undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

4,8 sur 5 étoiles
28
4,8 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:6,60 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 19 août 2011
C'est un ami genevois qui, choqué par cet éclairage peu connu, m'a alléché. La soi-disant ouverture d'esprit et tolérance des parpaillots en prend en effet un coup. Calvin, à une époque où la religion chrétienne fait dans la nuance mais pas dans la dentelle, est montré ici par le biais de des démêlés avec son contradicteur Farel en tyran digne de l' Inquisition dans une Genève où il ne fait pas si bon vivre au point d'être fuie par certains.
A lire par tous les protestants (dont je suis) pour leur proposer un regard plus équilibré sur un de leurs moments fondateurs et leur montrer à cette occasion les limites étroites de la tolérance du grand ancêtre dont ils se réclament.
Zweig, dans un style parfois emphatique qui le fait quelque peu démodé, ne s'en montre pas moins historien passionnant et justicier exigeant.
0Commentaire| 27 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 juillet 2013
simple et clair
à faire lire à tous les talibans et autres intégristes du monde (mais je doute fort qu'ils comprennent)
et apprendre par cœur : "Tuer un homme, ce n'est pas défendre une doctrine, c'est tuer un homme."
0Commentaire| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Stefan Zweig relate ici la lutte entre le totalitarisme -au besoin sanguinaire- de Calvin et la tolérance de son opposant malheureux Sébastien Castellion. Ecrit au moment du triomphe du nazisme en Allemagne comme en Autriche, ce quasi-pamphlet prend évidemment une valeur morale d'actualité. L'idée est intéressante, l'intention louable, mais ceci hélas n'est pas un véritable travail d'historien car sources et citations ne sont pas précisées (aucune bibliographie!), ce qui ne nous permet pas de démêler le parti pris (auquel nous ne demandons qu'à adhérer), d'une vérité objective scientifiquement établie. A ce flou s'ajoute, mais peut-être est-ce amplifié par une traduction filandreuse, un style plutôt lourd et emphatique. Zweig a très probablement raison, mais pour le vérifier il est nécessaire de mieux se documenter sur les acteurs des premiers temps de la Réforme. L'histoire est en effet une science et pas simplement de la littérature. L'immense romancier qu'est Zweig n'a pas donné ici son meilleur malgré l'intérêt certain de cette lecture.
11 commentaire| 34 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 août 2011
Magnifique controverse critiquant de manière très rigoureuse les positions de Calvin, et montrant les ravages qu'elles ont entraîné. Qualités d'écriture hors pair, comme toute l'oeuvre de Stefan Sweig, qui procurent un grand plaisir de lecture.
0Commentaire| 9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Incroyable... J'ai grandi à Genève. J'ai même fréquenté 4 ans le Collège Calvin, créé par Jean Calvin lui-même qui y a enseigné. Et je constate 30 ans plus tard que j'ignorais pratiquement tout de Calvin lui-même, pour ne rien dire de ce Sébastien Castellion dont je n'avais jamais entendu parler, et dont je n'ai jamais vu non plus de statue commémorative à Genève.

C'est un témoignage passionnant que nous livre ici Zweig, avec le génie littéraire qu'on sait. Comme le relève un autre commentaire ci-dessus, je ne suis pas en mesure d'établir la fiabilité historique de ce qu'avance Zweig, même si j'ai fait qqs recherches complémentaires, notamment sur Wikipédia. D'autre part, comme dans d'autres biographies de Zweig (Erasme, notamment), se mêlent certainement ici des éléments liés à l'époque dramatique (années 30, en Autriche), durant lesquelles Zweig a écrit ce texte.

Mais cela n'ôte rien au fond de ce texte, c'est-à-dire aux réflexions de l'auteur sur la tolérance, sur le fanatisme, sur le totalitarisme dont Calvin fut apparemment l'une des premières grandes figures modernes.

Pourquoi Castellion n'est-il pas mieux connu à Genève et en Suisse ?
Certains de ces propos sont d'une forme remarquable, comme : « Tuer un homme ce n'est pas défendre une doctrine, c'est tuer un homme. Quand les Genevois ont fait périr Servet, ils ne défendaient pas une doctrine, ils tuaient un être humain : on ne prouve pas sa foi en brûlant un homme mais en se faisant brûler pour elle ».

