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le 10 février 2009
Un des grands avantages de ce livre réside dans le fait qu'il s'agit d'un journal rédigé pendant les années nationale-socialistes de l'Allemagne (avant et pendant la guerre). Au delà de l'étude de la manière dont les nazis ont pu communiquer, il s'agit en plus d'un formidable texte sur le quotidien d'un juif allemand qui a eu la chance de traverser cette période et de s'en sortir vivant.
Il est aisé penser tout savoir sur cette période, tellement de choses ayant été relatées au travers de différents médias, mais on peut être encore surpris par certains actes décrits dans ce livre et commis au quotidien par les nazis.

L'étude des méthodes utilisées par les nazis (mots, tournures, médias) pour diffuser leurs idées se mêle à la vie de Victor Klemperer, propulsé/aspiré qu'il était dans ce monde que les nazis produisaient.

Ce livre va au delà de l'étude de la langue du IIIème Reich, c'est un formidable témoignage d'acte de résistance intellectuelle (ce qui est souligné par Alain Brossat dans la postface du livre), là où tout autre forme de combat s'avérait inutile et sans espoir.

Cette double lecture m'a donc surpris dans un premier temps (je m'attendais à lire quelque chose de plus technique, plus axé sur le langage), pour finalement me passionner totalement, la forme d'un journal se mariant finalement très bien à ce genre de récit.

A lire.
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le 4 mars 2012
A la suite d'un excellent reportage sur Arte ( c'est presque un pléonasme )il m'a semblé intéressant de lire ce livre qui présente le double avantage :
- de montrer effectivement comment un régime politique basé sur une idéologie ( en l'occurence le nazisme ) peut tronquer une langue et créer des néologismes adaptés à cette idéologie ( Ex.untermensh / sous-hommes )
- montrer , à travers ce récit autobiographique , les conséquences de l'application des lois antijuives sur le quotidien d'un professeur de littérature française -Juif Allemand -à l'université de Dresde
Un document passionnant malgré son côté peut-être un peu ésotérique mais en fait un journal intime qui se lit très facilement
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le 13 janvier 2012
Ce livre n'est ni une étude historique, ni un témoignage classique sur l'époque de l'épanouissement du nazisme en Allemagne. Le grand philologue Klemperer mêle à la fois des récits au jour le jour de ce qu'il vit et l'analyse particulièrement intéressante des mots employés par les Nazis. Cela donne un livre passionnant, qui se lit très bien, sans complexité superflue, et qui apporte un éclairage extrêmement intéressant sur le poids des mots en politique, ce qui nous donne à réfléchir aussi sur leur emploi de nos jours, et sur la place de la communication dans le jeu politique que nous connaissons. C'est par ailleurs un récit poignant de ces jours terribles, avec leur lot de souffrance, mais aussi de révolte et de rencontres, portraits passionnants d'Allemands de cette époque, brossés en quelques mots, et bien moins simplistes que ce que l'on peut en imaginer souvent. Un livre qui éclaire sur les raisons profondes de la montée du Nazisme dans un pays à la culture millénaire et à la population éduquée.
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le 26 octobre 2011
Ouvrage d'une lecture parfois exigeante, mais d'un très grand intérêt concernant l'emprise du nazisme dans tous les champs de l'existence, et permettant, au-delà des ravages du nazisme, de méditer sur l'impact de toutes les novlangues...
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le 6 février 2014
Un livre essentiel pour comprendre non seulement le langage, mais aussi la manipulation de la langue quotidienne par la politique. L'édition Pocket est cependant d'une laideur incroyable: impression baveuse, mise en page difficilement lisible, mauvais papier. Un tout petit peu de soin ne serait-il pas souhaitable, même en édition de poche?
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A l'heure où certains se bouchaient les oreilles, Victor Klemperer, philologue juif allemand marié à une "aryenne", a décidé de les ouvrir bien grandes. Il a noté, jour après jour, tous les mensonges distillés dans la langue allemande par le régime Nazi ; tous les mots inventés, greffés comme des tumeurs pour mieux empoisonner et tuer la conscience. Il a scruté l'ombre qui prenait de l'ampleur en écrivant, en analysant le virus injecté dans la langue. Son diagnostic : Lti, la langue du IIIème Reich.

Sa survie en Allemagne fut possible uniquement grâce son mariage avec une femme allemande. Et cette survie fut rude. Son livre est une sorte de journal testamentaire, qui nous exhorte à ne pas sombrer dans la paralysie de l'esprit, à ne pas abandonner l'esprit critique qui fait les consciences libres et lucides. La pensée doit être vive pour contrer le désastre.
La langue est changée, la langue change encore. Du poison est insufflé en elle. Le mensonge court, il grandit de jour en jour.

La langue que nous servent nos "flics" de la crasse médiatique, est une langue qui ment, une langue taillée pour les morts.
À nous de savoir la décrypter, à nous de veiller dans la grisaille du siècle, l'esprit alerte et en mouvement - afin de dérégler la fréquence du mensonge.

Le sens a pris du plomb dans l'aile. Les chasseurs sont puissants. Mais le gibier du langage ne mourra pas s'il scintille dans nos veines, s'il diffuse du sens, s'il est porteur de chair vivante et non de morte carne.

