undrgrnd Cliquez ici HPALLL nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_Hercules Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

3,5 sur 5 étoiles
73
3,5 sur 5 étoiles
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Je comprends qu'on haïsse Michel Houellebecq. Parce qu'il n'épargne personne. (Ni la gauche, ni la droite, ni les cathos, ni les bobos, ni les babas, ni les soixante-huitards, ni les cadres, ni les hétéros, ni les homos, ni les profs, ni les jeunes... ni surtout les cons. Tout le monde en prend pour son grade, par exemple: 'les années Mitterrand, où la voracité financière avait atteint des proportions inouïes"). Parce qu'il n'hésite pas à être hyper-naturaliste, à décrire avec une crudité effroyable, au besoin pornographique, les pensées, les dires et les faits de ses personnages qui sont parfaitement plausibles. Pourtant, quelle lucidité et quelle précision d'analyse dans sa vision de la société et des générations soixante-huitardes et suivantes! Il doit à sa formation scientifique initiale (classes prépa, agro) à la fois une grande rigueur de raisonnement et une compréhension des avancées scientifiques du vingtième siècle, il aurait aussi fait à coup sûr un sociologue d'envergure, enfin cette âme sensible et tendre, j'en suis certain, qui cache son désespoir et sa propre douleur derrière un humour cynique souvent féroce, est celle d'un poête qui ne demanderait qu'à croire en l'amour. Ce livre choquant est une bonne clef pour comprendre les ressorts de la désagrégation de notre société et le malheur existentiel de l'homme d'aujourd'hui. J'ai non seulement lu avec fascination, mais souhaité relire car elle porte à réfléchir, cette chronique de notre temps sur lequel est porté sans complaisance un regard des plus impartiaux.
55 commentaires| 55 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Les particules élémentaires/Michel Houellebecq (Prix Novembre 1998)
C'est un véritable OVNI de l'édition française que ce roman de Michel Houellebecq. Un OVNI savoureux. Un régal bien goûteux et délicieux. Certains ont été jusqu'à en être écœurés : je les comprends en partie. On aime ou on n'aime pas Houellebecq et les plats qu'il nous sert.
Ce n'est certes pas de la littérature à la Flaubert ou Le Clezio. Mais MH n'a-t-il pas pour principe d'aller dans le sens de cette phrase de Schopenhauer : « La première et pratiquement seule condition d'un bon style, c'est d'avoir quelque chose à dire. »
Ainsi la langue est souvent crue, directe, provocatrice, sans circonlocutions, surprenante, riche de litotes et d'ellipses. Pas de recherche formelle, mais plutôt un style neutre avec quelques vagues cependant !! On ne s'ennuie pas et le passage du coq à l'âne qui déconcerte un temps finit par amuser. On saute allégrement sans transition aucune de la vulve flétrie des soixante huitardes attardées au paradoxe ERP et l'expérience d'Aspect sur la non localisation. Puis du becquetage indiscriminé des pigeons aux activités de substitution. Du grand art ! Il y a même des passages romantiques qui traduisent bien la grande sensibilité de l'auteur.
Des descriptions au scalpel comme ont dit certains critiques, une écriture clinique, froide et impersonnelle, souvent technique, un humour grinçant et une caricature factuelle genre bande dessinée : et voilà les armes de MH pour nous tenir en haleine tout au long de ces 300 pages où les thèmes de la misère affective et sexuelle de l'homme occidental, sa solitude existentielle sont constamment sous-jacents. La profondeur de la pensée de l'auteur ne peut alors échapper au lecteur attentif.
« Une fois qu'on a divorcé, que le cadre familial a été brisé, les relations avec ses enfants perdent tout sens. L'enfant, c'est le piège qui s'est refermé, c'est l'ennemi qu'on va devoir continuer à entretenir et qui va vous survivre. » (Réflexion de Bruno)
Le début de ce roman fait état d'un certain nombre d'arbres généalogiques qu'il faudra bien retenir vu le nombre de personnages secondaires qui participent à la vie du récit. Et deuxième point particulier : il faudra s'habituer aux multiples digressions scientifiques ou autres (comme dans La Carte et Le Territoire d'ailleurs), qui émaillent la narration . Parfois MH nous offre un véritable cours de sciences naturelles et de physique des particules.
