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le 6 septembre 2012
La première fois que j'ai découvert Toni Morrison, je n'ai pas vu la nuit passer... Mais j'aurais été bien incapable d'analyser mon émotion.
Longtemps après, je reviens de "Home" et l'émerveillement est le même.
Les vies de Frank Money, au retour de la guerre de Corée, et de sa soeur Ycidra, sont bien loin d'être tranquilles et pourtant les mots de Toni Morrison ne nous agressent jamais, ils éveillent en nous toutes les émotions sans être jamais violents, nous laissent devant l'horreur parfois mais avec une immense retenue. Le lecteur veut garder espoir...et il a raison!
Si les faits construisent peu à peu, en choisissant les indices, à une superbe histoire, le style se déguste comme une gourmandise. Certaines phrases sont à relire plusieurs fois pour le bonheur tout simplement.
A ceux qui ne connaissent pas encore l'auteur, qu'ils commencent pas ce roman....
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le 29 septembre 2012
N'étant pas un admirateur absolu de la littérature américaine , je dois tout de même avoué qu' après la lecture cet été de KAROO de Steve Tesich ,HOME est apparu comme un des livres marquants de 2012 .L'auteur Toni Morison déjà consacrée par le passé ,nous livre un roman où chaque mot est à sa place et tous ont leur importance :style minimaliste pour une ambiance envahissante qui permet de revisiter une Amérique d'une certaine époque avec des sentiments ambivalents de haine et d'amour sans misérabilisme et sans concession .Une bonne histoire au service de l'Histoire avec une écriture exacte et agréable :un grand auteur !
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Même s'il n'est pas en soi très étonnant, un phénomène intéressant frappe plusieurs figures marquantes des lettres américaines. Alors que leurs débuts se sont faits sous le signe d'un style assez flamboyant (chacun le sien), ils vont avec l'âge vers toujours plus d'économie de moyens et d'effets. Philip Roth signe aujourd'hui des titres marqués aussi bien par la brièveté que par une simplicité accrue (Indignation,Nemesis /Némésis), Cormac McCarthy écrit de plus en plus à l'os (Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme,La Route), Toni Morrison explique qu'elle aussi "travaille consciemment et énormément à cela : écrire moins et dire davantage. Ne pas écrire deux pages quand une phrase peut tout contenir. C'est bien plus difficile que de s'étaler. Et c'est ce que je veux désormais. C'est à la fois une envie et une nécessité - j'ai 81 ans, il faut que je fasse vite, donc que j'écrive court!" (Télérama, août 2012).

Ce qu'on avait déjà nettement pu déceler dans son roman précédent, Un don, devient éclatant avec Home. Jamais Toni Morrison n'a écrit un livre aussi court et surtout aussi épuré. Dans Un don, on retrouvait encore son goût des ruptures (narratives, temporelles, stylistiques). Ici, plus du tout ou presque. C'est ce qui a pu faire dire à certains de ses admirateurs, même lorsqu'ils reconnaissent les grandes qualités de Home, qu'il manque à la fois de substance et de stridences. Je peux dire quant à moi que je fais partie de l'autre catégorie de lecteurs, celle qui trouve que ce roman bref et décanté est une manière de chef-d'oeuvre (pas au sens où il serait une somme mais bien plutôt une version raffinée de son oeuvre). Je souscris tout à fait à ce qui figure en 4ème de couverture de l'édition française, pour une fois bien inspirée de reproduire les critiques américaines (ici celle du New York Times) : "Ce petit roman est une sorte de pierre de Rosette de l'oeuvre de Toni Morrison. Il contient en essence tous les thèmes qui ont toujours alimenté son écriture. Home est empreint d'une petite musique feutrée semblable à celle d'un quatuor, l'accord parfait entre pur naturalisme et fable."

Cela posé, de trois choses l'une. Si vous n'avez jamais lu de roman de Toni Morrison, pourquoi ne pas commencer par celui-là? Nettement moins complexe que d'autres, il se laissera plus aisément apprivoiser, ce qui ne vous empêchera aucunement de vous diriger vers les autres pour approfondir. Si vous avez déjà lu tout ou partie de ses romans, soit ce que vous aimez chez elle, c'est justement leur complexité et leur style plus ou moins heurté et par moments volontiers poético-poétique - auquel cas ce sera peut-être quitte ou double avec celui-là - soit vous n'avez pas d'attente particulière quant à la forme qu'elle peut adopter, et vous devriez pleinement trouver votre compte à ce roman quintessencié.

