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le 10 juin 2012
ce livre est un vrai bonheur! De la vraie bonne anticipation qui force à se poser des questions sur notre société actuelle et ses dérives en présentant un monde où les Monsanto et consorts seraient parvenus à leurs fins. L'histoire décrit la lutte entre plusieurs factions ou individus (aucune ne semblant meilleure ou pire que les autres) en quête d'un idéal/de pouvoir/ou d'espoir tout simplement dans un monde en proie aux pires épidémies et où les énergies fossiles ont quasiment disparue de la surface du globe. Un très bon livre que je recommande chaudement
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le 21 septembre 2012
Ce livre demande un peu d'effort pour entrer dedans, car on est directement plongé dans un décor post-crise énergétique en pleine Thaïlande, avec ce que vous imaginez comme exotisme. Les fils de l'intrigue s'entremêlent gentiment jusqu'à former la trame complexe d'une situation géopolitique où les intérêts de grandes sociétés biotechnologiques qui ont la mainmise sur le monde se heurtent à un ministère œuvrant pour la protection de l'indépendance de son pays, tout cela lié aux divers intérêts personnels des protagonistes... le tout susceptible d'amener à une nouvelle ère. C'est tellement probable comme évolution qu'on ne peut s'empêcher de se dire que c'est visionnaire, et en même je ne sais pas si ça fait plaisir pour autant !
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En un futur où la planète a été ravagée par des épidémies telles que la rouille vésiculeuse ou la cibiscose, où les hommes survivent sur les cendres de leur glorieuse civilisation désormais privée de pétrole et où le niveau de la mer a englouti des villes comme New-York, le Royaume Thaïlandais survit dans un protectionnisme dirigé d'une main de fer par les chemises blanches, le bras armé du ministère de l'environnement. Pourtant, sous le regard de la Reine Enfant, le pays connait des dissensions, notamment par l'opposition du ministère du Commerce et d'Akkarat, son ministre, aux pratiques des chemises blanches. Le destin du Royaume va se jouer non pas entre ces deux mastodontes, mais dans ces individus qui composent son Peuple : Jaidee, le Tigre de Bangkok, capitaine des chemises blanches, Hock Seng, réfugié yellow card des chinois de Malaisie, ou encore Kanya, seconde inflexible de Jaidee. Entre eux s'immiscent des farangs, des étrangers des multinationales caloriques dont la mainmise sur la semence transgénique fait plier des nations entières, c'est le cas d'Anderson qui travaille pour AgriGen. Mais c'est finalement un grain de sable qui viendra tout renverser, un grain de sable nommé Emiko, une femme du Nouveau Peuple, créée artificiellement pour assouvir les désirs de son maître, abandonnée à Bangkok dans l'horreur et le désespoir des bas-fonds, la fille automate va tout changer.

Encore largement inconnu sous nos latitudes, Paolo Bacigalupi a tapé très fort outre-atlantique avec son premier roman, La Fille Automate. Auréolé des prix Hugo, Nebula ou encore Locus, Au diable Vauvert nous propose aujourd'hui la traduction d'un livre de près de 600 pages condensant une science-fiction passionnante où les idées fusent comme des nuées de missiles vers le lecteur désarmé. Inutile de tourner autour du pot, La Fille Automate n'est rien de moins qu'un excellent ouvrage.

En plantant son action en Thaïlande, Bacigalupi prend le risque de perdre le lecteur avec des termes étrangers qui alourdiraient dangereusement son récit comme pour le Fleuve des Dieux de Ian McDonald. Mais utilisés avec parcimonie et une grande intelligence, il n'en est heureusement rien. Mieux, la touche d'exotisme apportée nous met dans une ambiance toute particulière toujours accrue au fil des pages par les descriptions splendides de la ville de Bangkok menacée par la montée des eaux. La rencontre entre l'archaïsme thaïlandais, les traditions et les rites ainsi qu'un futur ravagé par les épidémies crée une atmosphère formidable et enivrante. Disséminant par touches son background, entre les pandémies dévastatrices, la restructuration mondiale et la redistribution des ressources énergétiques, l'auteur opère un tour de force rarement vu ailleurs et englouti son lecteur sous un flot de bonnes idées.

