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le 29 septembre 2012
Un philosophe, auteur confirmé au style original et brillant, qui nous invite à découvrir notre société en contrepoint des méditations de Saint Augustin! Voilà ce qui me semblait la promesse d'une lecture intéressante, voire même d'une réelle découverte. Or, à la fermeture du livre, il ne me reste que le sentiment d'avoir perdu mon temps.
Que les personnages soient des anti-héros aux motivations médiocres, pourquoi pas. Mais aucun d'entre eux ne fait l'objet d'un minimum de réalité psychologique. Aucune identification n'est possible avec cet univers de zombies, si bien que le rapprochement avec la chute de Rome fait l'effet d'un anachronisme sacrilège. Le vrai sujet de cette fausse saga est le "bar", dont le destin nous est conté avec force détails, avec les tentatives successives d'en rendre l'exploitation rentable. Un bar corse ne peut survivre qu'en s'adossant à la prostitution: telle pourrait être, en résumé, la thèse de cet ouvrage. Certes, cela force la méditation!
Le mal-être existentiel du Roquentin de La Nausée apparait, en comparaison, comme une aventure exaltante. Pour ceux qui aiment le 'trash', qu'ils (re)lisent les Chemins de la liberté!
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le 26 janvier 2013
Il fallait bien du culot à Jérome Ferrari pour faire entrer en résonance la petite histoire banalement humaine de Libero et Matthieu, avec la grande Histoire, celle de St Augustin tentant de consoler ses contemporains sur la fragilité des Empires aprés la chute de Rome. J'ai attaqué ce court roman à reculons car je trouvais ce pati-pris bien prétentieux et j'avais lu trop de commentaires négatifs. Et pourtant ce roman a été pour moi une des trop rares belles surprises de la rentrée. Bien sûr on peut être agacé par ces phrases à rallonges, mais ne sommes-nous pas dans une tragédie, celle précisément de la condition humaine? et cela mérite bien un peu de pompe. On peut aussi être irrité par une construction parfois confuse aux changements de points de vue non annoncés. Mais ce flottement ne souligne-t'il pas le parallèle entre le destin du grand-père et celui de son petit-fils, l'un ayant compris le tragique et l'absurdité de la condition humaine et l'autre qui ne va pas tarder à en faire la triste expérience? Inutile de présenter l'aventure corse de ces deux garçons qui nous rappelle la vanité de nos entreprises qu'un grain de sable peut détruire mais qui nous dit aussi que l'homme a en lui la force de se relever après l'effondrement de ses rêves. Belle métaphore aussi sur la mort des sociétés, la nôtre certainement, mais l'Histoire nous a prouvé que les hommes s'adaptent et que la vie perdure. Un roman pas si pessimiste qu'il n'y paraît au premier abord.
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Il est toujours triste de parcourir un livre là où on aurait aimé gouter l'immersion et de découvrir le bimbelotier, tapi derrière l'artisan joaillier.

Pourtant, tracer le parallèle entre la chute du monde romain telle que commentée par St Augustin évêque d'Hippone et celle inexorable, de nos mondes successifs, ou évoquer le destin de l'Homme portant en germe sa destruction, étaient à priori, des idées fortes et intéressantes.

Hélas, à la lecture ce lien paraît bien fragile et le traitement parfois brillant, est également assez frustrant et agaçant.

La vie de ces jeunes gens déboussolés, idéalistes à mi-temps et cherchant à s'accomplir en reprenant le bar dans un petit village corse, semble tellement pusillanime qu'il est vain de chercher une résonance, exceptée celle du creux.

L'histoire de Matthieu et Libero, ces 2 amis d'enfance, réfugiés dans le petit monde de l'Alta rocca est surtout prétexte à déverser la désormais habituelle "french touch" : personnages outrés (la serveuse Annie qui accueille tous les clients en leur grattant les burnes !), situations caricaturales, éternels tics d'écriture recherchant l'originalité à tout prix.

Ce bar doit être approvisionné par David Foenkinos tant il sert du poncif à toute heure.

D'ailleurs, le style colle bien à cette gargote un temps transformée prétentieusement en "lounge". A chaque fois que le récit pourrait décoller, quand apparaissent de jolies tournures (oui, il y en a) ou une idée intéressante, surgit immanquablement une considération banale chargée de "faire genre", qui vient l'affadir.

Comme pour s'excuser de laisser poindre à plusieurs reprises le bel écrivain qu'il pourrait être, Ferrari semble s'acharner par des épisodes aussi ridicules que les introspections digitales de Gratas ou l'assassinat de fascistes italiens par un berger naïf, à échapper à toute tentation lyrique.

