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le 21 avril 2008
Je viens de terminer ce livre et je dois dire qu'il n'y a pas besoin de rédiger un pavé de 600 pages pour mériter le Goncourt!
En 300 petites pages Patrick Rambaud nous replonge dans l'hécatombe qu'a été la bataille d'Essling-Aspern, prélude sanglant à la bataille de Wagram. Avec détail et émotion, il retrace les épisodes de cette bataille dans laquelle des dizaines de milliers de soldats vont laisser la vie, quand ce c'est pas un bras ou une jambe.
L'histoire se passe en compagnie de grenadiers, de cuirassiers, de Stendhal, de Friederich Staps (celui qui tentera d'assassiner Napoleon), de l'espion Schulmeister, le colonel Lejeune, sa maitresse autrichienne, les sanguins maréchaux Massena, Lannes et Bessieres (les deux derniers étant en sérieux contentieux) et Napoleon n'est qu'un acteur de la pièce comme un autre.
Tout comme Omaha Beach, Essling est la preuve que l'histoire d'Europe s'est souvent écrite avec le sang des soldats et des civils. Malgré des touches d'humour ça et là, cet ouvrage rappelle l'aspect sanglant et traumatisant de la guerre 150 ans avant l'invention de la bombe A. Les passages les plus choquants restent les scènes d'opération des blessés, au petit soin (vous m'avez compris) avec les médecins Percy et Larrey.

A lire impérativement!

A la mémoire de Jean Lannes également.
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le 14 décembre 2014
Bravo à M. Rimbaud d'avoir relevé la plume laissée ballante par Balzac et de s'être attaqué à cette montagne qu'est la description d'une bataille en littérature.
La somme de recherche historique y est, l'homme connait son dossier. Les personnages historiques sont bien campés (Lannes, Masséna, Lejeune, ...). Et puis il faut oser s'attaquer à une bataille méconnue du grand public.
Et le récit est bien construit, bien porté, on voit le drame qui se noue et le destin qui échappe peu à peu à Napoléon.
Donc : bravo.

Mais... c'est dans sa description de Napoléon que Rimbaud pèche. Il l'a fait grossier, brutal, quasi illettré... Alors que Bonaparte avait été éduqué sous l'Ancien régime, dans la petite noblesse, et en portait tous les signes. Certes il pouvait être brusque ou passer outre les usages, mais tout de même. Ce que je reproche à Rimbaud, c'est d'avoir fait de son Bonaparte ce que nos démocraties du XXI e siècle aimerait y voir, une caricature du dictateur arriviste, donc vulgaire et brutal. Alors que le personnage est infiniment plus complexe.
Bref, j'ai le malheur de reprocher à M. Rambaud, avec son Bonaparte, de s'être laissé aller à ... la facilité.

Au passage : à la mémoire du maréchal Jean Lannes, qui le mérite.
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le 22 octobre 2013
Indispensable pour tous les fanas de l’épopée napoléonienne, ce court et dense roman de Patrick Rambaud s’attache à en raconter un des épisodes les plus incontournable : le Bataille d’Essling (du nom du hameau où s’affrontèrent devant Vienne les troupes françaises et celles autrichiennes). Pourquoi incontournable ? Parce qu’il s’agit de la première défaite – indéniable, écrasante, personnelle – de Napoléon. Essling, c’est le tournant de la guerre, la première étape d’une longue série d’affrontements dont les troupes françaises, à défaut d’être systématiquement défaites, ne se sortiront que grâce à des victoires à la Pyrrhus, accumulant presque autant de cadavres que leurs adversaires. Essling, c’est le premier pas vers Waterloo. Essling, c’est le début de la fin.

Le roman de Rambaud est tout entier imprégné de cette atmosphère funèbre. Si en surface, tout n’est que fracas de sabres s’entrechoquant, rugissements des canons, hurlements des hussards battant la charge, on devine sous cet épique chaos le parfum insidieux de la défaite et du désespoir. C’est qu’elles sont bien lasses, les troupes françaises, des maréchaux aux plus simples soldats ! Las, le petit soldat Vincent Paradis qui s’inquiète de ne pas rentrer en France à temps pour aider son père aux moissons. Las, le cuirassier Fayolle qui voit dans chaque ombre les fantômes des femmes qu’il a violées. Las, le maréchal Lannes, déchiré entre son amour toujours vivace pour l’Empereur et la désillusion qui le pousse à chercher la mort au combat. Las aussi et épuisés, le général Espagne, le maréchal Masséna, le colonel Lejeune… Tous autant qu’ils sont, ils ont cru en Napoléon Bonaparte et en la grandeur de l’Empire français, mais ce temps-là est bien passé : l’homme providentiel n’est plus qu’un monarque rongé par l’orgueil et la paraonia, et le rêve de gloire s’est enfui depuis longtemps, calciné sous les feux cruels de la guerre d’Espagne.

