undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

3,8 sur 5 étoiles
22
3,8 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:8,20 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 2 novembre 2011
Un meurtre odieux. Le corps d'une jeune femme découvert dans une décharge sauvage, abandonnée, souillée, inconnue. L'enquêteur Tyad Borlù pense initialement qu'il s'agit d'une prostitué. Conscient que sur cette base là, peu de moyen seront mis en œuvre pour résoudre ce crime, il décide de poser des affiches avec sa photo. Au cas où...

Et, quelques heures plus tard, un mystérieux coup de fil lui offre une piste. Non, ce n'est pas une prostituée. C'est une jeune étudiante en archéologie. Américaine qui plus est...

Et tout porte à croire qu'elle a été assassinée à Ul Quoma, la ville siamoise et TABOUE de Besz. Une ville qu'il faut ignorer de manière naturelle, dont on ne franchit pas la "frontière" sous peine de "rupture". Une Rupture bien mystérieuse et puissante qui effraie les habitants des deux villes, et qui fait disparaître les insensés qui rompe.

Ce roman est très bien construit, l'univers de Besz et Ul Quoma sont parfois lugubre, empreint d'une atmosphère de guerre froide, un brin angoissante et excitante également. L'auteur nous tient dans ses filets et ne nous lâche pas jusqu'à la dernière page. L'enquête en elle-même est également fait monter une sentiment de danger, virant sûrement au thriller et sachant que les ennuis peuvent arriver de n'importe quel côté.

Côté écriture c'est "limpide", Miéville décrit les villes siamoises, l'attitude de leurs habitants respectifs, les détails qui les différencient d'une façon telle que nous nous y immergeons aisément. Une ville qui nous devient familière au fil des pages, après le premier choc culturel absorbé. Enfin, l'auteur nous convie à cette vie quelque peu compliquée.

Originalité encore dans le comportement des habitants, dans leur façon unique d'ignorer leur voisin , en évisant (éviter de voir) et en inouïssant les bruits, la circulation, les gens, la ville voisine dans sa globalité, en fait, comme s'ils n'existaient pas.

Bonne traduction également.

Alors, tout est-il si parfait avec pas moins de 4 prix récompensant ce roman, la réponse semble s'acheminer vers un oui massif.

Sur un plan purement intellectuel, j'ai été stimulé par ce récit. La traque à l'assassin me captiver et cet univers unique m'a impressionnée. Ma raison comprend tout à fait un tel succès, tous les ingrédients y sont, et le dextérité en prime. Cependant, côté cœur, côté tripes, je n'ai pas vibré. C'est plutôt un sentiment froid qui domine, belle œuvre mais qui ne m'enchante pas.
0Commentaire| 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 janvier 2012
Co-lauréat du prix Hugo 2010, The city and the city est un polar fantastique à tendance dystopique qui se singularise par sa grande originalité. Le démiurge China Mieville élabore et soigne une intrigue policière complexe déployée dans une cité-monde duale (Beszel et Ul Qoma) servie par un esthétisme raffiné, une richesse d'idiomes et de codes sociologiques particuliers ou encore un maelström d'émotions et de perceptions plus ou moins oppressantes.

Dans une contrée d'Europe indéfinie. Deux Etats. Deux cités imbriquées édifiées sur un territoire unique fondé sur un cadastre kafkaïen où les espaces pléniers côtoient les endroits tramés: la résolution d'une enquête dans un tel environnement ne peut qu'échapper à la facilité... De cette composante doublurbaniste minutieusement élaborée naissent des obstacles que l'inspecteur Tyador Borlu, de la Brigade des Crimes Extrêmes de Beszel, s'évertuera à contourner afin de dévider l'écheveau d'une affaire de meurtre plus filandreuse qu'il n'y paraît.

Cette particularité géographique se double d'une étrangeté comportementale fichtrement inventive, celle consistant pour un habitant d'une ville à éviter l'Autre de la cité « voisine »: il s'agit, selon les néologismes chers à l'auteur, d'«éviser », d' « inouïr », d'échapper à la perception d'autrui, d'excréter de sa personne tout sentiment dévoué à l'altérité sous peine de rompre... La Rupture, milice spectrale répressive, veillant à éradiquer les interactions entre sociétés et les individus qui enfreignent un corpus de règles civiques immuables (visée ethnocentriste?).

