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Laurent Colonnier a trouvé un moyen infaillible de faire parler de lui, du moins dans le petit milieu hergéen, en sélectionnant, parmi les "aventures d'Hergé", déjà illustrées par Stanislas en 1999, la relation forte qui a existé entre Georges (Remi) et Tchang (Tchong-Jen). A la faveur d'un lapsus d'Hergé rappelé p. 58, cette relation serait-elle passée de l'amitié à l'amour? Les lapsus, on le sait, sont glissants, et l'album glisse pour sa part du réel à la fiction, les biographes les mieux renseignés étant muets sur la question. Reste que l'album est, pour la partie réelle, solidement documenté, et, pour l'ensemble des 72 pages, agréablement dessiné, dans un noir et blanc usant adroitement de trames grises. Les clins d'œil multiples aux albums de Tintin n'échapperont pas aux connaisseurs.
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Ce roman graphique comporte de nombreuses qualités, celle de parvenir à restituer l’ambiance de l’époque n’étant pas la moindre, grâce à une minutie dans les décors de style art nouveau qui caractérisaient Bruxelles dans ces années-là. La finesse du trait est agréable à l’œil et le noir et blanc convient parfaitement au contexte, car à cette époque, la couleur restait encore l’exception pour les illustrés. Je suis plus mitigé au niveau des personnages qui paraissent assez figés, le dessinateur ne semblant pas toujours à l’aise dans le rendu des mouvements. Mais ces imperfections s’effacent vite devant l’intérêt suscité par cette histoire. Le réalisme des situations et des personnages permet de supposer que l’auteur s’est beaucoup documenté (c’est d’ailleurs précisément à cette époque que Hergé entreprendra un travail de documentation avant chacun de ses projets). Peut-être les dialogues auraient-ils pu être parfois un peu plus aérés, mais cela ne constitue pour moi qu’un léger bémol.

Quant à l’histoire d’amour entre Hergé et Tchang évoquée dans le sous-titre, elle n’est ici que platonique et l’on n’en voit que l’ébauche. Cela a néanmoins suffit à provoquer la colère de certaines associations catholiques, outrées de voir le père de Tintin « atteint dans sa virilité ». Si pour celles-ci Hergé reste toujours un allié de la cause catholique d’extrême-droite, elles semblent oublier que ce dernier, même s’il a fait ses débuts dans un journal ultracatholique et nationaliste, s’est au fil du temps éloigné des thèses les plus extrémistes. Laurent Colonnier, sachant sans doute qu’il abordait un sujet casse-gueule, avait pourtant pris soin de préciser que cette histoire était seulement inspirée de la vie du dessinateur.

Une fois refermée la parenthèse de cette pseudo-polémique déclenchée par ces croisés d’un autre âge, on peut arguer que ce récit ne manque pas d’intérêt, avec quelques très beaux passages, notamment l’initiation d’Hergé à la technique de la calligraphie chinoise par le jeune étudiant, ou la scène où ce dernier décrit l’évolution et la vie d’un arbre. J’ai bien apprécié aussi les petits clins d’œil qui grouillent tout au long du récit, par rapport à des éléments que l’on retrouvera dans les aventures de Tintin, comme par exemple la momie des « Sept boules de cristal » ou bien aux caractéristiques de certains personnages (Tournesol, Haddock…). Bref, un récit assez prenant qui échappera peut-être à ceux qui ne sont pas familiers de Tintin, mais qui fera plaisir à tous les lecteurs « de 7 à 77 ans » (sauf bien sûr aux boy-scouts purs et durs) qui devraient voir en cet ouvrage une reconstitution honnête, sans volonté de nuire ou d’idéaliser un des pères fondateurs de la BD mondiale.
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le 29 octobre 2014
Ce commentaire en intégralité et en image sur le blog Comics- Mangas- BD : Bruce Lit ( brucetringale.com)

(...)

Oh là là, le barouf ! Tapez sur Google les références de cette BD et vous lirez les réactions indignées des lecteurs proches, au mieux de l’apoplexie, au pire de l’autodafé ! Les raisons ? Mettre en scène l’amitié entre Georges Rémi et son célèbre ami Tchang sous le joug d’une pulsion homosexuelle.

(...)

La mémoire d’Hergé en sortirait salie, traînée dans la boue, certains demandant l’interdiction de l’objet…Un bel exemple de l’humanisme cher à Hergé, lui qui défendit la dignité des noirs, l’indépendance des chinois, la fierté des gitans et le droit des sud-américains à disposer d’autre chose que de républiques militaires….

