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le 8 décembre 2014
Rue des voleurs est un roman qui colle à l’actualité. Lakhdar est un jeune qui, comme tous les jeunes, veut croquer la vie à pleine dents. Sa connaissance charnelle de sa cousine lui vaudra d’être banni par sa famille et commencera alors une vie d’errance qui le conduira de l’autre côté de la mer, en Espagne. C’est à Barcelone qu’il finira après nombreuses péripéties qui seront autant de douleurs et de leçons de vie. En effet, la vie en Espagne n’est pas forcément celle qu’il imaginait avec son ami Bassam lorsqu’ils se retrouvaient autour d’un verre.

Mais la vie de Lakhdar est étroitement liée aux évènements qui secouent la région et le monde. Du Printemps arabe aux Indignés en passant par l’Islamisme radical, Lakhdar est embringué dans une vie aux multiples soubresauts que l’amour qu’il ressent pour Judit ne saura pas vraiment apaiser. Finalement, la lecture demeure le dernier refuge pour ce jeune homme en quête de liberté.

En fin de compte, c’est bien d’un roman triste dont il s’agit. Tous les protagonistes de ce livre connaissent des tourments et l’on sait par avance que la fin de l’histoire ne sera pas rose. Pourtant, Lakhdar n’en est pas pour autant un être abattu. Non, il lutte, persuadé qu’il est d’un avenir meilleur; ailleurs. Seul le style du roman est un sujet de réjouissance.
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Attention, Tanger ! Cette cité hautement littéraire, qui a fasciné tant d'écrivains-voyageurs, est aujourd'hui une sorte de symbole de la mondialisation avec sa zone franche d'exportation qui contraste avec le caractère oppressant de la société marocaine. La ville est le cadre principal de Rue des voleurs, un roman où Mathias Enard s'est littéralement glissé dans la peau d'un jeune marocain "normal", enfin presque, qui va vivre en accéléré des événements qui vont bouleverser sa vie. Le livre est une véritable gageure : rapide, incisif, très direct dans son style, prosaïque même par endroits, il prend le temps de creuser en profondeur le portrait psychologique de son héros, Lakhdar, ses contradictions et ses tiraillements incessants, de son goût pour le polar à son désir d'amour en passant par ses relations complexes avec la religion. La toile de fond, sociale et politique, est loin d'être un simple décor : le printemps arabe embrase les pays voisins, l'attentat de Marrakech traumatise le Maroc, la crise frappe de plein fouet l'Espagne, là où Lakhdar vient "échouer", plus précisément à Barcelone, encore une ville à multiples visages. Enard n'oublie pas les personnages secondaires : islamistes, marins, amoureuse occidentale, etc. Ils sont mystérieux, énigmatiques, admirablement campés. Rue des voleurs est un roman d'une richesse considérable, témoignage réaliste d'une époque en mouvement où toute quête identitaire se heurte à la violence d'une société qui ne fait de cadeau à personne. Et surtout pas à une jeunesse en quête d'espoir ou d'idéal.
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A partir de la vie de Lakhdar,adolescent marocain qui traverse la vie et l'histoire entre Tanger et Barcelone,Mathias Enard nous fait vivre les rêves et les passions d'une jeunesse prise entre misère,Islam et occident fantasmé ,par le truchement de la littérature...policière.Le roman commence comme Candide au Maghreb,se poursuit en roman picaresque et s'achève en une sombre et belle méditation,le héros gagnant dans le crime sa liberté.
L'impressionnante érudition de Mathias Enard sert une belle histoire,et les personnages sont campés avec finesse et humanité;loin d'être un "roman à thèse","rue des voleurs"(titre métaphorique!)est avant tout un roman vraiment contemporain,ancré dans l'histoire immédiate et dans le monde des déclassés de la mondialisation.
L'on peut toutefois regretter que l'auteur ne persévère pas dans les fulgurances stylistiques de "Zone",son chef-d'oeuvre,et qu'il pratique désormais une écriture plus "classique";c'est néanmoins un très beau roman,sans aucune once de démagogie ni de complaisance.
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le 15 octobre 2015
J'ai bien aimé le récit et l'écriture c'est un bon roman qui se laisse lire.
A mon avis, l'auteur nous relate les pensées et états d'âme du héros Lakhdar d'une manière trop "européenne", même s'il le justifie par ses habitudes de lecture de romans noirs.
Les analyses et réactions de Lakhdar ne sont pas vraiment "marocaines" ; ce n'est pas péjoratif, je pense simplement que parfois celà sonne faux.
