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De tous les Maigret, celui-ci, le treizième, qui parut en 1932, est sans doute mon préféré. Est-ce le meilleur? Pas forcément... Son intrigue est intéressante, certes, mais elle n'est pas d'une folle sophistication. Mais alors pourquoi, me direz-vous, lui vouer une tendresse particulière? Eh bien parce que j'aime la douce mélancolie qui s'en dégage, tout simplement. Notre cher commissaire revient en effet ici sur les lieux de sa jeunesse et plus précisément au château de Saint-Fiacre, dont feu son père fut jadis le régisseur. Du coup, au plaisir habituel de suivre une enquête de Maigret s'ajoute celui de voir ce brave Jules remuer ses souvenirs de petit garçon et d'enfant de choeur! Comme d'habitude, la plume de Simenon excelle à nous peindre à petites touches impressionnistes cette France provinciale d'antan et les êtres plus ou moins reluisants qui la peuplent... Des êtres que Maigret, fidèle à son éthique, s'efforce de comprendre mais s'abstient de juger... Bref, dense, humain, voilà du roman policier en apparence dépourvu de toute prétention littéraire, mais qui n'en relève pas moins de la Grande Littérature!
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 11 novembre 2008
Jules Maigret revient dans l'Allier élucider le meurtre de la comtesse de Saint-Fiacre. Il revient car il a passé son enfance dans le château de Saint-Fiacre en tant que fils du régisseur. Autant retour vers le passé qu'enquête policière, ce roman de Simenon concentre tous les talents de ce très grand écrivain. Densité des personnages, tenue de l'intrigue policière et surtout cet exceptionnel climat créé en peu de mots, par touches,finissant de donner toute la profondeur à l'histoire.Un des très grands Maigret, des très grands Simenon avec "Mr Gallet décedé", "Maigret et le corps sans tête" et "Une confession de Maigret".
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L'ombre que porte le commissaire Maigret sur l'œuvre de Simenon occulte souvent le fait que l'écrivain belge n'écrit pas réellement selon moi, de vrais romans policiers.
Simenon ne cherche pas tant à montrer, démontrer ou exposer des preuves, qu'à mettre en lumière l'inexprimé.

L'Affaire Saint-Fiacre est exemplaire de ce point de vue.

Les codes apparents du policier semblent pourtant respectés.
Maigret, informé par une lettre anonyme qu'un meurtre sera perpétré dans l'église du petit village de Saint-Fiacre*, dans l'Allier, se rend sur place et assiste en direct au décès de la comtesse de Saint-Fiacre.
Il connaît la victime car Saint-Fiacre est le village de son enfance. Son père était le régisseur du château.
Maigret va s'attacher à élucider cette étrange affaire, sur fond de reflux des souvenirs.

Mais pourtant, alors que le cadre semble tracé, tout est brouillé.

Cette enquête est avant tout un retour sur l'enfance et sur la trahison des souvenirs.
Le meurtre, ingrédient indispensable du tout roman policier existe à peine (la victime meurt de manière assez improbable) et l'enquête se limite à quelques coups de fils et de vagues interrogatoires. Le dénouement de l'intrigue au cours d'un dîner rassemblant les différents protagonistes rappelle les procédés utilisés par Agatha Christie, mais ce n'est pas le commissaire qui dénoue les fils. Pire, il reconnaît même à ce moment là, avoir "la sensation très nette d'être inférieur à la situation" !

Donc, tout est prévu et pourtant, rien ne rentre vraiment dans les cases attendues.
En revanche, le regard nostalgique porté par Maigret, sa description de cet univers provincial, des fragilités de l'âme humaine, des déchéances diverses...sont autant de moments de grande littérature.

Il suffit de quelques phrases pour mesurer la force et la concision de ce style :
"Il n'y avait pas de soleil pour déformer les images, pas de grisaille non plus pour estomper les contours. Chaque chose se découpait avec une netteté cruelle : le tronc des arbres, les branches mortes, les cailloux et surtout les vêtements noirs des gens venus au cimetière. Les blancs, par contre, pierres tombales ou plastrons empesés, bonnets des vieilles, prenaient une valeur irréelle, perfide : des blancs trop blancs, qui détonnaient. "

Comment s'étonner que la télévision ou le cinéma se soient rués sur de telles œuvres (avec un bonheur très inégal à mon avis) ?

