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le 26 juin 2014
Ayant décidé d'approfondir mes connaissances sur l'histoire de France depuis la Révolution de 1789, j'ai choisi ce livre pour ce qui concernait la période de la Restauration.

Waresquiel est un très bon historien, le style du livre n'est pas difficile et l'auteur ne montre à aucun moment avoir de partie prise. Il faut souligner cependant qu'il s'agit d'une histoire politique de la restauration. Même si on pourra trouver ici et là quelques informations concernant l'économie, la diplomatie et la société sous la restauration, ces informations resteront assez limitées, voire vagues. Par exemple, Waresquiel mentionne bien que la chute de la Restauration et l'avènement de la Monarchie de Juillet ne sont pas dus à des problèmes économiques car la situation économique en France à la fin de la Restauration était plutôt bonne. Or, cette mention ne vient pas accompagnée de quelques détails pour mieux la contextualiser. Enfin, il ne s'agit que d'une mention...

Le fort du livre, l'analyse politique de cette période historique, arrive néanmoins à compenser ces quelques manquements. Car, il faut l'avouer, le plus passionnant de la Restauration est évidemment la fluctuation politique des ministères et de la chambre des députés. Le lecteur verra bien que la Restauration est encore un laboratoire du gouvernement moderne français. Le parlementarisme s'impose aux derniers rois Bourbons, avec une résignation bienveillante pour Louis XVIII, mais avec malaise pour un Charles X récalcitrant et conspirateur. Waresquiel et Yvert savent bien décrire comment la Révolution et l'Empire ont marqué les députés et les pairs. Un réveil pour certains, un trauma pour les autres, et encore une leçon pour les pragmatiques. Les souvenirs, bons et mauvais, de la Révolution définissent les positions monarchiques, ministérielles et parlementaires de façon différente.

C'est justement l'analyse de cette hétérogénéité politique qui rend le livre très intéressant. Waresquiel et Yvert nous montrent toutes les nuances des courants politiques de l'époque. L'ultracisme (la droite) avec ses "ultraconservateurs" revanchards et anti-révolutionnaires acerbes, et ses "ultras du mouvemnt", plus réalistes, ayant accepté la Révolution comme inévitablement modernisante, mais qui nécessite tout de même une aristocratie pour la contenir. Le centre avec ses "constitutionnels" (centre-droit), des conservateurs acceptant bien les lumières de la Révolution, mais refusant toute démocratie et républicanisme, et ses "doctrinaires" et "progressistes" (centre-gauche), des libéraux pour une monarchie constitutionnelle. Et finalement les libéraux (l'extrême-gauche), souhaitant plus d'ouverture politique pour la population (le vote était fortement censitaire) ainsi que plus de liberté d'expression et de culte. Ces libéraux qui gardent l'esprit républicain de la Révolution tout en refusant le populisme de celle-ci.

Cependant, le vrai défaut du livre est le manque d'outils de synthèse comme tableaux et diagrammes qui auraient pu aider le lecteur à mieux suivre l'évolution de la diversité politique de la Restauration. Il faut remarquer que les positions des courants politiques cités ci-dessus ne sont pas figées et qu'elles changent considérablement pendant chaque changement ministériel.

Sinon, le livre est très bien documenté, chaque chapitre contenant à la fin une liste des références bibliographiques par thème traité dans le chapitre.
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La restauration est une période fascinante de notre histoire.
La tentative de lier Royalisme et Aristocratie avec les principes de la révolution de 89 pour la Gauche, la tentative de retour à l'Ancien Régime pour la droite.
Les ministères qui se succèdent devront jouer avec ces différentes tendances.

Bien que méconnue cette phase historique a vu naître le parlementarisme moderne en France, la naissance des partis, un grand débat sur la liberté de la presse.

Livre à lire pour comprendre la restauration politique. Bien qu'un peu technique cet ouvrage passionnera tous les férus d’histoire voulant découvrir cette période, plongeant le lecteur dans la danse parlementaire et ministériels.

Néanmoins ce n’est pas une histoire de la France sous la restauration, ou des français sous la restauration.
Peu d'analyses économiques de la période, ni des évolutions techniques ect...
0Commentaire| 9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 juillet 2015
La collection Tempus se rapproche parfois avec les livres d'Histoire de ce que la collection Que Sais-Je est à la culture générale. Si on ne peut reprocher la qualité de ses auteurs, la qualité du contenu est en revanche bien plus aléatoire en raison d'une absence totale de standard au sein de cette collection sur le plan attendu.

