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Monumental ! Un lacis de récits imbriqués, un dédale d'histoires qui s'enchevêtrent à différentes époques avec une multitude de personnages. Confiteor a demandé 8 ans de travail à Jaume Cabré qui a accouché d'un roman de près de 800 pages. Qui peut prétendre résumer une telle montagne ? Autant s'attaquer à l'Everest à mains nues. Alors, de quoi s'agit-il, au fond ? Du réconfort de la beauté des arts face au mal qui ronge le coeur des hommes, de l'Inquisition aux camps de la mort ? Entre autres choses. Au milieu du magma historique qui menace d'engloutir le lecteur, Cabré nous tend la main avec le portrait d'un homme, Adria Ardévol, attachant, désemparé, pathétique et, surtout, surtout, terriblement humain, dans ses doutes, ses erreurs, ses peines et ses contradictions. Et avec l'amour d'une femme, relation compliquée et tumultueuse ; et l'amitié aussi, qui n'est jamais à l'abri d'une trahison. Ce roman "monstrueux" est d'une richesse insondable. Il épuise, désoriente, déstabilise. Une seconde lecture est sans doute indispensable pour en saisir toutes les subtilités. Et pourtant, malgré ses multiples ingrédients et sa longueur, sa lecture n'est pas (trop) difficile. Parce que le romancier catalan utilise un style limpide, trivial à l'occasion dans ses dialogues, avec une érudition qui ne cède jamais à une quelconque pompe ou prétention. Au moment où l'on peut se sentir perdu (cela arrive), il nous rattrape, en un tour de main (merci au cowboy et à l'indien, parts d'enfance et de conscience, et au violon, symbole de la transmission, avec toutes ses ambigüités). Confiteor est un grand voyage. Dans l'histoire de l'Europe et dans l'existence d'un individu. Avec une résonance intime autant qu'universelle.
11 commentaire| 38 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Adrià Ardèvol, enfant puis homme Barcelonais, est à la fois le personnage principal de ce roman et son narrateur. Cependant ce roman met en scène une profusion de protagonistes ; c'est là l'une des premières difficultés de ce récit. Ainsi, j'ai recensé près de 191 personnages dans la Dramatis personae (la liste des personnages) située en page 777 de ce livre.
Une autre difficulté : le récit n'est pas linéaire, et sans prévenir, on passe, dans un même chapitre, d'une époque à une autre et d'un lieu à un autre (par exemple, de Barcelone pendant les années 1940, au 17ème siècle en Italie). Ce livre recèle de digressions et de digressions de digressions... On est parfois à la limite du compréhensible. Mais certains passages fluides et rapides compensent les passages laborieux. Progressivement, tout s'éclaire et on comprend le sens de ces digressions et leur justification (c'est-à-dire l'état de confusion mentale où se trouve le "raconteur").
Parfois aussi, on relève que Adrià Ardèvol parle de lui-même aussi bien à la première personne du singulier qu'à la troisième personne du singulier, dans la même phrase. Dur, dur...

Le pitch, brièvement :
Félix Ardèvol (un antiquaire, collectionneur), le père de Adrià Ardèvol, souhaite faire de son fils unique un humaniste, un érudit polyglotte (une dizaine de langues étrangères sont à son programme). Tandis que Carme, la mère d'Adrià, aimerait pour sa part en faire un violoniste virtuose. Le voilà donc flanqué d'un père tyrannique et d'une mère non affectueuse et effacée, qui lui dictent ce qu'il doit faire.
Après une lecture des 100 premières pages, on apprend que Adrià Ardèvol, la soixantaine bien sonnée, est victime d'une maladie dégénérative du cerveau (la maladie d'Alzheimer). Il remet à son meilleur ami Bernat le manuscrit qu'il le charge de taper à l'ordinateur. Ce manuscrit constitue le corps de ce roman (Confiteor).

