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le 2 avril 2014
La littérature arabe ne laisse pas d’étonner ; elle est, bien sûr, ancienne, mais ce n’est qu’assez récemment qu’elle a adopté les genres européens tels que le vers-librisme et le roman et, il faut le dire, en égalant ou en dépassant les « maîtres ».

Alaa Al-Aswany prit la relève de ce conteur hors-pair que fut Naguib Mahfouz, et eut l’étrange destin de débuter par un chef-d’œuvre extraordinaire : « L’Immeuble Yacoubian ». Le problème, ensuite, fut de se montrer à la hauteur de cette première réussite.

Je ne suis pas sûr qu’avec « Chicago » il y soit entièrement parvenu, mais avec « L’Automobile Club d’Égypte », il retrouve la grande forme de ses débuts.

Après un premier chapitre situé dans le présent où, alors que le narrateur est isolé dans sa résidence secondaire, deux des personnages viennent revendiquer le droit d’exprimer davantage leurs sentiments, et où il leur rappelle qu’ils n’ont que l’existence que l’auteur a voulu leur accorder (habile réflexion sur la littérature) le reste du roman se compose d’une série de chapitres où le narrateur raconte des épisodes de l’intrigue à la troisième personne, qui sont suivis de récits — distingués du reste du teste par un changement de police de caractères — à la première personne, par deux des personnages, Kamel et Saliha.

Les récits de ces trois narrateurs ne se succèdent pas dans un ordre rigoureusement chronologique, ce qui a pour effet de mieux ancrer les rebondissements dans l’esprit du lecteur.

L’essentiel de l’intrigue gravite autour de l’Automobile Club, un peu comme celle de son premier roman est définie par l’immeuble où elle se déroule. De même que « Yacoubian » fait coexister l’élégant Zaki Dessouki et Taha le fils du gardien de l’immeuble, « L’Automobile Club » met en scène des personnages de tous les classes, allant des serviteurs les plus humbles au roi Farouk lui-même, qui sont appelés à ce côtoyer dans le cadre des festivités qui sont la raison d’être du club.

Historiquement, ces événements ont lieu à un moment où la corruption de l’ancien régime le conduit vers sa fin. Pourtant, cela n’est indiqué que par le fait que plusieurs personnages prennent conscience des injustices dont ils sont victimes, et militent au sein du Wafd.

Le colonialisme nous fait horreur, mais en même temps cette horreur s’accompagne parfois d’une sorte de regret de ne pas avoir connu les fastes dont s’entouraient les régimes corrompus. Certes, cette tristesse ne va pas jusqu’à la nostalgie dans le roman d’Alaa Al-Aswany, mais cette Égypte a parfois des charmes qui font défaut à celle d’aujourd’hui.

Parmi des personnages, on trouve des pauvres et des déchus de la Haute-Égypte, des pachas et des beys, le roi lui-même, des vieilles dames souffrant de la solitude et recélant des réserves de lubricité, et des étrangers britanniques et autres. Si on devine que les sympathies de l’auteur sont gagnées à la cause du Wafd, Al-Aswany évite habilement les stéréotypes : les Anglais ne sont pas uniformément mauvais, et les Egyptiens ne sont pas, tant s’en faut, uniformément bons. Bien plus, il se tisse entre les « races » (ethnies ?) des liens d’amitié et de respect, qui contribuent peut-être au charme de cette époque révolue.

Tout texte, et particulièrement un texte finement travaillé comme celui-ci, peut se lire à divers niveau. Quel est le rapport entre le régime détesté et corrompu du roi Farouk et la situation actuelle ? Dans « The State of Egypt » (publié seulement en anglais jusqu’à présent), Alaa Al-Aswany présente des articles qui se terminent tous par les mots « la démocratie est la solution » (comme une sorte de « bismillah » à rebours, et qui prend la contrepartie des slogans des Frères Musulmans : « l’Islam est la solution ». En tout cas, ce roman montre une étape de l’acheminement de l’Égypte vers la démocratie, dont nous savons qu’elle n’y est pas encore parvenue.

Hélas, il ne s’agit pas, comme dans les westerns, d’un récit où les « mauvais » sont vaincus et les « bons » récompensés, sinon par un mariage (ce qui fut déjà la cas dans « L’Immeuble Yacoubian »).
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La scène inaugurale où le narrateur se retrouve confronté, dans son salon, à ses deux personnages principaux resurgis du passé et de son imaginaire est une formidable illustration de la formule d’El Aswany. Pour lui, il n’y a que des romans morts ou vivants et, assurément, « Automobile Club d’Egypte » est un roman terriblement vivant, captivant même au point que vous ne pourrez plus le lâcher.