S'ajoute à ça, la petite affèterie visant la ponctuation, avec des insertions de dialogues ou ses phrases à rallonge. Regardez la phrase qui commence p 146 ("Le temps...) et s'achève 23 lignes plus tard au pied d'une autre qui elle ("Jacques..."), s'étale sur 32 lignes (!)

Si au moins, on s'attachait aux personnages. Si, comme savait le faire Pagnol, de l'émotion pouvait surgir des tournées de pastis...
Mais ici, nous sommes loin du Bar de la Marine.

Matthieu et Libero, les 2 tenanciers semi-proxénètes sont tellement peu attachants, leur chute est tellement prévisible qu'on se surprend à guetter l'arrivée des vandales pour leur ouvrir les portes afin qu'on en finisse au plus vite.

Les personnages secondaires auraient pu éveiller davantage d'intérêt et notamment Aurélie, la sœur de Matthieu, lucide et résignée. Mais ils sont abordés de manière trop superficielle pour attirer l'attention qu'ils auraient méritée.

Là ou St Augustin libérait et désespérait son auditoire effrayé par l'approche des Wisigoths d'Alaric en rappelant que Dieu ne nous avait jamais promis "que la mort et la résurrection", Ferrari délivre -parfois avec talent, un sermon insipide, peuplé de charcuterie à touristes, de 4X4 et d'entraineuses bonasses. (au passage : pauvre Corse où les fantasmes destinés à épicer les brouets de St Germain des prés semblent pousser plus drus que la Nepita...)

Ferrari : la révision s'impose.
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Deux étudiants en philosophie quittent Paris pour créer le meilleur des mondes possibles,en reprenant la gérance d'un bar corse dont ils font un lieu de paix et d'amour jusqu'à ce que la misérable nature humaine ne rappelle que toute création engendre son autodestruction;de même les anciens ont-ils assisté à la chute des empires,en Algérie comme en Afrique Noire,sans prendre la mesure de leur effondrement progressif.Les démiurges ont échoué,et le royaume de Dieu n'est pas de ce monde.
Remarquable roman,dont la parfaite construction allège le sens philosophique;l'auteur excelle à rendre humeurs,chairs et désirs à travers un "grand style" que peu maîtrisent aussi bien aujourd'hui.
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Le sermon sur la chute de Rome/Jérôme Ferrari
Parvenu fatigué au terme de ce Goncourt 2012, une drôle de cuvée assez indigeste, mon sentiment final est mitigé.
Je suis toujours gêné par cette écriture sans alinéa ni paragraphe, cette longue suite de longues phrases dont la ponctuation est des plus sommaire. On a parfois l’impression d’un récit sans structure, décousu. N’était la qualité du style et du vocabulaire, je serais plus critique pour affirmer que c’est n’importe quoi.
Par intermittence, les choses s’améliorent avec quelques dialogues et l’histoire prend forme. En fait il faut comprendre que Marcel Antonetti qui s’interrogeait tant devant la photo de ses ascendants et collatéraux, va se marier avec Claudie, la fille de sa sœur Jeanne-Marie, avoir un fils Jacques dont le fils Matthieu entre en scène dans le deuxième chapitre. Muni de cette clef, on va mieux comprendre. Mais enfin, l’histoire, même si c’est un conte philosophique, manque de consistance. Les personnages itou. Je les trouve sans âme.
Comparer la fin de ce bar corse au sac de Rome par Alaric en 410: c’est osé.
Est-ce de la littérature ? Je me pose la question et n’ai pas trouvé la réponse.
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"Chaque monde repose ainsi sur des centres de gravité dérisoires dont dépend secrètement tout son équilibre". Cette phrase de la page 162 pourrait s'appliquer aisément au livre dans son ensemble. Voici un roman reposant sur des centres de gravité simples, voire simplistes diront les plus critiques: un village corse, un bar, une famille déchirée par les deux guerres mondiales et les guerres coloniales, deux copains, des filles légères, des femmes responsables, les mirages du pouvoir, l'illusion du bonheur, la croyance absurde de croire pouvoir changer les personnes, les choses, la jalousie, la violence, l'alcool, l'amour, la mort. Jérôme Ferrari convoque dans son roman tous ces "centres de gravité" pour nous offrir une vision assez désenchantée de nos existences. Il y a une fatalité constante dans ce livre. C'est, car ce devait être, aurait pu être son titre. Pour cela l'auteur montre, avec le renfort de la parabole d'Augustin d'Hippone dans son sermon sur la chute de Rome en 410, que les biens terrestres ne sont qu'illusions, moments, joies et plaisirs éphémères. Leur perte, leur évanescence ou leur disparition brutale ne doivent pas effrayer celui qui croit en Dieu. Bien sûr, d'aucuns trouveront que l'auteur a joué au philosophe en convoquant également Leibnitz et son meilleur des mondes.
J'ai préféré demeurer sur le plan littéraire. Et là vraiment, je crois nécessaire de saluer le style, l'écriture, le ton. Oui cette histoire de famille en Corse, autour d'un bar et de ses avanies, est divinement bien écrite. Il y a des passages proprement proustiens, des phrases belles comme des cris de révolte : "...., car il ne s'agissait ici que d'exercer avec une délectation répugnante un pouvoir qui ne se manifestait que dans les caprices de son arbitraire, le pouvoir des minables et des faibles, dont ce type en chemisette était le représentant parfait, avec le sourire idiot et suffisant qu'il lui adressait du haut de la citadelle imprenable de sa bêtise".
Tout le roman est ainsi, une authentique fête du langage, une syntaxe puissante, une lecture quasi hypnotisante.
Oui, pour moi ce livre est un vrai chef d'oeuvre littéraire que je ne peux que recommander chaudement.
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le 15 décembre 2012
De Saint-Augustin à la Corse, la quête du sens de la vie n'est simple pour personne, et tous les personnages ont le sentiment de ne pas vivre réellement, en tout cas la vie qu'ils auraient souhaité. Caractéristique de la fin d'une époque, comme le suggère Jérôme Ferrari ?
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le 17 septembre 2012
Je vais tempérer un peu les dithyrambes sur cette page (qui semble être en accord avec celles de la presse qui m’ont poussé à acheter le livre).

