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Lorsque "Extension du domaine de la lutte" est paru, il y a dix ans, une majorité de commentateurs avaient présenté le livre comme une critique féroce de notre société libérale, vécue comme la combinaison intime de la lutte matérielle et de la compétition sexuelle. Bien entendu, ces points de vue restent aujourd'hui parfaitement valables. Pourtant, à relire le roman dix ans après, force est de constater qu' "Extension du domaine de la lutte" est, d'abord et avant tout, un des plus grands romans jamais écrits sur les formes contemporaines de la dépression. Le narrateur, absolument dénué de tout espoir sur quoi que ce soit, continue malgré tout d'évoluer dans notre monde ; et cela forme la matière, tour à tour poignante et hilarante, mais toujours extrêmement juste, de ces deux cents pages dont on aurait du mal à en trouver une seule de ratée, tant il est manifeste que ce gouffre dépressif a été parcouru de l'intérieur par l'auteur. Stylistiquement, Houellebecq est ici à son zénith : justesse des mots, des effets, jusque dans la ponctuation -- une réussite formelle qu'il ne retrouvera malheureusement dans aucun de ses romans suivants. Une lecture absolument indispensable.
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J'arrive bien tard pour commenter un roman aussi ancien, mais autant l'avouer, ce livre traine dans ma bibliothèque depuis des années et je n'avais pas trouvé jusqu'à présent, l'envie de m'y plonger.
Le personnage de Houellbecq ne m'attire pas et la chronique de son Goncourt annoncé, m'a fortement déplu.
Et puis...j'ai sauté le pas et surprise, j'ai aimé.
Bien sûr, le thème -central ici- de la dépression est souvent traité en littérature (et sans doute encore plus souvent dans le cinéma français ou la chanson -voire ce dégout, fil rouge chez Souchon, par exemple).
Mais la force de ce roman tient dans son équilibre miraculeux entre des passages un peu artificiels et des moments de pur talent.
Le dernier paragraphe par exemple est tout simplement magnifique : "je ressens ma peau comme une frontière".
Si les références à chercher du côté de Bret Easton Ellis m'ont moins accroché, en revanche, j'ai été surpris de penser aussi fort à "L'Etranger" de Camus, sans trouver le parallèle ridicule.
Quand Meursault perd sa mère, Houellbecq assiste à la mort d'un des clients des Nouvelles Galeries. Ce décalage est ce qui nourrit cette "Extension...".
Mais le style de Houellbecq lui reste personnel. C'est le roman de la désespérance, de l'abandon de la lutte et de la chûte vers la paupérisation économique, sociale et sexuelle, mais l'humour est aussi présent (seuls les Rouennais y seront insensibles !).
Suivre Houellbecq, c'est tester son attirance pour le vide, c'est s'approprier pour un moment, l'idée que notre monde est -aussi- absurde et ressemble parfois à la course du rat de laboratoire. Qui n'a pas été traversé par cette idée un jour ?

J'aurais tant aimé dire du mal de ce roman. C'est raté : il est réussi.
33 commentaires| 17 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 novembre 2016
Sans doute pas le meilleur livre de Michel Houellebecq.
Après Les particules élémentaires et La possibilité d'une île, Extension du domaine de la lutte fait plus pâle figure...
Comme toujours avec Houellebecq on aime ou on n'aime pas :
- indiscutablement, on aime son style et son écriture superbe et soignée
- on aime ses descriptions très précises et sa mémoire des choses que nous avons oubliées
- on n'aime pas toujours ses personnages dépressifs et hauts en couleurs
- on n'aime pas toujours également son côté sombre et cru
À chacun de juger
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le 7 avril 2017
... tant en ce qui concerne le nombre de pages que la qualité littéraire !

Ce livre se lit. Mais une fois refermé, il s'oublie instantanément. Houellebecq a heureusement fait beaucoup mieux depuis.