Comme dans ses deux romans précédents, l’auteur construit son roman sur une unité de lieu, l’Automobile Club d’Egypte au Caire, de temps (nous sommes en 1940 dans les années qui préparent et précèdent la révolution de 1952) et autour d’une floraison de personnages hauts en couleurs.

A cette époque, l’Automobile Club d’Egypte représente en soi les tensions et les contradictions d’un royaume sur le déclin, d’une société prête à s’effondrer. Le roi Farouk ne gouverne quasiment plus, préférant s’adonner aux plaisirs de la chair et de la gastronomie, fréquentant le Club, symbole de ce que le pays concentre de pouvoir et d’argent, pour y jouer de frénétiques parties de poker et y sélectionner la fille avec laquelle il choisira de passer la nuit.

Telle une reproduction miniature du pays, le Club est placé sous la direction d’un Anglais raciste, détestant les Egyptiens, hautement antipathique, prêt à tout pour sauver ses intérêts, partageant son temps entre de vagues occupations professionnelles grassement rémunérées et une maîtresse fantasque et libre issue de la grande bourgeoisie locale.

Pendant ce temps, les employés du Club, sous-payés et exploités, survivent grâce à de multiples combines et aux pourboires qu’il leur faut partager dans des proportions inéquitables avec les chefs du lieu et, surtout, le tyrannique chambellan du roi qui fait régner sa loi dans la terreur, la violence et l’humiliation permanentes.

C’est dans et autour de ce lieu historique et que l’auteur a bien connu, son père en ayant été l’avocat, qu’El Aswany élabore un tissu convergent d’histoires qui nous racontent la difficulté à vivre pour les classes moyennes et pauvres, la lente émancipation des femmes, toujours soumises à des maris qu’elles n’ont pas forcément choisis mais surtout l’émergence d’un sentiment de liberté, de révolte contre l’occupant britannique et le despotisme inefficace royal qui conduiront, étape par étape, à la révolution de 1952.

Bien que relatant, de façon romancée, des faits vieux de plus de soixante-dix ans, le roman reste d’une éclatante actualité non seulement parce qu’Aswany ne cesse de dénoncer les dérives politiques dont son pays est l’objet mais aussi parce qu’il fut écrit (et interrompu pendant un an, son auteur étant dans la rue à manifester) sur une période de six ans au cours de laquelle éclata le printemps arabe qui conduisit au renversement des frères musulmans et au retour des militaires au pouvoir.

Une façon de nous dire que, comme Marx le proférait déjà, l’Histoire ne se répète jamais, elle balbutie. Que le changement vient le plus souvent des masses silencieuses, dont l’union progressive fera la cohérence et la force mais, qu’au bout, ce seront toujours les plus rusés et les plus déterminés qui l’emporteront et s’adjugeront les ors et les fastes du nouveau pouvoir.

Quoi qu’il en soit, El Aswany signe ici un livre superbement écrit (et traduit), magnifiquement construit, passionnant de bout en bout mêlant intrigues, passions amoureuses, études psychologiques fines et Histoire sans jamais relâcher l’attention souriante et exaltée de ses lecteurs. Une vraie réussite !

Publié aux Editions Actes Sud – 2014 – 541 pages

retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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le 18 avril 2014
AUTOMOBILE CLUB D’EGYPTE Alla El Aswany, ed Actes Sud, 2014 trad Gilles Gauthier.

