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le 15 juillet 2014
Il n'est pas nécessaire d'être sociologue ou bourdieusien pour apprécier cette petite enquête. Bourdieu est philosophiquement renseigné, il ne se cantonne pas à l'analyse sociologique. Il élabore une dissection consciencieuse de la pensée et du style heideggerien. Il n'y a ici rien de déterministe, le sociologue situe simplement Heidegger dans son époque, il reconstitue un cheminement (théorique, idéologique, professionnel) qui a pu mener le philosophe à coïncider avec le nazisme dans sa vie comme dans son œuvre. Il s'agit de comprendre d'où provient cette pensée, mais surtout de décrire comment et pourquoi elle se dissimule à elle-même, pourquoi Heidegger est fuyant, évasif dès qu'il est explicitement question de politique.

Ce qui distingue Heidegger des courants idéologiques de son époque qu'il contribue à perpétuer, c'est la sophistication de ses stratégies de dissimulation, la pudeur rhétorique qu'il pratique pour faire semblant de ne pas dire ce qu'il ressasse malgré tout. Ainsi, en méprisant systématiquement les interprétations trop intelligibles de ses propres thèses, en donnant au folklore rural qui lui est familier des allures essentielles et intouchables, Heidegger esquive toute remise en question. Le philosophe partage avec les essayistes réactionnaires de sa génération (Jünger, Spengler) une sourde haine du discernement, un ressentiment petit-bourgeois contre la modernité (science, socialisme, etc.) et souhaite le retour à un Valhalla bucolique et féodal tout à fait conforme à l'imaginaire hitlérien où règne la force, nourri de ce refus militant de la réflexion et de l'action politiques. Par un subtil jeu de faux-semblants, le style de Heidegger ne fait que troubler ingénieusement une position idéologique aussi manifeste qu'un nez au milieu d'une figure.

J'ai longtemps eu plus d'admiration pour Heidegger que pour la sociologie, sa lecture m'a procuré de grands plaisirs, ça n'empêche pas l'argumentation de Bourdieu d'être stimulante. Le silence méditatif et l'acceptation pieuse s'imposant comme des vertus cardinales de l'éthique heideggerienne, les adeptes auront tendance à se dérober au moment de désacraliser le ronron du maître. C'est pourtant l'occasion d'engager un travail de pensée, de découvrir des chemins propices à philosopher sans fausse pudeur, de ne pas se contenter d'acquiescer à un discours qui donne l'impression vaporeuse de dominer toute tentative de compréhension. Bourdieu ne cherche pas à faire peser sur les épaules de Heidegger la charge d'une quelconque culpabilité (les mécanismes qu'il dépiste se situant entre le conscient et l'inconscient, cela n'importe pas), il ne fait qu'inciter à relire activement cette œuvre dans une optique philosophique, et non religieuse.
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le 26 novembre 2015
La lecture de cet ouvrage de PB m'a réveillé de mon sommeil heideggerien. Il constitue une des toutes premières tentatives, fort réussie, pour désacraliser Heidegger et son oeuvre, en montrant par le detail et l'analyse serrée comment la pensee heideggerienne, jusque dans son style "profondément" abscond, retraduit dans l'ordre philosophique les fantasmes archaisants et les ideologies les plus réac qui étaient dans l'air du temps, sous couvert d'"oubli de l'être" ou de l'"essence de la technique". Les "Cahiers noirs" de Heidegger, récemment publiés, disent en clair l'antisémitisme et sa Führer de vivre, ce que ses écrits philo disent par litote.
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ce livre est très très mauvais et de mauvaise foi: bourdieu y adore les jeux de mots idiots du genre "heidegger un professeur extraordinaire très ordinaire". ça rappelle les stupidités de jean-françois revel qui se moquait "spirituellement" des analyses de heidegger avec des trucs journalistiques du genre: "l'étang tombe dans l'étang" ... mais allons au fond: ce livre relève du réductionnisme sociologique, il plaque des schémas de sociologues anti-fascistes sur un philosophe de grande envergure! heidegger serait un petit bourgeois provincial , de culture catholique, donc réactionnaire, et après 1929, forcément destiné à devenir fasciste. quelle bêtise.
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le 15 octobre 2009
Bourdieu disait en privé que M. Heidegger était son 'amour philosophique.' Pourtant, étant donné son désire de cacher les racines de sa propre pensée (habitude sale du système français) il a écrit son livre, en visant, bien sur, Derrida, seul philosophe à l'époque d'après Foucault qui gênait Bourdieu et son projet d'obtenir une position dans l'académie parisienne.

La lecture d'Heidegger faite par Bourdieu est délibérément opaque et, en outre, élusive: il était trop intelligent d'avoir commit une telle lecture erronée de l'ontologie Heideggérienne.

Le titre droit lire: l'ontologie de Bourdieu de cacher ses propres traces.
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