Dans cette optique et malgré l'érudition des auteurs, cet ouvrage fait partie de la mauvaise moitié de la collection Tempus. S'il est en effet très pointu sur le détail de la vie politique dans cette période en sandwich entre la gloire du Premier Empire et le début de la Première Révolution Industrielle en France, malheureusement le propos s'arrête rapidement là.

Certes, les auteurs font preuve d'une minutie irréprochable pour nous plonger dans le détail des ministères et des débats, surtout sur la mise en place de la Restauration et le règne de Louis XVIII. Cela rappelle que loin d'être une période figée qui aurait simplement tenté de reconstituer l'Ancien Régime, la Restauration fut une époque politiquement très féconde, ayant à gérer les legs - ô combien massifs - de la Révolution et de l'Empire, tout en ne se coupant pas des racines de l'héritage des Bourbons. Exercice très périlleux et qu'on peut dire réussi, la chute des Trois Glorieuses ne devant pas masquer une période de pouvoir qui aura duré autant que l'épopée Napoléonienne.

Et pourtant, cette période reste méconnue et vue comme étant très statique. En redonnant le détail des débats politiques de la période, les auteurs parviennent à nous rendre compte de l'effervescence des idées, à la recherche d'un régime pour la France qui ne soit pas un calque de la monarchie à la britannique, mais un mélange improbable de la monarchie absolue d'antan, de l'Etat centralisé de la Révolution et du despotisme Bonapartiste, tout en laissant une place plus ou moins large selon les intérêts du souverain au parlementarisme.

C'est ce mélange instable qui finira par aboutir aux Trois Glorieuses et au départ précipité de Charles X qui ayant mal - ou trop bien - calculé la réaction populaire, ne voulait pas terminer aussi tragiquement que son frère ainé Louis XVI.

Si on est heureux de porter un autre regard sur cette période, on s'inquiète lourdement lors de la lecture qu'arrivé au 2/3 de l'ouvrage, on soit encore dans le règne de Louis XVIII et que la partie sur Charles X n'ait pas débuté. L'intervention en Espagne se trouve limitée ainsi à une portion congrue de quelques paragraphes...

Surtout, à force de naviguer dans le détail des gouvernements et de leurs remaniements, aucun autre aspect de la Restauration n'est au final abordé : vie culturelle et artistique, évolution de la société, économie...

Pour un livre portant le titre Histoire de la Restauration et non pas Histoire politique par exemple, on se retrouve devant le bizarre sentiment d'être repu jusqu’à l'écœurement face à la pagination importante et le détail donné, et de rester plus que sur sa faim sur tous les éléments occultés.

La période n'est pas évidente et la lecture est plutôt aride : cet ouvrage ne se lit donc pas sans effort et il en ressort donc une grosse déception qu'il soit à ce point incomplet.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Le titre de cet ouvrage est un peu trompeur. C'est en fait l'histoire politique qui est traitée. La situation économique n'est rappelée que lorsqu'elle a un lien immédiat avec les faits politiques.
L'histoire politique, quant à elle, extrêmement détaillée, est passée au peigne fin par nos deux auteurs. Il est vrai que c'est très instructif, mais j'ai quand même sauté quelques pages par-ci par-là.
Ceci dit, le style est excellent, l'analyse sans parti-pris ; les faits sont exposés d'une manière très claire.
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Il manquait, c'est certain, une histoire de la Restauration. Les ouvrages d'histoire de France retraçaient à grands traits cette période jugée ingrate, faisant triste mine par rapport aux fastes guerriers du conquérant d'Austerlitz, triste aventurier en fait, perdant, de Waterloo.

1814 : Napoléon est exilé sur l'île d'Elbe. Louis XVIII, contrairement à la propagande bonapartiste, n'est pas venu dans les bagages des Alliés. Fort de ses prérogatives royales, frère de Louis XVI, il a toujours défendu une haute idée de la monarchie et de l'indépendance de son pouvoir. Rétablir la paix sociale, dans une France occupée par 150.000 soldats étrangers, pilleurs, violeurs (exception de la bonne tenue des troupes britanniques), sortant de 25 ans de guerre contre l'Europe tout entière relevait d'un immense défi. Défi du rétablissement de la monarchie, et donc de la famille des Bourbons, face surtout aux aristocrates, émigrés, aux biens spoliés par la Révolution, voulant prendre leur revanche tant sociale que pécuniaire. La menace principale est bien, dans cette première prise de pouvoir, les ultras.