Ma conclusion : un très grand roman foisonnant et sensible, qui me donne l'envie de découvrir les écrits antécédents de Jaume Cabré, l'auteur.
11 commentaire| 40 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 novembre 2013
Confiteor de Jaume Cabré ressemble par certains aspects à ces oeuvres musicales d'une immense virtuosité mais dont nos oreilles imparfaites ont parfois du mal à apprécier toutes les qualités... La construction du récit est, scénographiquement parlant, toujours remarquable même si, sous certains aspects, parfois difficile à suivre: les pièces du puzzle sont bien sur la table mais le lecteur se trouvera sans doute parfois confronté à quelques soucis d'emboîtement... La construction des phrases est tout aussi surprenante que séduisante. Peut-on parler de procédé ? Non, l'écriture du roman est plutôt à l'image de la vie, de la façon dont nous la percevons, dont nous essayons parfois de la décrire... Bravo aussi au traducteur qui a pu faire participer avec bonheur le lecteur francophone à cette immense fresque poétique et lyrique!

Confiteor porte bien son titre: il exprime la reconnaissance du mal dans nos vies et la misérable réponse que l'homme essaie d'y apporter... Un grand roman qui nous rappelle plus l'insoutenable gravité et pérennité du mal que sa banalité. Un livre qui n'est ni très optimiste ni très facile (il faut tenir bon pendant au moins 200 pages avant de pouvoir apprécier la richesse de l'oeuvre et succomber sous son charme) mais qui est indispensable ! Bonne lecture !
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le 31 août 2014
Je lis beaucoup ...mais il y avait longtemps qu'un ouvrage ne m'avait autant impressionnée. Les questions du mal, de la beauté, de l'art et de la littérature ne sont pas posées au travers d'une réflexion philosophique mais vécues et senties par le biais d'un personnage particulièrement attachant parce qu'il n'est pas monolithique : surdoué certes, virtuose évidemment mais aussi parfois faible et fragile.
Le récit peut paraître ardu puisque les personnages, les époques et les modes d'énonciation varient et se mêlent MAIS l'ensemble est très rigoureusement organisé et il y a vraiment une "histoire" avec une progression et une chute.
Ce livre est admirable. Je crois cependant qu'il faut le lire vite pour ne pas perdre de vue l'unité du récit.
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le 29 octobre 2013
Je n'avais pas reçu un tel choc littéraire,ni été à ce point fasciné par un roman,depuis "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell...mais un Jonathan Littell mâtiné de Umberto Eco,tant ce livre ajoute à sa richesse inouïe une érudition de haut vol.
Ce livre à la construction savante ,faite de digressions spatio temporelles (parfois d'une phrase à l'autre!),se lit néanmoins avec une facilité déconcertante (c'est ce qui rapproche Jaume Cabre de Umberto Eco) procurant en plus un plaisir de lecture continu malgré la longueur du roman(près de 800 p).
Il s'agit pour l'auteur de disserter sur les rouages du mal ,qui ne peut être ni hiérarchisé ni expliqué par quelque alibi que ce soit.Le Mal est unique comme il le démontre dans un vertigineux chapitre 24 ou un inquisiteur du quinzième siècle et un commandant tortionnaire du camp d'Auschwitz mêlent leurs personnalité pour ne faire qu'un à quatre siècles d'intervalle!fanatiques de Dieu ou d'Hitler sont renvoyé dos à dos,le mal absolu ne se hiérarchise pas!
Pour nous faire passer le message,Jaume Cabre se sert de la vie d'un érudit catalan,qui nous la raconte sous forme d'une lettre à sa compagne perdue, et de celle d'un violon célèbre,le sien,fil rouge pour remonter le temps et symboliser la constance de l'Art (la musique est partout dans le livre)au travers des siècles.Une vie faite d'interrogation ,de révolte et d'amour,surtout d'amour.Par moment drôle lorsque ,notamment ,interviennent deux figurines de son enfance(un indien et un shérif),le roman devient à la fin bouleversant.
Absolument magistral!
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le 19 mars 2014
J’ai profité d’un voyage en train pour “avaler” ce monument. Superbe, autant pour l’histoire elle-même que pour le style - un des plus curieux que j’ai rencontrés. Le mélange à l’intérieur d’une même phrase du style direct et du style indirect, celui des personnages et des époques, est surprenant au départ, mais l’habitude vient en lisant. Et ça va crescendo avec Altzheimer. Mon petit coeur sensible trouve l’histoire bien triste, j’aurais volontiers fait mourir Sara et Adria dans les bras l’un de l’autre. Je comprends très bien le monsieur qui a réécrit la finale d’un tas de romans qui finissent mal ! Mais ça ne ferait pas nécessairement de la bonne littérature. À recommander absolument
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le 24 août 2015
« …quia peccavi nimis cogitatione, verbo et opere »

On ne sort pas indemne du roman-monde de Jaume Cabré. D’abord parce qu’il nous fait éprouver physiquement, beaucoup plus que la répétition du mal à travers les siècles, les liens que celui-ci sait tisser de génération en génération. Le mal traverse le temps comme un fil rouge. C’est le plus solidaire des acteurs, tiré ici par un violon à l’âme sublime mais d’une cruelle indifférence, celle des objets qui nous sont chers au point que leur valeur finirait par corrompre toute chose. Hormis l’amitié.