Bref, indépendamment de sa justesse historique, que je ne peux évaluer, ce livre reste une oeuvre forte, riche, qui donne beaucoup de matière à penser et à mieux comprendre à la fois le passé et le présent.
11 commentaire| 26 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 mars 2013
J'ai commandé le l'ouvrage car je viens de lire plusieurs biographies écrites par Zweig et que j'ai toutes trouvées très intéressantes.
Je n'avais aucune connaissance du sujet, et j'ai appris pas mal sur Calvin qui est un sujet que je ne connaissait que très peu.
Au delà de cela, l'ouvrage est vraiment remarquable par la desrciption de la lutte entre la liberté de pensée incarnée par Castellion et vis à vis de l'oppression.
Cerise sur le gateau, cela se lit facilement comme toujours avec Zweig.
0Commentaire| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 octobre 2015
Partageant amplement les commentaires laudatifs, à juste titre, de précédents lecteurs de cet ouvrage publiés ici je crois utile de souligner quelques aspects complémentaires. Que Calvin ait imposé progressivement aux habitants de Genève une discipline de vie sévère un quart de siècle durant m'était connu, mais le détail qu'en donne Zweig, sur la base d'une documentation sérieuse (p68 sqq), dépasse de loin ce que j'en savais. Démontant les techniques de Calvin pour asseoir son "régime de terreur" (p79) il explique concrètement ce qu'était la "visitation" dont chacun à tout moment pouvait faire l'objet (et qui n'avait rien à voir avec la Visitation évangélique !) allant jusqu'à parler de "Gestapo des moeurs" (p69) - rare évocation explicite dans ce livre de l'Allemagne d'après 1933. On comprend que Balzac ait rapproché Calvin de Robespierre (cité p77).Le rôle de la censure est également mis en lumière (par exemple pp212-213) tout comme l'invention d'un "complot" et l'extorsion d'aveux (pp215-216) pour se débarrasser des derniers opposants : cela ne demeure-t-il pas étonnamment moderne ?Un beau livre consacré à "La Réforme" édité par Time-Life dans une série intitulée Les grandes époques de l'homme, documenté et richement illustré, ne m'avait pas dissimulé le caractère impitoyable de Calvin pour étouffer toute opposition - "tenue pour l'oeuvre du Malin" -, sa tyrannie étant acceptée par les citoyens influents parce qu'il permettait de conforter l'indépendance du canton récemment acquise contre les ducs de Savoie et les prélats romains, mais aussi parce que "sa doctrine les confirmait dans l'orgueilleuse certitude d'être les élus de Dieu". Bien que publié trente ans après l'essai de Zweig (1967) il ne souffle mot de Castellion (pourtant qualifié de "très excellent personnage en savoir" par Montaigne au chapitre XXXIV de ses Essais), ni même de Servet : ceci rejoint les commentaires d'internautes, même Genevois, même protestants, qui n'en avaient jamais entendu parler. C'est dire combien il importe de faire connaître cette figure extraordinaire de courage.Les écrits que cite Zweig entre libelles outranciers et invectives grossières du côté de Calvin et de son émule De Bèze, réponses raisonnées et retenues de la part de Castellion (pp191-233), sont sans appel. Figure biblique du juste persécuté : irrésistiblement me sont venues à l'esprit les réponses de Jésus lors de son procès devant Pilate tandis que les Juifs assemblés vociféraient réclamant à Pilate sa mort...Ma seule réserve porte sur l'ultime très bref chapitre ("Les extrêmes se touchent") où Zweig esquisse une conciliation historique des idées calvinistes et de la conception de la tolérance de Castellion telle qu'elle serait survenue après la mort de Calvin, en particulier grâce aux "Remontrants" hollandais au début du XVIIème siècle. Si j'en crois Wikipedia l'arminianisme, auquel renvoie cette appellation, est une doctrine théologique que Calvin n'eut pas manqué de tenir pour une hérésie de plus ! A l'histoire de cette résurgence de l'héritage de Castellion un approfondissement serait bienvenu, ce qui n'enlève rien à l'intérêt majeur de cet essai de Zweig. 
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Stefan Zweig brosse un portrait noir foncé, mais bien mérité, du fondateur de la dictature théocratique genevoise.

