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le 12 juin 2011
"D'acier" est un très bon roman, bien écrit, bien conçu, captivant, écrit par une jeune Italienne, et qui a fait un tabac dans son pays. La couverture montre deux très jeunes filles (au début elles ont treize ans) et c'est vrai: quand on a refermé le livre, on comprend que malgré les personnages multiples et les péripéties, le roman est centré sur leur histoire, sur leur amitié d'enfance ou peut-être leur amour. Silvia Avallone connaît le milieu qu'elle décrit: une petite ville sur la côte, face à l'île d'Elbe (qui revient toujours, inaccessible, comme un horizon mythique, un peu comme "le rivage des Syrtes" dans le roman, devenu un classique, de Julien Gracq). Ce n'est pas l'Italie des cartes postales mais une ville industrielle où il reste encore un haut fourneau, alors que presque tout a déjà été délocalisé. C'est un peu Zola en 2000 - et on se dit que Zola n'est pas totalement dépassé et qu'il y a encore dans nos sociétés des restes d'une conscience de classe. Car l'histoire se passe entre HLM, plage, bars et usine, dans le milieu ouvrier - un milieu purement italien, il n'est pas question des immigrés. Le style de la romancière est remarquable, précis, et très bien rendu par la traductrice, Françoise Brun, y compris pour les termes techniques et l'argot des jeunes d'aujourd'hui. Le découpage du récit est rapide, comme dans un film de gangsters. C'est un livre sur notre Europe post-industrielle déboussolée, mais il n'est pas totalement noir, ce roman est très humain.
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Elle est dans quel état ces derniers mois Silvia Avallone ? Euphorique ou dépassée par les événements ? Elle est passée de l'anonymat à la célébrité, à 25 ans, après la parution de son premier roman en Italie, plébiscité par le public (plus de 350 000 exemplaires), encensé par la plupart des critiques, descendu avec hargne par les autres, en voie d'être adapté au cinéma, traduit dans douze pays. Et avec cette référence évidente et lourde à porter : l'Emile Zola de Germinal. D'acier est sorti en France en mars, a obtenu le Prix des lecteurs de l'Express. En attendant d'autres récompenses, sans doute. Ce livre n'est pas une gifle, c'est un crochet dans l'abdomen. A couper le souffle. De multiples personnages s'y côtoient dans une même ville : Piombino, en Toscane, en bord de mer. Le paradis ? L'enfer plutôt. C'est une ville industrielle dominée par une aciérie et son haut fourneau, avec les immeubles de sa cité de béton, poétiquement appelée Stalingrado. Avallone raconte le quotidien des ouvriers et de leurs familles, au début du XXIe siècle. Les femmes flétries à 30 ans, les hommes violents et alcooliques, certains déjà pères à 18. Et les magouilles pour gagner un peu de fric, la cocaïne pour tenir à l'usine le jour et passer la nuit dans des boîtes de nuit glauques. Tout un univers, couleur de rouille, dans lequel évoluent deux gamines, pas encore quatorze ans, belles comme des icônes, que leur seule amitié fait tenir. La romancière ne fait pas dans la dentelle : langage de charretier, style scandé, crudité à tous les étages. Du réalisme social au goût marécageux qui n'épargne personne, avec une énergie inimaginable. Comme pour Zola en son temps, on pourrait la taxer de vulgarité, trouver qu'elle en fait trop, qu'elle en rajoute dans le sordide. C'est un point de vue qui se défend, mais qui ne résiste pas à la puissance d'évocation de ce roman, à la construction linéaire et implacable, qui ne lâche jamais prise. Un bouquin en fusion qui brûle au troisième degré. Métal hurlant !
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le 3 août 2011
Grace à une émission matinale et à sa chroniqueuse littéraire, j'ai découvert ce livre que je n'aurai surement pas acheté si je m'étais arrètée au titre que je ne comprend pas très bien d'ailleurs... Bon roman sur une Italie bien loin du loin du bling bling et assez noir quelquefois. Les deux héroïnes sont très attachantes et l'univers de certaines adolescentes fort bien évoqué.