Les loups ont pris possession du bois. Et la forêt moderne en est venue à cacher l'arbre du sens.
Le sens des mots est une sève vitale. "La parole est un morceau de chair" ainsi que le disait Rûmî, ce grand savant, poète et mystique persan, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs au XIIIe siècle.

La langue qu'on nous propose est un fruit vide, une flamme éteinte, une chose désincarnée.
Plus que jamais, nous avons besoin d'êtres de feu pour brûler la paille du mensonge.

Thibault Marconnet
30/01/2014
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le 5 avril 2009
Un témoignage sur la vie en Allemagne au temps du III Reich. Une analyse sur les techniques et le vocabulaire du nazisme par un spécialiste du récit et des techniques narratives. Et surtout sur l'emprise de la langue et de la propagande sur la pensée de ses contemporains.

L'auteur parle à partir de son expérience personnelle des efforts qu'il faut faire pour résister au totalitarisme et à la barbarie
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le 23 août 2013
Est-il possible d'apprendre encore quelque chose d'essentiel sur le nazisme, sur sa forme, son organisation du totalitarisme?
Oui! Encore et encore. Pour notre malheur, la source glauque et puante produit toujours ses cloaques. Et nous devons rester désormais vigilant devant ces eaux subreptices qui débordent de temps en temps du coeur de nos ville sans crier gare, mais poussant toujours les mêmes sales gargouillis, soulevant en les flottant les mêmes ordures, mais sous des jours neufs. Nous devons être comme les néerlandais constamment sur le qui-vive à leurs digues et derrière leurs énorme vannes: en veille légère! Mais constante.
Pour notre sauvegarde, des hommes courageux et surtout d'une intelligence, d'une lucidité, et d'une résistance à toute épreuve comme Klemperer ( Victor! pas Otto, le fameux chef d'orchestre) écrivent, ont écrit, et écriront sur ce qu'ils ont vécu, bien sûr, mais surtout font, ont fait, feront l'analyse immédiate, avec toute la fraîcheur du vécu - malheureusement, - mais aussi du regard acerbe, froid, détaché sur les malheur qui les frappe, lui et sa famille; lui et les gens de sa communauté, se dépêchant de "PROFITER", si je peux oser ce mot affreux mais véritable en l'occurence, profiter de cet ICI et de ce MAINTENANT qui est sa vie alors. Klemperer est aux premières loges: juif marié à une "aryenne", ils se touve, par ce mariage, protégé, dans la logique aberrante des néosocialiste, de la déportation, du moins pour un temps, mais soumis à toute les vexations et brutales petite cruautés de la vie quotidienne que le pouvoir nazi et ses circuits, mettent peu à peu en place pour organiser ( ce mot! stigmatisé dans le livre ! ) l'Allemagne nouvelle, et surtout créer l'Homme nouveau , voulu par ce régime de serial killers organisés! Cette horreur que nous connaissions " de l'extérieur", à la brutalité aseptisée des camps, à la violence secrète de la Shoah, Victor Klemperer la trouve dans son quotidien, dans des détails multiples, mais répandue sciemment par l'usage d'une LANGUE NOUVELLE, qui se glisse là où on l'attend pas, qui vous prend par la main, vous tire l'oreille, vous fait baisser les yeux, enveloppe et étouffe sans qu'on le sente le monde où l'on vit, la vie que l'on y a pris l'habitude heureuse d'y vivre...Il faut l'acuité du linguiste exercé et la simplicité de langue de cet écrivain clait et direct pour chasser et débusquer à tout coup sûrement, et de façon aussi vive qu' évidente pour nous le vocabulaire neuf, l'orientation neuve d'une formule, le sens courant dévoyé, les termes tordus d'un rien, mais qui tous ensemble construisent un camp intérieur, une vision du monde déménte qu'il va suffire de mettre au service des fantoches dangereux, des illuminés de l'inhumain, des guerriers fanatiques, eux-mêmes producteur de ce langage, croyant en son sens, employés à fixer par leur intelligence politique, et la science des "effets spéciaux de la politique, l' organisation nouvellel du monde qu'ils montent comme un mur, grillagé, sur un ciel qu'ils auraient presque définitivement rayé sans la pure résistance. le Non de quelques uns. L' intelligence de ces quelques uns, leur puissance d'interprétation, d'artistes, de poètes, de liberté, de regard net.
Il faut mettre ce grand livre en regard avec une très jolie petite fable moderne sur ce même sujet, mais sous la forme d'un récit court et stupéfiant; Matin Brun de Pavloff.
M.A.B.
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le 12 janvier 2015
Un livre très bien écrit qui permet de comprendre à quel niveau peu se jouer l'implantation fanatique dans le langage, en partant de ce constat de base : la langue est l'outil qui nous permet de penser le monde.
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le 4 mars 2012
ouvrage qui aborde le nazisme sous l'angle de la langue. l' usage dévié qui en est fait,transparent pour l'observateur extérieur. un nouveau langage ( comme une langue propre au Système) qui structure et enferme les individus dans une " logique" c'est la monstruosité ordinaire d'un système social que Victor KLEMPERER analyse de l'intérieur en tant que Victime et en tant qu'Allemand bouleversé par l'effondrement radical de Sa Culture.
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