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L''histoire : une jeune étudiante fait partie d''un atelier d''écriture animé par Andre Harrow, professeur charismatique qui déchaîne les passions parmi ses élèves. La narratrice, Gillian, évoque les quelques mois passés au sein de cet atelier. Solitude, mal-être et rivalités sous-jacentes sont analysés méthodiquement par Gillian, dont les souvenirs d''une précision déconcertante retracent sans retenue ni ostentation les événements marquants et le quotidien de l''année 1975, année ponctuée de fausses alertes au feu et rythmée par la relation que le couple Harrow semble entretenir avec les adolescentes.

On pourrait résumer le fil conducteur de l''histoire à cela : Gillian semble cacher un terrible secret. Quelle a finalement été la nature de sa relation avec le Professeur Harrow et son épouse ? Aurait-elle commis un crime à l''époque ? Ces possibles développements nous sont suggérés dès les premières pages.

Outre la construction parfaite de ce roman (« novella »), impossible de ne pas savourer les subtiles nuances progressivement apportées au tableau finalement assez statique de Catamount College. Les portraits de chaque personnage sont exécutés avec une exquise délicatesse, faisant de "Délicieuses pourritures" un superbe roman psychologique, passionnant à tous égards. Le tout orchestré d''une main de maître et délicatement saupoudré d''un style d'une simplicité et d''une élégance désarmantes. Progressivement happé par ce court roman, le lecteur est envoûté par la musicalité des phrases. L''écriture est précise, nette et pourtant incroyablement sensuelle et onctueuse. Un excellent livre et un écrivain à ne pas manquer !
11 commentaire| 21 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 décembre 2010
Un court roman qui décrit via le témoignage d'une élève, le jeu machiavélique d'un professeur et de son artiste femme.

Des adolescentes avec peu de confiance en elles, des adolescentes dont l'amitié les unes pour les autres recelle toutefois un grand nombre de secrets, des adolescentes en somme influencables et vulnérables.
Jouant sur l'envie d'appartenir aux quelques élues, sur la jalousie qui peut démolir la fragile amitié entre elèves, ce professeur influence ces filles pour les amener à tomber dans ses bras.

Un sujet sulfureux et sombre comme les aime Oates, mais qui ne tombe pas dans le scabreux pour autant.
Et au final un livre qui laisse à réfléchir sur cette période cruciale et fragile de l'adolescence.
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Que se passe t-il entre Gillian Bauer, étudiante de vingt ans, Andre Harrow, son professeur de littérature et Dorcas l'épouse sculptrice de ce dernier ? Quelles sont les relations de ces trois personnages ? Quel impact a le charismatique Harrow sur ses étudiantes desquelles il exige qu'elles partagent - en cours - avec lui leurs pensées les plus intimes ?Joyce Carol Oates nous dépeint avec une extrême justesse l'Amérique des années 70 avec tout ce que cela comporte.
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le 13 décembre 2010
1975. Un campus féminin : les relations douloureuses entre un professeur de poésie, sa femme sculptrice à l'art controversé et ses 12 étudiantes.

L'âge d'or des revendications politiques est dépassé, leurs parents ont déjà vécu la libération sexuelle, que reste-t-il donc à cette jeunesse ?
Du Valium et des antidépresseurs...Un monde où les idées suicidaires sont omniprésents... Un monde où l'anorexie se vit naturellement...Un monde où un pyromane sévit à l'intérieur de ce campus... Cherchez la jugulaire ! explique le professeur de poésie à ses étudiantes ; la poésie doit posséder cette cruauté pour toucher le monde...

Une montée en puissance crescendo vers un univers dramatique où la cruauté des mots renforce la jalousie de chacune...

Joyce Carol Oates fait partie des auteurs prolifiques et pour en avoir justement lu plusieurs, ces « Délicieuses Pourritures » font parties de mes meilleurs souvenirs de l'auteure.
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Dans ce roman, un professeur retient toutes les attentions, Andre Harrow : il subjugue ses étudiantes à coups de regards appuyés, de lectures suggestives, et de discours libertaires. Il sait la fascination qu'il exerce sur ses étudiantes et il en joue. Il exige toujours davantage de ses élèves, il veut qu'elles se livrent dans leurs écrits, qu'elles se mettent à nu, qu'elles parlent de leur intimité, de leurs blessures. Il n'a de cesse de leur répéter "d'aller plus profond, de chercher la jugulaire". Et elles finiront par trouver cette jugulaire... et même par la trancher à vif, la laissant vomir tout son sang caillé sur elles, naïves étudiantes énamourées.