En premier lieu, si vous êtes un peu prosaïque, quel est le résumé du livre (car j’ai rarement vu un résumé aussi ronflant et pédant que celui qu’on trouve plus haut) : deux amis d’enfances « exilés » pour des études décevantes à Paris (ils sont philosophes et idéalistes), reviennent tenir un bar dans leur petit village de Corse. En parallèle du développement du bar, d’autre chapitre nous présente la vie des autres protagonistes (la sœur, le grand père qui a droit à un très beau chapitre…).

Les personnages sont beaux, l’écriture précise et le l’ouvrage se lit quasiment d’une traite.
Par contre, l’histoire reste tout de même très banal : l’empire dérisoire est le bar (il faut bien convoquer Liebniz, décidemment super Hip cette année pour lui donner une dimension « philosophique ») ; bar pour lequel on recrute des serveuses de petites vertus pour attirer le chaland (ça c’est pour la corruption de l’âme) ; serveuses qui entrainent des jalousies et des histoires d’amour / de cul (sans doute la tentation du réel sous au moins une de ses formes)… et on se doute que ça se terminera mal pour le bar (la chute du café préfigurant la chute du village tout entier, métaphorique celle de Rome).

En bref : c’est un roman agréable à lire, mais qui sur joue son statut de chef d’œuvre intello.
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le 8 octobre 2013
J'ai trouvé ce roman très littéraire et j'ai eu le sentiment d'une oeuvre semblable au projet de Flaubert: faire un livre sur rien, faire du beau (littéraire) avec du laid (une réalité laide). C'est-à-dire, l'essence même de la littérature, et le pari est réussi.
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Un avis un peu, beaucoup même, à contre-courant de l'opinion générale, mais peut-on s'obliger à aimer un livre si on le trouve extrêmement surfait ? Tout lecteur est un être imparfait dont la subjectivité est patente. N'est-il pas ? Quelques réflexions en vrac, donc, sur Le sermon sur la chute de Rome.

- Beaucoup de prétention dans un livre qui prétend marier réalisme et lyrisme. Ce qui nous vaut des passages d'une trivialité extrême (on ne compte plus les "enc...." sur certaines pages) suivis de moments où le style fait dans l'emphase ampoulée (pléonasme ?)
- Une intrigue principale très légère et anodine qui oblige Ferrari à en développer d'autres (le passé du grand-père, les errances de la soeur) complétement déconnectés. Ne parlons pas de Saint-Augustin qui apparait in fine comme par enchantement. Façon de parler.
- Pas d'unité et, plus grave, pas d'humanité et une sorte de mépris de l'auteur vis-à-vis de ses personnages. Misanthropie ?
- La tragédie finale tient du mauvais mélodrame.
- Belles phrases, accents philosophiques. Certains s'écoutent parler. Jérôme Ferrari se regarde écrire.
- Une vision de notre monde pour le moins cynique. Toute entreprise humaine est vouée à l'échec ? Ce livre aussi.
11 commentaire| 22 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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