L'édition elle-même en collection " J'ai lu " est en accord avec le reste : dans la plupart des pages, des lignes ont de manière aléatoire une police d'écriture de taille différente de celle du reste de la page...
Tout ceci donne un côté " cheap "à l'ensemble. Le fond, la forme et le support sont raccords.
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le 27 avril 2017
l'un des avantages de lire si tardivement le livre d'un auteur très controversé, c'est de pouvoir
se régaler avec certains des 85 commentaires qui précèdent celui-ci!

lire ce livre pendant cette extraordinaire campagne présidentielle 2017 est aussi une "chance",
car il s'agit d'un texte prophétique de l'impasse dans laquelle est entré notre modèle de civilisation actuelle,
impasse qui ne manque pas de perturber certaines catégories d'électeurs qui savent qu'ils n'auront pas
l'énergie de sauter le mur qui s'offre à eux.

en bref j'ai été espoutouflé comme on dit chez moi par ce court texte et l'on ne doit pas s'arréter me
semble-t-il au 1er degré d'expressions crues, car si les mots sont grossiers, c'est l'époque qui est vulgaire.

à lire absolument comme l'oeuvre du plus grand sociologue ou ethnologue ( suis pas assez cultivé pour faire la
différence) français vivant.
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Houellebecq a beaucoup choqué. Sans doute délibérément, ce qui a contribué à sa notoriété. C'est vrai qu'il n'hésite pas à employer parfois (souvent...) un langage cru, explicite, obscène (près de vingt ans avant Beigbeder), traduisant d'ailleurs ainsi de façon hyper-réaliste et parfaitement plausible l'obscénité des pensées et des comportements des personnages mis en scène, nos tristes contemporains. Cela n'a rien de drôle et on aurait tort de s'y arrêter. Au fond, Houellebecq est un poète, un sensible, un tendre qui crie son désespoir et sa souffrance face à la vacuité de notre société technicienne et matérielle, devenue un enfer quotidien pour les fourmis que nous sommes, membres de cette vaste et médiocre "middle-class" de cadres (dynamiques ou pas) dont l'horizon se limite à une prétendue et assez niaise réussite scolaire, professionnelle et sociale en fin de compte inutile, mais terriblement conformiste. La fin de la lutte des classes (que certains prétendent aujourd'hui raviver) avec tout simplement leur disparition, la fin du prolétariat (en tout cas de la classe ouvrière, car il y a par contre de plus en plus de pauvres), l'élévation générale du niveau de vie - qui n'empêche pas la morosité- , les bienfaits proclamés du progrès technique, etc. n'ont pas libéré l'homme, ne le rendent pas heureux. Il prend l'avion ou sa voiture, peut communiquer avec le monde entier à toute heure depuis son téléphone dit intelligent ou son ordinateur, et n'a jamais été aussi seul (Boris Vian l'avait annoncé à sa façon avec "les arts ménagers"). Et la libération des moeurs pas davantage ne le rend heureux, ce que signifie précisément le titre du livre: le domaine de la lutte était précédemment celui posé par les marxistes dans le champ économique, la libération sexuelle n'a eu d'autre effet selon Houellebecq que d'étendre aux moeurs, à l'affectif et au sexuel, et pas seulement à l'économique, le champ des mal-êtres et des misères. L'homme est dans un état de délabrement et de misère intellectuelle, morale, affective ( et sexuelle, of course) plus grave que jamais. Tel est, au travers de cette autobiographie d'un déprimé, le constat sans espoir de Houellebecq. Le récit est bien enlevé, la justesse des mots et des expressions remarquable (hormis les grossièretés de service,qui ont leur explication), la description clinique de l'état dépressif est exacte (on sent l'expérience vécue), et surtout l'humour dérisoire de Houellebecq est irrésistible. Le sourire, même acide, ou le rire désabusé, sont encore le meilleur et peut-être le seul antidote éventuel permettant de survivre sans franchir le pas du suicide.
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le 19 novembre 2000