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le 5 novembre 2013
Rue des Voleurs de Mathias Énard est très documenté et instructif sur le monde musulman, d’hier et d’aujourd’hui, les immigrés clandestins, le Maroc (On y verrait facilement une nostalgie profonde.), l’attentat de Marrakech, le travail absurde de la mise en mémoire de documents numérisés, Tanger (qui n’est plus un monde à part : celui des espions), la vétusté des moyens de transport entre l’Afrique et l’Europe, l’Espagne, est la profonde amitié qui unit une jeune étudiante en arabe et Lakhdar : notre héros de presque 20 ans, médiateur de l’auteur né à Tanger, avide de liberté, de connaissance/s, de vivre tout simplement. Il connaît quelques mots d’espagnol, collectionne les romans de la « série noire », en français et parce qu’il fréquente une espagnole, se passionne pour les auteurs arabes qui ont marqué leur temps.
Alors que tout dérive autour de lui : les Révolutions arabes, l’εurope malade, il essaie, par bonds de s’approcher de son amie. Il vole l’argent de la librairie religieuse où il travaillait avant qu’on y mette le feu, après l’attentat de Marrakech, travaille dans une boîte chargée de numériser des « kilomètres » d’archives de la guerre 14-18, était serveur sur un ferry, bloqué en Espagne, devient l’esclave d’un malade mental chargé des immigrés trouvés morts sur les plages et qu’il faut si possible rapatrier. Après le suicide de son patron, il se retrouve à Barcelone, avec l’argent de la caisse, rejoint sa copine espagnole et habite rue des voleurs « Carrer Robadors » (dérober ou Räuber en allemand), est ami avec un tunisien de son âge et voit son meilleur ami d’enfance se suicider « sans raison apparente »…
Livre génial … duquel je retire cette portion de phrase concernant le « touriste » qui me donne la chair de poule : « … fumer du kif et baiser des indigènes, des indigènes masculins la plupart du temps … » (première page plus loin il emploiera le mot : autochtone)
Lakhdar, pour moi, pourrait se traduire par « être pour le côté obscur », (trouble, deuil, tristesse) alors que ce héros est un être lumineux. C’est le verso d’une pièce dont le recto serait « sombre ». Je pense que l’auteur a choisi délibérément ce prénom ambigu, à double sens. Bassam, son ami d'enfance, signifierait : fouler, écraser, transformé à l'état de robot islamiste, qui participe aux attentats et rêve aux filles du paradis. Il n’est pas là ou plus là !
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J'ai choisi de lire ce livre après avoir apprécié le talent de conteur de Mathias Enard dans Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants. Je ne suis pas du tout déçue par ce roman. Mathias Enard, qui connaît particulièrement les Pays arabes et l'Espagne nous livre ici sa vision du Printemps arabe et du déclin de l'Europe au travers des errances de Lakhdar.
Le narrateur, Lakhdar est un jeune marocain, rejeté par sa famille après avoir fauté avec sa cousine. C'est le départ de sa vie d'errance. Son meilleur ami, Bassam, lui fait rencontrer le Cheick Nouredine et son institution, la Diffusion de la pensée coranique. Lakhdar reprend confiance grâce à son métier de libraire pour l'association et l'amitié de Bassam, beaucoup plus ténébreux et croyant que lui. Tous deux rêvent vainement de l'exil en regardant les bateaux en partance pour l'Espagne. Mais le destin ne laisse jamais Lakhdar se reposer et chaque fois l'amour des livres lui redonnera un salut.
Hanté par ses démons et la mort de sa cousine, des victimes d'attentats et des Poilus de la guerre dont il saisit les fiches au kilomètre , Lakhdar hésite en permanence entre son pays et l'Espagne, pays de son nouvel amour, Judit. Lorsqu'il s'embarque sur l'Ibn Batouta (explorateur et voyageur marocain dont il aime les récits), il espère enfin mettre un pied sur le continent européen. Bien sûr, il se heurte là aussi au rejet, à la mort et comprend bien vite que cette Europe qui ne veut pas d'eux connaît elle aussi l'indignation de ses habitants.
Lakhdar est un personnage très attachant pour sa curiosité des livres policiers ou classiques, pour sa volonté et son hésitation, pour son amour sincère envers Judit, Bassam ou tous ceux qu'il rencontre, pour ses tourments, ses suspicions et son analyse.
" J'avais juste la sensation d'être en escale, la vraie vie n'avait toujours pas commencé, sans cesse remis à plus tard : ajournée à la Diffusion de la Pensée coranique partie en flammes, différée sur l'Ibn Batouta, embarcation perdue; retardée chez Cruz, chien parmi les chiens, suspendue à Barcelone au bon vouloir de la crise et de Judit."
En suivant les désillusions de Lakhdar, l'auteur montre la perdition d'une jeunesse qui ne peut réaliser ses rêves dans ce monde instable où règne violence, intolérance et indignation.
