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Après huit tomes consacrés à la récente période du scénariste écossais Grant Morrison sur le personnage de Batman, Urban Comics en ont ajouté un neuvième et dernier numéroté zéro pour clore cette série de leur collection DC Signatures.
"Gothique" ("Gothic" ou parfois "Gothic: A Romance" en VO), a été écrit et est sorti aux États-Unis en 1990. À l'origine, cette histoire a été publiée dans les numéros US #6-10 de "Legends of the Dark Knight" (d'avril à août 1990).
Cet album peut être lu indépendamment de la Continuité et du reste des histoires qui composent la période de Grant Morrison sur le Chevalier Noir.

À Gotham City, des pontes de la pègre sont assassinés les uns après les autres de manière particulièrement brutale par un certain Monsieur Murmure, un homme étrange, entre deux âges, vêtu d'un pardessus. Complètement dépassés par les événements, les parrains, pour affronter cette menace dont ils soupçonnent l'origine mais dont ils osent à peine parler entre eux, décident d'appeler à l'aide celui qui est pourtant leur pire ennemi : Batman...

Cette histoire peut être considérée par un véritable roman graphique gothique. On y trouve d'ailleurs la plupart des éléments du roman gothique : les lieux, tels que la cathédrale de Gotham City et le monastère hanté, perdu dans la campagne autrichienne, les personnages, tels que Monsieur Murmure et la jeune nonne (ou plutôt le Diable) et un sombre pacte. Monsieur Murmure ayant pour prénom Manfred, outre la référence au drame en vers de Lord Byron, ne faut-il pas aussi y voir un clin d'œil au Manfred du "Château d'Otrante", considéré comme l'un des tous premiers romans gothiques ? Les références ne s'arrêtent d'ailleurs pas là, le personnage de Manfred nous rappelant un autre moine damné, celui de Matthew Gregory Lewis. En somme, on pourrait dire que cette histoire est un hommage de Grant Morrison au gothique dans le sens large du terme, de l'architecture à la littérature.

"Gothique" fourmille de nombreuses références culturelles, certes, mais qu'en est-il de l'intrigue ? Globalement, elle est passionnante, malgré quelques petites faiblesses. On restera peut-être dubitatif devant la façon dont Bruce Wayne a réussi à ensevelir dans sa mémoire ce sordide souvenir d'enfance et on ne sera sans doute pas convaincu par les aspects vaguement ésotériques de l'histoire, d'autant que certaines ficelles sont un peu grosses (notamment la fameuse rose).
Mais il n'en reste que "Gothique" est une histoire de Batman originale, bien écrite, brillamment illustrée par un Klaus Janson au sommet de son art, avec un vrai méchant, loin des psychopathes ou des criminels habituels et à la conclusion à la fois surprenante et prévisible. Oui, Batman est un super-héros gothique, avec tout le drame que cela comporte.

Alex Nikolavitch a réalisé une bonne traduction, mais le texte est malheureusement pollué par une demi-douzaine de fautes, dont certaines assez vilaines. Le texte de cette série de la collection DC Signatures, dans l'ensemble, a été mal relu, de grosses fautes en plombant la qualité. C'est regrettable. Dommage pour l'œuvre, dommage pour les lecteurs...

Parmi les bonus figurent une préface de F. Paul Wilson, un auteur de science-fiction, une frise illustrée absolument remarquable de clarté qui revient sur les événements majeurs des tomes 1 à 8 et une petite nouvelle signée Morrison et illustrée par Gary Leach en fin d'ouvrage (à l'intérêt franchement plus qu'anecdotique).

Je suis surpris qu'Urban Comics aient publié "Gothique" dans la série "Grant Morrison présente", aux côtés du travail plus récent du scénariste sur l'univers du Chevalier Noir. Comme il n'y a aucun rapport entre les deux périodes, j'aurais plutôt vu cette histoire publiée indépendamment de toute série, d'autant que c'est le seul tome de la série à être imprimé sur papier mat.
"Gothique" est plaisant à lire quoi qu'il en soit.
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le 30 mai 2014
Urban a profiter de l'occasion du grand déballage du run de Morrison pour sortir cette vieille histoire de Batman contre Monsieur Murmure. Alors étant donné que cette histoire n'a aucun liens avec le reste du run récent de Morrison, on peut considéré que sortir cette édition est contestable. Mais la qualité scénaristique évidente de ce volume nous fait aussitôt oublier cette pratique un peu douteuse d'Urban.
En effet, le récit est bourré de rebondissements et de détails sur l'enfance de Bruce Wayne. Entre autre le super-vilain inédit à l'époque est réellement inquiétant.
Autre aspect intéressant, ce sont cette fois les gangsters qui requiert l'aide de Batman (d'où le bat-signal inversé dans le ciel), pourquoi ? Je vous le laisse découvrir.