Encore un indispensable du prolifique écrivain.

* Invention de l'auteur, Saint-Fiacre n'existant pas dans l'Allier.
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le 23 août 2014
After struggling for years with the most arcane French literature, it is a delight to return to the writing of the early 1930s, and the comparative simplicity of a Simenon plot. A little too much High Catholicism for my Protestant tastes, but it all rang true.
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un Maigret atypique, un commissaire passif plongé dans son passé, qui subit plus qu'il n'agit. Une enquête qui le dépasse et qui se règle malgré lui. J'ai adoré.
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le 26 mars 2003
Je suis étudiante americaine et j'ai dû lire ce livre pour ma classe de français. J'ai pensé que je ne l'aimerais pas, mais je l'ai lit dans juste trois jours car il était vraiment interessant, plein du suspens, et étonnant. Je recommanderais ce livre à tous qui aiment un mystère très amusant à lire.
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le 7 septembre 2006
Le commissaire Maigret s'est rendu à Saint-Fiacre, son village natal, après avoir aperçu, par hasard, un papier qui traînait depuis plusieurs jours dans les bureaux du Quai des Orfèvres et contenant le message suivant : « Je vous annonce qu'un crime sera commis à l'église de Saint-Fiacre pendant la première messe du Jour des Morts. » Le caractère à la fois cynique et grave de la lettre amena aussitôt le commissaire à faire le voyage jusqu'au lieu de son enfance depuis Paris. La veille de la célébration religieuse, Maigret loge à l'auberge du village tenue par Marie Tatin, une vieille connaissance dont les souvenirs remontent à l'école, marqués par un détail de physionomie très précis dans la mémoire de Maigret puisque ladite Marie louche. Si Maigret reconnaît très facilement « la petite fille qui louchait », elle en revanche mettra plusieurs jours avant de l'identifier. L'heure de la première messe est venue, le commissaire est entré dans l'église et guette le moindre signe suspect. Plusieurs minutes se sont écoulées, quand une retardataire, la comtesse de Saint-Fiacre, apparaît dans le choeur et s'installe à l'une des stalles réservées aux seuls membres de sa famille depuis des générations. « Ite missa est », la messe est dite et il ne s'est apparemment rien passé. La police avait semble-t-il raison de croire à une plaisanterie ! Mais lorsque Maigret s'avance pour aller saluer la comtesse, qu'il n'a pas revue depuis plus d'une trentaine d'années, depuis l'époque où le père du commissaire était encore le régisseur de la propriété du comte de Saint-Fiacre, lorsque donc Maigret s'avance, il s'étonne de l'immobilité de Mme de Saint-Fiacre. Il lui touche alors l'épaule, le corps vacille et tombe, inerte. La comtesse est morte. Le mystérieux message n'était donc pas un canular...
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le 28 avril 2003
Encore un roman exceptionnel qui conte le retour de Maigret dans le village de son enfance pour résoudre une énigme.
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le 11 juin 2010
Maigret retourne dans la ville de son enfance car la Police a reçu un message annonçant un meurtre. Et dans une église ! Le meurtre a effectivement lieu : sans coups, sans violence. Un meurtre psychologique. Et Maigret de chercher à comprendre : qui a réussi à assassiner cette comtesse de Saint-Fiacre qu'il admirait enfant ?

Dans ce tome de Maigret, Simenon propose une histoire sombre et triste nous donnant à voir un Maigret perdu et secoué dans un village dont il ne reconnaît plus bien les traits. Bizarrement, son célèbre héros se laisse avoir et cède la vedette à un second couteau. On n'en dira pas plus, mais la fin du livre se lit comme on reçoit un coup de poing. Du très grand roman psychologique français qui n'a de policier que le nom.
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