C’est en effet l’amitié d’Adrià et de Bernat, son chant aussi mystérieux qu’indestructible qui soutient Confiteor d’un bout à l’autre de ses quelque 700 pages. Entre ces deux adolescents devenus des hommes, l’instrument du XVIIIème siècle, ce Storioni, entretient une rivalité féconde, interposant sa ligne mélodique, son histoire secrète et terrible, de l’Inquisition aux camps de la mort nazie, offrande musicale tachée de sang et pourtant innocente de la cupidité des hommes.

Confiteor est le premier mot de la récitation latine du « Je confesse à Dieu ». Il est donc question d’aveu - plus que de pardon - de culpabilité - plus que de péché. Et de vengeance, à moins qu’il ne s’agisse de justice. La faute des pères doit-elle retomber sur les fils ? Adrià, le chercheur, le savant, ne croit pas en Dieu mais va chercher et trouver une forme de rédemption par la connaissance. Enfant unique et mal-aimé, opprimé par les ambitions parentales, il partira sur les traces d’un père fou d’objets, dont il va peu à peu entrevoir la vie et les turpitudes, et d’une mère dont il comprendra trop tard l’amour, d’autant plus dévastateur qu’il s’est toujours tu. Pour Bernat, éternel insatisfait, envieux de la plume de son ami qui lui-même envie sa virtuosité, le salut viendra de la musique. Au regard de l’amitié de ces deux là, forgée dans la vérité rude des échanges, leurs amours paraîtront bien fragiles, frappées de maladresses et de malentendus, de silences et de mensonges, dont Sara la belle Juive puis Tecla feront les frais. Mortelles autant que le meilleur et le plus subtil esprit, que l’âge finira par défaire lui aussi.

L’auteur nous immerge lentement mais irrésistiblement dans son texte-fleuve, plein de tourbillons temporels, de ruptures et de fondus enchaînés, sorte de medley d’histoires, récitées par des voix dont rien ne prédit l’irruption ni le retour, mais que l’on finit par attendre, car l’écheveau se dénoue à force de s’emmêler. Il ne faut pas résister mais se laisser entraîner dans ce Temps qui saute aléatoirement d’une époque à l’autre, comme par enchantement.
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le 5 août 2014
Je viens de terminer ce livre et je l'ai adoré ! En fait, je ne voulais pas qu'il finisse. L'auteur joue certes à nous perdre dans le temps et l'espace à travers l'Histoire et l'Europe. Mais après quelques secondes de perplexité, on retombe vite sur nos pieds. C'est étonnant, mais ça empêche de lire sans réfléchir, d'avaler les mots sans prendre de recule. C'est très bien écrit et très bien traduit, avec beaucoup d'humour, un vrai régale de lecture, du vrai beau texte. Le sujet de la culpabilité trans-generationelle est traité avec beaucoup de tendresse et d'humanité; le mal dont l'Homme est capable est abordé sans concession ni fausse pudeur. Le livre se lit très bien malgré son épaisseur dont je n'ai pris conscience qu'à la fin. C'est un livre Magnifique qui marquera à vie plus d'un de ses lecteurs. Un grand merci à l'auteur et à son traducteur !
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le 29 juillet 2014
Roman touffu et confus qui réussit à nous mener au bout par la grâce des mots, des personnages, de l'érudition, de la grande histoire embrassée. Une architecture complexe qui nous perd et nous retrouve. Des petites pensées philosophiques qui nous sollicitent intimement et nous laissent pensif. A lire et certainement à relire.
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le 6 avril 2014
Un puzzle pas toujours facile à composer. Brillantissime exercice de style . Un livre passionnant qui promène le lecteur a différentes epoques, différents lieux et différentes sphères de pensee, doublé d'un beau roman d'amour.
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