Simple par son titre - mais Morrison a toujours aimé les titres ramassés, souvent des noms courts (Beloved, Sula, Jazz, Paradise...) - Home l'est aussi par sa structure. En italiques, un chapitre sur deux est écrit à la 1ère personne, celle de Frank Money, l'ancien combattant de la guerre de Corée (voir présentation de l'éditeur ci-dessus). L'autre, écrit à la 3ème personne, est consacré à un personnage différent à chaque fois (Frank ; sa soeur Cee qu'enfant il sur-protégeait et qu'il a laissée livrée à elle-même après s'être engagé ; Lenore, la grand-mère qui ne les a jamais aimés ; Lily, la femme que Frank rencontre à Seattle après être rentré de Corée). La seule entaille dans cette alternance signale le moment où tout se renoue. Car si Home est comme son titre l'indique histoire d'un retour - Frank va traverser une bonne partie des Etats-Unis pour retourner dans sa Géorgie natale - il est également le récit d'une guérison, pour la soeur moribonde comme pour le frère revenu dans un état d'indifférence que seuls viennent troubler des éclairs de violence ou d'absence.

La grande réussite de ce roman réside, outre dans la puissance d'évocation de son style, dans le fait que Morrison ne cède jamais à la tentation de trop en dire. Bien que donnant toute sa place à un arrière-plan marqué, en romancière consommée elle traite sans trop en faire ses deux grands sujets (le retour au pays de l'ancien combattant, qui plus est noir dans "une armée intégrée qui est le malheur intégré" ; la condition des femmes noires dans un Etat du Sud ségrégué des années 50) et elle ne se laisse jamais aller au discours (cela n'a pas toujours été intégralement le cas dans certains de ses livres précédents). Quand ses personnages n'ont pour certains que quelques pages pour exister, elle les caractérise et leur donne une épaisseur immédiate. Par ailleurs, alors que son personnage souffre de perdre parfois entièrement le sens des couleurs et de ce fait ne plus voir le monde qu'en noir et blanc, elle réussit quant à elle à soigneusement éviter de le dépeindre en noir et blanc. Certes ses personnages rencontrent sur leur route des êtres malfaisants, mais si Home a bien des aspects de fable, il n'est aucunement une fable naïve identifiant clairement les gentils et les méchants. Notons pour finir que demi-teintes et économie stylistique ne signifient pas que le trait ne soit pas net. Il l'est, ce qui achève de faire de ce livre du grand art.

En vertu de ce que j'ai écrit plus ci-dessus, ce roman est également une bonne porte d'entrée si vous souhaitez lire un de ses ouvrages en anglais, car c'est un des plus faciles d'accès : Home. Dans l'édition française (Home), la traduction de Christine Laferrière m'a semblé bonne, quoique manquant de rythme et de subtilité par moments. Elle trouve toutefois quelques solutions à des problèmes de traduction difficiles, et insère quelques notes de bas de page bienvenues.

Pour un tout autre regard sur la Géorgie à la même époque, celui d'un enfant issu d'une famille de pauvres blancs, ne pas hésiter à acquérir le très beau livre de souvenirs de Harry Crews, Des mules et des hommes : Une enfance, un lieu (voir mon commentaire). Un point commun : la description d'un milieu où les années 30 seraient comme il est dit dans Home non pas "ce que les riches appellent la Dépression mais la vie".
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le 19 décembre 2012
Vous connaissez les récits addictifs? Dans ce cas, vous devriez classer Home dans ce genre-là. J'avais entendu de très bonnes critiques dans "La grande table" de France Culture et m'était dit que ce livre-ci serait pour moi. Et quand Priceminister a lancé son opération des Matchs de la rentrée littéraire avec, en lice parmi les sélectionnés, le fameux Home, j'ai bondi sur l'occasion. Bien m'en a pris !

Le récit commence par une évasion d'un asile psychiatrique par un homme (Frank) qui, on l'apprend, a fait la guerre de Corée. Il est Noir et l'époque est marquée par la ségrégation raciale, où il ne fait pas bon être de couleurs dans les États du Sud, comme c'est le cas en Géorgie, où Frank veut retourner. Il veut aider sa soeur, Cyndra (dite Cee) qui va de galère en galère. De Seattle jusqu'à Atlanta, le périple est marqué par l'observation du racisme au quotidien, par les souvenirs de guerre, par le passé familial. Et c'en est haletant !

Le livre est bref et la narration est pourtant, ce que j'appelle, intense. Le peu de personnages nous permet une réelle proximité à leur relation et à leurs expériences passées. Le contexte est bien sûr passionnant pour qui s'intéresse à cette période trouble de l'Histoire, où Noirs et Blancs vivaient dans deux univers cloisonnés. Frank et Cee incarnent des anti-héros types, fragilisés par la vie mais luttant pour garder la tête haute.
Moi qui découvre Toni Morrison avec ce livre, j'ai été saisie par son ton incisif, ses phrases courtes et sa langue claire et sans emphase. C'est exactement le genre de livres qui sait où il va et d'où il vient, comme son personnage principal. Les tergiversations ne sont plus possibles car la réalité de la situation appelle de la réactivité et du mouvement. Tout y est là-dedans !

"Le nom de mon père, c'est Luther et celui de ma mère, Ida. Ce qu'il y a d'insensé, c'est notre nom de famille. Money. L'argent. Qu'on n'avait pas." (p. 47)

Là où je suis plutôt preneuse de livres courts et concis, flirtant avec la nouvelle, j'ai été presque déçue avec Home de devoir me contenter de seulement 150 pages. Il va sans dire que la narration se lit d'une traite et qu'on ne boude pas son plaisir face à tant de densité dans une histoire, au fond, si simple.