Vous le comprenez, à un moment, l'histoire dérape. Et elle devient de plus en plus malsaine, dérangeante, voire glauque au possible... créant à la fois la répulsion du lecteur mais aussi sa curiosité.

Quant à l'écriture de J.C. Oates, je l'ai vraiment appréciée. Elle oscille entre grâce et sensualité mais elle sait également être tout à fait dérangeante et tranchante, pour nous faire ressentir l'atmosphère au plus profond de nous-même.

Pour vous exprimer mon ressenti général sur cette lecture, je vais me servir d'une des scènes du roman, dans laquelle Janis Joplin est en fond sonore. J'ai trouvé ce choix très pertinent car, au bout du compte, "Délicieuses Pourritures" est comme cette chanteuse : à la voix tellement particulière, envoutante et dérangeante à la fois. Une voix qui grince... tout comme cette histoire.

C'est un livre qui ne se lit pas, c'est un livre qui se ressent. Il vous remuera, il vous tordra le ventre. Vous aimerez ou vous détesterez, il n'y aura pas de juste milieu, j'en suis persuadée.
22 commentaires| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 février 2010
J'ai lu ce livre comme j'aurais pu contempler les statues de Dorcas : elles sont grandes, plus laides que belles, mais tellement puissantes, avec cette attirance pour le sublime... Alors dire que j'ai aimé ce roman n'est pas le mot, il m'a fasciné, plutôt.
J'étais avide de savoir, et de voir jusqu'où elles (les filles) pouvaient aller. C'est un roman fort psychologiquement, et il laisse peu de place à l'action. Tout est dit à travers un voile que l'on ne peut jamais franchir. Et même dans l'horreur et la folie, on reste toujours sur ce nuage tendre et réconfortant du récit de souvenirs.
J'ai pu lire des passages qui sonnaient comme un carillon aussi beau à l'oreille qu'une mélodie, comme de la poésie, si chère à Harrow.
Mais il faut prendre garde au beau, car Harrow n'est-il pas celui qui transperce?
Le nom est bien trouvé, et le roman résonne comme un poème de DH Lawrence qui ferait l'éloge de ces Délicieuses Pourritures...
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le 15 octobre 2010
N'attendez pas pour la découvrir que Joyce Carol OATES obtienne le prix Nobel.
Ecrivain prolifique qui écrit de courts romans (Délicieuses pourritures -Sexy) et de gros pavés (Blonde) avec toujours le même réalisme qui nous plonge au coeur de l'action.
Car si ses romans nous décrivent le mal de vivre, la passion amoureuse perverse et destructrice, un environnement, une atmosphère où règnent l'ambiguïté et les faux-semblants, si ses romans sondent l'âme pantelante de ses héros, c'est toujours au fil d'une narration qui plane au-dessus d'un mystère, celui d'un mensonge, d'un suicide ou d'un crime.
« Délicieuses pourritures » nous parle différemment de l'attraction, la fascination que peut exercer le charisme d'un professeur de littérature sur une étudiante de troisième année.
Lorsque Gillian fouille avec lui la poésie érotique de D.H. Lawrence, c'est comme si elle découvrait grâce à lui son corps et ses désirs.
C'est en croyant assouvir sa sensualité qu'elle s'abandonne alors à André Harrow et à sa femme Dorcas, énigmatique sculptrice qui compose des corps grotesques aux volumes extravagants et difformes.
Et tous ces incendies qui éclatent, ne sont-ils pas une belle métaphore des coeurs qui brûlent ?
LUDI
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le 15 septembre 2015
Merci Joyce Carol Oates de fournir à la littérature féminine ses plus beaux morceaux de bravoure. Dans ce recueil minimaliste, l'auteure cisèle le portrait d'une femme blessée et lésée, sur un campus universitaire. Court et percutant.
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Comment une sorte de gourou attire et abuse de ses victimes. J'ai trouvé le sujet très américain. Peut-être un peu trop poussé à mon goût. Mais pourquoi pas. Je suis mitigée en fait, qu'en penser ???...
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le 28 mars 2011
Quelques temps après la lecture de ce livre, j'ai repensé au "cercle des poètes disparus" et l'émotion était la même.
Il s'en dégage un sentiment mêlé d'attente malsaine et de compassion.
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