Deux personnages, deux demi-frères pour tout dire, affronte la vie avec des fortunes diverses. Bruno, professeur agrégé qui a connu une enfance perturbée et qui l'âge venu mène une quête quasi permanente du plaisir, grand amateur d'échangisme, et Michel, chercheur en biologie quelque peu illuminé , aux frontières d'une douce folie, taciturne solitaire, asocial sans grande pulsion, sans désir, sans amour.
La misanthropie récurrente de MH ne fait pas défaut à cette histoire. Ses thèmes favoris sont bien là : le déclin de la civilisation dont il rédige une satire cinglante, la déliquescence progressive des valeurs morales, l'atomisation sociale dès les années 70 , une analyse à la loupe sans concession et sans illusion, cruelle, cynique, implacable et réaliste de cette société, la dénonciation du libéralisme dans tous les domaines, un certain dégoût du monde dans le cadre d'une métaphysique pessimiste, l'obsolescence inéluctable des objets et des personnes. Les personnages sont obsédés par leur vieillissement et leur décrépitude, leur déclin physique et intellectuel avec « une baisse tendancielle du taux de plaisir », menant à une « entéléchie délétère ».
Plusieurs passages m'ont fait penser à L'étranger d' Albert Camus notamment dans les moments tragiques qui laissent une impression de détachement, d'absence de la part des personnages touchés par l'adversité. La solitude aussi quand l'on considère la vie de Michel : « Sa vie d'homme il l'avait vécue seul, dans un vide sidéral. Il avait contribué au progrès des connaissances : c'était sa vocation, c'était la manière dont il avait trouvé à exprimer ses dons naturels ; mais l'amour, il ne l'avait pas connu. »
Voilà donc un livre, comme disait un chroniqueur, qui donne matière à penser. L'influence qu'ont pu avoir Aldous et Julian Huxley est indéniable quand on considère la teneur de l'épilogue qui vient couronner ce bel édifice bien construit. Tout ce récit constitue en fait une historique du déclin d'une civilisation, celle des dernières décennies du XXé siècle, contée par un narrateur qui vit en l'an 2029, époque qui a vu l'avènement d'une « nouvelle espèce humaine asexuée et immortelle, ayant dépassé l'individualité, la séparation et le devenir » . Les travaux de Michel sur le codé génétique ont finalement abouti à l'homme génétiquement modifié. En effet la réplication d'un « code génétique sous une forme standard structurellement stable, inaccessible aux perturbations et aux mutations a permis l'apparition de cette nouvelle espèce dont toute cellule peut être dotée d'une capacité infinie de réplications successives. »
La conclusion est grandiose ; le débat gravit un échelon et le narrateur de déclarer : « L'histoire existe ; elle s'impose, elle domine, son empire est inéluctable. Mais au-delà du strict plan historique, l'ambition ultime de cet ouvrage est de saluer cette espèce infortunée et courageuse qui nous a créés. Cette espèce douloureuse et vile, à peine différente du singe, qui portait cependant en elle tant d'aspirations nobles. Cette espèce torturée, contradictoire, individualiste et querelleuse, d'un égoïsme illimité, parfois capable d'explosions de violences inouïes, mais qui ne cessa jamais pourtant de croire à la bonté et à l'amour. '.. » Sublime conclusion !
On ne sort pas indemne de cette lecture.
0Commentaire| 22 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
La lecture de ce roman de Houellebecq m' a été très pénible. L'auteur dans ses intentions apparaît comme une sorte de Janus insaisissable. Il nous plonge d'une part dans un univers littéraire brillant , avec un montage romanesque soigné, un style ciselé comme le ferait un orfèvre des très belles lettres, bref un réel plaisir pour le lecteur qui se délecte de l'art certain du romancier.
