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le 18 juin 2002
Dans son unique oeuvre, Roman avec Cocaine, Agueev entraine le lecteur dans l'univers de Vadim, jeune etudiant de Moscou au debut du 20eme siecle. Eleve brillant, il y fait la rencontre de Sonia qui change a jamais sa destinee. Pour la premiere fois, Vadim decouvre et palpe le bonheur, ce sentiment melange d'enchantement et de jouissance qui laisse en lui une trace indelebile. Leur soudaine separation condamne Vadim a un profond desespoir qui hante ses jours, ses nuits et dont il ne peut finalement sortir intact. Il console son chagrin dans la cocaine qu'il consomne avidement jusqu'a sa perte finale.
Ecrit a la premiere personne, le roman fait figure de journal intime ou le narrateur transcrit magnifiquement sa souffrance, sa detresse et sa quete d'un bonheur qu'il ne semble jamais vraiment atteindre. Le lecteur se retrouve alors temoin de la descente aux enfers du narrateur ou chaque chapitre l'aspire irrevocablement vers une spirale desesperee dont il devient petit a petit prisonnier.
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le 5 juillet 2004
Noir, sordide, pessimiste, tels sont les adjectifs qui pourraient qualifier ce Roman avec Cocaïne, publié à la fin des années 30 dans une revue russe à Paris, d'un auteur dont on ignore tout, M. Agueév.
En effet ce Recit avec Cocaïne (titre initial de l'oeuvre) est parvenu à la revue russe Nombres dans un simple paquet provenant de Constantinople. Ainsi son auteur reste pour nous un mystère. Le roman étant considéré comme en partie autobiographique, nous pouvons dire que l'auteur est né vers 1900, mais rien n'est sur, Agueév étant inconnu du milieu littéraire de l'époque. Souvent associé à Proust, son style lui est pourtant propre et ne semble aucunement influencé par ses prédécesseurs.
Le roman se compose de quatre parties distinctes: Le Lycée, Sonia, Cocaïne et Pensées.
L'histoire débute à l'aube de la Première Guerre Mondiale et s'achève en pleine Révolution Russe. La jeunesse est dépravée, le peuple souffre. Vadim, le héros de l'histoire est un jeune lycéen très intelligent mais cruel, insensible et instable dans ses relations avec son entourage. Il passe ses nuits dehors, à la recherche de relations éphémères, uniquement sexuelles. Un jour, il rencontre Sonia, dont il tombe éperdument amoureux. Mais ses sentiments, trop contraires à sa vraie nature, vont vite détruire leur relation. Il plonge alors dans la cocaïne, dans laquelle il se noie. Ces hallucinations, ces délires constituent la dernière partie, où il s'interroge sur la nature humaine.
Aussi horrible l'histoire soit-elle, le récit reste simple sans jamais tomber dans le pathétique. Le lecteur s'identifie rapidement à Vadim et par cela ressent de la culpabilité de part les actions malsaines du héros. C'est ce qui caractérise le mieux Roman avec Cocaïne, c'est là toute sa force. Nous nous sentons concernés par les interrogations du héros, nous y prenons part. Force est de constater qu'il est plus facile de se rapprocher d'un héros cruel.
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le 5 juillet 2004
un auteur iconnu, un manuscrit envoyé de nulle part dans les années 30, un livre à peine édité qui a traversé discrètement le 20ième siècle et que se trouve aujourd'hui encore plus d'actualité que jamais.
on erre avec le jeune Vadim, étudiant moscovite des années 30, à la recherche de sens. Sens non pas de la vie mais de la complexité des relations humaines qui, bien que vécues par un adolescent, sont rendues aussi vraies que jamais par le seul talent de l'auteur. Vadim est ce qu'on aimerai pas être, mais quand il erre dans le froid moscovite sous la lumière pale des réverbère, il nous ressemble étrangement.
A découvrir.
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Un ami avait un système de classement particulier pour sa bibliothèque, dispersée entre plusieurs pièces et plusieurs étagères. Dans l’une d’entre elles, en bois, fermées par des portes vitrées, il classait les « uniques » : des romans frappants, uniques dans l’œuvre de leur auteur, voire uniques œuvres de leurs auteurs respectifs. Dans cette bibliothèque se trouvait ainsi le fabuleux Secrets Barbares de Rodney Hall – mais c’est une autre histoire. Si je rangeais mes livres de la même façon, je mettrais dans cette armoire le Roman avec cocaïne de M. Aguéev, paru pour la première fois en 1934 dans une revue russophone parisienne.

Ce roman est unique parce qu’il s’agit du seul publié, voire écrit par M. Aguéev, auteur énigmatique à côté de qui Thomas Pynchon et J.D. Salinger font figure de bons clients pour la presse people.

Il est unique surtout par son double impact sur le lecteur : glacial et exaltant. Comme une ligne de cocaïne ? Peut-être, c’est à chacun de voir… Ce roman est celui de l’insatisfaction que ressent un adolescent moscovite aux environs de 1916, sentiment qui le pousse à écrire dès les premières pages : « Alors que j’éprouvais du bonheur, il me suffisait de penser que ce bonheur n’était pas là pour longtemps, et il cessait aussitôt d’être. » Ce sentiment le pousse à renier sa mère, pauvre, et surtout à connaître des expériences qui le font sortir de lui-même.

La première est une aventure purement sexuelle avec une femme plus âgée, Sonia, qui, dans une lettre de rupture éblouissante de sécheresse et pourtant longuement explicative, lui tendra un miroir sans fard, à lui, le petit cynique aux pensées et aux paroles souvent cruelles, lui montrant à quel point il peut être dépourvu d’humanité – ce dont il se doute et qu’il ne nie pas.

La seconde expérience, la plus extrême, celle qui l’entraînera au fond de lui-même et l’éloignera définitivement des autres, est celle de la cocaïne : une addiction morbide et solitaire qui le conduira à une fin nécessairement funeste mais, et cela a pu choquer, et cela choquerait peut-être toujours aujourd’hui, dépourvue de toute moralité.

Car Roman avec cocaïne n’est pas un conte moral : c’est l’expression crue de ressentis aussi exacts qu’honnêtes, le narrateur, Vadim Maslennikov, s’attribuant ainsi « cette malhonnêteté et cette cruauté » qui l’incite à voler de l’argent à sa mère pour sortir avec Sonia. Ce n’est pas non plus un roman historique : la Première Guerre mondiale et les secousses révolutionnaires ne sont que des toiles de fond devant lesquelles le narrateur creuse au fond de son âme, observe ses contemporains (entre autres un élève de son lycée en butte au système, Bourkevitz, avec lequel il entretient une relation ambiguë) et, surtout, raconte sa déchéance progressive et les réflexions qu’elle fait naître chez lui sur la veulerie de l’être humain, qu’il montre, qu’il met en question, mais qu’il n’explique jamais, ce roman n’étant pas un roman psychologique non plus. En ce sens, je le rapproche d’un autre roman de la même époque, Mon Corps et moi de René Crevel, non pas pour le thème, mais pour l’absence d’enchantement qui n’est pas désenchantement.

Ce roman ne réconcilie avec personne, est sombre et dépourvu de tout lyrisme ; sa lecture est pourtant roborative, ne fût-ce que par la qualité intacte d’une férocité que n’excuse aucune ironie ni aucun pathos. Il est donc bel et bien unique, on y revient.
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le 24 février 2015
J'ai beaucoup aimé ce roman qui ne laissera personne indifférent. Le narrateur, un lycéen reniant son milieu social et par extension sa mère, est en proie à des désirs dévastateurs qui le rendent à la fois très touchant et extrêmement odieux. On découvre au fil des pages son regard amer sur sa mère, ses relations violentes et détestables avec des prostituées, son amour impossible avec une certaine Sonia ou encore son addiction à la drogue. Voici donc l'histoire d'une lente descente aux enfers qui s'achève de façon tragique.
Aguéev est parvenu avec brio à représenter la dualité de l'être humain à travers le parcours de ce héros atypique. Touché par l'amour, ce dernier s'attache à adopter une attitude noble et généreuse, endossant un costume du bon garçon; mais sa part sombre resurgit lorsqu'il se retrouve face à cette "vieille femme loqueteuse" qu'est sa mère et devient l'image même du fils dénaturé. L'amour semble donc avoir le pouvoir d'embellir son âme... mais la déception amoureuse le fera basculer définitivement dans la cruauté et la noirceur.
Le style saisissant de l'auteur nous entraîne dans un univers réaliste et inquiétant ...! A découvrir pour tous ceux qui veulent suivre le temps d'une lecture le parcours de vie de ce héros des plus atypiques.
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le 12 juillet 2014
Voila un auteur qui gagne a etre connu, Proust et Tolstoi en moins prolifique. Son seul autre ecrit, un sale peuple, fait magnifiquement en 20 pages ce que d'autres font mal en 500 pages!
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le 3 mai 2016
Conseillé par Albert Algoud sur France Inter (je l'en remercie), je me suis précipitée sur ce petit bijou. Le fait qu'il soit unique renforce la magie de sa lecture. C'est magistralement écrit, sombre, mélancolique certes mais tellement profond. Cette courte vie raconté pourrait se dérouler partout à n'importe quelle époque, nous sommes hors du temps dans une errance universelle.

Seul bémol l'impression n'est pas de bonne qualité, la police n'est pas belle et irrégulière... dommage à la lecture de cet excellent ouvrage.
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le 15 février 2009
C'est un petit roman, facile à lire qui permets de découvrir l'époque de la fin de l'empire russe. Et surtout la descente aux enfers du narrateur.

La littérature russe n'est pas forcément rébarbative. A lire pour faire disparaître les préjugés sur les auteurs russes.
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le 19 octobre 2010
Voila un livre quasi introuvable et livré avec une petit livre en cadeau.
Il y a encore des gens charmants!
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