Alaa El Aswany est un auteur égyptien qui a écrit en 2006 l’Immeuble Yacoubian, fresque sociale où il faisait cohabiter dans un immeuble du Caire un certain nombre de personnages représentant les différentes populations de la ville.
L’Automobile Club d’Egypte est construit avec le même principe : en 1940, dans le Club se côtoient Anglais et Egyptiens. Le directeur du club est un Anglais qui se pense si supérieur à ces sauvages d’Egyptiens, qu’il en devient caricatural et sa fille qui veut comprendre les Egyptiens et en apprendre la langue. Du côté égyptien, on rencontre le roi Farouk, qui aurait pu être une chance pour l’Egypte, malheureusement son indolence, et son goût du jeu en a fait un despote, contrairement à son cousin qui voudrait se débarrasser des Anglais, et de leur mainmise sur le canal de Suez. Il y a aussi des princes, potentats et diplomates et des serviteurs, tous égyptiens que ce soit le Chambellan, chef du personnel, véritable tyran pour les serviteurs, et les dits serviteurs honnêtes ou non, dont deux frères d’une famille de Haute Egypte autrefois riche et puissante et maintenant ruinée. L’un des frères fait des études et il est approché par un groupe politique de lutte contre les Anglais.
C’est donc une peinture de la société égyptienne que nous décrit El Aswany, mais également une étude de la montée du nationalisme égyptien contre la puissance anglaise à la veille de la 2° guerre mondiale. Le tout d’un style alerte, quelquefois truculent, drôle, émouvant et documenté bien sûr.
Mon avis : c’est un livre que je n’ai pas lâché, j’apprécie cet auteur « engagé et humaniste » qui explique clairement la genèse d’une situation conflictuelle dont les remous sont encore présents dans le monde du XX° siècle. Et puis, je suis née en Egypte.
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Honnêtement, il était peu probable que Alaa El Aswany puisse surpasser la force de son premier roman L'immeuble Yacoubian. Ce qu'il avait écrit depuis, de très bonne qualité, certes, l'avait démontré. Mais en se penchant sur le passé de son pays, la fin des années 40, en l'occurrence, il vient de signer avec Automobile Club d'Egypte, un roman qui fait mieux qu'égaler son chef d'œuvre. Un ouvrage polyphonique, foisonnant, d'une richesse inouïe qui dresse un tableau complet d'une nation sous tutelle anglaise et gouvernée par un roi, Farouk, fantasque et libidineux. Une époque pré-révolutionnaire, qui en rappelle une autre, évidemment, toute récente, qui prend vie à travers une bonne vingtaine de personnages dont les destins ne cessent de se croiser. Ce pavé de 500 pages, une fois passés les chapitres d'introduction, se dévore avec passion. Comme un Balzac, un Tolstoï ou un Dickens, El Aswany nous fait découvrir toutes les strates de la société cairote : riches et pauvres, maitres et serviteurs, conservateurs et rebelles, égyptiens et britanniques. Automobile Club d'Egypte passe avec une aisance stupéfiante du drame à la comédie dans une veine à la fois politique, sociale, sentimentale, religieuse, etc. Le contraire d'un livre fourre-tout, pourtant, l'auteur est un alchimiste qui utilise ses différents ingrédients dans un tempo parfait, sans jamais ennuyer ou perdre son lecteur. Et le souffle du romanesque nous emporte très loin, au bord du Nil et au comble du bonheur. Autrement dit, c'est une pure merveille.
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le 4 septembre 2014
Je ne connaissais pas l' Egypte sous protectorat anglais . Et Alaa El Aswany nous décrit ce pays aux alentours de 1938 : il campe des personnages très différents les uns des autres, très bien décrits et attachants. Nous vivons avec eux dans la pauvreté ou dans un luxe révoltant ; la corruption est presque partout. Tous se préparent à un changement, ils l' espèrent ou le craignent .C' est un roman très facile à lire , que je conseille .
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Alaa El Aswany nous surprend cette fois-ci en écrivant sur l'Egypte des années 40, lui qui habituellement s'intéresse à l'Egypte de nos jours. Et grand bien lui a pris.
Au Caire, dans les années 40 se trouve un club de luxe nommé "Automobile Club" qui est dirigé par un Anglais aristocrate et géré par un chambellan nommé El-Kwo. Ce dernier est un gérant "de luxe", proche du roi Farouk et qui s'avère être le parfait lien entre les dirigeants et les serviteurs ; ceux-là venus pour la plupart de Haute Egypte dans l'espoir de faire vivre dignement leur famille. El Kwo est un homme hautain qui se venge de ses frustrations face aux occidentaux en faisant battre et en humiliant ses subordonnés. Abdelaziz Hammam est un de ses serveurs, qui a la singularité d'être issu de la bourgeoisie égyptienne et qui s'est ruiné à cause d'une générosité débordante. Il est donc venu au Caire pour y travailler par défaut. C'est sur ce personnage central que le romancier va se concentrer : Abdelaziz lui-même et sa famille. Une femme dévouée et aussi généreuse que lui et quatre enfants : Saïd l'égoïste, Mahmoud l'imbécile, Salhia l'intellectuelle et Kamel le sage et courageux. On suit donc le parcours d'une famille touchante qui se retrouve confrontée à la pauvreté et à la vie populaire cairote, avec ses joies et ses douleurs...
Dans ce magnifique roman, Alaa El Aswany tente de montrer la vie d'un peuple soumis à une royauté oisive et concupiscente et au diktat d'une colonie britannique hautaine et certaine de sa supériorité. Le luxe d'un côté, la misère de l'autre sont décrits à la perfection et les différentes réactions possibles, lorsque l'on subit la tyrannie et la condescendance des nantis.
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le 20 juillet 2014
l'Égypte sous le protectorat anglais, une découverte pour moi, une histoire très bien écrite, une très bonne façon de découvrir cette partie de l'histoire
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le 28 août 2015
Comme d'habitude (l'Immeuble Yacoubian, Chicago...) l'auteur nous ouvres les portes de son récit comme, une metteur en scène. A la fin de chaque chapitre, il change de scène, mettant fin à son récit comme Sheherazade dans Les Mille et Une Nuit comme pour s'assurer que nous ne fermerons pas l'ouvrage sans en connaître le déroulement et la fin. Son style est simple, la qualité littéraire pas très élaborée mais les personnages sont attachants comme l'est l'Égypte toute entière, mon pays de naissance et de cœur.