(...)

Colonnier part d’une interview réelle qu’Hergé vieillissant donna pour la TV belge. Il reproduit graphiquement cette scène vers la fin de son histoire. Lorsque l’auteur de Tintin est amené à se prononcer sur ses albums préférés, il cite sans hésiter ceux où Tchang est présent ( Le lotus bleu et Tintin au Tibet ) et sa langue fourche devant tout le monde ! Il parle d‘une formidable histoire d’amour avant de se raviser aussitôt et de transformer cet amour en amitié.

Dès lors la démarche de Colonnier érudite et respectueuses des grands moments de Georges Rémi est de poser l’hypothèse : Et si Hergé avait fait de Tchang une muse dont il serait tombé amoureux ? Lui qui subit des attouchements enfant chez les scouts de la part d’autres garçons. Lui qui disait que les femmes n’avaient pas de place pour ces histoires. Lui qui confia avoir été habillé en petite fille enfant. Lui dont on sait qu’il était en proie à de forts élans dépressifs qui perturbèrent la conception de certains albums. Lui qui avoua Tintin c’est moi. Ce Tintin dont l’homosexualité présumée a toujours été raillée…

En quoi l’élan de Colonnier différerait de celle de Serge Tisseron qui analysait les symboles inconscient de l’oeuvre de Rémi pour dresser l’hypothèse ( vérifiée par la suite ) de secrets de famille dans le fameux Tintin et les secrets de famille ?

(...)

L’histoire débute donc en 1934. Hergé commence la conception du Lotus Bleu. Il aspire désormais à écrire autre chose que des courses poursuite de son reporter et de son chien. Il veut le témoignage de chinois pour éviter de sombrer dans les clichés de cartes postales. Il rencontre donc ce fameux Tchang qui va lui apprendre la calligraphie chinoise, la communion avec la nature et surtout voir le monde d ‘un autre oeil.

Très vite les deux hommes deviennent inséparables, Rémi croit avoir trouvé chez le jeune chinois un autre lui-même. Ce gémeau souvent en conflit intérieur ( on le comprend au vu des éléments de sa vie mentionnés ci-dessus) retrouve une joie de vivre insoupçonnée, un élan vital qui lui manquait, tant et si bien que sa femme de l’époque Germaine en devient jalouse.

Colonnier ajoute une intrigue à la Tintin faisant écho à l’affreux Mitsuhirato : Hergé soupçonné de fascisme est vu comme un danger potentiel à la réputation des japonais et des communistes qu’il a déjà humilié dans son Tintin chez les Soviets. Tchang est envoyé pour saboter son travail et l’espionner avant de se prendre réellement d’affection pour l’auteur belge. Leur séparation serait donc d’ordre politique, les jours de Tchang étant en danger comme le montre l’escalade de violence à la fin de l’album.

Entre temps, Hergé aidé par les beaux décors mis en scène par Colonnier, visite l’exposition universelle de Bruxelles, teste une fumerie d’opium pour coller à son sujet, fait l’amour à sa femme avant d’apprendre sa stérilité due à une irradiation importante aux rayons X. Le Belge est décrit comme un esprit en perpétuel éveil, curieux de tout, en proie à de fort sentiments conflictuels envers sa femme dont il aimerait divorcer et sa mère dont la mélancolie le terrorise.

.Et l’équivoque sexuel envers Tchang ne représente que deux pages : une première séquence où Hergé admire sans équivoque la chute de reins de son ami chinois sur la plage. Et une autre où déshabillés après une bataille de boule de neige, les deux amis se réchauffent l’un contre l’autre.

Colonnier laisse planer l’ambiguïté et sauve peut-être sa vie des intégristes de tout bord : aucun rapport sexuel, ni de baisers ne sont montrés. Inversement la fidélité de Rémi envers Tchang est poignante, tout comme son chagrin authentique au moment de leur séparation. Hergé y est montré tel qu’en lui-même, jeune et vivant, profondément humain tel que décrit par Assouline et Peteers, deux de ses biographes émérites.

