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4,7 sur 5 étoiles
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Dans le Monde d'Hier, son deuxième volume autobiographique après "Rencontre avec des hommes, des livres et des villes" (1937), Zweig peint le tableau quasi intégral de la génération à laquelle il appartenait. Cette autobiographie qui reste très importante comme témoignage de la première moitié du 20ème siècle sera publiée en 1948.

Mais chose étrange, ce livre écrit il y a plus d'un demi siècle "nous parle" en ce qu'il nous fait réaliser que si le monde change (progrès techniques, progrès scientifiques, etc.), les hommes, eux, ne changent pas. Le premier chapitre s'intitule "le monde de la sécurité" et nous interpelle comme un étrange miroir dans lequel on confondrait l'image d'hier avec celle d'aujourd'hui...

Des réflexions sur l'art, la musique, l'histoire, mais aussi sur la propagande nazie, la guerre d'Espagne, l'aveuglement politique des démocraties face à la montée de l'hitlérisme. Bref, vous avez là un livre majeur, pédagogique sur l'Humanité tout entière. Un livre que je ne saurais que trop recommander aux lycéens et aux étudiants.
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le 6 juillet 2017
De la nostalgie des temps heureux, calmes, insouciants où l'avenir semblait immuablement tracé à l'effroi des temps vécus lors de deux boucheries (et entre les deux hécatombes) et l'angoisse d'un futur infernal.
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Un tel livre invite à abandonner la lecture pour la relecture.
C'est une présentation unique de ce monde d'hier, ce monde d'avant le cataclysme de la seconde guerre mondiale, un monde de la sécurité, du culte de l'art, du respect des conventions, un monde qui s'est autodétruit de 1914 à 1945 (voire plus tard encore).
Cette immense tragédie, cette marche à l'abîme, Stephan Zweig, quintessence de l'intellectuel viennois, l'a décrite; la grande guerre, l'hyperinflation dans l'Allemagne des années 1920 et l'apparition d'un certain Hitler.

Personne comme Zweig ne sait décrire ce monde ancien qui a fait naufrage.
Il nous montre comment, à son modeste niveau, il a tenté de changer le sens de l'histoire, en vain.
Il nous montre aussi une galerie de personnages hauts placés tels que Walther Rathenau éminent homme politique allemand des années 1920 et qui finira assassiné.

On comprend que Stefan Zweig ait préféré ne pas assister aux ultimes convulsions d'un monde devenu fou.
'Le monde d'hier' est l'un des tous meilleurs livres de Stefan Zweig et fait partie de ces livres sans lesquels on ne peut comprendre une époque.
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J'ai hésité à qualifier l'humanisme de Stefan Zweig de combat par rapport à cette qualité attribuée à l'écrivain allemand Klaus Mann dans son ouvrage exceptionnel Contre la barbarie : 1925-1948.

Eveil intellectuel. Eveil des sens. Profondeur psychologique. Stefan Zweig, juif autrichien, écrit sa biographie en exil, apatride, rejeté de son pays par les hordes barbares nazies. Il souffre au-delà de tout entendement.

"Le soleil brillait, vif et plein. Comme je m'en retournais, je remarquai soudain mon ombre devant moi, comme j'avais vu l'ombre de l'autre guerre derrière la guerre actuelle. Elle ne m'a plus quitté depuis lors, cette ombre de la guerre, elle a voilé de deuil chacune de mes pensées, de jour et de nuit; peut-être sa sombre silhouette apparaît-elle aussi dans bien des pages de ce livre. Mais toute ombre, en dernier lieu, est pourtant aussi fille de la lumière et seul celui qui a connu la clarté et les ténèbres, la guerre et la paix, la grandeur et la décadence a vraiment vécu."

Stefan Zweig est grand dans la douleur. Quelle force d'âme ! Parvenir à nous réjouir sur les festivités de Vienne, la jeunesse "fanatisée par la culture" de la fin du XIX° siècle relève, dans cette situation, du prodige. Plus encore, quand il détaille son combat, pendant la Première Guerre Mondiale, contre la guerre, travaillant à une internationale amicale des intellectuels européens avec notamment l'écrivain français Romain Rolland (dont il rédigera une biographie), le lecteur est émerveillé. Que l'âme se grandit à se laisser guider par de tels hommes !

Régal que cette lecture par la découverte des écrivains, musiciens, artistes qui ont partagé l'amitié de Zweig. Le poète prodige Hugo von Hofmannsthal, le poète belge Emile Verhaeren (idem biographie), l'espagnol Salvador Dali, l'autrichien Sigmund Freud, Mahler, Richard Strauss dont il fut librettiste (à rapprocher de la désillusion de Klaus Mann lors de l'interview de ce maître de musique, aux sympathies nazies fortes, après la guerre, ibid), Romain Rolland, Paul Valéry, Théodore Herzl (père du sionisme moderne), Rilke, Thomas Mann, Bert Brecht.