Sans user d'un manichéisme réducteur, China Mieville s'empare de cette dualité urbanistique pour échafauder une intrigue policière centrée sur une victime ayant occupé les deux territoires. L'occasion nous est donnée de constater le soin avec lequel l'auteur a dépeint ces deux communautés (groupes politiques en présence, mentalités, opposition cité moderne/cité éreintée) dont l'équilibre s'avère fébrile dès lors que l'affaire criminelle laisse entrevoir l'existence d'une cité mythologique interstitielle... Between the city and the city...

Roman foisonnant malgré une pagination limitée, l'histoire narrée ne sacrifie pas non plus ses personnages, certes primés par les cités-entités, et notamment son enquêteur principal, esprit pénétrant pourvu d'une sobriété exemplaire.

The city and the city est en définitive un roman exigeant requérant une attention sans failles pour ne pas choir dans la lassitude mais cette expérience de lecture se révèle assez passionnante tant l'histoire est originale et maîtrisée. Dans ce roman d'atmosphère nimbé d'une paranoïa avilissante, China Mieville a su ménager le suspense d'une intrigue profonde en distillant habilement ses fausses pistes (théorie conspirationniste,...) pour parvenir à un dénouement crédible.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Le cadre est très original, deux villes sont "coincées" dans le même lieu géographique, mais les habitants ne peuvent pas se parler, ni même se voir, sous peine de "rupture". Un meurtre est commis dans l'une des ville, mais il est relié à l'autre ville... L'inspecteur est donc coincé avec son enquête. Nombreux rebondissements, scenario cohérent et très original! A lire!!
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 novembre 2011
Je suis une fan de China Mieville, et j'ai donc acheté celui-là sans hésitation. Encore une fois, c'était un très bon achat.
C'est très bien écrit, à la fois extrêmement imaginatif et parfaitement rigoureux.
Cette histoire de deux villes qui habitent le même espace finit par nous paraître naturelle, tant l'auteur se tient à son hypothèse en en tirant toutes les conclusions, et sans jamais aucune "erreur", aucune incohérence. Le jeu avec le langage (bien que moins présent que dans Perdido Street Station ou les Scarifiés) est aussi remarquable (et merci pour la traduction !).
J'ai particulièrement apprécié que dans cette histoire policière la "solution" ne fasse pas appel à un quelconque artifice surnaturel.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 août 2013
A Beszel, une ville des Balkans, une inconnue est retrouvée morte sur un terrain vague. Un policier entre deux âges, brave type assez roué, Tyador Borlù, est mis sur l'enquête, interroge les jeunes camés des cités avoisinantes, remonte la piste du fourgon qui a transporté l'inconnue. Est-elle d'ici ? Est-elle une étrangère ? Vient-elle de l'autre ville ?
The City & The City est un roman d'enquête policière. Flics, interrogatoires, systèmes informatiques hors d'âge, bureaucratie inepte… Il en suit tous les codes, il respecte toutes les règles du genre, jusqu'à la fin. Son intrigue est habile, amusante, et tient en haleine jusqu'au bout. D'autant que le cadre en est incroyablement malin. Beszel a une petite particularité… Elle partage son territoire avec une autre ville, Ul Qoma, aux modes, au langage, à l'architecture différentes. Le découpage territorial y est incroyablement enchevêtré, et les habitants d'une ville sont entraînés depuis l'enfance à ne pas voir, ni entendre, ni sentir quoi que ce soit venant de l'autre ville. Le bonheur de ce roman est là, dans la découverte d'une cité d'Europe tout à fait crédible où cette incroyable étrangeté serait possible. Règles, contre-règles, modes de vie, l'enquête est le prétexte à une visite sociologique et politique des deux villes tout à fait fascinantes. Le roman se base sur cette prémisse étonnante et la tire jusque dans ses retranchements (notamment en matière de vocabulaire, point auquel je suis sensible), sans jamais perdre le lecteur en route. C'est à la fois, drôle, absurde et réaliste. Au point de me faire me poser la question : qui évisons-nous ? Au milieu de quoi vivons-nous de manière consciente, que nous nous rendons volontairement invisible ? Il n'y a là dans ce livre interrogation paranoïaque, juste une revigorante manière d'interroger la réalité.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
L'idée de base du roman racontée par China Mieville a à la fois un pied dans l'imaginaire mais aussi un pied dans la réalité et dans notre monde actuel. Imaginez un peu une ville dans l'Europe de l'Est, typiquement après le délitement de l'ex-Yougoslavie où des populations se déchirent pour des motifs religieux et ethniques. On trouve ce genre de situations dans des villes comme Mostar en Bosnie ou au Montenegro. Poursuivons un peu plus la réflexion, ces deux populations autochtones qui sont entremêlées, comment les empêcher de se déchirer et bien en les séparant totalement non pas dans deux quartiers différents mais en entremêlant les quartiers et en interdisant aux habitants de se côtoyer, de se regarder, de s'écouter, de se voir !

