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C'est une belle histoire d'amour d'un petit garçon, surnommé Momo, pour Madame Rosa, une ancienne prostituée devenue, par la force des choses, sa mère adoptive. Avec son franc-parler, le visage peinturluré, cette vieille femme juive au grand coeur est une survivante des camps d'Auschwitz. Elle habite au sixième étage d'un immeuble sans ascenseur, mais avec son âge avancé elle ne peut plus gravir ces nombreuses marches et préfère rester cloîtrée chez elle dans son « trou juif » que d'aller finir ces jours à l'hôpital, ainsi, elle peut bénéficier du droit sacré « des peuples à disposer d'eux-mêmes » qui n'est pas respecté par L'Ordre des médecins.

Alors Momo, avec l'aide du peuple de Belleville résidant dans le quartier, va tout faire pour garder sa nounou en vie.
Mais Momo se sent de plus en plus impuissant devant la lente et pitoyable déchéance de Madame Rosa dont l'issue ne peut être que fatale.

Ce livre peuplé de personnages pittoresques et inoubliables, vivants dans une misère cachée, est un magnifique roman triste et drôle. Cette histoire racontée par un enfant avec ses propres mots, dictés par le regard qu'il porte sur la vie, est un cocktail plein d'humanité, de solidarité entre différentes ethnies.
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Gary vieillissant, massacré par les critiques littéraires qui le trouvent ringard, se dédouble en Ajar... et le succès est immédiat.
"La vie devant soi" est le livre d'un homme amer, abattu par la vie, qui écrit comme pour dire à tous les enfants du monde que la vie est une chienne, qu'ils doivent se préparer à vivre aussi seuls que Momo, que les adultes sont des salauds, mais que justement, pour vivre, mériter d'être un être humain, "il faut aimer".
C'est en cela que ce livre est le plus beau de Gary, car c'est l'appel ultime d'un vieil homme, un cri d'amour, à la vie qui est si belle, et aux humains qui sont si frêles.
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le 9 novembre 2000
Avant Daniel Pennac, Romain Gary, alias Emile Ajar, avait su nous faire aimer Belleville et son melting pot. Mais la comparaison s'arrête là. Cette histoire d'amour entre Momo et Madame Rosa est tout simplement belle. Emile Ajar a le génie de s'immiscer dans la tête d'un petit garçon, dont les réflexions sur le monde sauront vous émouvoir. Ce livre m'a convaincu que l'innocence de l'enfance était étonnante de clairvoyance. Tout comme cette histoire d'amour n'est entachée d'aucun préjugé, le choix d'attribuer le prix Goncourt 1975 à l'illustre inconnu qu'était Emile Ajar à l'époque était une éloge à l'écriture, sans l'ombre d'une plume ou d'un éditeur influents. Il me semble que cette époque est déjà lointaine...
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Signé Emile Ajar pour mieux tromper son monde, un très beau livre justement récompensé par le Goncourt 1975. Une prouesse stylistique remarquable pour faire naître des émotions qui ne sont jamais vulgaires. Gary est grand.
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le 27 octobre 2015
Au début de ma lecture j''ai été un peu stupéfait de la manière un peu singulière dont est écrit le livre et puis je me suis laissé emporter par le récit. Je me suis vite attaché au personnage principal de ce roman, Momo qui nous décrit les conditions de vie d''enfants de prostitués mis en pension chez Madame Rosa afin de ne pas finir à l''assistance publique. Madame Rosa, mère de substitution de ces enfants, est une femme merveilleuse que l'on prend vite en sympathie.