Et comment un Tintinophile ne pourrait pas se réjouir des clins d’oeil innombrables à la légende du reporter à la houppe ? Des plans célèbres repris pour notre plus grand plaisir ( de la sortie du cinéma des 7 boules de cristal aux jeux de cache cache dans les tonneaux du Crabe aux pinces d’or, en passant par l’abbaye abandonnée de l’Île noire) aux inspirateurs du professeur Tournesol, de la Castafiore ou de Rascar Capac, il est impossible de bouder le plaisir de retrouver ces figures familières comme autant de guests stars d’un univers dont Hergé est le héros.

C’est parfois un peu bavard, un peu longuet, l’ami Tchang est un peu casse bonbon mais Colonnier arrive à raconter autre chose qu’une passion homosexuelle platonique. Il met celle-ci en corrélation avec une étape charnière de la vie d’un créateur qui finit par trouver son identité personnelle et artistique pour les 40 années qui vont suivre ! Alors, expliquez moi ce qu’il y a de choquant et de dégueulasse dans le fait de raconter l’histoire d’un homme qui s’autorise à être heureux ?

A la fois, histoire d’amour contrariée, témoignage artistique et suite d’anecdotes biographiques, Georges et Tchang est un trés bel album qui ravira ces lecteurs à l’esprit ouvert, gorgés d’humanisme et de tolérance, valeurs véhiculées par les innombrables lectures de Tintin ! Qu’importe finalement de savoir si Tchang et Rémi furent amants ! Ce qui fut engendré suite à la rencontre des deux hommes est tellement unique, magnifique que le reste n’est que -mauvaise- littérature.
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le 27 mars 2014
J'ai découvert cet album à cause des différents articles polémiques lus sur le net ( figaro, l'express, la dépêche, etc). Si l'album plait plutôt aux journalistes, il déchaîne un torrent de haine de certains intégristes religieux et (ou) homophobes. Un site catho a même déposé une plainte pour faire interdire l'ouvrage. Il divise aussi beaucoup les amateurs du dessinateur Hergé. Je décide donc de me faire ma propre opinion. Surprise, je me rend compte que je connais un peu Laurent Colonnier . Je l'ai croisé lui et ses avatars sur différents forums ( bdparadisio, bulledair, bdgest) depuis les années que je navigue surs les sites de bandes dessinées. Ses interventions me l'ont souvent rendu assez antipathique. Partant du principe qu'il ne faut pas juger une œuvre sur son auteur mais sur contenu et trouvant que Colonnier avait trouvé une très bonne idée, j'ai donc acheté hier cet album avec une légère angoisse. Une idée même en or ne fait pas forcément un bon ouvrage, l' auteur aura -t' il réussi à faire une bonne bd ?

Colonnier le fait et encore plus encore. J'ai lu hier soir un livre subtil, fin,émouvant, érudit, recherché, maitrisé et tout cela en rendant l'ouvrage limpide et indéniablement grand public. Certains s'étonnent de l'absence de réaction venant de Moulinsart. Quel mot pourrait-il venir du saint siège à part : MERCI

Merci d'avoir remis en lumière le créateur souvent trop à l'ombre du mythe commercial Tintin. Je ne suis ni un tintinophile ( bien qu'ayant lu tous les albums) ni un exégète d'Hergé. Pour le lecteur lambda que je suis, Hergé c'est souvent un nom qu'on m'a appris à prononcer avec des pincettes. "C'est bien gentil Tintin mais l'auteur était assez nauséeux avec ses pensées religieuses réactionnaires d’extrêmes droites" nous rabâche t' on même à l'école.

Alors il est agréable de trouver un auteur qui cherche à faire percevoir l'homme qui était derrière ce pseudo Hervé : Georges Remi. On retrouve un Remi dans la galère dans le Bruxelles d'avant guerre. D'ailleurs tout le décorum des années 30 est parfaitement rendu avec pleins de détails assez fins. On va entrer dans sa vie et son processus créatif. On croisera aussi les personnages l'ayant inspiré pour la Castaphiore, Tournesol, des références à Craddock. Je me fiche de savoir ce qui est vrai et ce qu'il ne l'est pas. L'important est que tout parait plausible, vraisemblable et à vrai dire à la fin de la lecture on espère que cela s'est effectivement passé comme cela.

Qu'en est-il de cette pseudo polémique sur la relation Tchang et Georges? J'y vois un très belle relation d'amitié. 2 hommes qui se sont trouvés et qui se sont enrichis et influencés l'un l'autre. On évoque à peine une hypothétique liaison amoureuse sur une planche assez subtile qui ne montre rien. Si on est choqué par cela alors on peut bruler la confusion des sentiments de Zweig. D'ailleurs cette bd m'a souvent fait penser à ce roman.

