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le 9 janvier 2013
Pour être franc j'ai du écouter l'album 3 fois et encore, pas en entier !
A chaque tentatives les premières minutes envoutantes se transforment irrémédiablement en un trop plein auditif, une submersion sonore qui m'indique qu'encore une fois je ne suis pas assez disponible pour ce que tant désignent comme un chef d'œuvre !

Alors pourquoi se ruer de la sorte sur un bouquin traitant d'un album récalcitrant à son bon plaisir ?

Les racines de cet entêtement remonte à l'adolescence où déjà la pochette 33 tours rencontrée au hasard dans les bacs des disquaires exerçait sur moi une étrange fascination.

Et puis le Miles de "Water babies", "In a silent way", "Directions" je le comprenais et l'estimais au plus haut point alors que ce "Bitches brew" représentait un obstacle entre le trompettiste et moi.

Donc si je pouvais difficilement aborder l'œuvre dans sa longueur par le biais des notes peut être alors celui des mots serait plus propice à sa (re)découverte et ainsi aurais je les clés nécessaires pour accéder à ce qui naturellement me semble irrémédiablement fermé.

Mon profil dévoilé je peux vous affirmer en toute impunité que ce livre a comblé toutes mes espérances.
Dans un style impeccable l'auteur commence par tracer la bio de Davis jusqu'à la période qui nous intéresse. Il décortiques les deux années précédentes avec une minutie exemplaire et décrit les évènements qui ont poussé l'artiste vers ce choix esthétique. Les sessions d'"In a silent way" sont traitées avec la même rigueur que pour "Bitches brew" si bien que l'on peut suivre à la seconde près les détails du travail de post-production de Ted Macero, le metteur en scène de l'alchimie davisienne. Car sur ces albums - ce livre nous permet de le découvrir - il s'agit autant de jazz que de montage, de cut et coups de ciseaux en tous genres sur la bande magnétique. D'où l'engouement de l'auteur précisément pour ce travail, ayant au préalable réalisé un ouvrage sur Bowie/Eno dont les démarches artistiques sont à certains égards assez similaires.

Matthieu Thibault, 23 ans mais qui nous parle ici avec autant d'aplomb qu'un papi barbichu, flanqué d'une chemise à fleur, lunettes en écaille et passant tous ses étés à Montreux depuis 1967, nous livre un travail remarquable.

Déjà parce que ce livre traite d'une période charnière en musique. Ces merveilleux moments d'entre deux où l'on bascule vers autre chose et qui rendent si riche la musique. Tout comme en classique où au début 20ème on commençait à chatouiller grave les dissonances pour mener à la musique dodécaphonique.
Dans une autre mesure nous découvrons Miles entamer, d'abord avec parcimonie puis alors assez goulument, une danse sans fin avec la fée électricité. A travers un mode de composition inédit jusque là, il mêle diverses influences pour les donner en pâture à son producteur qui se chargera de leur donner vie et sens au moyen de l'édition sur bande. Le mérite de l'exercice revient autant à l'un comme à l'autre.

Au chapitre des bémols on peux déplorer que le coffret "The complete Bitches brew sessions" ne soit pas traité avec les mêmes égards que celui d"In a silent way sessions". Même s'il comporte des enregistrements post "Bitches brew" il me parait évident que ceux-ci sont issus du même élan créatif et donc indignes d'un tel survol. De plus et pour des raisons similaires, si les disques suivants sont évoqués, ils mériteraient, je pense, un peu plus d'attention.
Aussi les remarques peu affables envers le travail de Weather Report me paraissent bien partiales. Si l'auteur avait réellement en mémoire leur travail, il ne laisserait pas entrevoir que leur œuvre est un amoncellement de juxtapositions de solos, même si la nature de leur inspiration est dans l'ensemble plus classique. Je ferais remarquer d'ailleurs à l'auteur que le chapelet de notes au piano qui ponctue "His Last Journey" sur Zawinul 71 est confondant de similitude avec le travail proposé par Eno à partir du milieu des années 70.

Voilà grâce à ce livre j'ai passé un moment réellement passionnant à découvrir ce qui se tramait dans le studio B de la Columbia ces années là.
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