Si l’avalanche de prix dont a été couronné « La Bataille » de Rambaud peut un peu désarçonner, force est de reconnaître qu’il s’agit d’un excellent roman historique : splendidement écrit, immersif – chaque étape de la bataille y est retranscrite avec une fougue et une vivacité admirables – extrêmement bien renseigné et précis sans jamais une once de pédanterie. Un vrai plaisir de lecture que je recommande très chaudement. Personnellement, je ne manquerai pas de me procurer les deux suites écrites par Rambaud et narrant la fin de l’épopée napoléonienne : « Il neigeait » qui se déroule pendant la désastreuse campagne de Russie et « L’Absent » mettant en scène Napoléon sur l’île d’Elbe avant les Cent Jours.
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le 1 février 2011
Ce roman de 280 pages vous emporte dans le flot d'une bataille méconnue -Essling- qui a lieu en 1809 après la prise de Vienne opposant les autrichiens de l'archiduc aux soldats français menés par Napoléon avec une partie de son armée. Ce texte volontairement épique retranscrit la construction laborieuse du pont qu'il faut improviser pour franchir le Danube qui se trouve être en crue, il retranscrit l'atmosphère fiévreuse avant et autour de la bataille, enfin il fait vivre cette bataille.
Enfin la bataille, terrible pour les deux camps s'engage : le hussard, le voltigeur, quelques très jeunes colonels, les marcéhaux Lannes ou Masséna, Berthier ou l'empereur vivent tous la bataille à leur façon mais font preuve d'une arrogance curieuse devant la mort. La bataille dure deux jours, elle est faite d'attaques et de replis successifs : les Français dépendent de l'approvisionnement et des renforts qui viennent par le pont, qui est détruit à plusieurs reprises. Le lecteur vit cette confusion mais aussi partage avec l'empereur la vision tactique du champ de bataille.

Patrick Rambaud parvient à nous faire vivre cette bataille comme ces soldats et officiers la ressentent : cette histoire -hallucinante pour notre époque par l'acharnement des combattants et la façon de mener des hommes au combat- paraît finalement très proche. On se laisse emporter et le roman paraît très court : le récit est prenant et les personnages choisis sont nuancés donc attachants.

Je recommande tout particulièrement ce roman.
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le 23 octobre 2000
depuis une idée abandonnée par Balzac faute de temps jusqu'à une commande d'éditeur faite à Patrick Rambaud d'écrire un roman historique napoléonien, on peut dire que cette bataille aura attendu son heure de gloire. De l'avis de l'auteur, la bataille d'Essling signe le commencement de la fin, par son absurdité, sa violence, et la perte des illusions des principaux généraux de Napoléon. Ils étaient déjà couverts de gloire et ne désiraient plus que jouir du prestige et de la fortune acquise. Mais le Maître ne l'entendait pas de cette oreille, remettant sans cesse en jeu leurs vies sur le champ de bataille. Résisterez-vous à cette dépression de la troupe? estimerez-vous encore l'épopée napoléonienne après cette lecture?
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le 29 août 2005
Ecrit essentiellement du point de vue des sous-fifres (Napoléon et l'Archiduc planent surtout comme des ombres maléfiques et quand l'empereur nous est présenté c'est en tant que petit tyran excentrique et sans coeur)La Bataille nous décrit si bien l'absurdité de mourir pour la gloire des tyrans, au gré de leurs humeurs, de leurs erreurs et de leurs caprices. Les Autrichiens chargent bêtement au nom d'un archiduc dont on se demande comment il a fait pour hériter du commandement d'une armée, et les Français (soudards et romantiques) font de même au service de leur empereur qui n'est pas très en forme ces jours-là tant il accumule d'erreurs de jugement. Bref, une bataille en eau de boudin, comme ça, pour la forme, devant un public viennois qui y assiste comme au théâtre: 40 000 morts quand même, pour rien. Absurde et émouvant. Notons au passage la présence du jeune Stendhal dont le moins qu'on puisse dire est qu'il n'est pas un homme de guerre...
Très bien écrit.
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" La bataille " est un vrai et grand roman historique. Il y a la précision des détails mais aussi le plongeon sans concession dans l'ame de ces guerriers de Napoleon.
Ce livre se lit assez vite mais nous retrace avec beaucoup de rythme cette bataille meurtriere. Les personnages sont parfois en plein dialogue lorsque l'un ne répond plus ... il vient de se faire toucher par une balle perdue.
Un livre qui plaira à tous ceux qui sont curieux de cette époque mais aussi à ceux qui recherchent l'action ... sauf qu'ici tout fut bien reel.