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le 29 juin 2013
On s'attache très vite à l'univers de ces deux adolescentes.
Les personnages sont attachants, et la dureté de ce milieu d'ouvriers sidérurgiques et de leurs familles faisant face au "paradis" balnéaire de l'île d'Elbe donne un cadre envoutant à cette histoire.
Impossible désormais de passer dans cette région sans penser à Anna et Francesca.
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le 22 novembre 2013
D’acier de Silvia Avallone
Avec D’acier, Silvia Avallone nous offre une radiographie de l’Italie des années Berlusconi où chômage, sexe et argent semblent tout dominer et où une jeunesse désabusée tente d’exister, de s’en sortir malgré des horizons plutôt bouchés. Un roman fort, intense, dérangeant aussi !

Anna et Francesca ont 13 ans. Elles sont belles, audacieuses et inséparables, des amies à la vie à la mort. Loin de l’île d’Elbe, de la Toscane rêvée des touristes, elles sont coincées à Piombino, cité industrielle gangrénée par le chômage, la drogue et les trafics en tous genres. Pour seul horizon et pour oublier un quotidien morose, il y a la plage où se déversent les égouts de la ville. Elles jouent de leurs charmes, attisent la convoitise des hommes et la jalousie des femmes, elles échafaudent des rêves qui parlent de fuite, de célébrité et d’argent facile. Si semblables et pourtant si différentes… Anna est douée à l’école et c’est par l’éducation qu’elle aspire à s’en sortir, à se libérer de Piombino alors que Francesca, battue et méprisée par un père odieux, ne rêve que de jouer les starlettes en tenues provocantes sur des plateaux télé. Peu à peu, c’est la jalousie qui s’immisce dans cette belle amitié faisant voler en éclats les certitudes et les promesses des deux amies…

Dès le début du roman, on comprend que Silvia Avallone va nous titiller, nous provoquer, jouer avec nos propres valeurs, nos propres limites pour nous offrir un roman hors-normes, criant de vérité et qui nous laisse par moments plutôt mal à l’aise. En effet, nous voilà, dès les premières lignes, complices d’un père voyeur, troublé par les formes et la sensualité de sa fille adolescente et cette hypersexualité habitera tout le récit. Nous sommes tout de suite prévenus, nous ne sommes pas dans un roman léger, dans un vaudeville à l’italienne mais bien dans un drame moderne qui nous frappe en plein cœur, nous remue profondément. Anna et Francesca ont des rêves, des envies, des désirs et peu de chances de les réaliser. Elles sont nées bien loin du paradis, dans une Italie qui porte aux nues l’anti-culture et les bimbos, qui affiche sans complexe son argent sale et facile. A Piombino, pour survivre, il n’y a que l’aciérie, les petits trafics et la drogue. Les hommes passent leur temps avachis dans un fauteuil, une télécommande à la main et les femmes, vieilles avant l’âge, tentent de nourrir leurs familles, de conserver un semblant de dignité. D’acier est une œuvre que l‘on a comparé à Germinal de Zola et cela se comprend. C’est un roman social sur la misère contemporaine d’un réalisme troublant. Mais c’est aussi une chronique douce-amère sur l’adolescence, sur les bouleversements qu’elle entraine et sur le délicat passage à l’âge adulte.

D’acier est un roman comme on en rencontre peu. Il nous touche et nous bouleverse et l’on en ressort pas indemnes. Il sort le 5 juin au cinéma et j’avoue, j’irai le voir, curieuse de mettre des images sur un tel ressenti.
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Deux adolescentes d'un quartier industriel et pauvre d'Italie sont amies à la vie à la mort. Elles bravent ainsi la crasse, la misère mentale, la misère économique et surtout l'incurie et la folie de leurs pères respectifs. L'un est maladivement jaloux et violent, l'autre se fourre toujours dans des situations dont toute la famille a bien du mal à se relever. Quant aux grands frères, ils travaillent à l'aciérie locale le jour et se défoulent la nuit avec un peu de drogue pour tenir le coup.