L'autre face de ce Janus, est celle du fond du livre, de sa substance, de son objet.
Et là c'est la déception, presque le dégoût, en tous cas au fil des pages, un agacement certain.
L'argument repose sur la mise en parallèle des destinées de deux demi-frères censés représenter les deux aspects possibles et principaux de la dégénérescence de nos sociétés contemporaines. L'un est bien sur scientifique, rationnel, introverti, caricatural dans son image d'intello des sciences, l'autre est l'archétype de ce qu'on nomme aujourd'hui le bobo, version soixante huitarde.
La réunion de ces deux visions siamoises d'un univers occidental désenchanté se fait par le truchement d'un séjour en un camping pour enseignants, où par le biais, notamment de mises aux normes sexuelles, l'éventualité d'une sortie de ce nihilisme postmoderne apparaît comme possible. Evidemment le substrat de ces interrogations - réponses, est un discours très individualiste, très narcissique, très politisé qui encombre le propos jusqu'à la nausée. Pourquoi? Car sans doute Houellebecq ne se prive d'aucune liberté pour s'épancher et se complaire dans ces évocations parfois très niaises de l'univers bobo, ou déjantées de zones sociologiques où la bonne mesure est celle d'un individualisme exacerbé dissimulé derrière de pseudos tribus.
Il y a un côté "déclin de l'empire américain" dans les nombreuses évocations sexuelles de ce roman. Le sexe est normé, forcé, amplifié comme métaphore absurde d'une émancipation qui ne se produit pas, et de bonheurs terrestres desquels le Moi vacillant doit se ressourcer.
Au final, un livre très bien écrit, mais sur un fond bien pâteux, alambiqué, caricatural par moments, forcé presque toujours.
Rendre les illusions et désillusions humaines par ce propos était un enjeu. Désolé, mais je préfère de loin la manière dont d'autres écrivains l'ont si bien fait depuis Balzac jusque Kundera.
55 commentaires| 30 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 octobre 2015
Lu en octobre 2015. Il me fallait retourner en arrière des lectures récentes pour comprendre le succès de Houellebecq à l'origine. D'abord c'est bien écrit, soigné, non prétentieux. Ensuite c'est un observateur très fin de notre société et pour un livre écrit en 1998 ces observations sont très fines, même si elle ne plaisent pas toujours car Houellebecq est brutal. Le sexe - le cul - est omniprésent le scientifique est très documenté, pour le coup les choix de futur sont erronés, mais c'est sans conséquence. Le prétexte du roman, l'histoire de deux demi-frères est noire. Fondamentalement exaspérante de lâchetés. Mais bon, c'est du Houellebecq. J'apprécie d'autant mieux à présent "la carte et le territoire", "soumission". J'ai détesté "l'impossibilité d'une île". Bref, Houellebecq est un bon écrivain qui ne laisse pas indifférent. Tant mieux !!!
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 octobre 2002
C'est un livre assez déroutant. Le scandale de la parution, la personnalité de l'auteur, le goût de la provocation (parfois un peu facile), la recherche de thèmes à la mode, sont autant d'aspects du livre qui invitent le lecteur vigilant à de la réserve, voire de la défiance. D'un point de vue formel, le livre n'est pas sans défauts, non plus; notamment, les longs passages pseudo-scientifiques, incompréhensibles pour la plupart (des non initiés, cela va sans dire) en lasseraient plus d'un. Et pourtant, presque fatalement, on s'accroche, on est emporté, non par l'intrigue (assez ténue), mais par cette intimité qui s'installe avec un narrateur désabusé, souvent ironique et d'une drôlerie irrésistible. Cependant, ce qui constitue peut-être le paradoxe de ce livre, c'est que, alors qu'il décrit un univers d'une noirceur difficilement soutenable le lecteur en sort comme grandi par la réflexion qui lui est proposée, par cette métaphysique glauque qui semble affûter son acuité visuelle. De ce point de vue, chapeau, Houellebecq !
0Commentaire| 46 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 juin 2015
J'ai entendu enormement de choses sur Houellebecq, que ce soit en bien ou en mal. Un ami m'a conseillé de lire ses ouvrages, j'ai donc commencé par celui-ci. Il est vrai que certains passages sont durs et crus mais ce livre m'a touché. Je n'ai jamais était autaut touché par un livre depuis Les Hauts de Hurlevent (pourtant je lis pas mal). Je conseille sincérement ce livre car malgrès les passage de sex, cet oeuvre est profonde et tristement proche de la réalité. Dès que l'on commence, on ne sait plus s'arrêter et si l'on s'arrête, notre esprit ne quitte pas cette histoire. Je suis donc conquise et je vais donc m'attaquer à Extension du domaine de la lutte ;).
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
introduction ou découverte tardive, que dire de cet objet d e controverses et d e plaisir ou de haine fanatique ?
icomparable, unique, oui
poesie torturee du propos vital .?
il m'apparait comme une somme de moments humains , si bien analysés que l'on a quelquefois l'impression que cet homme est le dernier humain avec les yeux ouverts..
Monsieur Michel est un grand bonhomme qui sait découper en tranches l'infiniment petit...l'esprit humain et son âme...
fracassant
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 27 janvier 2001
Ce livre est destabilisant car une lecture au 1er degré ne peut suffire pour le comprendre et donc l'apprécier, mais est néanmoins nécessaire à la mise en condition que Houellebecq veut imposer à son lecteur. Les références faites au Meilleur des Mondes de A. Huxley ne sont pas gratuites, car la reflexion finale va dans le même sens, mais avec une ironie décuplée. Dérangeant mais juste. Une cruelle prise de conscience. A lire.
0Commentaire| 22 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 août 2003
"Si Houellebecq n'a pas de style, c'est que le style n'existe pas" nous dit son estimable confrèe Dantec dont on découvrira bien assez tôt la fantastique érudition littéraire. Le roman le plus aboutis de l'auteur nous donne à voir tous les symptômes d'une humanité en pleine déliquescence qui ne sait plus quoi faire de sa formidable liberté et la soliture égotique qui en découle, ne parvenant plus à mettre des mots sur son manque d'amour. Les question les plus dérangeantes sont abordées au travers d'une histoire simple et extrêmement bien construite. les particules nous font éprouver le sentiment de dérangement intime propre aux grandes vérités, c'est aussi la marque de oeuvres majeures.
0Commentaire| 24 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 octobre 2005
Les Particules élémentaires est l'un des deux prolongements que l'on pouvait attendre à Extension du domaine de la lutte. Malheureusement, ce n'est pas le bon.

Deux choses semblent ressortir des romans de Houellebecq : un style vraiment brillant, caustique, sobre et efficace d'une part, et d'autre part un corpus théorique assez dur illustré par les histoires parallèles de deux demi-frères perdus dans la société qui a suivi mai 68, corpus théorique accordant donc une place importante au désir et à la frustration sexuelle, à la solitude, la fausseté des relations humaines et de la compétition sociale, mélange de thèmes d'inspiration plus ou moins nietzschéenne sur la morale (on pense en particulier à l'introduction et ses références au développement du Christianisme).

Même s'il est vrai que son analyse de la mutation morale de la société occidentale est intéressante à défaut d'être totalement novatrice, la violence avec laquelle Houellebecq la développe va lui faire occuper une place peut-être trop importante, au détriment du style et du plaisir qu'on peut tirer de l'esprit dont fait montre l'auteur. Ces affirmations, de plus en plus agressives et dérangeantes, prennent peu à peu toute la place. A trop se vautrer dans la fange, on finit par soulever le coeur.
0Commentaire| 28 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

21,00 €