Graphiquement vous retrouverez le style old-school du dessinateur de The Dark Knight Returns, pas mauvais loin s'en faut, mais il faut adhérer.

Voilà, un bon volume, surtout pour les collectionneurs, ceux qui s’intéresse aux aventures récentes du chevalier, passeront leur chemin.
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le 23 mai 2014
Urban Comics profite de la collection "Grant Morrison Présente Batman" pour nous permettre de découvrir un des premiers travaux du scénariste (raison pour laquelle il s'agit d'un "tome zéro" !), totalement inédit en France : "Batman : Gothic".

Première chose à savoir : "Gothic" est l'œuvre, en 1990, d'un Morrison encore débutant, mais déjà remarqué pour le désormais culte et incontournable "Batman Arkham Asylum" (le seul Batman du scénariste à ne pas avoir été intégré dans la collection " Grant Morrison Présente"), qu'il a créé l'année précédente, le propulsant immédiatement au sommet de la dream team britannique venue aux USA afin de réinventer l'art des comics en le hissant dans une sphère adulte et créative.
Deuxième précision : "Gothic" prend le chemin inverse du best seller mettant en scène Batman au cœur de l'asile d'Arkham. Artistiquement, déjà, Morrison décide de ne pas goûter aux mêmes bizarreries. Alors qu'il s'était adjoint les services du graphiste Dave McKean sur le précédent, il utilise ici ceux de Klaus Janson, dessinateur old-school par ailleurs plutôt habitué au métier d'encreur (Batman The Dark Knight Returns, par exemple...). Là ou Mc Kean expérimentait diverses techniques de peinture, de photographie et de collage, accouchant d'une hallucinante (et splendide) atmosphère inédite et expressionniste, Janson opte pour un style assez basique, peu esthétique, davantage dans l'esprit du label Vertigo de l'époque (Hellblazer John Constantine, par exemple) que des super-héros en costume moulant et muscles apparents. Cette note d'intention picturale n'est pas innocente, tant et si bien qu'elle colle parfaitement au récit concocté par le scénariste.

J'ai lu des critiques peu élogieuses sur cette œuvre que je ne partage pas du tout. Il est vrai que les planches de Janson sont fort peu "jolies". L'encrage est brutal et les formes paraissent comme découpées à la serpe. La mise en couleur, au premier coup d'œil, est également d'une simplicité et d'une austérité glaçante. Mais bon sang, c'est fait exprès ! Il s'agit là d'un parti-pris afin de lier le fond à la forme. Non mais réfléchissons un peu, le scénario de Morrison aurait-il pu coller à un style différent ? Cette histoire de tueur démoniaque et immortel revenu après des années pour décimer la pègre de Gotham City aurait-elle été plus crédible avec les jolis dessins de Jim Lee ou Marc Silvestri (pour citer les stars montantes de l'époque) ?
Il paraît évident, une fois ce constat établi, que Morrison a décidé d'éclairer la figure du "chevalier noir" d'une manière différente, radicalement opposée à celle qu'il avait choisi sur son récit précédent. Ainsi, aucun super-vilain en costume ne hante les pages de "Gothic". Batman affronte avant tout des hommes, des gangsters et finit par se mesurer à une force surnaturelle rappelant plus les récits de Poe (dont certains extraits de poème sont cités) ou de Lovecraft que les sempiternelles luttes manichéennes propres aux comics de super-héros. Après une création artistique intense, le scénariste revient à quelque chose de très classique.

