé dans ce livre toute la poésie et la beauté du style de Paul Auster. Certaines descriptions sur la solitude, l'abandon, l'exclusion sont vraiment magnifiques.

MS Fogg est un personnage dense, complexe, fragile. Ses incertitudes, ses hésitations, ses doutes, pourraient être les nôtres, tellement l'auteur a réussi à le rendre concret et proche de nous.

En revanche, j'avoue que ce livre est vraiment sombre, noir, à la limite du pessimisme et qu'à la longue j'ai trouvé tout cela bien lourd à porter. Et je n'ai pas du tout adhérer avec le côté fataliste de Fogg, qui par moment baisse totalement les bras et se regarde sombrer.

Un livre qui ne sera donc pas mon préféré de cet auteur, j'ai grandement préféré la joie de vivre qui émanait de Brooklyn Folies par exemple. Mais tout de même un très beau livre, qui me fait toujours dire que Paul Auster est vraiment un auteur qui sait trouver les mots qui me touchent.
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le 19 février 2003
Paul Auster aborde ici deux de ses thèmes de prédilection, à savoir la solitude et la quête du père. Le « Moon Palace » est d'abord un restaurant chinois de New York que fréquentent le héros et son amie de façon régulière. Au sens figuré, il s'agit également d'un hymne à la lune conçu bien des années après Beethoven. Aussi les deux personnages s'inscrivent-ils dans une intrigue qui nous découvre tout du long de savants passages descriptifs ayant trait au wilderness et à la Chine, mais toujours dans un « climat lunaire ». De fait, l'écriture de Paul Auster nous emporte littéralement dans un voyage aux frontières de la réalité et de l'imaginaire, ce dans un cadre urbain où toujours l'Asie demeure en point de mire... Un livre somme toute d'une grande modernité et que l'on peut considérer à juste titre comme l'un des classiques de la littérature américaine contemporaine.
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le 23 mai 2002
Un roman passionnant du début à la fin, on ne s'ennuie pas une seconde notamment grace a la fluidité et au dynamisme du style de Paul Auster.
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le 9 janvier 2005
Moon Palace est assurément un bel ouvrage. Des qu'on le commence on a envie de savoir ce qui va se passer, le style est excellent.
On a aucun mal à entrer dans la peau du personnage MS Fogg, à connaitre sa psychologie, sa façon de penser.
Je le recommande vivement.
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le 13 avril 2010
Je viens de le relire et j'ai à nouveau adoré, 15 ans après sa découverte inoubliable et mille recommandations autour de moi.
Paul Auster pourrait me reverser une part de ses droits d'auteur !
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le 2 août 2016
La profondeur de ce texte fait le bonheur des agrégés en littérature comparée mais il ne s'agit pas d'un roman recommandable pour passer un bon moment, non. Le style austérien est une autobiographie permanente qui laisse souvent son lecteur insatisfait.
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