1815 : Napoléon, défait à Waterloo, est expédié à Sainte Hélène. 100 jours marqués par le désastre militaire, mais surtout, national. Les Alliés ne pardonnent pas à la France d'avoir suivi son Empereur, dans la guerre inévitable. Pour Wellington, le vainqueur de Waterloo (cf. Waterloo de Alessandro Barbero) il s'agit avant tout de protéger les Français contre eux-mêmes. Les Anglais useront, avec l'Empereur de Russie, d'une certaine modération à l'égard des Français, à la distinction notable des Prussiens, haineux. Protéger la France contre elle-même ! Les historiens de la remarquable Histoire de la diplomatie française : Tome 2, De 1815 à nos jours l'avaient déjà bien signalé. Occupation militaire de la France d'une durée de 3 années pouvant aller à 5, paiement d'une amende représentant, in fine, deux années de recettes fiscales de l'Etat (!), une absence de place dans le concert des Nations ... une France misérable est laissée à nouveau à Louis XVIII, qu'il va redresser grâce à la Charte qu'il a fait adopter et à l'esprit de laquelle sans cesse il se référera (avec des hauts et des bas, bien sûr, notamment quand sa fonction de chef est mise en doute). Charles X qui succèdera à son frère en 1824, par sa raideur, prisonnier de courtisans ultras, ne saura pas composer avec l'aile gauche du Parlement (noblesse et bourgeoisie libérales).

Les historiens Emmanuel de Waresquiel et Benoît Yvert ont produit un ouvrage d'histoire qui est d'une exceptionnelle qualité, qui fera sans nul doute, date.

Ils nous apprennent en effet que la Restauration nous a laissé de nombreux fondements politiques qu'il importe de bien apprécier pour exercer sa liberté citoyenne : égalité des droits, libertés fondamentales, naissance de la représentation et du parlementarisme, des partis.

Cette France de l'après seconde abdication de Napoléon est devenue encore plus dure à diriger surtout face aux ultras, descendants de l'aristocratie de l'Ancien Régime, coupés de la France pendant un quart de siècle, ayant eu, dans les 100 jours, à revivre la peur d'une nouvelle Révolution. Composer avec eux, contre eux en laissant s'exprimer la classe moyenne (j'ai découvert la grande personnalité de Guizot, dont les propos m'ont étonné par leur pertinence), cette bourgeoisie qui a pris un essor pendant la Révolution, monarchienne, libérale (mais pas à la "sauce" de l'insipide et intrigant opportuniste Benjamin Constant) marquera cette phase de l'Histoire de France.

Les auteurs concluent avec clarté : "Il n'y a pas eu plus de Restauration libérale que de Restauration royaliste, divisant le régime en autant de périodes distinctes, mais une seule longue et douloureuse tentative pour concilier le principe héréditaire et monarchique avec celui de la nation, via la représentation censitaire." (p.477).

Je retire également cet enseignement : "Si la légitimité historique et le droit divin passent définitivement du côté de la fiction, ils n'en renforcent pas moins, grâce aussi au mythe impérial naissant, la légitimité conjoncturelle de l'homme providentiel, source commune du bonapartisme et du gaullisme; celui enfin de l'opinion publique, autour de la question de la liberté de la presse et de son pouvoir. Toutes ces notions trouvent sous la Restauration leurs pratiques, sur lesquelles nous vivons encore en partie aujourd'hui" (p.480)

NB : Merci à P.Vero de m'avoir permis cette belle découverte
99 commentaires| 19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 janvier 2012
Une histoire politique extrêmement riche et pertinente de la Restauration. Un travail scientifique de haut niveau, en revanche le livre est un peu aride pour des non spécialistes.
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le 13 juin 2015
Un auteur assez prolifique après son Fouché.
Ce livre est bien documenté mais va moins loin que La monarchie impossible de Rosenvallon.
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le 22 juin 2013
Ouvrage des plus intéressant à recommander pour qui aime l'histoire si complexe de la France. On y découvre dans le détail toutes les facettes des forces politiques en présence et leurs arguments. Le pays sort de la révolution et du 1°empire et le tout se déroule au sein d'une Europe très conservatrice et effrayée. Ce n'est pas un roman mais ça se lit très bien. Un très bon complément au "Talleyrand" du même auteur.
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le 22 mai 2016
Un livre détaillé mais abordable sur cette période mal connue de notre histoire. Excellente écriture, et un travail impressionnant d'historien.
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le 29 septembre 2015
Récit confus, sans rappel de l'histoire antérieur. Manque de chapitre. Besoin du Littré pour comprendre certains mots donc manque de simplicité.
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