Y a t' il d' autres choses qui pourraient choquer les ayants droits? Le fait que Georges et sa femme emploient des expressions xénophobes? C'est oublier l'état d'esprit des européens de cette époque. On lit bien pire chez ce génial écrivain qu'est Orwell. Peut être parce que Georges Remi apparait très influençable à la fois aux idées catholiques par sa femme ou aux idées anti japonaises de son ami Tchang? Il n'en parait que plus humain et ouvert à l'autre. Peut être car son évolution graphique ne serait pas de son seul fait mais grandement influencé par son ami chinois? Il me semblait que c'était un fait acquis. Je ne vois que le fait d'apprendre que Remi ne voulait pas d'enfant car il pensait ne pas être un bon père ( entre autre de sa stérilité supposé). Je crois que c'est la peur de tous les hommes. La polémique est ridicule et montre un climat homophobe français. D'ailleurs, la trame générale de l' histoire s'attarde plus sur l'utilisation d'Hergé par les amis de Tchang en instrument de propagande anti capitaliste que sur cette pseudo relation amoureuse entre les deux hommes.

Graphiquement ce n'est pas réellement le style de dessins que j’apprécie habituellement. Je trouve d'ailleurs que pour un hommage au maître du mouvement qu'était Hergé, le dessin est trop figé, trop statique à mon goût. J'y retrouve d'ailleurs plus une influence de Jacobs que d'Hergé. Par contre, toutes les cases sont incroyablement composées et souvent fourmillent de détails. L'abord n'est pas facile mais une fois qu'on est dedans on profite pleinement. Du bel ouvrage en fait.

En conclusion, on tient là pour moi un des musts de cette année. Une bd qu'on sent murement réfléchie, pensée durant des années par l'auteur. Une bd hommage à un grand auteur de bande dessinée que je trouve beaucoup plus réussie que le Gringo Locos paru aussi cette année. Une autre bd ayant soulevée une polémique. Est ce un moyen marketing? Dommage?

4.5/5
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le 4 février 2013
Ayant lu les commentaires et les "bonnes planches" publiées sur certains sites de BD, j'oscillais entre la curiosité et un certain agacement : après les théorisations vaseuses sur la politique des schtroumpfs ou la psychanalyse des Dupondt, en voilà encore un, me disais-je, qui veut faire parler de lui en donnant cette fois dans le croustillant.

Après examen, nous avons un lapsus (révélateur ?) télévisuel avéré, des regards appuyés de Georges sur Tchang, une séance de séchage de vêtements dans l'atelier déserté... rien de bien concret en fin de compte, et certainement pas de quoi crier au scandale.
Bien au contraire, ce que Laurent Colonnier autorise à son imagination, il le cadre très rigoureusement au sein du canevas très documenté des témoignages et éléments biographiques déjà bien connus sur Hergé. Le portrait donné du dessinateur n'en est que plus crédible : d'un côté, un grand bourgeois affichant un léger dédain du prolétaire, et un mépris déclaré du communisme (sans oublier le petit commentaire douteux sur la proportion de Juifs dans une troupe de comédiens...). Un dessinateur qui, de son propre aveu, travaille moins pour les enfants que pour lui-même. A contrario, un artiste très indépendant d'esprit, avide de nouveauté, qui accepte de se mettre à l'école de l'étudiant chinois pour découvrir, émerveillé, "le vent et l'os". On notera qu'à aucun moment, Tintin n'est représenté ni même nommé, bien que les multiples allusions au héros qui toujours "parle la langue du pays où il se trouve" soient totalement transparentes. Précaution habile et non superflue quand on connaît la manie procédurière de "l'ayant-droit"...

Parti d'un a priori négatif, j'en viens donc à applaudir un album fort bien écrit et construit (peut-être un peu moins bien dessiné), aussi éloigné de l'hagiographie que du réquisitoire, et je peux rassurer les belles âmes de tintinophiles (dont je me réclame !) : si l'auteur interroge avec tact l'amitié de Georges pour Tchang le sculpteur, celle de Tintin pour Tchang l'orphelin garde à jamais la clarté des neiges himalayennes.
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le 7 décembre 2012
j'ai bien aimé le graphisme, mais aussi la vue de l'auteur sur une période de la vie de RG. Réel ou pas, à chacun son opinion !
Jef
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