Le résultat est une réussite. "Gothic" déroule une intrigue solide, un polar bien noir mâtiné de surnaturel qui dégage un vénéneux parfum de ténèbres. Le scénario est limpide et linéaire, mais admirablement construit autour d'un envoûtant mystère. La toile de fond est également l'occasion de sonder le passé et l'enfance de Batman, autant que l'architecture de Gotham City, dont la cathédrale (gothique !) sera le théâtre d'un affrontement final impressionnant mais aussi le moyen, à travers les réminiscences liées au méchant de service, d'une mise en abime assez maline du titre choisi. Un Batman comme je les aime, solitaire, mystérieux, sombre et expéditif, qui n'a pas besoin de sidekick pour exister.
D'un point de vue référentiel, j'ai clairement eu l'impression que Morrison lorgnait sur l'ambiance (gothique !) des films de Roger Corman réalisés dans les années 6O, avec le grand Vincent Price. La plus-part des films de cette "série" furent des adaptations des écrits d'Edgar Alan Poe, comme par exemple La chambre des tortures, dont la scène de torture, très iconique et surannée, préfigure celle du présent comicbook. Ce point précis renforce l'ambiance particulière de "Batman Gothic", à la fois rétro et ténébreuse...

Pris d'un point de vue conceptuel, "Gothic" est une perle dans la bibliographie batmanienne et figure d'ailleurs en bonne place dans le panthéon des "graphic novels" les plus estimables dédiés au "Dark Knight". Naturellement, cette histoire est d'autant plus savoureuse si l'on parvient à saisir les références artistiques qu'elle véhicule dans le sous-texte et le décorum, sans quoi elle risque de paraître fade et simpliste.
Deuxième essai réussi pour Grant Morrison, dont l'œuvre est désormais fortement liée à la mythologie de Gotham City, et la preuve qu'un comic-book n'est pas juste un défilé d'images jolies, mais avant tout une HISTOIRE, dont le but est d'être racontée de la meilleure manière qui soit...
Avant d'être présenté sous la forme d'un "graphic novel", cette histoire est en fait un arc narratif de la série "Legend Of The Dark Knight" (#6 à 10), publiée à l'époque pour offrir aux lecteurs des récits autonomes et adultes, placés au début de la carrière du justicier au costume de chauve-souris...
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Ce tome comprend les épisodes 6 à 10 de la série "Legends of the Dark Knight", parus en 1990. Ils forment une histoire complète et indépendante qui se déroule dans les toutes premières années où Bruce Wayne a construit son identité secrète de Batman. Pour mémoire les épisodes 11 à 15 dans La proie d'Hugo Strange (+ épisodes 137 à 141).

Quelque part au sommet d'un immeuble en construction, un caïd et un gros bras tabassent un indic et s'apprêtent à l'immoler par le feu. Un individu qui se fait appeler Mister Whisper intervient, exécute les 2 truands et immole lui-même le donneur. Mister Whisper vient d'entamer sa purge dans la pègre de Gotham. Bruce Wayne est en proie à des cauchemars récurrents dans lesquels son père a les lèvres cousues et il semble vouloir dire quelque chose à son fils. Le maire de Gotham doit inaugurer la découverte d'un tombeau inviolé dans l'une des cathédrales de la ville. Batman travaille seul, uniquement aidé par Alfred Pennyworth, ses sarcasmes, ses petits encas et ses pansements. Dans le ciel nuageux de Gotham apparaît un signal lumineux : une chauve-souris inversée. La pègre demande l'aide de Batman pour lutter contre Mister Whisper. Un indice récupéré suite à une confrontation permet à Batman de déduire qu'une partie du mystère est liée à un monastère en Autriche. Il s'y rend à bord de son autogyre en forme de chauve-souris.

Après Alan Moore et Neil Gaiman dans les années 1980, DC Comics continue d'aller débaucher des talents en Angleterre. Leurs chasseurs de têtes leur proposent de donner sa chance à un jeune inconnu (ou presque) nommé Grant Morrison (il avait déjà réalisé Zenith pour 2000AD). Ce dernier ne se dégonfle pas, il propose un scénario mariant plusieurs des codes spécifiques au personnage de Batman pour une enquête qui sort de l'ordinaire. Le lecteur retrouve donc Gotham comme élément de décor, et presque personnage. Cette fois-ci, c'est une cathédrale qui sert de point d'ancrage. Klaus Janson (dessins et encrage) a bien effectué son travail de recherche de références, et sa cathédrale ressemble à une vraie cathédrale de style architecturale asse gothique pour que le lecteur puisse y croire. La rigueur de ses recherches trouve sa limite avec la représentation de la cloche de la cathédrale. L'inscription qui y est portée ajoute un cachet d'authenticité. Par contre le support de la cloche montre que Janson n'a jamais eu l'occasion de voir comment ce dispositif est conçu pour permettre de sonner les cloches.