Zweig ne mentionne pas Klaus Mann qui pourtant dès 1930 lui avait reproché son erreur d'analyse. Zweig avait en effet estimé le succès étourdissant des nazis au Reichstag comme "une révolte de la jeunesse, une révolte -peut-être pas très habile mais finalement naturelle et tout à fait à encourager - contre la lenteur et l'indécision de la haute politique". Mann avait écrit : "Il y a une prétention à tout comprendre, une sorte de complaisance à l'égard de la jeunesse qui va trop loin. Tout ce que fait la jeunesse ne nous montre pas l'avenir". Oubli ?

L'analyse de Zweig, sans être aussi riche ni profonde, enrichit celle de Mann sur les origines de la barbarie nazie sur un point repris par Emmanuel Todd dans son dernier ouvrage :

"Mais peut-être n'a-t-on jamais bien compris, à l'étranger, la raison pour laquelle l'Allemagne a, à tel point, durant des années, sous-estimé et minimisé la personne et la puissance croissante de Hitler: l'Allemagne n'a pas seulement toujours été un Etat formé de classes séparées : avec cet idéal de classes, elle a toujours été affectée d'une surestimation et d'une déification inébranlables de la "culture". (...) en Allemagne on ne pouvait concevoir qu'un homme qui n'avait pas même achevé ses études primaires et qui, à plus forte raison n'avait pas fréquenté l'université (...) pût jamais approcher seulement une place qu'avaient occupé un baron von Stein, un Bismarck, un prince von Bülow. Rien n'a autant aveuglé les intellectuels allemands que l'orgueil de leur culture, en les engageant à ne voir en Hitler que l'agitateur des brasseries qui ne pourrait jamais constituer un danger sérieux."

Rares étaient en effet les intellectuels à avoir su mesurer la barbarie nazie avant qu'elle ne se révèle entièrement. Je pense à Léon Daudet dans son admirable Connaissance de l'Allemagne. Avis.
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le 30 septembre 2005
Publié en plein milieu de la seconde guerre mondiale (et donc probablement après le suicide de Zweig), Le Monde d'hier est une sorte d'autobiographie de Zweig, mais une autobiographie très particulière : rédigée à l'étranger, sans aucun document, elle se concentre sur une sélection d'évenements qui ont marqué la vie de l'écrivain. C'est un éclairage extrêmement intéressant pour tous ceux que l'oeuvre de ce gentleman un peu suranné intéresse - j'en fais partie. Pour ceux qui n'ont pas encore lu les livres de Zweig, je leur conseillerais plutot de commencer par Le Joueur d'échec, car Le Monde d'hier n'est pas complètement représentatif du travail de l'écrivain : forcément un peu de nostalgie, et parfois un ton trop naïf.

C'est néanmoins une expérience, une plongée dans une époque révolue aux cotés d'un homme qui en est la forme achevée, qui a vécu les bouleversements des deux guerres mondiales au coeur du séisme, en Autriche, et qui a cotoyé les plus grands esprits de son temps : ami intime de Freud (voir sa Correspondance) auquel il a entre autres présenté Salvador Dali, il a composé un livret d'opéra avec Strauss, accueilli chez lui Thomas Mann et Paul Valéry, entretenu des liens avec Romain Rolland, Jules Romains, André Gide, sans oublier non plus la politique, avec Rathenau et meme Mussolini, à qui il a ecrit la seule requête qu'il ait jamais faite à un homme politique : la libération d'un prisonnier qu'il ne connaissait même pas.