P.Ranbaud a obtenu le prix Goncourt 1997 pour ce livre et c'est amplement mérité.
L'auteur dédie son livre à Balzac qui avait en son temps pour projet de retracer lui aussi cette fameuse bataille par ces mots : " A Balzac, avec toutes mes excuses ".
Je crois qu'il n'y avait pas lieu de s'excuser.
Un trés bon bouquin
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le 1 août 2011
Roman court au style incisif et souple.
Le sujet : La bataille d'Esping, deux jours de face à face entre les armées autrichienne et française. Une description sans concession de la violence des combats, de l'âpreté de la vie des conscrits et un regard généreux porté sur les maréchaux de l'armée napoléonienne confrontés à des choix difficiles : scènes de corps à corps entre les conscrits des deux armées ou encore d'intimité avec Napoléon lors de ces choix tactiques.
Deux personnages reviennent sous la plume de Patrick Rambaud : Henri Beyle (Stendhal) et le colonel Lejeune. Ces moments de répit entre deux affrontements permettent une véritable empathie avec les soldats de la Grande Armée et de mesurer l'ampleur des saignées provoquées par chacune de ces batailles quelle qu'en soit l'issue.
Cette bataille montrera à ces adversaires que Napoléon n'était pas invincible même si la bataille d'Esping sera suivie d'une victoire incontestable : la bataille de Wagram.
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C'est un vrai régal à lire, du génie à l'état brut. P.R. a aussi fait une grosse recherche historique, j' ai reconnu certains passages de mémoires de soldats. Le pouvoir des mots nous plonge au coeur de la bataille globale et individuelle. Il y a beaucoup d'intensité de peur et de courage lors des offensives, beaucoup de réalisme dans les dialogues, de sauvagerie dans les combats, bref, l’immersion est totale. Ce roman de par sa qualité d'écriture nous fait vivre littéralement une bataille d'Empire. La description des différents maréchaux est formidable. Là encore on a l'impression après avoir lu ce livre, d'avoir été un moment en leur présence. Quand à Napoléon, personnage à ne pas rater, on ne sait pas si l'auteur aime l'Empereur ou pas, mais on se croirait en sa présence parce qu'il dégage une puissance terrible. Ses colères sont légions, ce qui colle au contexte de cette bataille compliqué, et fait parfois rire de bon coeur.
Ce livre est selon moi un incontournable de l'épopée napoléonienne, dans un autre genre mais aussi puissant que celui de Léon Bloy.
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Ce roman reconstitue de manière plutôt réaliste la bataille s'étant déroulé entre l'armée Napoléonienne et l'armée Autrichienne en mai 1809 à Essling tout proche de Vienne.
Grace à l'imagination et au talent de l'auteur nous pénétrons au plus proche des événements et de ses acteurs, nous côtoyons bien sur un Napoléon plus vrai que nature, dictateur impérial, son état major et ses Maréchaux, Masséna Lannes et autres héros des combats Napoléonien, mais aussi et surtout la vie et le rôle du simple soldat, grognard abattu, effrayé et résigné, un voyage pour trente heures à l'intérieur d une bataille acharnée et indécise !
Au final, un roman historique convainquant, dépeignant avec justesse la première grande hécatombe militaire comme un prémisse aux futurs Verdun à venir, mais une époque où unis dans la mort et la violence des événements, le simple soldat et son officier pouvaient encore tomber ensemble sous la mitraille de l'ennemie.
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