Deuxième élément classique des histoires de Batman : la pègre. Sur ce point, Morrison se tient à l'écart de la famille Falcone pour introduire des individus assez génériques, influencés par la mafia italienne. En fait le dispositif retenu par Morrison évoque plus M le maudit de Fritz Lang (autre référence au courant gothique), que Batman Année un de Frank Miller. Klaus Janson propose une galerie de gugusses en costume-cravate qui disposent tous de morphologies différentes, sans en devenir des caricatures. Les illustrations mettent en scène des individus à l'apparence crédible et variée.

Troisième élément classique : les bat-gadgets. Pour une raison inexpliquée, Grant Morrison souhaite que son récit soit imprégné de la mythologie spécifique du personnage, en particulier tous les gadgets incroyables à son effigie que sa fortune lui permet de se payer. Le récit incluant un voyage de Batman en Autriche, le lecteur a le plaisir de voir apparaître un autogyre dont la forme évoque la chauve-souris. Ce clin d'oeil tire évidemment le récit vers le bas, en tout cas vers une histoire à destination d'un lectorat moins âgé. Janson a beau ne pas insister en rajoutant un logo Batman, la référence est incontournable, d'autant plus que la Batcave a des dimensions ahurissantes, un batterie d'ordinateurs de taille démesurée et sa propre piste de décollage. Parmi les rémanences des histoires passées de Batman, il y a l'utilisation du respirateur sous l'eau. Ce gadget est tout aussi facilement reconnaissable et identifiable, sa description est moins gauche que celle de l'autogyre, même s'il disparaît sans explication d'une page à la suivante. Malheureusement, Morrison ne peut pas s'empêcher de reprendre un autre cliché infantile des histoires de Batman : le piège diabolique. Comme (trop) souvent, le criminel attache Batman sur un dispositif mortel et farfelu, au lieu de simplement profiter de son évanouissement et de l'achever. Effet infantile garanti.

Le titre fait référence à la littérature gothique et Morrison a bien appris sa leçon. Il intègre donc des éléments architecturaux de ce style, mais également les codes traditionnels des romans gothiques tels que moines félons, cryptes et ossements, intervention surnaturelle. Il ne se contente pas d'égrener ces figures, il effectue une variation sur les Les 120 journées de Sodome du Marquis de Sade (en moins dégénéré), ouvrage auquel il fera à nouveau référence dans le premier tome des Invisibles.

De son coté, Klaus Janson adopte une esthétique éloignée des rondeurs traditionnelles associées à l'enfance, pour des traits plus secs, des visages peu avenants et des décors relativement réalistes, sans être photographiques. Il s'agit du style qu'il a développé lors de sa collaboration avec Frank Miller sur Daredevil. Toutefois, Janson est plus habile en tant qu'encreur, qu'en tant que dessinateur. Ses cadrages sont toujours intéressants et il sait trouver comment mettre Batman en valeur. Par contre, sa maîtrise de l'anatomie fait parfois grincer des dents tellement elle présente des lacunes, et certaines perspectives laissent songeur.

Grant Morrison et Klaus Janson ont construit une intrigue prenante qui fait la part belle au surnaturel et à d'autres éléments caractéristiques des romans gothiques. Toutefois leur narration présente des limites telles qu'une trop grande volonté d'intégrer le plus d'aspects possibles des incarnations de Batman (y compris des éléments enfantins), une très grande place au surnaturel au point qu'un indice majeur apparaît en rêve à Bruce Wayne, et des illustrations parfois hasardeuses. Juste avant cette histoire, Grant Morrison a réalisé une histoire inscrite au canon de Batman (Arkham Asylum, 1989) en particulier grâce aux illustrations de Dave McKean. Puis il reviendra en 2006 pour dérouler une histoire au long cours ouvrant un nouvel âge d'or pour le personnage (voir la série des Grant Morrison présente Batman).
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le 31 mai 2014
Je suis passionné des tournures que prend ce mythe moderne, des scénarios au graphisme. Cet ouvrage est intéressant car il amène notre heros vers des terrains du Fantastique, avec talent, et pour le grand plaisir du lecteur (histoire bouclée- je n'ai pas dit bâclée! -en un seul tome).
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