C'est à partir de cette idée géniale que China Mieville nous propose d'explorer les villes de Beszel et d'Ul Qoma ; les villes sont totalement entremêlées avec des quartiers pléniers (qui appartiennent pleinement à une ville), des quartiers alters (qui appartiennent à l'autre ville) et des quartiers tramés où certains immeubles appartiennent à une ville ou à l'autre. Des rues possèdent deux noms, l'un pour Beszel et un pour Ul Qoma et pour bien marquer la différence entre ces deux villes, les habitants de Beszel n'ont pas le droit de regarder ou d'entendre les habitants appartenant à l'autre. Pour renforcer cette dualité, l'auteur utilise des néologismes tout à fait adaptés : éviser (mélange d'éviter et de voir) ou inouïr (ne pas entendre). Il est bien évidemment totalement interdit de porter secours même en cas de danger mortel à un habitant de l'autre ville puisqu'ils sont dans des Etats différents. Ne pas respecter cette stricte séparation entraîne la rupture, crime le plus grave qui puisse être commis à Beszel et Ul Qoma.
A partir de cette situation ubuesque, l'auteur nous propose un thriller intéressant dont je ne dévoilerai rien de l'intrigue qui nous permet de visiter alternativement l'une et l'autre ville avec toujours en arrière-plan cette dualité entre les villes et la peur de cette rupture. Un très bon roman bien écrit reposant sur un postulat de base peut-être pas si éloigné de notre réalité.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Que cet auteur est bon, que cet auteur est intelligent, que cet auteur est malin ! L'idée de séparation des villes selon une trame mouvante bien originale (je vous laisse le plaisir de la découverte), une enquête policière d'une grande "inbanalité" (confère), sont le point de départ d'une œuvre éclairée, envoutante, tentante, exaltante ! Promis vous n'avez jamais rien lu de pareil auparavant !
Un second niveau de lecture nous interroge : sur la notion de frontière, sur la notion d'indifférence, de faux-semblant, de peur, de courage, de sécurité, de manipulation...un livre comme une rivière sans retour et vous n'y reviendrez pas, vous vous y perdrez et finalement la dernière page tournée vous comprendrez, que ces villes ne sont que la transposition des grandes énigmes de la nature de l'Homme qui se confrontent à un univers confiné, urbain, cloisonné;et en fin de compte, la question sous-jacente, émergente : jusqu'à quel point peut-on être à l'origine et entretenir la pérennité d'un tel monstre urbain bravant la liberté des Hommes jusqu'à les anéantir à en devenir, s'ils viennent à fauter, de simples avatars...
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 décembre 2014
Un roman multi-primé (au point que je ne les citerais pas tous) d'un auteur habitué à ce genre de traitement (il n'a plus de place sur sa cheminée pour tous les mettre). Un roman d'une exceptionnelle qualité donc ? Et bien encore une fois, je ne ferais pas partie de la troupe.