Il caractérise Calvin comme un tyran jaloux, monomane, intolérant, doctrinaire, sectaire, avide de pouvoir absolu, le pire ennemi de l'intelligence, un négativiste réprimant toute sensualité (toute jouissance est un péché) et un tueur au nom de Dieu !

Quiconque qui osait contredire sa doctrine le faisait au péril de sa vie. Voltaire désignait l'exécution sadique de son adversaire Michel Servet comme un meurtre religieux.

Calvin par fanatisme a tué un homme et par là la liberté de conscience au sein de la Réforme.

Calvin était aussi fondamentalement lâche et hypocrite : pendant la peste, tous les pasteurs de la ville, lui en tête, déclarent qu'aucun d'eux n'ira à l'hôpital des pestiférés. De plus, il a renié toutes les oeuvres antérieures à sa prise du pouvoir, dans lesquelles il critiquait les mesures de ses adversaires qu'il a lui-même par après adoptées.

Calvin a créé à Genève le premier état totalitaire au nom d'une idée utopique et avec un seul livre (la Bible) comme maître de conduite. Ce régime était une véritable 'Bibliocratie' avec l'interprétation du livre de bord monopolisée par un petit Consistoire. Mais en réalité, l'Etat de Dieu de Calvin était fondamentalement un régime de délation, d'interdictions et d'espions.

Après le meurtre de Michel Servet, un seul homme a osé critiquer de nouveau sa doctrine, au nom de la liberté de pensée, d'expression et de conscience (pour les calvinistes, la liberté de conscience est une doctrine diabolique) : le pauvre professeur de Bâle, Castellion.

Calvin, craignant tous les esprits indépendants, l'a poursuivi partout en Europe, moralement en interdisant l'édition de ses oeuvres et physiquement en intentant des procès pour pouvoir le brûler sur le bûcher.

Stefan Zweig peint le combat entre Castellion (symbole de la liberté, de la tolérance, de l'humanité et de l'individualité) et Calvin (symbole de l'autorité, de l'intolérance, du fanatisme et de la répression de l'individualité) avec un ton d'accusateur public, s'indignant férocement de l'inhumanité du régime et de son inquisiteur. Il montre bien qu'aucune dictature ne peut durer sans violence et que les idéologies religieuses et politiques dégénèrent en tyrannies. Pour lui l'intolérance égale la guerre et la tolérance la paix.

Ce livre est un vrai chef-d'oeuvre traitant un thème éminemment important et actuel.

Le 20ème siècle a vu beaucoup de Calvins et de Genèves et le 21ème en engrange déjà un certain nombre.

Nous avons besoin de Castellions aujourd'hui.
11 commentaire| 13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Dans ce cours texte historique, Zweig nous propose un récit de la confrontation entre Calvin, le prédicateur de Genève, doctrinaire et violent, face à Castellion, un humaniste partisan de la tolérance religieuse.
Tout d'abord d'un point de vu littéraire, la plume de Zweig est, évidement, efficace et agréable.
Sur le plan historique cependant, malgré le crédit que l'on peut attribuer à l'auteur, ce livre ne peux être classé dans la catégorie livre historique rigoureux, mais plus dan celui d'un récit historique de vulgarisation. Ce qu'il fait très bien.

A lire, mais avec un certain esprit critique, en vue de certaines approximations de l'auteur.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 août 2004
Sous sa plume légère et avec son talent hors pair, Zweig narre le combat que se sont livrés Calvin et Castellion, deux penseurs ne partageant pas les mêmes conceptions théologiques. En sus de cette reconstitution historique, il propose en outre un saisissant parallèle entre les méthodes employées par le pasteur genevois et Hitler. Un texte passionnant dont on ne peut que se féliciter qu'il ait été récemment réédité.
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici