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le 3 juin 2011
John Fante manie les mots avec un immense talent. Des mots crus, qui sondent les tréfonds de la nature humaine, des dialogues cruels et savoureux, de l'humour noir. Ce roman contient les mêmes ingrédients, la même atmosphère lourde et pesante que "demande à la poussière" : un récit sombre, des ambiances glauques, des émotions intenses et violentes, à l'image du personnage principal, Arturo Bandini, à la fois attachant et détestable, dont les états intérieurs font selon moi tout l'intérêt de ce roman. Pour les amateurs du genre.
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le 20 février 2008
Il y a chez Arturo Bandini -' pardons, rendons hommage à ses rêves chimériques de postérité -' chez Arturo Gabriel Bandini, certains liens de parenté avec Ignatius Reilly, l''inoubliable personnage principal de la Conjuration des imbéciles. Tous deux partagent cette pratique innocente et inconsciente de la référence mal venue, anachronique ou socialement décalée. Tous deux oscillent étrangement entre frustration, ambitions et fainéantise du petit garçon qui sait encore trop bien que maman ne pourra jamais vraiment nous en vouloir (les deux pères sont d''ailleurs absents). Mais Arturo G.Bandini n''est pas aussi démesurément grotesque qu''Ignatius. Aspirant romancier superstar plutôt qu''austère apprenti écrivain, son statut futur, promis, qui ne fait aucun doute veut-il croire (c''est juste là, attendez une seconde que je prenne la plume) lui permet de se détacher de son statut présent, de cette misère partagée avec une sœur et une mère bigotes, à la pauvreté modeste, loin du clinquant des yachts, des stars et de l''argent gaspillé qui constituent son monde futur. Et du coup, tout assuré de son destin, Arturo G.Bandini peut mépriser ses collègues phillipins et mexicains de l''usine de conserverie de poissons au titre qu''ils n'ont pas lu Nietzche, n''entendent rien à Spengler, et n'ont pas en eux, secrète mais indéniable, la gestation d'un chef d'œuvre au titre aussi pompeux que « Le Colosse du Destin ». Sacré menteur que ce Bandini. Sacré rêveur aussi. Mais la réalité revient bien évidemment avec ses grands sabots, pour des coups de pied au cul mémorables. Et c''est ce qui fait peut-être la touchante beauté de ce livre : ces revers sont si énormes, son obstination à faire comme si de rien n''était si inoxydable, que les moments -' inévitables -' où notre Arturo dévoile ses souffrances rendent le personnage terriblement attachant. Classique sujet des frustrations sexuelles, sociales ou financières. Insupportable menteur, voleur, tricheur, mégalo, mytho, parfois violent, et pourtant on ne peut s''empêcher de l''aimer et de penser que, d''une certaine façon, c''est la vie qui est dure avec lui, alors qu''à l''évidence c''est aussi lui qui refuse la vie à moins qu''elle n''ait l''air d'une call-girl à paillettes. Premier roman de John Fante, « La route de Los Angeles » n''en est pas moins, avec « mon chien stupide », parmi ses tous meilleurs.
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Premier roman de John Fante, toutefois publié à titre posthume en 1986, La route de Los Angeles traverse une bourgade de pêcheurs, côtière mais desséchée, où l'ennui et le soleil vous assomment comme un bon crochet du droit. Immigrants des premières générations, Italiens, Philippins et Mexicains s'y coudoient, tentant par tous les moyens de sortir la tête du sable. Mais la misère est à l'affût, embusquée au coin de chaque pâté de maisons.

La famille Bandini n'y fait pas exception, tous trois serrés dans un pavillon décrépit depuis la mort du patriarche, survivant des aides de l'oncle Frank et des petits boulots d'Arturo. Ce dernier, plus athée qu'un cancrelat, condamne les catholiques pudibonds et bêlants, comme leur puritanisme exacerbé. Il est le pire ennemi de Dieu. Les soirées chez les Bandini sont alors rythmées de joutes fratricides mettant aux mains Arturo et sa cadette bigote, laquelle ne voit son devenir qu'en habit de nonne.

Bandini l'impie passe aussi de longues heures dans son bureau privé, lieu d'interminables entrevues avec ses femmes. Un placard à vêtements jonché d'imprimés. Recelant les traces de ses brèves passions, il s'en dégage l'acre odeur de la frustration. Conscient de sa faiblesse, il essaie par plusieurs fois de s'en détourner, mortifiant sa propre chair.

Solitaire, les amis de notre jeune héros se nomment Nietzsche, Schopenhauer, Kant et Spengler. N'accordant son intérêt qu'aux écrivains sérieux, aux grands maîtres, il les parcourt jusqu'à l'embolie, étendu sur un tapis de mousses abrité d'eucalyptus, sorte de sanctuaire privé bordant l'étang. Rejeté par la vie, ou la refusant, mais encore vierge de tout questionnement existentialiste, Bandini ne pénètre pas le sens profond de ces écrits. Il cherche avant tout à s'imprégner de l'emballage : le vocabulaire chantant et coloré.

En nous contant les espoirs et déboires d'un adolescent fier parmi les paons, volontiers poseur, Fante dépeint l'Amérique des rêveurs. Ceux qui se réveillent le nez dans la poussière. Lâche et fainéant, parfois cruel, on ne peut réprimer un certain attendrissement lorsque frappé par la dure réalité de la vie, pantelant, Bandini trébuche et tombe. Regorgeant de situations incongrues, d'un absurde sans retenue, La route de Los Angeles se savoure comme un tiramisu suintant de Marsala, saupoudré d'une bonne dose d'humour.

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le 3 mai 2015
J'en sors à l'instant. La genèse des "bouffeurs de vie". Arturo Bandini bouillonne, souffre, éructe sa soif de gloire, de puissance, de reconnaissance dans l'Amérique qui ronronne ou pleurniche, avant les autres, avant les beats fin 40' et surtout durant la décennie qui va suivre avec Kerouac et consorts. Il perçoit l'appel, la foi du verbe, il entend les sirènes de la renommée le jeune homme. Comment canaliser cet appétit rugissant de lire et d'écrire, de culture et d'évolution ? On est dans les années 30' et sa boulimie de vie précoce va le faire passer pour un déjanté, le marginaliser. C'est le début d'une extraordinaire saga. En avant Bandini !
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le 31 mai 2014
Vraiment un livre excellent, de la grande littérature américaine A lire Absolument! De la veine Kerouac, Tristan Egolf, O Toole,
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le 28 août 2013
J'ai bien aimé ce livre, j' y ai trouvé de la vie des immigrés italiens, de l'humour, de la dérision.
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le 25 novembre 2015
Voici le premier livre écrit par John Fante mais pour moi, ce n'est pas son meilleur.
Les bases sont là mais le style est encore un poil grossier, il est bien mieux dans ses romans suivants.
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le 7 avril 2015
Tout est à prendre chez John Fante.
J'ai pleuré lorsque j'ai fini Ask the dust j'aurais voulu pouvoir lire éternellement.
C'est donc tout naturellement que j'ai lu tous ses romans.
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le 30 août 2014
Tous les Fante sont a lire.. mon prefer reste quand meme Mon chien stupide, mais on passe un bon moment quoi qu'il arrive.
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le 11 février 2012
« [...] Elle a encore souri et m'a donné son panier. Nous avons commencé de marcher. Moi derrière elle. Au-delà des arbres il faisait étouffant. Et elle souriait. Son visage était si tendre qu'elle a failli me briser le cœur. Elle parlait, elle me racontait des choses que j'oubliais aussitôt. C'était sans importance. Elle m'enfermait dans un rêve, et je la suivais dans ce rêve sous le soleil aveuglant. Nous avons traversé des rues et des rues. J'espérais que cela ne s'arrêterait jamais. Sans discontinuer, elle parlait d'une voix basse qui était musique humaine. Quels mots ! Quelles phrases ! Je ne me souviens de rien. J'étais seulement heureux. Mais dans mon cœur je mourais. C'était inéluctable. Nous avons descendu tant de trottoirs, je me demandais pourquoi elle ne s'asseyait pas sur l'un deux pour prendre ma tête entre ses mains pendant que mon esprit s'envolerait. C'était un miracle qui ne se reproduirait plus de mon vivant [...] »
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