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le 13 avril 2006
Brunehaut, ce nom nous indique à tous quelque chose, nous rappelant qui une chaussée, qui une tour, qui un château. Brunehaut ou, en la nommant plus justement comme l'indique et le recommande l'auteur, Brunehilde, ou mieux encore, Brouniakhildis, déesse cuirassée, car telle est la signification de son prénom, était une reine mérovingienne, et quelle reine.
Quel parcours prodigieux et dramatique que celui là. Brunehaut (que l'auteur me pardonne) princesse de Tolède, arienne, fille du roi des Goths que l'on conduisit en 566 à Metz pour se marier avec Sigebert petit-fils de Clovis alors roi de Reims/Metz et de tout l'est, ce qui sera la future Austrasie, et qui finira vers 66 ans, en 613, à Renève brûlée vive ou plutôt mourante après trois jours de tourments innommables sans qu'on lui tirât un seul cri, une seule plainte, un seul râle, même ses ennemis en attestèrent.
Roger-Xavier Lantéri nous livre avec, je pense, honnêteté cette biographie qui est une tragédie, une tragédie empreinte de courage, de dignité, de grandeur aussi.
Cette biographie, outre le fait de nous révéler la vie de Brunehaut nous plonge aussi dans les moeurs (rudes) et les pensées du temps. Nous y découvrons des rois mérovingiens lettrés, cultivés mais aussi, pour certains d'entre eux, fourbes, empreints de perfidie, de lâcheté, de bassesse, si peu dignes d'un roi ou de l'image que nous pouvons nous en faire.
Nous y découvrons aussi le poète Fortunat, les débuts du très fameux Grégoire de Tours, le patrice Mummol, l'évêque Prétextat, tel Thomas Becket quelque 6 siècles plus tard, mourut assassiné dans sa cathédrale.
Dans cet ouvrage deux conceptions du pouvoir monarchique s'affrontent, l'une partisane d'une monarchie forte, «centralisée», l'autre partisane d'une monarchie gouvernée par les hommes magnifiques, les optimates, où le roi ne serait que le premier d'entre eux, une aristocratie où les intérêts personnels, les rapacités individuelles primeraient devant le bien commun, enfin bref allant droit sur le régime féodal.
Chlotaire II enterra, de fait, l'autorité monarchique par sa prise de pouvoir par sa victoire sur Brunehaut, victoire obtenue grâce aux leudes qui le firent roi et auxquels il devait tout. Dagobert fut le dernier détenteur de cette autorité, allant s'effilochant, pour la dynastie mérovingienne avant qu'elles ne disparussent tout à fait l'une et l'autre. Oui, Brunehaut aura bien mérité rémunérance.

Ce livre est passionnant. A lire et relire tant il est riche d'enseignements. Dommage qu'il manquât d'annexes : cartes, chronologie, arbres généalogiques, index de noms propres de lieux qui pourraient mieux aider le lecteur ou ceux qui connaissent peu cette époque.
44 commentaires| 24 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 mai 2015
Cet ouvrage remet simplement mais fermement les pendules à l’heure.
On oublie trop souvent qu'un historien moderne à pour mission de définir et de dire les faits, tout en les rendant, au minimum,oui, au minimum, inintéressants...
Or, la plupart de modernes font comme leurs anciens : ils se copient les une les autres, sans analyser, sans re-déchiffrer, sans verifier les sources, sans...faire leur travail d'historien tout en essayant de re-phraser les choses afin de se les rendre personnelles.
Ici, il n'en est rien ! Roger-Xavier LANTERI a repris les faits, l'environnement des faits : le contexte temporel, social, historique, humain et religieux des faits. Après une analyse rigoureuse autant que nécessaire, il revient sur une légende créée par les besoins de certains moines de se justifier au VII-VIII siècle. Non ! Brunehilde n'est pas la Brunehaut de la légende. Bien au contraire : à (re) découvrir d'urgence la première vraie reine des Franks, sinon de France, et la toute première Femme d’État française.
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