Pour conclure, je dois dire que je relirai Toni Morrison car cette auteur a bien l'air d'avoir de nombreuses autres pépites dans son œuvre.
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Frank Money est un soldat noir américain revenu de Corée traumatisé et inadapté à la vie sociale de la société américaine de l'époque. Il va échouer dans le vagabondage, jusqu'à ce qu'il se mette en route pour aider Cee, sa saeur qui vit en Géorgie.

C'est un roman très noir où l'on boit le calice jusqu'à la lie. Pourtant c'est si bien écrit que l'on ne tombe jamais dans le travers de l'exagération. Le roman est bref pourtant tous les personnages y compris ceux qui n'apparaissent que l'espace d'un instant contribuent à la justesse du récit, et à la description de cet univers que l'auteur vu son âge a connu. Elle nous démontre que la synthèse permet d'aller à l'essentiel et à la beauté.C'est une très belle écriture, c'est aussi très américain car peu peuvent décrire comme eux le quart monde avec ses misères et la brièveté d'une lueur d'espoir. Si vous aimez la littérature et que le soleil brille au-dessus de vous lisez le, sinon attendez que le soleil apparaisse pour profiter de ce moment superbe de littérature.
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le 16 septembre 2012
Un bel ouvrage, qui étonne par la douce gravité de son propos. Simple mais construit, fort et poignant, un roman auquel on pense bien après avoir lu la dernière phrase. Idéalement à lire en version originale, pour profiter de son immense richesse accessible.
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le 27 janvier 2013
Ma première lecture de Toni Morrison. L'histoire se passe après la guerre de Corée (milieu des années 50) et le personnage principal revient de cette guerre. Il va traverser une partie des Etats-Unis pour retrouver sa soeur malade. Que dire du livre ? L'écriture est lumineuse (très bon travail de la traductrice), ça se lit vraiment très facilement et tout semble juste, vrai. En très peu de pages - le livre est court, 150 pages en version papier - on est confronté à la condition des noirs à cette époque aux USA. Ce n'est pas une critique sociale, il n'y a pas d'apitoiement, ni de demandes vindicatives, mais une petite histoire qui nous fait resentir le vécu de la population noire. En lisant le livre, j'ai vraiment eu l'impression d'être dans un monde où seuls les noirs se croisent, un monde séparé du monde des blancs, avec juste quelques intersections, les policiers et les patrons. Et c'est probablement la force du livre, de faire vivre au lieu de décrire. Pourquoi j'ai mis 4 étoiles et pas 5 ? En ce qui me concerne, l'aspect romanesque, l'histoire elle-même, est un peu légère. Mais j'aurais mis 4,5 si c'était possible.
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81 ans, Noire, Prix Nobel de littérature. Quand Toni Morrison écrit , elle le fait avec une justesse qui chamboule ses lecteurs. Un vocabulaire pompeux ? non. Un style avec de nombreux effets ? non. Juste une personne qui ne peut que rendre poétique la moindre phrase. Il y a comme une mélodie dans ses lignes. Elle peut même se permettre de raconter des choses horribles sans être glauque.

Nous suivons deux afroaméricains : Frank Money, au retour de la guerre de Corée, et sa soeur Ycidra dans les années 50 en pleine ségrégation raciale. Les personnages féminins sont magnifiques d'authenticité et de force.

Juste une citation : "Elle avait quelque chose qui m'a stupéfait, qui m'a donné envie d'être assez bien pour elle"

Home est sans nul doute mon coup de coeur de l'année et je le relirai avec joie.
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Dans les années 50, un vétéran de la guerre de Corée tombé plus bas que terre part au secours de sa jeune soeur entre la vie et la mort. Il retrouve ainsi sa dignité et elle sa liberté.

Nous suivons tour à tour plusieurs personnages: cet homme qui s'évade pieds nus d'un hôpital psychiatrique pour..... nous l'apprenons plus tard secourir sa soeur, son épouse qui se retrouve seule et tente de survivre, sa grand-mère monstre domestique perclue d'égoïsme haïssant la jeune soeur sans raison particulière, juste parce que, et cette jeune soeur dotée d'un mari qui l'abandonne et va travailler chez un vieux médecin adepte de l'eugénisme.... risqué!

Tout ce que la nature humaine a de plus bas est évoqué ici.

Un certain flou aussi, comme les souvenirs du "héros" ? Comment apprend-il la situation de sa soeur? De quoi souffre-t-elle?

Leçon de l'histoire, malgré les obstacles l'espoir réside dans un retour aux racines.

Intéressant mais assez dur!
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le 16 mai 2013
On passe d'un personnage à l'autre, d'une histoire à l'autre, assez rythmé mais parfois besoin d'une boussole ! Mais c'est ce qui est amusant ! On crée un lien avec ce livre, on ne veut pas le lâcher pour ne pas perdre le fil, l'ambiance reste légère mais toujours en se demandant où cela va nous mener.
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