Borlu, appartenant la brigade des crimes extrêmes, est chargé du meurtre d'une jeune inconnue retrouvée dans sa ville de Beszel. Le souci, c'est qu'elle semble avoir été tuée à Ul Qoma, la ville voisine. Enfin voisine, tellement proche qu'elle occupe le même espace, les habitants s'évisant (ne pas voir, ignorer) tellement mutuellement qu'au moindre faux pas, une mystérieuse organisation : la rupture, intervient pour remettre les choses en ordre.

Un background indéniablement original. Et si le début du livre peut paraître nébuleux, la simple lecture de la quatrième de couverture nous renseigne sur ou dans quoi on va mettre les pieds, ou plutôt les yeux. L'auteur développe un vocabulaire spécifique à cette situation (éviser, brutopiquement, inouïr, rompre etc) que les habitants respectent scrupuleusement, éduqués, conditionnés depuis leur naissance et surveillés par la rupture. Une guerre froide des cerveaux, un apartheid mutuel, un Berlin sans le mur autre que dans la tête entre Beszel l'occidentale et Ul Qoma l'arabisante.
Le problème, à mon sens, c'est que je n'ai du tout trouvé la situation crédible. Je pensais au début à une sorte de monde parallèle avec zones tramées (à la Fringe), mais non, que du physique.
L'atmosphère du livre est sombre, lourde, pâteuse même je dirais, l'enquête mouline, on pédale dans la choucroute, baigné de surcroît dans un flou plus ou moins artistique mêlé de politique absconse et improbable. Les personnages sont aussi froids que le style.
Si l'on ajoute que je ne suis pas particulièrement adepte du roman noir, il en résulte que je suis complètement resté à l'extérieur de l'histoire et que du coup, je me suis prodigieusement ennuyé (pour rester poli).

C'est mauvais ? Non vu le nombre d'admirateurs. Est-ce que je suis totalement hermétique au roman noir vaguement sf ? Non j'ai adoré par exemple Les Racines du mal de Dantec. A l'auteur alors ? Il faudrait que je lise son autre « réussite » primée : Perdido street station, mais disons que commençant à connaître mes goûts en matière de lecture, je crains que China Mieville ne soit pas ma came.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce roman est un OVNI, une étoile étincelante dans l'univers souvent formaté de la littérature actuelle.
Le sujet est casse-gueule, l'intrigue improbable. Après 30 pages, je me suis demandé "c'est quoi ce truc ?", après 60 pages "eh, c'est bizarre ce machin", après 100 pages j'étais totalement hypnotisé.
Mélanger avec tant de brio une intrigue policière "classique", un environnement de SF "conceptuel" et des réminiscences politiques profondes, tient presque du génie.
Tout est dans l'ambiance ; l'intrigue, pourtant intéressante, en devient presque secondaire. On déambule un peu ahuri dans cet univers improbable qui, pourtant, prend vie au fil des pages. Une sorte de Berlin de la guerre froide, version contemporaine.
Sans doute pas facile d'accès de prime abord, ce roman risque fort de subjuguer le lecteur qui trouvera l'envie de s'y plonger totalement.
Mention spéciale à la traductrice, le boulot ne devait pas être de tout repos, tant l'auteur aime jouer avec les mots.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 novembre 2012
Le "pitch" de ce livre est incontestablement intéressant, et aurait presque pu constituer la trame d'un roman philosophique, mais l'exécution pêche grandement. Au final, on est très en deçà des modèles invoqués, explicitement (Kafka, mis en exergue, mais dont on ne retrouve pas du tout l'angoisse) ou implicitement (le personnage principal n'est qu'un avatar du flic "hard-boiled" ô combien mieux mis en scène par un Dashiel Hammet par exemple, si bien que l'on ne s'y attache jamais vraiment). Au total, on a un polar assez ordinaire, au style plus que plat, dans une ville crypto-balkanique, aux personnages dont les noms sonnent vaguement hongrois pour faire exotique vu d'Amérique, j'imagine. Franchement rien qui mérite de s'extasier.
0Commentaire| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

11,32 €
11,40 €
10,00 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici