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L'auteur, Helmut Kaplan, est un philosophe autrichien, antispéciste (cf. infra) et militant du droit des animaux. Cet ouvrage est pour l'essentiel constitué d'un recueil de textes indépendants les uns des autres, assemblés sous le titre "Aspects philosophiques de la relation humain/animal", et introduit dans cette traduction française de 2008 (l'ouvrage date de 1993) par une préface d'André Méry, président de l'Association végétarienne de France. Cent quarante pages sont consacrées à ce chapitre, dans une approche de fait approfondie mais toujours très accessible. Il inclut de nombreuses citations, utilisées comme base de réflexion ou à titre d'illustration. Il se révèle particulièrement intéressant, et empli notamment de savoureuses réflexions sur l'humanité et la dignité. (p107)

L'adoption du végétarisme pour des raisons éthiques s'inscrit dans la démarche de l'antispécisme, position développée par Peter Singer en 1975 dans "Animal liberation / La libération animale". L'antispécisme résulte de l'application aux animaux des mêmes logiques que l'anti-esclavagisme, l'antiracisme et l'anti-sexisme chez les humains, considérant que l'animal est un être sensible à la douleur (physique et psychique) et capable d'éprouver des désirs, ce que montrent les études. L'antispécisme reconnaît donc des droits à l'animal, notamment ceux de vivre et d'être bien traité. L'antispécisme considère l'individu animal et non pas seulement l'espèce (comme les espèces dites "protégées") : tout individu a droit à être respecté comme tel. « Entre l'homme et l'animal, il n'y a aucune différence de fond qui justifie une discrimination éthique. » (p117)
L'application de ce principe éthique induit le végétarisme. Alors que les mangeurs de viande et les défenseurs de l'élevage et des abattoirs s'inscrivent dans la logique de la loi du plus fort, les antispécistes se basent sur l'empathie et la compassion.

Enfin, le dernier chapitre, en forme de conclusion, apparaît comme un résumé de l'ouvrage. Helmut Kaplan y liste les principales objections qu'entendent souvent les personnes végétariennes, de la part des personnes qui ne le sont pas mais tentent désespérément de justifier leurs habitudes et la possibilité morale de leur perpétuation. Et surtout, puisque la situation est sans équivoque (si on veut se comporter de façon éthique, on cesse immédiatement de manger des animaux), il y apporte des réponses qui cloront le débat.

Avant de lire l'ouvrage, j'étais surpris de la différence entre le titre de la traduction française et celui de l'original allemand, à savoir "Leichenschmaus", littéralement "Festin de cadavres". J'y voyais (et je regrettais) une volonté d'être (trop) consensuel. Mais, concrètement, je m'aperçois que le titre français est plus approprié que l'original, peut-être inutilement provocateur et peu représentatif du contenu de l'ouvrage. Parce que celui-ci réfléchit sur les fondements éthiques. C'est d'ailleurs, logiquement, le seul aspect du végétarisme qu'il aborde.

Voilà un livre non seulement pour les personnes végétariennes qui étaieront davantage leur argumentation quant à leur positionnement (pour elles-mêmes et pour répondre aux inévitables questions...), mais aussi pour toutes celles qui s'intéressent aux rapports qu'entretiennent l'homme et l'animal, et, par-delà, à la dignité humaine.

J'ai envie de terminer cette chronique par une phrase tirée de l'ouvrage : « La dignité se mérite ; telle est sa spécificité. » (p107)
Ainsi que par deux citations mises en exergue :
« Avant d'être reconnue comme telle, c'est le destin de toute vérité d'être objet de risée. » Albert Schweitzer.
« Gagne en dignité celui dont le devoir vainc le penchant. » Frédéric Schiller.

(Krik, amazon.fr, 17/06/11)
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le 24 juin 2009
Bien que ce texte date de 1993, il reste cependant tout aussi pertinent. Les arguments en faveur de l'antispécisme et l'abolition de l'utilisation humaine des animaux sont très pertinents.
Entre autre, l'auteur aborde mal le danger pour l'organisme d'ingurgiter de la viande car il ne cite aucune étude et laisse le lecteur sur sa faim.
22 commentaires| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 juillet 2013
En voyant la couverture, on s'attendrait à un livre chiant, mais il n'en est rien: facile et rapide à lire, il est bourré d'arguments solides et concrets en faveur de la libération animale. Des arguments qui tombent sous le sens...
Il insiste sur l'égoïsme humain et j'aime son parallèle entre le plaisir gustatif "trivial et éphémère" procuré par la viande et le sacrifice des vies animales...
Pour ceux qui connaissent la vérité et continuent à manger de la viande en pleine conscience, je me demande comment ils osent prendre du plaisir et se régaler, en sachant la souffrance qu'il y a eu derrière... Je souhaite que leur viande leur refile une maladie et qu'ils en souffrent bien comme il se doit.
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