Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW Cloud Drive Photos Learn more nav_BTS17CE cliquez_ici Cliquez ici En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

4,0 sur 5 étoiles
2
4,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
1
4 étoiles
0
3 étoiles
1
2 étoiles
0
1 étoile
0
Prix:14,00 €+ Livraison gratuite avec Amazon Prime

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Ce tome comprend une histoire originale et complète, parue en 2010 sous la forme d'un album complet, sans prépublication, ainsi que l'épisode 181 de la série mensuelle.

Pandémonium (scénario de Jamie Delano, dessins et encrage de Jock, mise en couleurs de Lee Loughridge) - Il se passe de drôles de choses en Irak : pas seulement les conséquences de l'occupation par les États Unis, mais aussi une résurgence d'activité surnaturelle, des démons qui profitent du chaos et des affrontements. Les services secrets anglais y envoient John Constantine interroger un suspect récalcitrant qui en sait plus que ce que ses tortionnaires de base n'arrivent à lui faire dire. Et une iraquienne voilée semble impliquée dans ces agissements.

Le personnage de John Constantine apparaît pour la première fois dans le numéro 37 de Swamp Thing (écrit par Alan Moore) paru en juin 1985. En janvier 1988, Constantine a droit à sa propre série dont les premiers épisodes (1 à 9) sont regroupés dans Péchés originels. La lourde tâche de développer le personnage incomba à l'époque à Jamie Delano qui a écrit les épisodes 1 à 24, 28 à 31, 33 à 40 et 84. C'est donc avec plaisir que je le vois revenir pour une nouvelle aventure de Constantine (et aussi avec un peu d'appréhension).

Dès les premières pages, il est évident que Delano n'a pas perdu le lien qui l'unissait au personnage. Non seulement Constantine est toujours aussi mordant, de mauvais poil, peu regardant sur les méthodes à employer, doté d'une connaissance tentaculaire du fonctionnement du monde, mais en plus Delano a gagné en efficacité narrative. La première chose qui vous prend aux tripes sont les dialogues. Ils sont ciselés, ramassés et d'une efficacité redoutable. Ensuite, le lecteur découvre avec plaisir que Delano n'a rien perdu de son mordant sociétal et politique. Le Londres que parcourt Constantine est marqué par le tout sécuritaire, par les attentats meurtriers de 2005 et l'engagement dans la guerre en Irak aux cotés des États-Unis. Et tous les codes d'une histoire de Constantine sont respectés : mauvaise foi, manipulation, entités démoniaques, jolie jeune femme pas dupe. Il est vrai que c'est Delano lui-même qui a inventé ces codes.

Les illustrations présentent un style très marqué : à l'emporte pièce. Les formes et les visages sont taillés à coups de serpe et à coups de burin. Jock (Mark Simpson de son vrai nom) s'était déjà fait remarquer en illustrant la série des Losers (Losers tome 1 &Losers tome 2). Pour cette histoire, il réalise les illustrations (dessins + encrages) et la mise en couleurs. Son style mangé par les ombres lui permet de faire surgir des décors crédibles avec quelques éléments que ce soit les rues de Londres, le British Museum, le désert d'Irak ou les entrailles des enfers. John Constantine a eu une apparence qui est bien celle d'un homme d'une quarantaine d'années. Aseera al-Aswari a une allure de jeune femme tourmentée et déjà fort abîmée par la vie et l'utilisation de la burqa n'a rien de polémique. Lors de la partie de poker, les visages expriment la tension des joueurs. Seuls, peut être, les démons auraient mérité un travail de conception graphique un peu plus réfléchi.

La lecture de ce tome a été une très agréable surprise car il m'a permis de retrouver le John Constantine des débuts. Pour autant, ce récit n'a rien de passéiste. Jamie Delano écrit un récit qui fait écho aux événements géopolitiques récents qui impriment leur marque sur la vie quotidienne des londoniens. Et ses réflexions sur l'impact de la guerre en Irak, et en général, n'ont rien de manichéen. Effectivement, on peut déduire des propos de Constantine que les prises de position politique de Delano sont plutôt à gauche qu'à droite (bon franchement à gauche, c'est vrai). Il est vrai également qu'il évite soigneusement de prendre parti sur la religion islamique et que son point de vue sur le voile est très tiède. Jamie Delano prend bien soin aussi de ne pas transformer le récit en tribune politique, cette histoire est avant tout une aventure de John Constantine en bonne et due forme, sans persiflage sur les éléments démoniaques, sans mépris pour la bande dessinée ou le personnage de Constantine. Et cette histoire est vraiment bien mise en images par des dessins adultes qui ne tombent ni dans la facilité, ni dans le sensationnalisme pyrotechnique. 5 étoiles.

***
*** Épisode 181 (scénario de Mike Carey, dessins et encrage de Jock) - À Londres, un officier de police contacte John Constantine pour qu'il se rende à la morgue. Un cadavre exige de lui parler. Ce cadavre lui donne une information sujette à caution. Constantine se prépare à essuyer une attaque des forces démoniaques. Il s'en suit une course poursuite dans Londres, Constantine étant poursuivi par 2 démons peu commodes.