Une remarque sur la traduction toutefois : les phrases sont parfois assez longues, contenant de nombreuses propositions imbriquées, à l'allemande, ce qui est rendu en francais par des phrases au sens quelques fois difficile à démêler. Au final, on en sort un peu plus heureux, apaisé.
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Dans ces mémoires, écrites peu de temps avant qu'il ne se donne la mort en 1942, Stefan Zweig retrace 50 ans d'histoire, de la Vienne riante de la Belle Époque aux bruits de bottes qui ont précédé la Seconde Guerre Mondiale. Aux longues années de bohème et de voyage initiatique (Londres, Paris, Berlin) succède brutalement, dès la fin de la Première Guerre Mondiale, le succès mondial du fabuleux peintre des passions humaines qu'était devenu l'auteur de "Amok" et de "Brûlant secret". L'émergence du nazisme en Allemagne et en Autriche, érigeant la haine des juifs en valeur cardinale, va faire de lui un apatride, d'abord en Angleterre, qu'il retrouve trente ans après, puis en Amérique, où il fuira la guerre et la haine de "l'allemand". Éternelle errance d'un homme profondément attaché à son pays, à sa langue et à ses convictions pacifistes. Sur cette trame historique, présente dans tous les manuels d'histoire, et reprise tant de fois dans la littérature et le cinéma, Stefan Zweig apporte son regard personnel, un regard que le lecteur ne pourra plus oublier une fois le livre refermé. Jamais on n'a vu décrit avec autant de sensibilité, par un témoin des moments les plus atroces que l'humanité ait jamais connue, l'amour du genre humain. Resté jusqu'au bout fidèle à ses convictions, Stefan Zweig a continué contre vents et marées à se battre pour faire triompher le camp de la paix et de la raison, jusqu'au moment où il n'a plus trouvé la force de lutter contre les vieux démons qui continueront toujours et partout à agiter Homo sapiens, primate parmi les primates. J'ai été estomaqué par l'acuité de son analyse des causes de la Première Guerre Mondiale. Non, décidément Stefan Zweig n'était pas seulement un spécialiste des choses du cœur, il était aussi un géopoliticien hors pair. Sa profonde connaissance de l'âme humaine lui avait permis de comprendre ce qui pouvait animer les masses bien au-delà des contingences politiques. Un grand moment d'émotion, et une si belle écriture...
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Dans ces mémoires, écrites peu de temps avant qu'il ne se donne la mort en 1942, Stefan Zweig retrace 50 ans d'histoire, de la Vienne riante de la Belle Époque aux bruits de bottes qui ont précédé la Seconde Guerre Mondiale. Aux longues années de bohème et de voyage initiatique (Londres, Paris, Berlin) succède brutalement, dès la fin de la Première Guerre Mondiale, le succès mondial du fabuleux peintre des passions humaines qu'était devenu l'auteur de "Amok" et de "Brûlant secret". L'émergence du nazisme en Allemagne et en Autriche, érigeant la haine des juifs en valeur cardinale, va faire de lui un apatride, d'abord en Angleterre, qu'il retrouve trente ans après, puis en Amérique, où il fuira la guerre et la haine de "l'allemand". Éternelle errance d'un homme profondément attaché à son pays, à sa langue et à ses convictions pacifistes. Sur cette trame historique, présente dans tous les manuels d'histoire, et reprise tant de fois dans la littérature et le cinéma, Stefan Zweig apporte son regard personnel, un regard que le lecteur ne pourra plus oublier une fois le livre refermé. Jamais on n'a vu décrit avec autant de sensibilité, par un témoin des moments les plus atroces que l'humanité ait jamais connue, l'amour du genre humain. Resté jusqu'au bout fidèle à ses convictions, Stefan Zweig a continué contre vents et marées à se battre pour faire triompher le camp de la paix et de la raison, jusqu'au moment où il n'a plus trouvé la force de lutter contre les vieux démons qui continueront toujours et partout à agiter Homo sapiens, primate parmi les primates. J'ai été estomaqué par l'acuité de son analyse des causes de la Première Guerre Mondiale. Non, décidément Stefan Zweig n'était pas seulement un spécialiste des choses du cœur, il était aussi un géopoliticien hors pair. Sa profonde connaissance de l'âme humaine lui avait permis de comprendre ce qui pouvait animer les masses bien au-delà des contingences politiques. Un grand moment d'émotion, et une si belle écriture...
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Dans ces mémoires, écrites peu de temps avant qu'il ne se donne la mort en 1942, Stefan Zweig retrace 50 ans d'histoire, de la Vienne riante de la Belle Époque aux bruits de bottes qui ont précédé la Seconde Guerre Mondiale. Aux longues années de bohème et de voyage initiatique (Londres, Paris, Berlin) succède brutalement, dès la fin de la Première Guerre Mondiale, le succès mondial du fabuleux peintre des passions humaines qu'était devenu l'auteur de "Amok" et de "Brûlant secret". L'émergence du nazisme en Allemagne et en Autriche, érigeant la haine des juifs en valeur cardinale, va faire de lui un apatride, d'abord en Angleterre, qu'il retrouve trente ans après, puis en Amérique, où il fuira la guerre et la haine de "l'allemand". Éternelle errance d'un homme profondément attaché à son pays, à sa langue et à ses convictions pacifistes. Sur cette trame historique, présente dans tous les manuels d'histoire, et reprise tant de fois dans la littérature et le cinéma, Stefan Zweig apporte son regard personnel, un regard que le lecteur ne pourra plus oublier une fois le livre refermé. Jamais on n'a vu décrit avec autant de sensibilité, par un témoin des moments les plus atroces que l'humanité ait jamais connue, l'amour du genre humain. Resté jusqu'au bout fidèle à ses convictions, Stefan Zweig a continué contre vents et marées à se battre pour faire triompher le camp de la paix et de la raison, jusqu'au moment où il n'a plus trouvé la force de lutter contre les vieux démons qui continueront toujours et partout à agiter Homo sapiens, primate parmi les primates. J'ai été estomaqué par l'acuité de son analyse des causes de la Première Guerre Mondiale. Non, décidément Stefan Zweig n'était pas seulement un spécialiste des choses du cœur, il était aussi un géopoliticien hors pair. Sa profonde connaissance de l'âme humaine lui avait permis de comprendre ce qui pouvait animer les masses bien au-delà des contingences politiques. Un grand moment d'émotion, et une si belle écriture...
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le 21 avril 2017
Où on voit ce que se sentir européen devrait vouloir dire !
Livre découverte sur la vie avant la première puis la seconde guerre mondiale, sur les personnages importants du monde littéraire de l'époque, sur la montée de Hitler et l'aveuglement de ses contemporains. Et, de surcroît une écriture unique qui se déploie dans des phrases très longues sans perdre de sa limpidité. J'ai découvert non seulement une époque mais un ouvrage et un écrivain que je n'imaginais pas ainsi.
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