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500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISMEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 11 février 2018
Le banquier anarchiste /Fernando Pessoa (1888-1935)
La liberté : le bien suprême.
Ce court récit est un dialogue d’après-dîner, un peu à la manière antique (Platon), entre le narrateur et son ami banquier selon qui un anarchiste est un homme révolté contre l’injustice qui rend les hommes, dès leur naissance, inégaux socialement, de par les conventions et les formules sociales, en deux mots les fictions sociales que sont l’argent, la famille, la religion et l’État, et qui a le désir et la volonté de les abolir totalement. L’anarchiste veut la liberté pour lui et pour les autres. Le problème c’est que si on agit en groupe pour abolir ces fictions sociales, apparaît au sein de ce groupe une tyrannie exercée par un dominant. D’où l’idée de notre banquier d’agir en solitaire, et chacun séparément. Ainsi on apprend à se fier davantage à soi-même sans se reposer les uns sur les autres, ce qui est déjà une première forme de liberté. La propagande n’étant pas suffisamment efficiente si l’on n’est pas un bon orateur ou écrivain, l’action directe est la meilleure solution. Quelle est la fiction sociale la plus importante de nos jours ? C’est l’argent, et le meilleur moyen de se libérer de la tyrannie de l’argent c’est d’en gagner le plus possible. En se rendant maître de l’argent, il acquiert de la liberté dit-il. Le banquier a conscience des limites de sa démarche, car seule une révolution sociale totale peut détruire les fictions sociales et l’anarchiste peut seulement maîtriser quelques fictions pour aboutir à une libération de soi-même.
Publié très discrètement en 1922 dans une revue, cet ouvrage subversif de 90 pages au style jubilatoire et plein d’humour met en scène un ami banquier du narrateur qui, maniant avec dextérité sophismes et paradoxes, démontre par l’absurde en usant d’une rhétorique rigoureuse et insidieuse ainsi que d’une mauvaise foi réjouissante que lui seul est un vrai anarchiste qui a réussi puisqu’il est banquier. Telle est sa vérité. Il s’agit en réalité d’un pamphlet incendiaire contre la société bourgeoise et ses hypocrisies.
Extrait : « Par anarchisme, j’entends cette doctrine sociale extrémiste qui affirme, haut et fort, qu’il ne doit y avoir entre les hommes que des différences ou des inégalités naturelles…qui réclame par conséquent l’abolition de toutes les castes et de toutes les conventions sociales qui engendrent l’inégalité…L’idéal de l’anarchiste, c’est d’abord la liberté, puis l’égalité par la liberté, enfin la fraternité par l’égalité dans la liberté…Le socialisme et le communisme sont fondés sur l’idée d’égalité, mais se soucient peu de liberté. Ce sont des tyrannies d’état pire que celles du système bourgeois qui, fondé sur l’individualisme, contient au moins en germe la liberté…Dans le système socialiste ou communiste, il n’y a aucun espoir. C’est la parfaite réalisation de l’enfer sur la terre, et en Enfer tous les hommes sont égaux…Le socialisme et le communisme sont des régimes de haine…ils ne peuvent donc durer. En fait, le but du socialisme et du communisme, ce n’est pas d’élever le travailleur, mais de rabaisser le bourgeois.
Ecrivain portugais né à Lisbonne, Pessoa fut aussi critique, polémiste et poète. Théoricien de la littérature engagée, il a laissé une œuvre importante sous divers hétéronymes, une œuvre qui ne fut découverte qu’après sa mort, tous les manuscrits étant restés dans une malle chez lui. De son vivant, seul un recueil de poèmes fut publié sous son nom en 1934, qui connu un succès retentissant d’ailleurs.
À lire absolument.
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le 13 février 2013
Très court récit, il s'agit presque d'un monologue, tant le deuxième personnage intervient peu. Le discours paradoxal du banquier est parfois amusant, mais on est quand même très loin du niveau du "Livre de l'intranquillité". A la fin du livre, on trouve quelques petites variantes. Pessoa devait retravailler cette fiction, sans doute pour lui donner plus d'épaisseur, mais il n'a malheureusement pu aller jusqu'au bout de son projet. Curiosité à la fin, une traduction de cette œuvre (inachevée) en anglais, faite par Pessoa lui-même.
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le 13 octobre 2016
“Le Banquier Anarchiste” n'est clairement pas LE chef d'oeuvre de Pessoa, qui a écrit bien d'autres ouvrages plus célèbres. Mais celui-ci est un vrai régal à lire ! Les dialogues sont tellement bien écrits, les échanges sont savoureux... Ça se lit sans faim !
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le 4 juin 2017
cet essai, écrit en 1922, annonce notre société actuelle
un chef d’œuvre d'humour et de rhétorique.
un pamphlet à peine déguisé de la société de consommation
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le 20 janvier 2018
J'avais lu le Banquier anarchiste il y a 20 ans. Aujourd'hui, il me semble que cet ouvrage a bien vieilli et qu'il s'agit plus d'un exercice de style astucieux qu'un réel engagement révolutionnaire... Ciao Fernando
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le 14 novembre 2014
Un raisonnement construit, qui même s'il n'aboutit à aucune action concrète, prétend à l'objectivité imparable. Conscience claire, action perso. Anarchiste sans doute, version individualiste.
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le 6 novembre 2015
un chef d'oeuvre d'humour et de rhétorique
à conseiller à tous les apprentis en politique, syndicalisme, avocats
un régal à lire expressément à haute voix
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le 10 février 2009
Cet essai, écrit en 1922, est d'une actualité étonnante! A la limite du sophisme, sa "démonstration" ne pourra que vous revigorer, ce qui n'est pas forcément inutile vu le le "vent mauvais" soufflant actuellement...

Je conseille sans réserve sa lecture, quelle que soit votre "sensibilité politique" (si vous en avez une!).
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le 27 décembre 2012
Si certains voient dans ce roman une critique en creux de la bourgeoisie, c'est avant tout une dénonciation ironique des mouvements libertaires et utopistes dont la mise en oeuvre n'amène qu'à la dictature. La démonstration est subtilement menée et l'on peut s'amuser à en chercher la faille qui amène à l'étonnante conclusion.
Probablement une bonne introduction pour découvrir le style de Pessoa.
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le 6 octobre 2011
Parmi l'œuvre de Fernando Pessoa le « Banquier Anarchiste » est une de ces fictions les plus courtes une écriture limpide et fluide. Le dialogue très dynamique entre le Banquier et ses convives donne l'impression au lecteur d'être dans la discussion, le banquier dévoile avec lucidité les mécanismes et mythes fondateurs de la société bourgeoise de manière pratique et avec beaucoup d'humour.
8 personnes ont trouvé cela utile
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