Urban Comics a choisi d'étoffer la pagination de ce tome est y adjoignant un épisode (initialement paru en 2003) formant un tout et dessiné par Jock, l'artiste ayant illustré l'histoire principale. Le résultat est une course-poursuite haletante et bien pimentée, mais qui manque de la dimension sociale présente dans le récit de Delano. Les dessins de Jock sont dans un rendu plus traditionnel, moins conceptuel que "Pandémonium" qui sans être fades souffrent également de la comparaison avec l'histoire principale. 4 étoiles pour un Constantine farouche et malin dans des rues de Londres légèrement fantasmatiques.
22 commentaires| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 octobre 2013
Après un premier volume des Dossiers de Hellblazer, Mauvais Sang, qui m’avais assez enchanté, rien que par les dessins de Sean Murphy déjà. Urban Comics apporte, enfin, un deuxième tome à cette collection, un an et demi plus tard !. Avec Pandémonium de Jamie Delano et Jock.

Quand John Constantine croise le regard envoûtant d’Aseera, il ignore encore que cette rencontre le mènera de ses chères rues de Londres aux terribles champs de batailles iraquiens. Alors qu’une bombe explose au British Museum, les services secrets de sa Majesté font appel à ses talents pour interroger un de leurs suspects, peu enclin à coopérer…
Un homme dangereux et impénétrable, qui tour à tour plonge ses interrogateurs dans une souffrance psychologique proche de la démence. John Constantine subira-t-il le même sort ? (contient les épisodes Hellblazer : Pandemonium + Hellblazer #181)

Après lecture, il m’a été difficile de me dire si j’ai aimé ou non ce récit. Autant j’ai aimé le scénario, autant des choses m’ont déplu. Autant les dessins sont adaptés, autant certaines cases me révulsent.
Les dessins un peu saccadés voir brutes de décoffrage de Jock collent parfaitement à l’ambiance très lourde du conflit dans lequel prend cœur le récit. Les visages sont marqués, ils sont carrés, très durs, sans doute à cause du poids du conflit. On ressent les émotions sur les visages, comme lors de la partie de Poker, ou quand Constantine doute. Cependant cela donne une impression de brouillon par moment, surtout chez Constantine et sa coupe de cheveux… C’est très sombre, très oppressant, on transpire avec les personnages. Petit bémol également sur les démons, ils n’ont vraiment rien d’effrayant, c’est dommage.
Au niveau des couleurs, c’est un peu déroutant, c’est très sombre, très pastel, et ce sont plus les cases qui imposent une ambiance colorée qu’autre chose. Rouge avec les démons, jaune dans le désert… C’est particulier, on se retrouve par moment avec des cases ne donnant l’impression de n’offrir qu’une couleur tellement elle prédomine tout.
Une bonne représentation de la violence également.

Le récit nous montre un Constantine habilement piégé par le gouvernement anglais afin de le forcer à se rendre en Irak. Idée de base intéressante. On se retrouve en plus avec un Constantine verbalement agressif voir violent, je m’en foutiste, mauvais, sans barrière dans ses actions.
Une fois sur place pour l’interrogatoire, on a l’impression que la trame principale change, tout est mis de côté et l’histoire se résume à une partie de poker entre Constantine et divers démons, où l’argent est remplacé par des âmes. Alors oui, l’idée est sympa, on surfe sur le phénomène poker du moment et on l’incorpore à l’histoire. Mais au final on retient quoi ? Cela apporte quoi ? Pas grand-chose. Constantine se tape une nouvelle nana (j’avoue que les scènes avec Aseera sont propices à d’excellentes phases de dialogues et de bons moments) mais elle disparaît aussitôt, le grand méchant démon s’écrase sur une partie de poker et Constantine joue la partie pour Ishtar, sorte de déesse qui arrive aussi vite qu’elle ne repart…
J’ai cependant trouvé mon intérêt sur autre chose que l’histoire au final. C’est l’aspect historique et culturel qui m’a parlé. Jamie Delano utilise son récit pour pointer du doigt les agissements des gouvernements des pays « civilisés » dans les horreurs qui se sont abattus sur l’Irak. Ces gens soit disant intelligents qui agissaient sur la vie des Iraquiens comme s’ils n’étaient que des personnages de jeux vidéo, jouant avec leur vie comme s’ils n’étaient pas réels, se foutant des conséquences. Ben oui, cela se passe si loin de chez eux, pourquoi se soucier des répercussions ! Au final, plus que les démons, ce sont les politiciens véreux qui manipulent Constantine qui passent pour les véritables méchants de l’histoire ?
Ce qui en ressort également, c’est Constantine. Le personnage est badass à souhait. Le type n’en fait qu’à sa tête, il a sa morale, sa façon d’agir et m**** à ceux que ça ne plaît pas. Bien idiot est celui qui pense pouvoir le manipuler sans avoir les moindres représailles.

On a le droit en fin de volume à l’épisode 181 de la série. De Mike Carey et Jock. Je n’en vois pas l’utilité. Il n’a rien à voir avec Pandémonium, les dessins de Jock sont beaucoup plus classique, moins oppressants, moins trashs. L’histoire avec ce contrat sur l’âme de Constantine, se laisse lire mais semble sortir de nulle part pour le coup…

Bref, comme je l’ai dis, je n’arrive pas à me décider sur cet ouvrage, sans doute car au final la mayo n’a pas pris, et pourtant il y a des choses que j’ai aimé comme Constantine, l’Irak en fond ou encore Azeera, mais l’histoire s’avère bancale tout au long de notre lecture, et on a souvent l’impression que la dénonciation que Delano fait durant son récit dépasse au final son histoire. Il n’y a qu’à lire le final pour comprendre que ce pointage du doigt est en fait la réelle trame principale. Dommage dans ce cas là de nous pondre cette histoire de poker avec des démons…
22 commentaires| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus



Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)