En lisant ce roman j'ai pensé à celui de Tahar Ben Jelloun, Partir qui traite plus particulièrement de l'exil, avec toutefois des scènes beaucoup plus dures.
Rue des voleurs a été élu par un jury d'étudiants du Moyen Orient parmi la liste des nominés au Goncourt, comme lauréat du Prix " Liste Goncourt, le choix de l'Orient".
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le 20 avril 2013
A travers le sort des immigrés, dans leur pays et aussi quand ils sont clandestins, comment un être est balloté par la précarité de l'existence quand il est d'un milieu modeste et le danger des extrémismes qui guette... Lecture salutaire
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le 15 novembre 2015
Un jeune marocain qui vit à Tanger avec les sourates chez ses parents et surtout dans la rue où il fait 5 km à pied pour rejoindre le port et contempler la mer, les bateaux, et le Détroit, penser aux côtes d'en face. Se prend une raclée vraie et douloureuse par son père, homme pieux,( homme d'un seul livre,mais un bon: le Coran), furieux d'apprendre par les bons musulmans du quartier que son fils (17 ans mais douze dans la tête, pas très malins, lui et son pote Bassam) sèche la mosquée pour aller reluquer sa cousine Meryem dont il est dingue .Chassé, l'étranger, le démon en personne, du cocon familial .Donc, la rue et les quartiers de Tanger où se prépare la grande offensive des islamistes ( si tu vote, tu meurs. Si tu ne votes pas tu meurs. Alors votes et meurs. A revoir pour se remémorer les massacres du peuple algérien par les islamistes et la lente chute de la république algérienne.* Poste restante: Alger. Boualem Sansal.) et c'est en jeune rebelle qu'il se lance dans la bataille. Parvenu à Gilbraltar, il apprend à "traiter" les cadavres de migrants échoués, stockés et rapatrier les corps:une industrie florissante) Les printemps arabes foisonnent, et lui, l'échappé de la mosquée, va se forger, dans ses déambulations (pour manger) espagnoles, un véritable humanisme arabe. a lire.
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c'est un roman très plaisant à lire, inscrit dans notre actualité presque immédiate : les révolutions arabes qui tournent toutes à des démocraties islamistes, la crise européenne particulièrement espagnole avec le mouvement des indignés, la gauche qui remporte les élections présidentielles françaises, l'attentat de Marrakech, les massacres syriens... c'est à travers le narrateur et héros de ce roman contemporain -Lakhdar- un Tangérois insouciant, fou de polar français, intelligent, dont la vie bascule après avoir enfin obtenu les dernières faveurs de sa cousine Meriem et d'avoir été renié par son père religieux qui le maudit, il errera à Casablanca entant que clochard, puis reviendra à Tanger pour retrouver son ami Bassam, pas fut fut mais tellement chaleureux, qui lui permettra de travailler pour une association musulmane intégriste entant que bibliothécaire, il rencontrera une espagnole avec qui il nouera des liens charnels et amoureux juste après l'attentat de Marrakech où il soupçonnera son ami et l'association d'être mêlé... d'autres aléas avant qu'il ne se retrouve à Barcelone non loin de son amie parmi les immigrés et déshérités de la grande ville jusqu'au dénouement (in)attendu du roman ; un héros attachant, une écriture enthousiasmante, parlante et imagée qui décrit notre société actuelle ; je lui ai retiré une étoile car j'ai trouvé ce Lakhdar un peu trop européen, un peu trop caricatural dans notre sens, une lucidité humaniste, en pleine déréliction, ainsi que le benêt Bassam dont on lavera l'esprit pour en faire en parfait combattant de l'extrême (je ne dis pas que ces gens ne sont pas vraisemblables mais ils me semblent sortis de nos attentes occidentales) mis à part cette restriction j'ai passé un bon moment avec cette prose simple remplie de couleurs, d'odeurs et de bruits.

"La vie consume tout - les livres nous accompagnent, comme mes polars à deux sous, ces prolétaires de la littérature, compagnons de route, dans la révolte ou la résignation, dans la foi ou l'abandon." p251
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le 18 septembre 2012
Mathias Enard n'en est pas à son premier "forfait". Après "Zone" et "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants", il signe ici un nouveau roman où l'on retrouve son style incomparable, foisonnant et flamboyant. Mais cette fois-ci c'est au coeur de l'actualité qu'il situe ses personnages, celle des printemps arabe, des Indignés, de tous les espoirs déçus et de la folie Islamique, décrivant notre vieille europe qui se meurt, peu d'espoir certes dans son récit mais tellement de lucidité et de tendresse.
Ses personnages sont attachants, bouleversants, révoltants même parfois. Sa prose si riche est fluide et limpide. C'est du grand art, de la vraie littérature. A lire impérativement.
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