Ce roman nihiliste m'a fasciné. Je n'ai jamais rien lu d'aussi desespéré que l'histoire de cette vie despérante. Houellebecq est le virtuose de l'apologie du "no future"! Ce roman est finalement beaucoup plus abouti que "les particules élémentaires". Le cynisme de Houllebecq, son humour, tantot gris, tantot noir est inimitable, et ne laisse personne indifférent, on adore ou on déteste, moi, j'adore!
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le 19 février 2003
Avec ce roman, Houellebecq nous dévoile une critique de notre société sur un plan social. Cette critique sera reprise dans Plateforme. Avec le soucis du détail pour un meilleur réalisme,ce roman nous plonge dans les contradictions de la liberté. Puisque l' ascension sociale est permise, on se bat pour sa carrière. Et de même, on lutte pour trouver un partenaire, les séduisants s'amusent alors que les indésirables sont exclus de la course, en chômage d' amour. Voilà cette extension plus ou moins perverse de la lutte économique qui devient affective. Le narrateur est un ingénieur blasé par ces luttes qui capitule en se laissant porter par les contraintes professionnelles pour finalement pousser un collègue à se rebeller contre cet état de faits. Cet anti-héros est posé en victime, notre société malgré ses progrès ne crée pas que des gagnants.
Sans idéologiser son discours, Houellebecq se confirme en fin observateur social contemporain.
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le 12 mars 2017
Il est pénible de devoir mettre des étoiles au début d'un commentaire, mais c'est comme ça !
Je me suis souvent posé la question du livre que j'aime ; il a sans doute un rapport avec moi, lecteur enfant ou adolescent, avec ma formation, (ah, Stendhal, Proust), sûrement avec un je ne sais quoi, un presque rien. J'ai appris à lire des livres que je n'aime pas, sinon, je n'en lirais pas beaucoup, on devient difficile !
Je suis bien en retard, pour un livre écrit il y a plus de vingt ans, mais après deux livres de Houellebecq que je n'avais guère aimés, un ami m'a décidé à lire les autres. Et puis on arrive à glaner quelque votes utiles, c'est toujours étonnant.
Le titre, l'auteur l'explicite rapidement et il me séduit, il nous dit aussi que c'est un roman autobiographique, on en a lu beaucoup, cela me refroidit. Eh bien, c'est l'histoire d'un mec, et c'est vraiment chiant ( l'auteur peut être vulgaire, il ne s'interdit rien, le commentateur peut donc se laisser aller, mais passera t-il la censure Amazon ? ) Le narrateur, un antihéros probablement, pas simplement un dépressif, cela n'aurait pas de sens, est désespérément seul, il ne voit et ne vit que le négatif et comme on ne saura rien de son histoire, on ne peut ni le comprendre ni le plaindre. Je vois déjà le procès de la société poindre chez les commentateurs.
Le tragique et la misère de l'aventure humaine, Dostoievski, ,Soljenitsyne, Hugo, Sue, Camus,Sartre... c'est mieux ! Ajoutez un style fluctuant, voire nul, pas de fin, et des affirmations absurdes, souvent méchantes. Du pur cynisme !!!
Peut être que je l'ai lu trop tard ? A sa sortie, la provocation et la problématique humaine et sociétale apportaient probablement une nouveauté trop bien documentée maintenant. En fait, outre mon ami, c'est une émission de France culture portant sur les bisbilles des éditeurs de l'auteur qui m'a décidé : comment pouvait on ne pas avoir lu en tel chef d'oeuvre ?
Je sais, je suis un peu long, mais deux remarques encore. C'est un premier livre, attendons la suite, nous sommes à l'époque des séries !
Enfin, l'auteur a vraiment bien réussi dans l'extension du domaine de la lutte, partir d'un tel roman et devenir l'auteur français actuel le plus lu dans le monde, je suis admiratif, vraiment ! Comme quoi, son héros a bien tort de désespérer. Houellebecq, auteur moraliste, chantre du rêve américain !!!
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le 4 novembre 2008
Houellebecq est polémique. Tant mieux, chacun ses goûts. J'adore le contraste entre son style percutant et l'image de dépressif qu'il donne de lui même. Ses observations sont pointues, sa plume acérée, c'est à n'en pas douter un grand écrivain.
Ce livre est une chronique de la solitude urbaine et contemporaine à travers deux exclus sociaux du point de vue de leur incapacité à se lier aux autres.
Je recommande vivement sa lecture.
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