Parmi celles-ci, les maladies qui ont dévasté les cultures et les hommes, menant la société à se concentrer sur le besoin le plus primordial, l'alimentation, et portant des multinationales biotechnologiques au sommet. L'auteur imagine une Terre transfigurée non seulement par l'effondrement des ressources fossiles mais aussi par une redistribution du jeu politique mondial en fonction de corporations et non plus de nations qui se cantonnent désormais à l'encadrement des sociétés et autres ministères. C'est aussi la construction d'un royaume Thaïlandais en réaction à ses changements et un régime extrême basé sur le protectionnisme qui impressionne. Imaginant une société étouffante et carrément totalitaire mais par nécessité, Bacigalupi illustre l'argument "la fin justifie les moyens". Point de bons, point de mauvais, seuls restent ici différents points de vue pour se défaire d'une situation extrême: protectionnisme ou ouverture ? Liberté ou censure ? Quarantaine ou épidémie ? Les choix sont durs pour nos protagonistes.

En prenant le parti de montrer des étrangers mais aussi des thaïlandais, Bacigalupi couvre un large éventail d'opinions et de destins. Il nous conte par le détail les atrocités de ce monde nouveau, des massacres de Malaisie par des fous religieux aux combats pour le charbon contre le Vietnam en passant par l'explosion des Etats-Unis. Loin d'être là juste pour servir le background, les différents personnages s'avèrent extrêmement fouillés, attachants et finalement formidables. Dans cette course contre la montre, c'est bien entendu cette fille artificielle, ce tic-tac japonais, Emiko, qui touche au plus juste. Abandonnée aux plaisirs sadiques et pervers d'un club miteux où les séances dégradantes s’enchaînent pour elle, Emiko prend le lecteur aux tripes, prisonnière de ses gènes mais d'une volonté à toute épreuve. Un personnage tragique flamboyant que seul le capitaine Jaidee peut prétendre atteindre en terme de réussite.

Jouant sur les thèmes du profit à outrance, de l'autodestruction de l'humanité et des plus vils instincts humains (certaines séquences avec Emiko sont presque insoutenables), Bacigalupi brasse tout ce qui fait l'essence de la science-fiction, un garde-fou qui avertit, qui montre les dangers et les écueils de notre société et de notre nature. Autant de récifs que nous pointe un capitaine à la plume impeccable. Et pourtant, avec grande classe, Bacigalupi arrive à tirer de l'espoir de ce raz-de-marée d'émotions, pour sauver ces hommes aux cœurs de tigres qui refusent ce futur ...et les autres, eux, disparaîtront. Sans crainte, car l'évolution remplacera les charognes d'hier.

Maîtrisé de la première à la dernière page, peuplé de figures formidables, bouillonnant d'idées et d'une intelligence de tous les instants, La Fille Automate n'est rien de moins qu'une gifle de lecture, de celles qui vous font dire qu'il existe de formidables auteurs. Paolo Bacigalupi compte parmi eux.
Just A Word
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le 19 janvier 2013
Il est vrai que je ne suis pas particulièrement amatrice de livres de science-fiction, mais j'en ai adoré quelques uns, comme ceux de Philippe K.Dick. Donc je me suis laissée séduire par le titre de ce livre, par sa couverture et par les bonnes critiques qu'il a reçues. Je m'attendais à un grand roman d'anticipation, induisant une réflexion profonde sur l'avenir de l'humanité confrontée à la progression de la robotique... Mais quelle déception! Livre trop dense, l'histoire met beaucoup trop de temps à se mettre en place, les personnages sont trop nombreux, l'on est vite perdu, lassé, je ne suis pas arrivée jusqu'au bout, ce qui est rare chez moi.
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le 17 juin 2012
Un roman riche par les thèmes et les personnages:
- génétique
- politique/économique: grandes sociétés transnationales, l'histoire a lieu en Thaïlande avec plusieurs factions
- futur post-apocaplyptique (des virus, plus de pétrole)
- plusieurs voix dans le roman: le Chinois qui a tout perdu, Emisko la fille automate, etc.

Le début est un peu déroutant avec son vocabulaire (l'histoire se passe en Thaïlande). Après, le rythme s'enchaîne et l'histoire est captivante.

De la grande SF moderne!
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Le royaume de Thaïlande quelques dizaines d'années après la contraction. Qu'est-ce que la contraction, c'est la période qui a suivi l'expansion, notre époque marquée par une hyper-consommation de masse, un gaspillage des ressources naturelles, une pollution de la terre, un accroissement de la température, une augmentation du montée du niveau des mers... Nous connaissons tout cela parfaitement, nous en sommes conscients. Cette époque se termine brutalement par la fin du pétrole et l'énergie devient une denrée extrêmement rare, en outre parallèlement à cette brutale fin de l'énergie bon marché apparaissent des maladies sur les plantes et les semences (appelées ici vésicules ou cibiscoses) qui permettent à des multinationales de l'agro-alimentaire comme AgriGen, Total Nutrient, de monnayer à vil prix des semences qui sont stériles au bout de quelques années. L'auteur fait ici clairement allusion à des multinationales comme MonSanto dont les semences sont stériles d'une année sur l'autre et obligent donc les agriculteurs à dépendre pour leur plantation de quelques groupes. L'auteur laisse d'ailleurs planer le doute sur l'origine des maladies qui ont ravagées les cultures pendant la contraction.
Bref, quelques dizaines d'années après la contraction, la vie est difficile dans le royaume Thaï, l'énergie est principalement fournie par des mastodontes, sortes d'éléphants génétiquement modifiés ou des ressorts pour actionner les pistolets ou déplacer des objets. Le royaume a cependant été relativement épargné par rapport aux autres pays au prix de grands sacrifices car des équipes de transgéniteurs ont piraté des semences afin de dependre le moins possible des compagnies farang (les occidentaux blancs).
Dans Bangkok, nous suivons l'itinéraire de plusieurs personnes qui tentent de survivre ou de vivre dans ce monde : Jaidee, un chemise blanche, un fonctionnaire du très puissant ministère de l'environnement, Anderson un farang travaillant pour AgriGen multinationale agricole qui n'a pas renoncé à réaliser de juteux profits, Hock Seng un malheureux chinois de la communauté malaise chassé par les islamistes (les bandeaux verts) dont la communauté est ostracisée et Emiko une créature artificielle créée par les Japonais et abandonnée à Bangkok.
Outre l'intrigue très bien décrite par l'auteur, on suit avec passion l'histoire de ces personnes qui tentent de tirer leur épingle du jeu. La force de Paolo Bacigalupi est d'avoir réussi à présenter un futur relativement crédible et de l'avoir décrit comme un orfèvre. J'ai beaucoup apprécié la connaissance du royaume Thaï de l'auteur, l'utilisation de mots Thaï qui renforcent cette impression. C'est à ma connaissance un des rares livres de SF plantant son décor à Bangkok décrivant cette cité et la royauté Thaï. Pour un premier, c'est un coup de maître que je recommande sans hésitation.
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le 13 octobre 2015
Prix Hugo, prix Nebula ... tout ça tout ça ... bref, j'ai acheté !
Et j'ai fini par rester bloquée à le page 165 ... (notez que ça faisait déjà plusieurs chapitres que ma lassitude couvait ...)
Je me suis motivée durant tous les premiers chapitres en me persuadant que la traduction de cet ouvrage avait du faire des ravages et vider le texte de sa finesse et de sa sensibilité. Peut être que l'histoire elle même en valait la peine ? Je pense que je ne le saurai jamais. Dommage.
Il y a certes des concepts très intéressants, quelques scènes parfaitement décrites, mais rien qui, à mon sens, donne une unité et du plaisir à la lecture.
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le 20 décembre 2015
Le style est pauvre, scolaire. Peu d 'images, celui vient-t-il de la traduction ? J'ai des doutes. Des idées intéressantes pourtant sur les problèmes technologiques du futur (énergie, alimentation, génétique... d'où la seconde étoile) mais si mal développées. Dommage. Les personnages manquent de substance. Tout cela est lourd, et plutôt pénible, je me suis accroché pour finir, mais sans vraiment de plaisir. Factice et surcoté (prix littéraires, je m'interroge au regard de ce que j'ai lu, est-ce le même roman ?).

Bref, passez votre chemin.
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le 10 juin 2013
Un roman de SF tout à fait plausible, pas très éloigné de nous dans le temps, qui reprend les préoccupations de notre époque et en présente l'évolution en mode catastrophe : bouleversement climatique, privatisation du vivant, des semences notamment, modifications génétiques, maladies nouvelles incurables et humains augmentés, contraction énergétique et dictatures des temps de crises. Quel dommage que l'auteur nous inflige un vocabulaire malais omniprésent et non traduit ! C'est péniblissime. Je l'ai terminé car la prospective en est passionnante, mais quel pensum sur le plan de l'écriture. Trois étoiles seulement à cause de ça. Dommage de gâcher ainsi un tel sujet.
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le 4 octobre 2014
Le thème et l'intrigue de cette histoire m'a beaucoup plus, toutefois, je trouve qu'il y a des longueurs. Il faut s'accrocher sur le premier tiers du lire car le contexte n'est pas expliqué tout de suite et on le découvre au fil du livre. Il y des passage aussi où on peine à comprendre. Ca reste un très bon bouquin. La fin appelle un deuxième tome mais peut être qu'il existe ... Je conseille ce livre à ceux qui aiment l'anticipation mêlée d'un peu de politique, d'espionnage et d'ambiance "mafia".
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