Réalisme social, c'est sûr, mais il y a de la vie et de la hargne dans tout ça, ça bouge et ça cogne dans tous les sens. Un roman bien mené, sur fond d'amitié, d'amour mais aussi de misère rampante qui exacerbe les egos et engendre la violence. J'ai vraiment aimé ce premier roman et même si les personnages sont parfois taillés à la hâche, on y croit, on est hameçonné. Toutefois on se passerait bien du dernier chapitre parachuté là comme si c'était une commande de l'éditeur pour faire un happy-end.
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le 2 novembre 2014
Vraiment une très bonne surprise que ce premier roman d'une jeune italienne ; La description de la transition vers l'age adulte chez quelques jeunes gens n'est pas un sujet original dans la littérature, mais ici son traitement s'accompagne d'une description remarquable du contexte sociologique et économique , servant de toile de fond aux évolutions des personnages, ce qui en fait un roman captivant et singulier ; une très belle réussite
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Roman social sur fond de crise sidérurgique en Italie comme nous la connaissons en France. L'histoire d'un amour/amitié entre 2 adolescentes issues du milieu ouvrier, tout le monde travaillant dans les hauts-fourneaux, des épreuves qu'elles, leur famille respectives et amis traversent durant environ un an. Nous sommes sous le soleil cuisant de l'Italie et de l'acier en fusion, usine en voie de démantèlement au bord de la mer face à l'île d'Elbe inaccessible, paradis des gens aisés. La vie dans les HLM de la rue Stalingrad n'est pas drôle, pas pour tous en tout cas mais ce n'est pas la misère non plus. Les petits ou grands machos ont un aussi cœur, des valeurs, les filles des rêves et des ressources. Au final D'Acier est un roman que j'ai trouvé absolument magnifique, très juste, troublant et fascinant à la fois. Les personnages sont crédibles, on s'y croit vraiment.
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le 25 mars 2016
Dans une cité ouvrière du bord de mer située en Italie, deux jeunes filles de 13 ans, amies depuis toujours, rêvent d'ailleurs. Mais pour s'extraire d’une vie sans paillettes, il leur faudra triompher du machisme ambiant, de leurs familles dysfonctionnelles, du carcan des injustices sociales.
Reconnaissons à l’auteur le talent de décrire le passage délicat de l’enfance à l’adolescence avec ce qu’il comporte d’émois et de désagréments. Dans le roman de Silvia Avallone, le corps exulte à chaque page: parce qu’il se développe, parce que l’esprit est réduit à peau de chagrin, ou tout simplement pour tromper l’ennui. L’histoire tout entière respire une sensualité torride, latente, malsaine parfois. Au milieu de leur quartier défavorisé, les gamines irradient par leur exceptionnelle beauté et leur attachement l’une à l’autre.
Dès les premières pages, on pressent le drame, inévitable. Mais l’auteur prend son temps pour tisser sa toile, trop peut-être. Les deux premières parties surtout regorgent de longueurs destinées sans doute à appuyer la langueur monotone de la vie des habitants de la cité. Plus de concisions n’auraient pourtant pas nuit à la puissance dramatique de l’œuvre, gardant éveillé l’intérêt du lecteur de manière plus continue.
Dans l’ensemble, ce premier roman est plutôt prometteur. 3 étoiles et demi.
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le 2 février 2014
Sous le soleil de Gênes, dans la chaleur de la fusion de l'acier, il y a aussi les brûlures des sentiments. D'acier est une plongée vertigineuse dans le quotidien des petites gens d'une ville industrielle. Tout le monde "il est pas forcément beau", tout le monde "il est pas forcément gentil" mais l'amitié incandescente entre deux filles transcende tout tandis que le drâme se prépare.
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