Même si j'ai trouvé la traduction parfois agaçante et trop littérale, le style quelque peu simpliste, j'ai adoré. Le rythme m'a tenu en haleine, l'humour, la sensibilité et la sincérité qui s'en dégagent m'ont émus au plus profond.

Je regrette de ne pas savoir qui sont véritablement les deux personnes qui ont donné le DVD au narrateur, je regrette de ne pas avoir bien compris les dénouements des deux deniers chapitres. Il est trois heures du matin et je dois être un peu fatigué.

Je suis un fan de Woody Allen et d'Almodovar et même si leur style est loin de celui de cet auteur, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il leur a parfois emprunté certaines de leurs techniques. L'apparition des deux personnages de son ouvrage au début du roman m'a fait penser à La Rose Pourpre du Caire et les escapades lubriques des deux gaillards Faouzi et Mahmoud auraient pu sortie directement d'un Almodovar.

Je recommande ce livre à tous ceux qui aiment l'Egypte et les Égyptiens et qui sont sensibles aux sentiments simples et sincères des gens.

J'aimerais que l'auteur nous surprenne la prochaine fois avec une nouvelle structure car maintenant on connaît. Je regretterais beaucoup que son prochain roman transforme son œuvre en une série de livres qui se ressemblent et ennuient comme ceux écrits dernièrement par Marek Halter.

J'attends avec impatience le prochain cher Docteur (l'auteur est dentiste de formation)

Hatem Tawakol
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Alaa El Aswany (1957- ) est un écrivain égyptien de langue française.
Fils d’un avocat, il est un écrivain dans la veine du célèbre prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz. Il exerce les métiers de dentiste, journaliste, écrivant sur la littérature, la politique et les questions sociales pour des journaux égyptiens,
En 2002 parait "L’Immeuble Yacoubian" qui devient immédiatement un Best-seller international.
Avec "Automobile Club d’Egypte" (2014), Alaa el-Aswany signe son troisième roman et sans doute son œuvre la plus aboutie.

Les années 1940 en Egypte, sous la tutelle britannique et le règne d'un souverain fantoche; Farouk.
Le bâtiment de l'Automobile Club abrite 2 sociétés; celle de l'aristocratie blanche britannique et des serviteurs noirs du sud de l'Egypte.
L'auteur dépeint les relations conflictuelles entre ces 2 mondes et l'amorce de révolutions larvées .
Un questionnement -toujours d'actualité- sur l'avenir attendu du peuple égyptien.
Quel choix : Liberté ou Sécurité ? Un Président ou un Père ?
Alaa El Aswany raconte des histoires entendues enfant quand il accompagnait son père avocat dans les locaux de l'Automobile Club.
La force de ce roman repose sur l'attachement aux personnages et une qualité narrative indiscutable.
540 pages qu'on ne voit pas passer .
Un questionnement qui reste cruellement d'actualité dans un monde arabe qui se cherche au travers des révolutions successives.
La femme égyptienne (sa volupté, sa sensualité,...) est mise à l'honneur. Sera-t-elle à l'origine du redressement national ?
Alaa El Aswany est un éclaireur engagé et humaniste .
Un véritable bonheur de lecture !
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le 30 mai 2014
A travers le personnel et les hôtes de l'Automobile Club du Caire, Alaa EL ASWANY décrit la société égyptienne des années 40 ; celles du Roi Farouk (1920-1965) et du "protectorat britannique" : le directeur du club, M. Wright, incarne l'anglais raciste, persuadé de la supériorité des occidentaux sur les Egyptiens.Toute le despotisme, l'arbitraire, et la corruption de l'Egypte est incarné par El Kwo, le chambellan royal, qui n'hésite pas à taxer les pourboires des salariés et à user de châtiment corporels. A travers les portraits des membres de la famille Haman, Alaa EL ASWANY explore les différentes facettes de la société égyptienne : Abdelaziz, le père, descendant ruiné d'une gande famille de la Haute Egypte, obligé d'accepter un emploi de serveur à l'Automobile Club. Et ses enfants, Saïd, le paresseux dont l'ambition sera finalement guidé par son épouse ;Kamel, le poète tenté par les idées révolutionnaires ; Saliha, l'étudiante brillante et Mahmoud le costaud qui s'accommodera fort bien des largesses de l'occupation anglaise.
Un roman original, aussi passionnant qu'intéressant. Seuls les deux premiers chapitres -dont l'un raconte l'invention de l'automobile par Carl Benz - m'ont semblé incongrus et sans intérêt.
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