Ce livre m'a touché au plus haut point, je n''ai pu contenir mes larmes à la fin du roman tellement je me suis laissé immergé dans la vie du petit Momo. Un grand livre et une belle leçon de vie.
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le 12 juin 2011
La vie devant soi ! vraiment ?
A lire Momo, ce gosse de prostituée, placée chez une ancienne péripathéticienne nous raconter son quotidien devant la misère, la solitude, le dénuement mais surtout devant la déchéance de la seule personne qui lui prodigue un peu d'affection, on craint bien que sa vie ne soit déjà jouée et que cette précoce maturité lui soit néfaste.
Ce livre est parfois drôle, toujours émouvant, sans temps mort ni longueur.
Le fait que ce soit ce gosse sans éducation qui l'écrive en utilisant des termes qu'il a entendus, mémorisés mais à contresens, donne un charme, une fraîcheur très appréciable à ce récit. (les visites du docteur à dos d'homme sont inéffables).
Les raisonnements du gamin sont empreints d'une grande vérité, ses sentiments inébranlables, sa pudeur extrême malgré son jeune âge et on voudrait tant que la roue tourne pour lui et que le meilleur reste à venir...
Dans ce monde des bas-fonds où personne n'a rien, on est étonné par la solidarité qui s'instaure et le soutien permanent des uns aux autres.
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J'avoue: j'ai eu du mal à rentrer dans le livre au tout début. J'étais gênée par le langage enfantin et familier qui était employé, et par l'édition scolaire avec ses lignes numérotées. Et puis au bout de quelques pages, le déclic s'est fait, j'ai adhéré à l'histoire et lu la suite avec délectation. Ce livre est une merveille de subtilité, d'humour, de profondeur, de délicatesse, de sensibilité et d'humanité. En fait il n'y a pas de mots pour le décrire. C'est un livre formidable et je bénis son auteur. J'ai souvent éclaté de rire, j'ai souri, j'ai vibré, et j'ai pleuré à la fin tellement c'est beau et fort. Momo et Madame Rosa resteront toujours dans mon cœur et je sais que je relirai ce livre un jour (alors que ce n'est pas dans mes habitudes).

PS: je conseille de lire le roman dans sa version non-scolaire.
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le 22 novembre 2005
La Vie devant soi, au titre trompeur, n’est pas une peinture de l'enfance déchirée. Momo, un enfant de 10 ans, est le narrateur essentiel qui donne son ton au récit, madame Rosa en est l'épicentre. C'est autour d'elle, de ses hantises, de son inexorable détresse qu'est construite toute l'œuvre. C'est d'elle que naît l'émotion. Autour de toute cette vie qu'elle a derrière soi et de la mort qui est devant elle.
La vieillesse et la mort sont aperçues, vécues par un narrateur fondamentalement optimiste. C'est toute l'originalité de Ajar : le vieillissement de Gary, ses angoisses, sa solitude, son refus de la dégradation sont décrits à travers le regard d'un autre. Un enfant. Son regard vaut tous les maux de la mort et justifie l'optimisme du titre. Cette chiennerie de la vie n'est jamais vécue de façon désespérée ou haineuse. Il faut seulement faire avec, quand on peut. L'humour involontaire et l'infinie tendresse de Momo à l'égard des hommes nous font échapper à la noirceur. Madame Rosa n'est jamais seule. Ni Momo. Il y a toujours quelqu'un, quelque chose, fût-ce un parapluie, des rêves……..Personne ne peut vivre sans amour. Elle, elle a cet ultime témoin qui l'empêche de s'abandonner, cet enfant, qui ne peut renoncer à aimer et s'invente des raisons d'aimer.
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le 14 mai 2016
Ce livre est un bijou d'intelligence et de tolérance. Une leçon de vie d'un enfant des rues et de ses pâvés... à la société bien pensante qui croit toujours tout savoir sur tout mais n'en a pas la queue d'une idée le plus souvent... Élevé par une femme formidable où il a été placé, il s'élève peu à peu dans la condition d'Homme, malgré tout...
Romain Gary est un géant ! Je trouve qu'on ne le dit pas assez...
Qui n'a pas lui ce livre mais aussi "Chien blanc", "Les racines du ciel" et surtout "La promesse de l'aube" ne peut prétendre le connaître un tant soit peu...
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le 14 septembre 2015
Une vraie perle que ce roman !
Momo, jeune garçon arabe vit chez madame Rosa une juive âgée qui gagne sa vie en gardant des enfants de prostituées.
Il nous trace son histoire douloureuse d'enfant qui cherche ses racines, ses interrogations sur la vie, l'amour la mort. Se pose aussi la problématique de la fin de vie, du droit sacré des peuples à disposer d'eux mêmes.
Un petit roman plein de bons sentiments, une oeuvre jubilatoire
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